Isabelle VILLAIN

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répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

J’ai bientôt 55 ans, mariée et maman d’un grand gaillard de 29 ans. J’ai longtemps travaillé dans la publicité et l’évènementiel avant de me découvrir une passion pour l’écriture. Je suis musicienne, passionnée de cinéma. Je suis née au Maroc donc dotée d’un tempérament méridional avec ses bons et moins bons côtés 😊


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Absolument pas. Je n’aimais pas vraiment lire. J’écoutais surtout beaucoup de musique. J’ai eu mon premier coup de cœur littéraire à l’adolescence avec le roman de José Maria de Vasconcelos « Mon bel oranger ». L’idée d’écrire m’est venue beaucoup plus tard, vers 40 ans.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je suis fille unique donc pour me distraire petite, j’inventais plein d’histoires. J’ai toujours eu beaucoup d’imagination. Un jour, j’étais en vacances avec mon mari et mon fils. Ils passaient leur diplôme de plongée et les voyant sortir de l’eau, je me suis dis que je n’avais jamais encore lu d’histoire policière qui se déroulait dans un monde sous-marin. J’ai été acheté un cahier et un stylo et je me suis lancée.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Tous mes manuscrits ont été publiés. Tout d’abord dans de toutes petites maisons d’édition puis j’ai eu la chance de croiser la route de Taurnada en 2018.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Je le considère comme un métier même si je suis encore très loin de pouvoir en vivre. Mais c’est un accord que nous avons fait avec mon mari. Un choix de vie.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

En temps normal, il y a beaucoup plus de bons côtés que de mauvais. C’est un métier où votre cerveau est sans cesse en éveil. La partie « recherche » est passionnante. Vous apprenez des choses tous les jours. Une fois le livre achevé, vous partez à la rencontre de vos lecteurs sur des salons et dans des librairies. C’est génial de pouvoir échanger avec eux. J’ai rencontré aussi des auteurs extraordinaires. Des personnes qui sont devenus de véritables copains. Il y a une grande entraide entre nous. Malheureusement cette année nous a privés de toutes ces rencontres, mais je croise les doigts pour 2022. Le « mauvais côté » pourrait être le manque de contacts car nous sommes isolés toute la journée la plupart du temps, mais plus je vieillis, plus j’aspire à ces moments de solitude et de calme.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

           Je ne suis pas du tout matinale, donc après avoir géré le quotidien, je me mets à mon bureau vers 13h30 jusqu’à 19h. Pendant la phase de recherche, j’écoute beaucoup de musique (opéra, jazz, rock, soul, musique française…). Durant la phase d’écriture, je travaille toujours en silence car je suis incapable d’écouter de la musique sans chanter… et là ce n’est pas très pratique pour la concentration.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je réfléchis en premier lieu à la thématique du livre. Je choisis un sujet de société, un fait divers, un thème qui m’intéresse, que j’ai envie de creuser. Je réfléchis en parallèle à un titre provisoire qui doit résumer le livre et je m’attaque ensuite au plan. J’ai besoin d’une structure et d’un cadre précis. J’écris des polars et je ne supporte pas les incohérences. Le plan me permet de les éviter la plupart du temps. Je déroule l’histoire dans ma tête et une fois que tout est clair, j’attaque les recherches, puis vient enfin le temps de l’écriture.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration est partout. Comme je le disais précédemment, un auteur doit avoir l’esprit ouvert tout le temps. Alors je lis beaucoup, j’écoute la radio, je regarde les gens passer à une terrasse de café. Les voyages sont aussi une belle source d’inspiration, les diners et les vacances entre amis. Dans mes romans, il y a un petit peu de tout ça.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mes histoires sont toujours inspirées plus ou moins d’un fait réel dans la mesure où la thématique choisie est toujours un sujet de société qui me tient à cœur. Je rajoute toujours des anecdotes personnelles. Des amis me réclament tel ou tel souvenir, me donnent des contraintes. Parler de telle soirée, placer le nom de leur chat ou de leur chien, une anecdote amusante.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le plus simple est certainement le premier car vous ne ressentez aucune pression. Personne ne vous connait à l’exception de vos amis. Vous ne savez pas trop dans quoi vous vous engagez. Le plus difficile fut sans conteste mon dernier car je suis sortie de ma zone de confort (le polar) et me suis lancée dans un roman noir d’ambiance. Je suis repartie de zéro en abandonnant tous les codes auxquels j’étais habituée depuis des années. Mais je suis heureuse du résultat malgré les imperfections du roman.


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Je n’ai pas vraiment de préférence mais je garde une émotion particulière pour « Mauvais genre », le premier roman édité par Taurnada. Le début d’une très belle histoire avec cette maison qui m’a permis de découvrir ce qu’est vraiment le travail d’un éditeur. Il m’a ouvert les portes des grands salons, des dédicaces dans les espaces culturels.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je progresse pas à pas. Au départ il n’y avait que mes amis qui me lisaient. Maintenant, je vois de plus en plus de retours de lectures sur les réseaux sociaux. J’ai même vu il y a quelques mois une femme dans le métro qui lisait l’un de mes livres. Une impression très étrange.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

J’arrêterai d’écrire le jour où je n’aurais plus rien à raconter. J’espère que ce n’est pas près d’arriver.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je corrige actuellement mon dernier manuscrit qui devrait sortir début 2022. Je reçois les premiers retours de mes bêtas lecteurs. C’est une période assez stressante car vous savez que votre manuscrit n’est pas parfait et qu’il va falloir y apporter quelques modifications. Vous espérez évidemment que le ressenti sera plutôt « positif ». J’écris aussi en parallèle des nouvelles.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition car j’ai la chance d’avoir signé avec une très bonne maison. Quand j’ai souhaité changer d’éditeur en 2017, j’avais établi une liste de critères importants à mes yeux : diffuseur, distributeur, prix du roman attractif, beau catalogue d’auteurs… Je m’étais dit que si ça ne marchait pas avec eux, je passerai à l’auto édition. J’ai envoyé « Mauvais genre » et Taurnada m’a répondu presque immédiatement. J’ai eu beaucoup de chance.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

Je ne lis presque que des romans policiers ou des thrillers. Quelques romans historiques et j’aime aussi beaucoup la poésie.


Avez-vous d’autres passions ?

La musique (je joue de la flûte traversière), le sport (la natation m’apporte un bien fou… je suis un peu frustrée depuis un an…), les voyages.


Un dernier commentaire ?

Un grand merci Elodie pour cette interview. J’espère que nous aurons l’occasion de nous croiser sur des salons quand la situation sera meilleure. Et en ces temps compliqués, la lecture est un merveilleux moyen de s’évader, alors lisez !


BIBLIOGRAPHIE

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