CETRO

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Bonjour à tout le monde, et bonjour Elodie.

Non, je n’ai jamais songé à devenir écrivain, ce qui tombe bien puisque je ne le suis pas. Je suis l’auteur de quelques textes, tout au plus.

J’ai toujours été fasciné par la faculté de certains auteurs à réinventer la réalité d’un instant T pour la rendre accessible à travers le temps et les générations.

Je pense que certains romans sont plus fidèles à l’Histoire que l’Histoire elle-même, ou en tout cas qu’ils en montrent des aspects volontiers ignorés par les ouvrages officiels.

Malgré cela, je n’avais jamais pensé à écrire moi même avant il y a tout juste quelques années. J’ai commencé à écrire fin 2013, à (presque) 43 ans.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

La toute première fois que je me suis posé devant un écran pour raconter une histoire, il s’agissait d’un roman pour la jeunesse. Et ce n’est ni l’envie ni le besoin qui m’ont poussé à le faire, juste une promesse faite (j’ai tous les défauts du monde, mais je tiens au moins mes promesses).

Ce qui fut dit fut fait.

Par la suite, et malgré l’absence quasi totale de lecteurs pour tous mes premiers romans durant 3 ans et demi, je me suis pris au jeu, ai éprouvé un réel plaisir à dérouler des histoires.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai jeté pas mal de choses, oui. Des textes parfois très avancés, certains même terminés, mais qui ne me menaient nulle part. Ils ont fini à la corbeille numérique parce qu’en dépit de l’acharnement mis sur des semaines et des mois à en faire des romans, ils ne me convainquaient pas, ne me semblaient rien apporter de nouveau, ni dans l’écriture, ni dans l’histoire, ni dans le regard porté.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

C’est un métier pour les personnes qui sont écrivain(e)s, c’est la définition même du mot, mais disons que j’espère que pour celles là, c’est aussi une passion, c’est toujours plus agréable.

Je doute de toute façon qu’on puisse continuer dans ce domaine sans un minimum d’amour pour l’écriture en elle même, car c’est souvent une succession de déceptions sur beaucoup de plans.

 J’ai évolué dans le « milieu » de l’écriture ces dernières années avec un regard plutôt naïf au départ, je n’y connaissais rien du tout, j’étais un peu « Oui-Oui découvre son premier bordel ». Tout est nouveau et excitant quand on monte les marches, mais très vite, la première chaude pisse, la galère, quoi… Je plaisante, mais la réalité, bien moins rose que ce à quoi on pourrait s’attendre dans ce domaine, se charge de remettre les points sur les I. S’agit de le savoir… et de se protéger en conséquence.

Tout ça pour dire que je ne sais vraiment pas si je suis passionné d’écriture, disons que j’aime ça, c’est évident, sinon mon manque de goût pour le SM m’empêcherait de m’infliger cette torture. Ayons une pensée émue pour tous les auteurs qui affirment vivre l’écriture comme une souffrance.

J’avoue que lorsque quelqu’un se présente à moi avec le front estampillé « passionné », quel que soit le domaine dans lequel il sévit, il a tendance trop souvent à m’emmerder copieux à vouloir en faire des caisses.

Si passion il y a, il me semble qu’elle doit être bien plus intime, s’exprimer davantage dans le rapport qu’on entretient avec son histoire, ses personnages et la manière dont on se réapproprie les mots, que dans les démonstrations surjouées du passionné modèle devant son auditoire friand de théâtre.

Je sais aussi que c’est un peu ce qu’attendent pas mal de personnes, entendre la fièvre dans le discours d’un auteur à propos de son « art ». Je crois de mon côté que si la passion qu’il nourrit pour l’écriture ne se ressent pas à la lecture de ses textes, l’excitation quasi épileptique qu’il affichera pour mimer sa prétendue passion ne servira pas à grand chose. Vous avez compris, ce n’est pas la passion qui me hérisse, mais bien sa fausse expression.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Dire du mal des passionnés.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Ce n’est pas mon métier, mais j’ai fait quelques connaissances par ce biais, des gens que je n’aurais pas connus sans ça (ça, ça fait partie des bons et des mauvais côtés à la fois, tout dépend des personnes dont on parle…. elles se reconnaîtront toutes, ouais ouais).

Les bons côtés, pas mal d’échanges, découvrir que ce qu’on a à dire et surtout la manière dont on le dit peut résonner très fort chez certaines personnes, une certaine ouverture sur d’autres horizons, une liberté totale quant au choix des sujets abordés me concernant (je suis auto édité, ceci explique cela).

