Magali COLLET

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je n’ai jamais pensé à devenir écrivain. J’ai toujours aimé et admiré les personnes qui avaient le pouvoir de me transporter dans un autre univers pendant quelques heures. J’étais une lectrice compulsive. J’avais une imagination débordante et il m’arrivait souvent, enfant, d’écrire de petites histoires.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours eu ce désir en moi et j’imagine qu’en vieillissant, cette envie s’est mise, d’elle-même en sommeil. Ma vie était bien remplie entre mon travail et mes trois enfants et je n’avais pas le temps de penser à autre chose. Petit à petit j’ai commencé à écrire des poèmes que j’ai postés sur un site dédié. J’ai rapidement rejoint l’équipe de gestion en tant que modératrice et depuis quelques années j’ai la chance de faire partie des 4 administrateurs de ce même site. C’est là-bas que j’ai commencé à écrire des nouvelles.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

La Cave aux poupées est mon premier roman. Aucun manuscrit ne dormait dans mes tiroirs (sourire).


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Il s’agit d’une passion. J’ai un métier que j’aime, je suis enseignante. Je suis égoïste en écriture : j’ai écrit et j’écris pour moi avant tout une histoire qui me plaise… et si elle peut plaire à d’autres, tant mieux !


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Je suis pianiste accompagnatrice et chanteuse. Ça me prend pas mal de mon temps libre aussi. Je lis beaucoup par période aussi. Une de mes grandes passions est d’observer mon entourage et les inconnus. Ça a un petit côté voyeur de dire ça, mais j’adore m’asseoir à la terrasse d’un café pour observer les passants. J’imagine leurs vies, leurs joies et leurs peines ; cela peut sembler bizarre, mais je kiffe.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Je suis une auteure débutante et je n’en connais pas toutes les facettes. La Cave aux poupées est sorti le 19 mars, au tout début du premier confinement. Tous les salons prévus ont été annulés, j’ai hâte de pouvoir en faire un. J’ai été très touchée de l’accueil chaleureux de pas mal d’auteurs. Tout d’abord par celui des auteurs de ma maison d’édition Taurnada (ils m’ont accueillie dans leur Team et sont à l’écoute de mes nombreuses interrogations) et d’autres auteurs. J’aime discuter avec des lecteurs et j’admire le travail phénoménal des chroniqueurs qui participent grandement au succès des livres. Si mon roman a pu faire un grand bout de chemin, c’est vraiment aussi grâce à eux et je les en remercie. Le mauvais côté que j’ai remarqué ne vient pas des autres, mais de moi. Je vis très mal les remarques concernant celle que je suis. Ça mérite une explication : j’ai eu un certain nombre de chroniques et de critiques négatives et je les accepte sans souci parce qu’elles m’aident, elles aussi, à m’améliorer et à aller de l’avant. Quelques-unes (deux ou trois peut-être) m’ont véritablement blessée. Simplement parce qu’on y critiquait pas mon livre, mais l’auteure (avec des remarques comme : comment peut-on prendre plaisir à écrire de telles horreurs ? J’espère qu’elle n’a pas fait lire ça à ses enfants !). J’ai eu l’occasion d’en discuter avec des auteurs qui ont tous, peu ou prou eu affaire à ce genre de remarques. Il faudra que je me blinde de ce côté-là et que j’arrête de pleurer comme une madeleine lorsque ça arrive (sourire).


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris la nuit ou très tôt le matin, car j’ai besoin de calme. Il m’arrive de mettre de la musique classique et dans ce cas, je l’écoute au casque, pour m’isoler.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Pour la cave aux poupées, je n’avais aucun plan. Je l’ai écrit en suivant le fil de mes pensées. Maintenant, j’essaie d’avoir une vision plus large de ce que j’écris et d’avoir une trame à suivre.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

J’ai toujours eu une imagination débordante, j’observe beaucoup aussi. Il suffit d’une phrase, d’un mot, d’une sensation que je plante telle une petite graine. Il arrive ensuite que, parmi tous ces semis, l’un germe et grandisse.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Il n’y a rien de personnel dans ce que j’écris même si je transfère parfois des traits de caractère qui me sont propres, à certains de mes personnages ; Mes proches s’en aperçoivent souvent.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

La cave aux poupées étant mon premier livre, il a été à la fois le plus simple et le plus compliqué à écrire.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Je crois que mon premier roman aura toujours une place particulière dans mon cœur, car c’est lui qui me permet de vivre cette aventure.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je ne crois pas que j’arrêterai d’écrire. Il est possible que je ne publie plus. Rien ne dit que mes prochains écrits trouveront un écho favorable, mais même si c’est le cas, je continuerai, ne serait-ce que pour moi, parce que j’aime ça. 


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai terminé d’écrire un nouveau manuscrit et j’entame les recherches pour le prochain. J’ignore encore s’ils seront publiés. L’avenir nous le dira.


Un dernier commentaire ?

Je tiens à remercier les éditions Taurnada qui m’ont fait confiance. Publier un nouvel auteur est un risque et ils l’ont pris pour moi, j’en suis ravie. Je voudrais aussi saluer les auteurs qui m’ont immédiatement accueillie comme l’une des leurs, les chroniqueurs, ceux qui donnent leur avis (positif ou négatif) et les lecteurs silencieux qui contribuent à faire vivre mon livre. Je remercie également les nombreux groupes de lecture qui fleurissent sur Facebook et qui permettent de mettre en lumière les auteurs et leurs romans.

Je voudrais remercier particulièrement une personne qui m’est chère, Nathalie. Ce n’est qu’un prénom pour vous, mais pour moi, c’est une amie qui m’a aidée, encouragée tout au long du processus d’écriture. Elle m’a donné un certain nombre de coups de pieds au derrière virtuels lorsque je perdais espoir. Si j’ai pu aller au bout de ce projet c’est en grande partie, grâce à elle.

Merci à vous, Élodie, de m’avoir proposé cet échange.


BIBLIOGRAPHIE

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