Sébastien JULLIAN

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répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Sébastien Jullian, 40 ans depuis décembre 2020, en plein confinement. Je vis dans l’Isère prés de Saint-Marcellin. Papa de deux enfants de 5 et 8 ans, je travaille dans le milieu de l’informatique et de la relation client. J’écris depuis 4 ans maintenant et j’ ai publié deux romans : Dualité et le Berceau du Talion.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Pas du tout. Enfant je prenais des cartons en français et en rédaction. Ce n’était pas mon truc. Et puis malheureusement on opposait trop facilement les matheux et les profils littéraires. J’espère que depuis les mentalités ont un peu évolué.Je n’ai commencé l’écriture que depuis peu. Auparavant ça se limitait à des chèques et déclarations d’impôts.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

En 2016 j’ai changé de boulot et j’ai commencé à prendre le train. 45 minutes aller et 45 minutes retour. Je cherchais à m’occuper. J’ai toujours été fan de thriller, surtout au cinéma, et j’ai beaucoup d’imagination. Je me suis donc lancé un défi personnel : écrire un roman. En janvier 2017 j’attaquais donc l’écriture de Dualité. Sans idée précise ni plan. C’était la première histoire que j’écrivais de ma vie.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Pour le moment j’en ai écrit quatre. Le premier Dualité, que j’ai sorti chez Atramenta en 2018. J’avais surtout pour but d’en faire un produit fini et de pouvoir le diffuser autour de moi. Puis le berceau du Talion, autoédité chez Amazon en 2019 et signé en 2020 chez Nouvelles Plumes (diffusé pendant 6 mois chez France Loisirs et en sortie nationale depuis le 25/02/2021). Depuis j’ai écrit deux nouveaux romans. Un tout frais et un autre qui est finalisé. Ce sont des thrillers d’un genre différent, très inspirés de l’univers de S King , avec plusieurs dimensions : drame social, thriller psychologique et paranormal. J’avais besoin d’écrire sur des sujets qui me tiennent à cœur. Désormais je suis en discussion et réflexion pour leur future distribution. J’avoue que mon souhait premier est de sortir de cette période Covid, difficile à vivre sans salon ni rencontre. J’espère qu’au moment de la sortie, on sera revenu à la normale.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Très clairement une passion. Métier voudrait dire de s’y consacrer exclusivement mais je ne crois pas que j’en serais capable. Par contre c’est évident que j’aimerais avoir plus de temps pour écrire.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés c’est que je me sens libre quand j’écris. J’ai l’impression de pouvoir dire et faire tout ce que je souhaite sans rendre de compte à personne. C’est un défouloir complet. J’en profite pour rendre coup pour coup à tout ce qui m’indigne au quotidien. Ecrire, c’est aussi dénoncer, et punir.

Les mauvais côtés, c’est la lenteur du système. Perso j’agis sur coup de tête, de manière très opportuniste. Quand j’ai fini d’écrire un roman, j’ai envie qu’il soit lu le lendemain…La relecture, la correction, la préparation…tout ceci est tellement long, je n’ai pas de patience je crois.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Jusqu’au confinement, j’écrivais exclusivement dans le train et toujours en musique. Depuis j’ai dû changer mes habitudes car je télétravaille. En général j’écris le soir, mais jamais plus de 45 minutes d’affilée. J’essaye d’être bref, mais efficace.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Le plus important c’est l’histoire et le scenario. J’en définis les grands jalons dans ma tête avant de débuter l’écriture. Ensuite je définis les personnages, et je me lance. Sans brouillon et toujours dans l’ordre chronologique. J’essaye de m’accorder des libertés en cours de route.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Mon inspiration et juste un mixte entre mon imagination et des faits réels, que je déforme. Mais globalement j’écris sur des thèmes dont je me sens proche, qui me font réfléchir tous les jours ou presque. Pour le moment j’ai écrit un roman par an et quelques nouvelles, je n’ai donc pas le syndrome de la page blanche même si je vais me laisser du temps pour ma prochaine écriture. Il faut laisser mûrir les idées avant de commencer à écrire.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Un peu des deux. Mais aussi et surtout, de mon imagination. C’est indispensable pour moi afin d’être original. J’avoue ne pas être fan des romans qui reprennent pratiquement à la lettre des faits réels. Il y a un côté journalistique dans tout ça. Mais je comprends aussi ceux qui apprécient.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Pas spécialement. Je dirais que les premiers sont plus faciles à écrire, mais plus difficiles à corriger. Après en termes de plaisir d’écriture, je me suis vraiment éclaté sur le troisième qui n’est pas encore sorti. C’est vraiment le livre dont je me sens le plus proche.


