Florence THOLOZAN

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Bonjour Elodie, je vous remercie chaleureusement de m’avoir invitée à cette interview.

J’ai toujours aimé lire et écrire. Adolescente, j’écrivais des poèmes, des paroles de chansons et je me suis même essayée à la rédaction d’un scénario pour un court métrage, au lycée. Je tenais également un journal intime. Je rêvais d’écrire un roman un jour ! Enfant, je voulais devenir maîtresse d’école comme beaucoup de petites filles, et je le suis devenue ! C’est une vocation pour moi. Je n’ai jamais envisagé de devenir romancière et encore moins d’en faire un métier. Je me suis consacrée à lancer ma carrière puis à élever mes trois enfants, ce qui ne me laissait guère de temps pour l’écriture. J’ai longtemps pensé qu’écrire un roman était un rêve inaccessible.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Après la lecture d’un livre dont j’avais particulièrement apprécié la construction, mon désir d’écrire a refait surface. Je n’avais cependant pas d’idées, en tout cas pas de quoi en écrire un roman ! Jusqu’à un certain dimanche de pluie où j’ai eu envie de raconter la rencontre des personnages, parce qu’il n’y a rien de plus beau dans la vie qu’une belle rencontre, la rencontre de deux âmes. Puis, il a bien fallu leur donner un nom, une apparence, un caractère, un métier, un passé… Ensuite j’ai poursuivi le récit, de manière linéaire, sans aucun plan, sans même connaître la fin. Les personnages ont guidé ma plume et m’ont entraînée dans leurs aventures. Bien plus tard, j’ai repris la main, j’ai imaginé la suite et la fin, cela m’a amenée à remanier le texte, à déplacer des parties, et à en supprimer d’autres.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai écrit des textes pour des albums de littérature de jeunesse avant d’écrire La Chinoise du tableau. Ils sont encore dans mes tiroirs. Peut-être en sortiront ils un jour, qui sait !


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Ecrire est une passion qui me permet de m’évader, de me connecter avec mon moi profond. Je n’aimerais pas que cette activité soit liée à des contraintes. Ecrire doit rester un plaisir. En outre, rares sont les écrivains qui peuvent vivre de leur plume en France !


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Je suis passionnée par la lecture, bien sûr, car l’un ne va pas sans l’autre en mon sens, mais également par tout ce qui concerne l’Asie et la Chine en particulier, ainsi que les voyages, la découverte d’autres cultures, les arts dans leur ensemble, le thé… De manière générale j’aime apprendre et transmettre des connaissances.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Etant donné que ce n’est pas mon métier, je n’en vois que les bons côtés. Depuis que mon premier roman est sorti, je découvre et j’apprends chaque jour beaucoup de choses dans des domaines variés. C’est très enrichissant. Je fais en outre de belles rencontres, que ce soit avec mes lecteurs ou avec les acteurs du livre que sont les autres auteurs, les libraires, les bibliothécaires, les journalistes, les blogueurs, les booktubers etc.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris surtout le soir, dans le silence de la maison qui s’est endormie. Je m’installe à mon bureau avec une tasse de thé, mon chat à mes côtés. J’ai besoin d’être seule et de ne pas être interrompue. C’est très difficile, voire douloureux, de devoir s’arrêter lorsque je suis lancée et que les idées se bousculent.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

J’ai écrit de manière spontanée La Chinoise du tableau, sans plan, jusqu’aux trois quart du récit. L’histoire a défilé sous mes doigts avec une incroyable fluidité. Ensuite j’ai pris du recul et j’ai entamé tout un travail de structuration et de documentation. J’ai pris mon temps. J’aime peaufiner mes textes, trouver le bon mot, celui qui traduira au mieux ma pensée.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Tout ce qui m’entoure est source d’inspiration, les gens, les arts, la nature, mais aussi les rêves et mon imagination débordante.

Quand je m’installe pour écrire c’est que l’inspiration est là. Si je sens que  l’envie n’est pas au rendez-vous, que je n’ai pas l’esprit libre, je n’essaie même pas. Les pauses permettent de laisser murir le récit. On ne s’en rend pas compte, mais notre esprit continue à travailler, à réfléchir, et cela à notre insu, alors que nous faisons tout autre chose. Aussi, lorsque je n’écris pas pendant quelque temps, et que je me suis ressourcée, les idées viennent à moi d’elles-mêmes. Comme on dit, la nuit porte conseil. La méditation joue ce rôle aussi.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Mes histoires ne sont que pure fiction. Elles sont issues de mon imagination. Parfois des détails personnels viennent émailler le récit, ils sont cependant anecdotiques. Seuls mes proches peuvent les percevoir. Dans La Chinoise du tableau, certains passages font référence à l’histoire de ma famille, notamment celle de mes grands-parents pendant la guerre. C’était pour moi l’occasion de leur rendre hommage tout en perpétuant leur mémoire.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Si de manière surprenante, l’histoire de La Chinoise du tableau est sortie d’un seul trait, cela n’est pas aussi simple pour le second roman que j’ai commencé à écrire. Je sens que mon attitude est réfléchie, moins spontanée. Je me projette plus loin dans le récit. J’ai fait des fiches des personnages d’amblée. J’épure mon texte, je vais à l’essentiel, je suis plus exigeante envers moi-même, je n’hésite pas à supprimer des passages entiers. Je pense souvent à mes lecteurs qui attendent impatiemment un second roman et cela me met la pression. Je suis parfois assaillie de doutes, ce qui ne m’était jamais arrivé pour La Chinoise du tableau. Ecrire un second roman est plus difficile pour moi car le premier a mis la barre haut. Par contre, je bénéficie de l’expérience que j’ai acquise, et je constate que j’ai énormément progressé.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Mon premier roman bénéficie pour l’instant de ma préférence car il est bien évidemment plus aboutit. Je ne pourrai répondre à cette question que lorsque mon second roman sera sorti, si tant est que j’en préfère un à l’autre, ce qui ne sera possiblement pas le cas, étant donné qu’ils ont chacun un univers bien distinct qui leur est propre.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Ecrire est un plaisir pour moi, je dirais même un besoin, une manière d’exprimer mes émotions et de m’évader. Comment pourrais-je m’en passer ? J’aimerais accorder plus de temps encore à cette passion.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je n’ai pas d’autres projets en cours pour l’instant, mis à part un second livre qui est en route. Je ne sais pas du tout quand il sortira. J’accompagne également mon premier roman La Chinoise du tableau vers ses lecteurs, ce qui occupe la plus grande partie de mon temps. Il a été récompensé par le Prix Paroles d’auteur(e)s de Saint Clément 2020 et sera traduit et publié en Allemagne en 2022.


Un dernier commentaire ?

Je terminerais par une citation de La Chinoise du tableau.

J’ai toujours présumé qu’au moment précis où l’on rencontre quelqu’un on sait déjà de manière diffuse ce qu’il adviendra de la relation. […] Et l’émotion qu’engendre ce regard initial est à la hauteur de l’importance que va prendre cette personne.

Vous trouverez La Chinoise du tableau en librairie et sur les sites de vente en ligne (formats disponibles : papier, numérique et livre audio).

Je vous remercie pour cette interview, Elodie. J’ai été ravie de répondre à vos questions.


BIBLIOGRAPHIE

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