Vincent VILLA

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Quand « Je mangerai ton cœur », mon premier thriller, est paru en décembre 2019 au Club France Loisirs, je venais d’avoir quarante-six ans. A ce moment-là, j’ai songé très fort à l’enfant que j’avais été, au gamin qui dévorait Zola, Balzac, Maurice Leblanc, Conan Doyle… et tant d’autres.  Quand j’étais ado, devenir auteur était un destin dont je rêvais en étant persuadé qu’il était impossible à réaliser, un peu comme si j’avais voulu marcher sur la lune. Mais ce fantasme a conditionné ma vie professionnelle : après avoir fait une école de journalisme, je me suis dirigé vers la presse écrite, parce que cette envie d’aligner des mots me tenaillait, même si rédiger un article est un exercice très différent de la confection d’un roman. C’était un substitut un peu classique. Qui ne m’a pas empêché de me lancer dans l’écriture, finalement.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

En 2004-2005, j’ai vécu un très mauvais passage sur le plan professionnel. Je me suis réfugié dans l’écriture d’un roman légèrement à suspense, avec pour thématique la violence conjugale. A l’époque, je trouvais que c’était un fléau dont on ne parlait pas assez. J’ai envoyé mon manuscrit à plusieurs maisons d’édition, sans résultat. Je n’ai pas persisté, derrière. L’envie m’a repris en 2017, plus forte que jamais ! L’âge qui avance, une certaine usure ressentie au boulot… En dix mois, j’ai écrit « Je mangerai ton cœur », que j’ai d’abord mis sur Amazon, avec un succès très relatif. Quelques temps plus tard, j’ai eu la chance de faire une des rencontres les plus formidables de ma vie, en la personne de Nathalie Thomas, directrice du livre chez France Loisirs. Elle a adoré « Je mangerai ton cœur » et a choisi de parier sur moi. Le début d’une très belle aventure, puisque « Paradiction », mon second thriller, est sorti tout juste huit mois plus tard, en août 2020 !


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Forcément, celui que j’avais écrit en 2003-2004. Mais je vais me rattraper ! Mon prochain thriller sera anglé autour des violences faites aux femmes. Il devrait paraître dans le courant de l’année, toujours en avant-première du Club France Loisirs, aux Editions du 123.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

J’ai la passion de l’écriture, tout simplement. Et depuis trois ans et demi, entre mon travail de grand reporter à L’Equipe et mes romans, je n’arrête pas ! Avec un nouveau rêve en tête : pouvoir me consacrer à 100% à mes livres, si ça veut sourire…


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Le sport, vous l’aurez deviné, puisque je bosse à L‘Equipe depuis 2013 après avoir longtemps travaillé à France Football. J’aime beaucoup le pratiquer, également, c’est aussi essentiel à mon bien-être que l’écriture. Après, j’aime beaucoup le cinéma.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Franchement, je ne vois pas de points négatifs ! Je m’amuse beaucoup à construire des intrigues qui me permettent aussi de creuser des thèmes sociétaux tels que la drogue ou les sans-abris (« Paradiction »). Et les très rares salons que j’ai pu faire avant la pandémie sont des souvenirs géniaux.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je profite beaucoup de mes déplacements professionnels, quand ils m’en laissent le loisir. Comme je voyage beaucoup, cela me laisse du temps pour écrire dans les transports ou à l’hôtel. Je suis habitué à travailler dans les stades avec beaucoup de bruit. Je n’ai donc pas besoin d’un environnement complètement silencieux. Sinon, je travaille beaucoup chez moi, dans le calme, à mon bureau ou sur ma terrasse selon les saisons.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Les recherches sont fondamentales, je tiens à avoir une démarche journalistique : je me documente et je n’hésite pas à me déplacer. Par rapport au plan, il me faut un début et une fin qui soient définitifs. Entre les deux, je laisse beaucoup de place à l’inspiration, concernant l’histoire comme l’évolution des personnages. Il m’est arrivé qu’un « gentil » devienne un « méchant » pendant le cheminement de mes réflexions.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

J’ai vu quelques remarques de lecteurs disant que j’avais beaucoup d’imagination. C’est vrai que les idées me viennent assez facilement, sans prétention.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

« Je mangerai ton cœur » est un thriller dans lequel j’effleure mon métier, mais rien de très personnel. Mes intrigues sont à 100% fictives. En revanche, depuis « Paradiction », je fais en sorte à ce qu’elles soient adossées à des thèmes sociétaux pour s’inscrire fortement dans la réalité actuelle.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Je n’en ai publié que deux ! Le plus simple a été « Paradiction », car je l’ai écrit dans l’euphorie du premier. Etre arrivé au bout de « Je mangerai ton cœur » m’a libéré, m’a donné confiance.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

J’ai une petite tendresse, forcément, pour « Je mangerai ton cœur », parce qu’il a changé beaucoup de choses dans ma vie.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Ah non, impossible d’arrêter ! C’est une drogue dure qui me rend la vie bien plus douce.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Comme je le disais avant, j’ai terminé en janvier un manuscrit anglé sur les violences faites aux femmes. Il devrait paraître courant 2021. Je n’ai pas encore la date de sortie.


Un dernier commentaire ?

« Je mangerai ton cœur » et « Paradiction » sont deux histoires très différentes, mais à la construction semblable, dans le sens où j’aime mélanger des intrigues qui sont en apparence sans lien les unes avec les autres. « Paradiction », qui sortira en librairie le 6 mai, est plus noir.  Une lectrice a qualifié « Je mangerai ton cœur » de « thriller romantique » dans un commentaire. C’est assez juste. Mais ce n’est pas que ça !


BIBLIOGRAPHIE

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