Clarence PITZ

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je rêvais plutôt de dessin et de peinture ! L’écriture est venue à moi assez tard. J’avais 40 ans. J’adorais les exercices de rédaction à l’école mais écrire un livre « pour de vrai » ne me serait pas venu à l’idée. Un peu comme si ça faisait partie d’un autre monde, inaccessible.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

En fait, pour être tout à fait sincère, écrire ne vient pas d’une envie. On m’a lancé un défi et j’ai participé à un concours. Comme mes textes ont trouvé un public, j’ai continué. Et j’y ai pris goût. Et depuis, j’ai écrit et publié plusieurs livres et nouvelles. Comme quoi, la vie peut réserver bien des surprises !


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui, c’est le cas de deux manuscrits. Le premier parce que j’avais perdu les droits d’auteur suite à la participation au concours évoqué ci-dessus, le second car il est en attente de publication.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Une passion, assurément. J’exerce deux autres métiers.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Oh que oui ! La peinture à l’huile, l’art contemporain, l’art africain (et les expos en général), les voyages et la course à pied (il faut absolument que je m’y remette, d’ailleurs ! lol).


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Je ne considère pas cela comme un métier, en tout cas en ce qui me concerne. Mais c’est plus qu’un simple loisir tout de même. C’est peut-être ça le côté le plus négatif, en fait. Exercer une sorte de métier-loisir à côté de son emploi. Sinon, les bons côtés sont les rencontres, les moments de partage avec les lecteurs, les échanges avec d’autres auteurs. J’aime beaucoup l’aspect social de l’écriture. Le travail avec les bêtas lecteurs, les salons, etc.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je n’ai pas d’habitudes particulières. J’aime écrire au calme et donc sans musique. J’ai besoin de m’enfermer dans ma bulle. Je suis plutôt du soir mais ça m’arrive d’écrire le matin. Et je ne dois pas être forcément toujours dans la même pièce.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Je fais énormément de recherches car les sujets que je développe dans mes livres le nécessitent. C’est une phase du travail que j’aime beaucoup. Sinon, je dresse un plan dans ma tête, je décide des fils conducteurs principaux du roman puis je me laisse guider par mon inspiration. Mais attention, je n’avance pas au gré du hasard. Je sais parfaitement où je vais. Je ne veux juste pas brider ma créativité par un schéma trop strict.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Je trouve toujours mon inspiration dans des lieux. Je visite un endroit, je tombe sur de vieilles photos, des souvenirs me viennent, et j’imagine une scène. À partir de là, je tisse toute mon intrigue. Du coup, les lieux sont très importants dans mes livres. Ils y sont des personnages à part entière et l’histoire ne pourrait pas se dérouler ailleurs. Les lieux sont les fondations, le ciment de mes intrigues.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Même si ça reste marginal dans mes écrits, certaines scènes sont parfois inspirées de mon vécu. Je pense notamment à celle de la camionnette et du marigot dans La parole du chacal. Mais globalement, tout est issu de mon imagination. Pour Ineffaçables je me suis inspirée d’un fait divers bien réel, celui des fresques clandestines qui sont apparues sur les murs de Bruxelles après les attentats de 2016.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Le plus difficile à écrire est sans conteste mon dernier manuscrit qui n’est pas encore édité. Certaines scènes étaient vraiment très difficiles à écrire, qui plus est en plein confinement. Je ne peux pas en dire plus sans spoiler mais il m’a demandé beaucoup d’implication émotionnelle.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Pas du tout ! C’est comme si on me demandait lequel de mes enfants je préférais. Ils sont tous différents, ils ont leur personnalité, leurs qualités et leurs défauts.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Eh oui ! J’ai vécu une grosse période de doutes avec l’envie de tout arrêter. Puis j’ai gagné un prix littéraire, celui des mordus de thriller, pour Ineffaçables, et ça m’a filé un bon gros coup de boost. Un second prix pour ce roman, celui du salon sang pour sang thriller, a confirmé que j’avais bien fait de ne pas tout lâcher. Mais je sais que je douterai toujours un peu. C’est plus fort que moi…


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai deux projets d’écriture en cours et ils sont en phase de recherche car les sujets sont complexes mais j’attends surtout avec impatience la sortie de mon troisième roman, prévue à l’automne 2021, si tout se passe bien.


Un dernier commentaire ?

Merci beaucoup pour cette interview, Elodie ! Ton enthousiasme fait plaisir à voir !


BIBLIOGRAPHIE

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