Frédéric ERNOTTE

Pas de commentaire

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Non, pas vraiment. J’ai commencé à écrire à 20 ans (plus ou moins).


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours inventé des histoires, mais je ne les écrivais pas. À la place du papier, j’utilisais notamment des G.I. Joe et tout ce qui se trouvait dans la pièce pour vivre des aventures aussi incroyables que bruyantes. J’étais plutôt Goonies et Indiana Jones à cette époque. J’ai découvert le thriller plus tard avec des films et des livres. J’ai trouvé ce terrain de jeux tellement fascinant que je m’y suis engouffré lorsqu’un professeur à l’université m’a mis au défi d’écrire un roman après avoir lu une de mes nouvelles. C’est dans la boîte n’aurait probablement pas existé sans lui…


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Jusqu’à présent, ils sont tous entre vos mains… C’est dans la boîte, Ne sautez pas ! et Comme des mouches écrit à quatre mains avec l’auteur Pierre Gaulon.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Beaucoup d’appelé(e)s et peu d’élu(e)s… L’écriture est une équation à plusieurs inconnues. Il faut beaucoup de courage et de chance pour en faire son unique métier. J’ai de l’admiration pour les auteurs qui ont en eux la folie nécessaire pour y croire et le tenter. Je suis sans doute trop terre-à-terre pour ça. Je suis perfectionniste et s’il me faut plusieurs années pour concrétiser un projet, je les prendrai sans hésiter. Je mets énormément d’énergie dans mes livres en gardant à l’esprit que ce n’est pas ce qui me permet de payer les factures. Loin de là…

Mais vu que je suis quelqu’un d’optimiste, je pense qu’il y a quand même une once d’espoir. Une fois un livre publié, ce sont les lecteurs qui ont les cartes en mains. À eux de décider si un auteur peut consacrer son temps à les faire voyager ou non.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Les gens que j’aime. Ils me passionnent…


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Vaste question. C’est surtout la chance d’avoir une totale liberté au moment d’écrire et de vivre des moments uniques dans des salons, des librairies, des classes… Il y a des voyages et des rencontres. On se documente et on s’endort un peu plus riche de tout cela. Rayon « mauvais côté », il faut être conscient qu’on met les pieds dans un milieu très dur avec des règles spécifiques. Donner une belle histoire à un roman, c’est un travail colossal. Il y a des injustices, des frustrations,… Ce que touche réellement un auteur sur le prix d’un livre, par exemple. Dans les moments plus compliqués, je me rappelle que je suis bien entouré et que j’écris parce que j’aime le faire. Ça ne fait pas taire l’esprit critique, mais ça me permet d’avancer.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je n’ai pas vraiment d’habitudes. J’aime être au calme, c’est la seule constante. Je mets parfois de la musique, parfois pas. Pour les premiers romans, j’écrivais le soir ou la nuit et je relisais le matin avant de me rendre au travail. La vie fait que cette organisation n’est plus possible alors j’improvise et j’écris par à-coups.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

À mes yeux, la première étape du travail est d’avoir LA bonne idée de départ. Ensuite, je note tout ce qui me passe par la tête. Le tableau chaotique final permet déjà de voir si on peut tenir la route sur plusieurs centaines de pages.

Je n’aime pas cadenasser l’écriture avec un plan détaillé. L’improvisation n’étant pas non plus la meilleure solution en ce qui me concerne, je rédige un canevas très souple avec quelques balises entre lesquelles je me donne une liberté totale. Esprit de contradiction oblige, je modifie régulièrement mon itinéraire. J’avance surtout à l’instinct.

Avant de me lancer, je fais quelques recherches. Des visites, des livres, des films, des émissions, des reportages, des interviews… Assez rapidement, il faut trancher concernant plusieurs questions. Voix narrative, temps à utiliser, localisation de l’intrigue, personnages principaux, etc. Vu que je reste parfois de longues périodes sans écrire, je rédige des fiches récapitulatives qui me permettent d’être cohérent au fil du temps. Pour prendre un exemple, j’établis un profil pour chaque personnage.

Je pense que chaque aventure nécessite d’adapter son fonctionnement. Les étapes se mélangent. L’écriture, les recherches, la relecture et les corrections. On revient régulièrement sur ses pas pour améliorer le texte sur le fond ou la forme. Je ne fais généralement rien lire à personne en cours de rédaction, mais une fois le mot fin écrit, je confie le manuscrit à deux personnes qui vont me donner leurs sentiments sur l’histoire et le style utilisé. Sans complaisance. C’est une analyse de la cohérence et de la structure de l’histoire à plusieurs niveaux. L’objectif est de révéler les forces du livre, mais aussi les manques et les choses superflues. C’est la première fois que je peux évaluer l’impact du livre sur les lecteurs. C’est donc « LE GRAND MOMENT DE STRESS » !

Une fois que j’ai terminé les ajustements, je confie à nouveau le manuscrit à quelqu’un pour les corrections orthographiques. Un œil extérieur est indispensable avant de se lancer à la recherche d’un éditeur…


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Quand je me force, j’écris vraiment n’importe quoi. Donc, j’arrête d’écrire… Je m’inspire de tout ce qui m’entoure. Si l’inspiration n’est pas au rendez-vous, je décolle les fesses de ma chaise et je trouve quelque chose à faire. Boire un verre (ou deux) entre amis (quand on pouvait), passer l’aspirateur chez moi, enfiler un short et aller courir, lire, regarder une série, faire les courses, préparer des crêpes… La douche est souvent la meilleure option pour sortir la tête de l’eau. Une vie bien remplie est la meilleure garantie pour un écrivain de ne jamais être à court de choses à raconter. En parlant de ça, ce serait bien qu’on nous laisse vivre à nouveau…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Je me vois un peu comme une éponge et j’observe beaucoup ce qui m’entoure. J’utilise ces ingrédients au fil de mes histoires pour créer les personnages, l’intrigue. J’invente beaucoup, mais pas que…


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Ils sont tous compliqués à écrire… 


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Je les aime tous de la même manière pour des raisons différentes.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Arrêter non, mais m’accorder des pauses relativement longues, oui. Le principal problème, c’est le combat entre le temps disponible et le temps qu’il faut consacrer à un projet comme la création (et la promotion) d’un livre. La bonne nouvelle c’est qu’il y a énormément d’histoires et d’auteurs à découvrir. Je ne me sens pas obligé de sortir un roman chaque année.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je collabore à l’écriture d’un long métrage à la demande de deux réalisateurs en Belgique. Ce n’est pas la période la plus propice à ce genre de projet, mais on tente d’avancer. Côté livre, la sortie poche de C’est dans la boîte occupe bien mes journées, mais j’ai plusieurs chantiers dans la tête. Le clavier me fait de l’œil…


Un dernier commentaire ?

En voyant l’annulation de tous les salons et des événements littéraires, j’ai créé une salle de conférence virtuelle appelée #LaBoîte où j’invite régulièrement des auteurs, des éditeurs, des libraires, des blogueurs et d’autres personnes ayant une casquette en lien avec la littérature pour des émissions mémorables sur Discord, Facebook et YouTube.

Si vous souhaitez vous joindre à nous : https://www.facebook.com/groups/LaBoitedeFredericErnotte

 Merci pour votre intérêt. Soyez curieux et prenez bien soin de vous !


BIBLIOGRAPHIE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s