J’ai quelques potos et potesses en France, en Belgique et au Québec, que je n’aurais pas connus sans écrire, c’est plutôt cool.

Les mauvais, c’est la galère pour être lu, certains contacts pour le moins surprenants (non, je n’en dirai pas plus lol), le difficile équilibre entre entretenir une certaine proximité et ne pas se laisser bouffer la vie … et bien sûr, les passionnés de tous poils (je taquine, bande de susceptibles).

Parmi les côtés un peu bizarroïdes liés à ce domaine, je mets aussi tout le tralala avec lequel on habille le processus d’écriture, comme s’il s’agissait de révolutionner le monde, d’une activité sacrée ou divine, comme si les « auteurs » héritaient du statut de demi dieu à partir du moment où ils posent quelques mots.

Cette pseudo passion enfiévrée qui semble ne pouvoir s’exprimer que par une agitation de youtuber en quête de vues et dans l’emphase la plus totale, qui pousse les uns à parler de leur « dernier bébé » (cette expression pour parler de textes me donne des envies d’épluchage d’anus à l’économe) dont ils auraient apparemment accouché dans la douleur, sans péridurale et qui plus est sans le plaisir du péché originel, est très loin de ma vision de la chose.

Il me semble que les quelques auteurs de ma connaissance qui nourrissent une réelle passion pour la lecture et l’écriture sont aussi parmi les plus discrets et taiseux sur le sujet, ils n’ont nul besoin de sortir la fanfare et la grosse caisse pour qu’on comprenne en quelques mots lus qu’ils sont animés par l’écriture. Tout ce « story telling » autour de l’écriture m’emmerde, en somme, mais je me soigne, juré, je serai très vite un auteur fréquentable. J’espère bientôt pouvoir annoncer la sortie de mon nouveau bébé sans être pris de l’envie irrépressible de m’auto peler la raie.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris toujours dans un lieu qui a un rapport direct avec mon roman du moment. Par exemple, là, j’écris l’histoire d’une femme contrainte de se prostituer dans un bordel de la Jonquera…

Non, rien de très croustillant, en vérité. J’écris dans mon salon, plutôt le soir et en partie la nuit, souvent dans le silence, parfois accompagné d’un peu de musique.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Comme tout passionné qui se respecte, je suis très organisé, j’avance avec application et méthode.

Non, c’est mon gros souci, l’organisation, je ne fais jamais de plan, j’improvise de a à z à partir d’une situation, d’un personnage. Les recherches, tout dépend de l’histoire, certaines demandent pas mal de recherches pour ne pas raconter n’importe quoi, d’autres quasiment pas. Pour ça, écrire sur ordinateur est un avantage certain, toute l’information nécessaire est à portée de clic.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Dans la vie, les faits divers, les rapports avec les gens, des situations vécues directement ou indirectement.

Je suis plutôt inspiré la plupart du temps, mais parfois un peu trop, quand plusieurs histoires se télescopent, c’est tout aussi bloquant qu’un manque d’inspiration.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Comme dit plus haut, oui, cela peut, mes histoires s’inspirent souvent de la réalité, même si je raconte rarement des faits réels stricts.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Franchement, je ne sais pas. Ils sont tous assez différents, je change régulièrement de genre et de style pour ne pas me lasser, du coup, c’est toujours à peu près égal.

J’ai toujours dû me forcer un minimum pour dompter le magistral poil qui me pousse dans la main et me mettre devant l’ordinateur.

Merde, ça fait pas hyper passionné, ça.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Non, pas vraiment.

Les lecteurs s’approprient l’un ou l’autre, préfèrent celui-ci ou celui là, mais j’ai plutôt aimé écrire tout ce que j’ai publié (sans jugement de qualité intrinsèque, juste que je me suis amusé ou que j’ai trouvé un réel intérêt à les écrire, sinon ça aurait été droit à la corbeille), raconter des histoires qui me semblent à la fois proches de la vie et hors du commun. Bon ou pas, ce n’est plus à moi d’en juger une fois publié.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Toutes les 18 secondes environ. Pas impossible que ça arrive. Pas forcément l’écriture, d’ailleurs, mais la publication.

Pourquoi ? Le doute, tout le temps, les déceptions, le manque de temps, le ras le bol de certains aspects cachés de l’écriture. Puis ma foi, chaque fois une histoire pointe le bout de son nez, quelques bribes de phrases qui ne demandent qu’à être posées, et on se dit allez, une petite dernière… comme tout bon ivrogne, quoi.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Quelques idées, mais je n’ai rien commencé. Aucune idée de la date, donc lol


Un dernier commentaire ?

Oui.


BIBLIOGRAPHIE

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