Anthony BUSSONNAIS

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Très jeune je me suis senti artiste. Entre le dessin, l’écriture, la musique, le chant… Je n’ai jamais su choisir. Mais depuis tout petit j’adore écrire, jouer avec les mots. J’ai commencé par des petits poèmes, puis des paroles de chansons (qui n’en sont pas toutes devenues). Mais je ne pensais pas du tout devenir écrivain. Jusqu’à ce que je me lance dans l’écriture de mon premier roman.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Il n’y a pas réellement d’envie, c’est plus un besoin d’écrire. Sans doute parce que je suis un taiseux. Qu’il est plus facile pour moi d’écrire que de dire certaines choses.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non, je n’ai pas de manuscrits en sommeil. Mais je suis un jeune auteur, j’ai écrit mon premier roman en 2015.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

C’est une passion qui, par chance, me rapporte un peu d’argent, mais surtout beaucoup de plaisir. Mon métier est tout autre. Je suis responsable de zone dans une coopérative qui stocke, emballe et vend des pommes. Rien à voir.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

La musique est une grande passion. J’en écoute beaucoup, de styles différents, selon mon humeur, ou la météo, ou l’ambiance dans laquelle je veux me trouver. La lecture, aussi, forcément, un peu. Des thrillers et des polars surtout, évidemment. La peinture, je trouve ça particulièrement apaisant. Enfin, quand on parle de passion, je suis obligé de citer le PSG.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Il y a la satisfaction personnelle. Celle d’avoir accompli quelque chose, d’avoir été au bout d’un projet. Mais la meilleure chose, c’est incontestablement les retours des lecteurs. Et leur rencontre, aussi. Avoir des compliments, des proches comme des inconnus, ou des « gens du métier », c’est très gratifiant. Mais tous les retours sont intéressants, même les « négatifs », tant qu’ils sont ou paraissent objectifs. Ça aide aussi à se remettre en question. Mais le plus dur ce sont les retours assassins. Ceux qui semblent faits uniquement pour blesser l’auteur. Les personnes qui te prêtent des intentions qui n’étaient pas les tiennes, qui fabulent, qui en déconseillent la lecture. Un seul de ces retours suffit à annihiler l’effet positif de plusieurs autres.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris plutôt le soir, quand la maison est silencieuse, que je ne risque pas d’être dérangé. Parfois avec de la musique dans le casque, parfois sans. Ça dépend de mon aptitude à me concentrer. La musique m’aide à rester focus sur mon écriture. Je me constitue une playlist (évolutive) pour chaque roman.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Pendant plusieurs mois (le temps d’écrire l’ouvrage qui le précèdera), je réfléchis autour de mon idée de départ. À l’intrigue, aux personnages, à d’éventuels rebondissements, aux lieux… essentiellement dans ma tête, même s’il peut m’arriver de noter quelques petits trucs. Ensuite, au besoin, je fais quelques recherches. Enfin, je prépare un plan de mon roman, avec pour chaque chapitre un résumé plus ou moins détaillé de ce qu’il contiendra. Mais bien sûr, en cours d’écriture, d’autres idées me viennent, notamment en laissant vivre mes personnages, qui changent parfois le cours de leur histoire.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Je peux être inspiré de multiple manières. Par un fait divers, par notre société, par une situation, par des personnes, par mon vécu… Bien sûr, parfois, malgré mon plan, il m’arrive de bloquer devant ma page blanche. Mais en général je n’écris que quand je me sens dans de bonnes conditions pour le faire, et donc que j’ai déjà une idée de comment poursuivre mon histoire.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Pas spécifiquement, mais il y a toujours une part de réel, oui. Volontairement ou pas d’ailleurs. Parfois, des proches pensent reconnaitre quelqu’un dans un personnage, ou un lieu, sans que je ne m’en sois inspiré. Pas consciemment, en tout cas.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Je n’ai écrit que deux romans, pour l’instant. Le plus difficile a été le premier, Un mal pour un mal. Parce que je n’avais pas fait de plan en amont. J’avais en tête mon premier chapitre, le dernier, et quelques événements entre les deux, et l’histoire se créait au fur et à mesure de l’écriture. Mais cette expérience m’a aidé pour écrire Un samedi soir entre amis. J’ai maintenant développé un process qui me facilite la tâche.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Non, pas de préférence. Evidemment, j’ai une affection particulière pour Un samedi soir entre amis. Pour le thème que j’y aborde déjà, le racisme. Mais aussi parce que c’est celui avec lequel j’ai remporté le prix Les talents de demain, qui m’a permis d’être édité par Préludes, qui a été présenté en coup de cœur dans Télématin, et qui m’a propulsé dans une folle aventure.

Sauf que sans Un mal pour un mal, il n’y aurait pas eu ce deuxième roman. Ou il n’aurait pas été le même, et n’aurait donc peut-être pas entraîné toutes ces formidables choses qui me sont arrivées, et m’arrivent encore.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Écrire est une nécessité, pour moi. Peu importe ce que j’écris, quel qu’en soit le fond ou la forme, j’ai besoin d’évacuer tous ces mots, toutes ces idées, toutes ces pensées qui me passent par la tête. C’est un réel exutoire. Comme je ne peux pas m’arrêter de penser, je ne peux pas m’imaginer arrêter d’écrire. 


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’arrive bientôt au terme du premier jet de mon prochain roman. Un nouveau thriller. Il me reste encore du travail à faire dessus, avant de le présenter à Préludes. S’ils sont conquis, il y aura une nouvelle phase de peaufinage avant d’en arriver au résultat final. Il est donc difficile de donner une date. Mais pour le printemps 2022 au plus tard, j’espère.


Un dernier commentaire ?

Juste un mot pour te féliciter et te remercier pour cette initiative et cette interview.


BIBLIOGRAPHIE

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