Mattias KÖPING

Pas de commentaire

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Non, je n’ai jamais songé à devenir écrivain. Ce n’est d’ailleurs pas mon métier, et ce ne sera sans doute jamais le cas. Mon texte le plus ancien, que j’ai gardé, est un poème que j’avais écrit au CM1.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je ne sais pas. C’est une possibilité que j’ai et j’ignore d’où elle vient. Ça va, ça vient. Je ne suis pas très discipliné. Par contre, j’adore lire. J’ai toujours vécu au milieu des livres. Quand j’étais tout petit déjà, ma mère me racontait sans cesse des histoires. Je me souviens encore de certaines d’entre elles.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui, tout à fait. J’ai détruit trois romans, des nouvelles, des poèmes en grande quantité. Je n’aurais pas dû. Mais je crois que ces romans n’étaient pas bons, de toute façon, alors…


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Ce n’est pas un métier à mes yeux. J’écris uniquement quand j’en ai envie. Si je n’ai pas envie, je n’écris pas, y compris sur de très longues périodes.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

J’adore lire, je lis de tout, absolument de tout, et très peu de polars. Je fais énormément de sport. J’aime apprendre, à propos de tout et n’importe quoi, sans a priori.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Vu que ce n’est pas mon métier, j’essaie de ne garder que les bons côtés. J’adore rencontrer les lecteurs lors des signatures et mes collègues auteurs. Ce sont toujours de très agréables moments.

Un moment désagréable dans le travail du romancier, nécessaire mais vraiment pénible : les innombrables relectures. À la fin, on ne peut plus supporter son propre texte !


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je n’ai qu’une espèce de rituel : je reprends toujours un peu le texte précédent avant d’avancer sur un nouveau passage. J’écris quand je peux, où je peux, dans le silence, ou dans le bruit, au milieu de la vie de la maison.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Je ne travaille jamais avec un plan, j’en suis incapable. Je ne sais jamais où je vais. Je laisse vivre mes personnages, de manière autonome. Ils me surprennent ! C’est très stimulant. Par contre, je fais toujours énormément de recherches, toujours, y compris pour de très courtes nouvelles. Parfois, je passe beaucoup plus de temps à me renseigner qu’à écrire. J’adore apprendre. Je suis curieux de tout.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Partout. Aucun sujet ne me paraît sot ou stupide a priori. On peut créer un excellent récit avec un bout de ficelle.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Je m’imprègne énormément du réel, des faits divers, des informations. Cela sert de toile de fond, sur laquelle évoluent des personnages fictifs. Aux gens qui sont choqués par les horreurs que l’on lit dans mes deux romans, j’explique juste ceci, quand ils me demandent où je trouve mes idées : « C’est simple, j’allume ma télé. » La réalité est toujours mille fois plus ignoble et horrible que le plus affreux roman. Une fiction reste une fiction : ce n’est pas la vie. Et une fiction est très loin du compte, comparée au réel.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Aucun livre n’est simple à écrire. Les Démoniaques a été très rude, à cause de la noirceur et du sordide. J’écrivais parfois un paragraphe, quelques lignes, puis je n’écrivais rien pendant des semaines, voire des mois. C’était très éprouvant nerveusement : les claques prises par le lecteur, je me les suis données en écrivant. Le Manufacturier a été complexe, à cause de ses nombreux fils narratifs.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Le Manufacturier est beaucoup plus élaboré que Les Démoniaques, c’est sûr. Cela dit, j’ai une préférence pour l’un de mes personnages : je préfère Kimy à tous les autres.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui, ça m’arrive souvent. Je n’ai pas un besoin viscéral d’écrire. Je peux vivre sans pendant des mois ou des années. J’écris aussi des textes que vous ne lirez jamais.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai des projets, oui. Certains sont en cours. Pour le reste, je n’en dis pas plus.


Un dernier commentaire ?

Oui, merci pour l’interview 😉 !


BIBLIOGRAPHIE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s