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Très clairement le troisième. Les thèmes sont ceux que j’apprécie. Cela évoque la maltraitance, les pervers narcissiques, enfants persécutés, mais aussi plusieurs notions occultes : l’ésotérisme, le paranormal. J’adore ce cocktail.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Etant donné qu’à la base je n’attendais rien, oui bien sûr. Vendre Plusieurs milliers de romans, c’est inespéré quand on part de zéro. Après on se prend au jeu forcément…mais je n’ai pas de chiffre en tête. Mon souhait est d’écrire des romans que j’aurais aimé lire, et surtout prêter attention aux retours des lecteurs.

Le plus important c’est le plaisir, le mien et celui des autres.

Je ne cherche pas d’argent facile. Je vois parfois certains auteurs qui pensent trop à cet aspect à leurs débuts et je pense que c’est un très mauvais calcul.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Pour le moment non, mais en même temps cela fait seulement quatre ans. Après pour être honnête je ne pense pas écrire jusqu’ à la fin de mes jours. Je ne réfléchis pas sur le long terme, tant que le plaisir est là je continuerai. Comme je l’ai dit, j’agis sur coup de tête.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Deux romans en attente dont un que j’aimerais sortir au plus vite. Je n’ai pas de date pour le moment car en pleine phase de réflexion et discussion. Mais j’ai une idée précise de ce que je souhaiterais…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai connu les deux. Je pense que cela correspond aussi à des profils d’auteurs différents, qui ne cherchent pas forcément les mêmes choses dans ce milieu. Il y a du bon et du moins bon dans les deux cas. Le plus important ce sont les rencontres, les valeurs, l’honnêteté  et la confiance.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

Lorsque j’ai commencé à écrire, je me suis remis à la lecture de romans. J’étais plutôt habitué des biographies, témoignages sur l’actualité. Je suis un très mauvais lecteur, j’ai beaucoup de mal à me concentrer. Lorsque je lis une histoire, j’en invente une autre.

J’ai beaucoup apprécié des auteurs comme Stéphane King bien sûr, Grangé mais aussi Pierre Lemaitre, Sire Cédric. Tout en écrivant j’ai découvert beaucoup de bons auteurs. Mais je vais être franc, depuis près de six mois mes lectures sont à l’arrêt. J’ai beaucoup de mal avec la direction prise par les derniers thrillers que je vois un peu partout. Il n’y a rien de péjoratif là-dedans, c’est purement lié à mes goûts personnels. J’ai l’impression qu’aujourd’hui on ne voit plus que des romans d’action…Pour moi le thriller c’est autre chose, il y a un côté noir, malsain. Je n’ai pas envie de me retrouver plongé dans un film de Bruce Willis. Je ne veux pas juste du suspense et des rebondissements. J’ai besoin que ça me percute, de me sentir mal à l’aise, même après avoir refermé le bouquin.

Après ce sont des choix compréhensibles, le but c’est aussi de ratisser et séduire un public large. Bon ceci dit j’espère avoir quelques bonnes surprises de lecture dans les semaines à venir. Un peu plus d’audace ,d’impertinence , et moins de normes…je cite souvent en exemple la scène de la télécommande dans le film Funny Games. Il faut bousculer le téléspectateur et le lecteur ,ne pas lui donner ce qu’il attend mais le surprendre. Du moins c’est ma philosophie.

Le bon coté en tant qu’auteur c’est que j’ai fait la connaissance de beaucoup de bons auteurs, moins connus que les top-sellers qui font vraiment de très bons écrits.


Avez-vous d’autres passions ?

Oui, le football qui pendant presque 20 ans a tenu entre 20 et 25 heures par semaine dans ma vie. J’ai joué, arbitré, dirigé, entraîné, supporté. Et puis la musique. Je suis grand amateur de Métal, depuis mon adolescence. Je languis de retourner au Hellfest. En ce moment je me suis remis au Vinyle. J’ai récupéré à droite à gauche d’occasion de quoi me refaire une hifi vintage. Et je redécouvre près de 50 ans de musique. Il y a de tout, du récent, de l’ancien. Du plus extrême avec Behemoth aux origines des années 70 avec Pink Floyd, Led Zep, AC/DC. Un pur bonheur.


Un dernier commentaire ?

Merci pour ce moment de partage offert. Prenez soin de vous, et on se revoit bientôt autour d’un verre et un bon bouquin.


BIBLIOGRAPHIE

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