Céline SERVAT

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Depuis que je sais lire, j’ai toujours eu un livre dans les mains. La passion de la lecture ne m’a jamais quittée. Mais pour moi, les écrivains étaient Hugo, Zola, Vian ou Agatha Christie. Je n’imaginais pas qu’un jour, j’allais moi aussi écrire des romans ! Adolescente, j’écrivais des poèmes sombres, jeune adulte, des nouvelles plutôt noires, déjà. Je les partageais avec mon entourage mais sans plus d’ambition ou de projection.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je crois que c’était plus un besoin qu’une envie, le besoin d’évacuer le mal-être adolescent, puis plus tard le stress…Quand j’ai fondé une famille, j’ai arrêté d’écrire, découragée par un éditeur local. Toutefois, mon frère Tomas Jimenez, musicien, a été sollicité pour écrire des nouvelles et m’a proposé d’en co-écrire une. J’ai beaucoup aimé cette expérience et il m’a redonné envie d’écrire. Le concours de nouvelles des mordus de thrillers m’a permis de me lancer, avant que j’écrive INTERNATO, mon premier roman.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Mon premier roman a été publié en mai 2020, c’est tout récent. En septembre, le recueil de nouvelles noires co-écrit avec Guillaume Coquery, a aussi été édité par M+éditions. Mes manuscrits sont dans ma tête, puisque INTERNATO fait partie d’une trilogie dont NORILLAG, le deuxième tome sortira en avril. Je peaufine mon plan pour le troisième tome et je réfléchis a un personnage pour l’après trilogie. Par contre, j’ai quelques nouvelles dans mon tiroir, qui me permettent de préparer un deuxième recueil de nouvelles à venir, toujours co-écrit avec Guillaume.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Pour que ce soit un métier, il faudrait que je vende énormément d’exemplaires ! Peu d’auteurs en vivent en France. Par moment, je me dis que si je ne travaillais pas, je pourrais vraiment me plonger dans des séances d’écriture longues, ce qui serait du luxe, vu que souvent je prends sur mon peu de temps libre, voire sur mon temps de sommeil pour avancer. Toutefois, j’adore mon métier d’assistante sociale et j’aime le fait d’avoir plusieurs casquettes.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

JJe crois que la plus grande passion de ma vie est la lecture. J’aime être entourée de ma famille de mes amis, découvrir des pays et des cultures.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Etre auteure c’est s’enfermer un temps face au monde extérieur pour faire vivre et animer le monde intérieur que je suis en train d’imaginer, de créer. Par moment, je pense tellement à mes personnages, à la façon dont ils doivent vivre certaines étapes que ma famille sature un peu, surtout quand je manque de disponibilité. Je crois que le plus ingrat pour un auteur est le travail de correction, indispensable mais chronophage.

Les bons côtés sont multiples. Ils commencent quand l’idée est là, se développe, puis quand on arrive à trouver la clé pour débloquer l’histoire, le truc en plus sur lequel on réfléchit depuis des jours et des jours. Ensuite, j’aime quand le roman prend forme, dans ses différentes étapes et autour de la communication avec les bétas lecteurs. J’ai vécu un instant magique quand j’ai tenu mon roman dans mes mains, la première fois ! Et puis, les rencontres avec les lecteurs sont des moments enrichissants et boostants.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je commence ma réponse par la fin de la question car c’est le plus facile ! J’aime beaucoup la musique, principalement le rock et la soul mais je n’en écoute pas quand j’écris, car je n’entendrais pas la musique. En effet, je peux écrire depuis le canapé quand mon mari regarde la télévision près de moi, ou même en réunion entourée de collègues, je fais abstraction du bruit pour me concentrer sur ce que je fais, en restant alerte quand je suis en réunion, bien sûr ! J’arrive mieux à écrire le soir, parfois assez tard…


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Ma trilogie est liée aux dictatures et aux secrets de famille, elles s’ancrent à chaque fois sur l’histoire d’un pays. De là, j’ai besoin d’un certain temps de recherche, souvent plusieurs mois. Quand mon histoire avance bien dans ma tête, j’ai besoin de faire des plans, sur papier, au début assez larges mais au fur et à mesure que l’histoire se construit, de plus en plus précis. Je fais aussi des fiches personnages avec leurs caractéristiques physiques et leurs traits de caractères. Quand je suis dans la phase écriture, je laisse mes personnages voguer à leur gré mais avec le garde fou du plan, pour garder la cohérence et la ligne directrice.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Pour le moment, je n’ai jamais eu de panne d’inspiration, que ce soit pour les romans ou pour les nouvelles. Souvent, l’écriture de nouvelles est liée à un concours, donc avec une commande précise. De là, le thème et la contrainte m’aident à dompter mon inspiration, à trouver des axes à développer.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Ma trilogie se base sur des faits réels et s’ancrent sur de la fiction. Cette trilogie parle des dictatures et le premier, INTERNATO, se passe en Argentine. Le deuxième, NORILLAG, aura lieu principalement en Sibérie et le troisième en Espagne. Le troisième sera plus personnel car la partie historique de ce thriller parlera du pays de mes origines, d’une guerre où mon grand-père a combattu. De plus, dans mes nouvelles, je parle de personnes cabossées, écorchées, qui ont souvent des points communs avec des personnes que j’accompagne dans mon travail. Certaines de mes nouvelles parlent aussi de l’histoire de membres de ma famille, voire parlent de moi. Donc il y a une part de moi dans mes écrits, et si ce n’est pas sur du factuel, cela l’est aussi autour des convictions de certains de mes personnages, du message que je veux faire passer.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Le plus simple a été INTERNATO, le premier. Je n’y mettais pas beaucoup d’enjeu, l’important était de le finir et j’ai ensuite pensé à le présenter à des amis, puis à des maisons d’édition. Le plus dur a été Norillag, car j’ai beaucoup douté : mes lecteurs me disaient qu’ils avaient hâte de lire la suite, et je voulais être à la hauteur. J’ai fait vérifier toutes les données possibles par des spécialistes, j’ai eu besoin d’être rassurée par le regard des bétas lecteurs. Je pense que le doute sera aussi présent pour le troisième, et pour tous les autres à venir.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

L’écriture évolue avec le travail, j’ose espérer que dans le second, j’ai évité quelques écueils dont je n’avais pas conscience pour le premier. Je dirai donc Norillag, qui sort en avril.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Il est clair que si j’arrêtais d’écrire, j’aurais plus de temps pour moi. Mais grâce à l’écriture, je découvre une autre facette de ma vie, une belle expérience de rencontre et d’échange. Maintenant que j’ai la chance d’avoir la confiance d’un éditeur, ce qui n’est pas toujours facile, je ne me verrais pas m’arrêter. Surtout que j’ai plein d’idées !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Norillag, le deuxième tome de la trilogie, sort en avril 2021 et je suis dans la phase recherche du troisième tome. Après la trilogie, j’aimerais développer un personnage qui a certains dons, à la limite du paranormal, et qui se retrouve mêlé à des enquêtes sans le vouloir.


Un dernier commentaire ?

J’ai beaucoup parlé de la partie historique de mes romans mais INTERNATO est un thriller à la limite du roman noir, et NORILLAG est résolument un roman noir. Le troisième s’inscrira aussi dans cette lignée, qui est mon style de prédilection. Je vous conseille aussi de faire un tour sur le site de M+ éditions, vous découvrirez de supers auteurs, comme G. Coquery, Barras, F. Tolozan, F. Zumbiehl, F Somon, A Leger et bien d’autres encore.


BIBLIOGRAPHIE

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