Jonathan GUSCIONI

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Non pas du tout. Depuis l’âge de cinq ans, je voulais devenir policier. Ce n’est que plus tard que l’idée de devenir écrivain est née en moi.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé inventer des histoires.  Mais on va dire que j’étais un peu fâché avec l’écriture.

J’ai écrit ma première histoire alors que j’avais treize – quatorze ans. C’était une histoire de quelques pages écrites à la main dans laquelle, avec les autres enfants de mon quartier, on allait tous camper dans les bois et on se faisait tous tuer un par un.

Mais j’ai réellement commencé à écrire à partir de la classe de seconde où notre professeure de français nous avait lancé comme défi d’écrire des histoires pour les publier dans un recueil qui serait disponible au CDI. Je me souviens que l’histoire que j’avais écrite était une histoire de fantôme qui chassait les couples amoureux.

Par la suite, j’ai surtout continué avec des petites histoires mettant en scène mes amis et quelques fanfictions. À ce moment-là, je n’avais essentiellement qu’une lectrice (Chouchou). Pendant mes études, j’ai mis un peu de côté cette passion. Durant cette période, j’ai surtout écrit des mini sketches mettant en scène mes amis ou encore un scénario pour un court métrage. Je n’ai repris l’écriture qu’en 2012-2013 afin d’offrir un cadeau de mariage original à ma moitié. Depuis, je ne me suis plus arrêté.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Cela ne va pas être trop original, mais je dirais le plaisir que j’ai ressenti à la lecture de certains livres, mais aussi le fait que ce que j’écrivais faisait plaisir à mes amis au début. Puis ce fut surtout la fierté que j’ai vu dans le regard de ma femme lorsqu’elle a lu les livres que j’avais écrits pour elle.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui. Il y a deux manuscrits que j’ai écrits et qui n’ont été lus par personne d’autre que ma femme.

Un peu plus haut, j’ai parlé d’un certain cadeau de mariage. Lors de notre mariage, j’ai offert à ma femme un recueil contenant une trentaine d’histoires contant les aventures de plusieurs survivants parisiens après une épidémie qui transformait les gens en une sorte de zombies.

A l’origine, cela devait être une seule histoire, mais à chaque fois je me posais des questions, etc. Ce qui a abouti à un recueil contenant une trentaine d’histoires indépendantes, mais qui mettent en scène des personnages tous plus ou moins liés. Le tout créait un univers.

Comme il s’agissait d’un cadeau de mariage, j’ai divisé cette histoire entre plusieurs amis pour qu’ils m’aident dans les corrections, mais personne à part Yasmina n’a lu cet ouvrage dans son intégralité.

Comme c’était son cadeau de mariage, je préfère que cette histoire ne reste que pour elle pour le moment.

Ce recueil lui ayant plu, je lui en ai écrit un deuxième et j’ai commencé le troisième. Le but était de faire une trilogie au cours de laquelle le style évoluait. Le premier recueil de 31 histoires indépendantes montrant le chaos qui suit le début d’une épidémie. Le deuxième à mi-chemin entre le recueil de nouvelles et le roman, montrant l’accalmie où les gens essayent de réapprendre à vivre dans ce Nouveau Monde. Et le troisième volet : un roman concluant la « saga » décrivant une guerre entre un régime dictatural et un régime plus démocratique, les zombies servant d’armes.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Écrire est avant tout une passion.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Oui. J’adore lire (oui pas très original), faire la cuisine, manger, regarder de bons films ou de bonnes série, les jeux vidéos (même si je ne joue plus trop depuis que ma princesse grandit), les mangas, j’ai déjà dit manger ? Et ma fille.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Les bons côtés pour moi ce sont les rencontres (Grâce à l’écriture, j’ai rencontré des personnes formidables), les retours de lectures (savoir que ce qu’on écrit a plu c’est magique), voire les personnages qu’on a inventés prendre vie au fur et à mesure de l’histoire, ou encore tenir son livre dans les mains au format papier après des mois de travail dessus.

Au niveau des mauvais côtés, je dirais la phase de relecture et de corrections. J’ai quelques soucis qui font que je fais énormément de fautes et cette phase peut-être extrêmement compliquée pour moi. Heureusement que je suis très bien entouré 🙂


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je dirais que j’écris dès que je le peux (très tôt le matin, durant ma pause déjeuner au travail ou le soir tard) et que ma fille me laisse faire. Elle a quatre ans et demande beaucoup d’attention. Je ne peux pas la laisser de côté. Mais sinon, j’aime écrire avec la télé en fond sonore.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

On va dire que mon process d’écriture est un bordel organisé.

En général, je pars d’une idée et je me mets à faire des recherches dessus. J’écris alors un plan sur une feuille et définis dans les grandes lignes mon histoire.

Mais dès que je me mets à l’écrire, les personnages déclarent leur indépendance et ce que je finis par écrire ne correspond pas très souvent au plan que je m’étais fait. Des personnages que j’avais prévu de tuer restent en vie, et ceux qui devaient survivre peuvent finir par mourir.

Pour mon premier roman par exemple, j’avais établi un plan et je l’ai respecté quasiment à cent pour cent.

Pour mon second roman, le plan n’a été respecté que pour le fil rouge de l’histoire et le destin d’un seul personnage. Pour savoir qui vivait et qui mourrait, je l’ai joué à pile ou face.

Et enfin pour l’un de mes projets en cours d’écriture depuis fin 2018, « la forêt écarlate »,  j’ai un plan déterminé, mais comme ce sont les lecteurs qui votent pour les événements importants de l’histoire, mon plan est souvent remis en question.

Il m’arrive très souvent d’écrire les chapitres dans le désordre.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Pour les sources d’inspirations, je ne sais pas trop quoi répondre. Comme je déborde d’imagination, j’ai toujours des idées. La plupart sont inutiles, mais certaines sont comme des graines. Je les garde dans un coin de ma tête et je vois si ça germe.

Le plus souvent, ce sont des phrases, des questions,  des situations ou des images que je vois qui me donnent des idées et je me dis, tiens ça serait marrant si….

Pour ce qui est des jeux de Darwin, je me suis dit qu’est-ce qui se passerait si la voix de secret story était un psychopathe qui poussait les gens à s’entre-tuer ?

 Pour mon deuxième livre, ça a été un documentaire sur le harcèlement scolaire et une phrase dans Scream. J’ai plus l’impression que j’ai écrit ce livre pour exorciser une peur que j’avais en moi maintenant que je suis papa.

Pour mes trois prochaines histoires que je suis en train d’écrire, la première m’a été inspirée quand je me suis demandé ce qui se passerait si une Youtubeuse était harcelée par un érotomane, la deuxième par le fait que j’ai lu un article sur les hommes panthères et enfin la dernière par une réunion au travail et l’expérience Milford. Que se passerait-il si un homme posait une bombe dans une salle de réunion et obligeait tout le monde à se mettre d’accord, en une heure, sur qui tuer entre deux personnes (un jeune de cité et un politicien) sous peine de tous les faire exploser ?


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Pour les jeux de Darwin clairement pas. Par contre dans Lassie, j’ai utilisé des souvenirs que j’avais et des anecdotes personnelles pour certains passages concernant les personnages secondaires. Comme l’histoire de la classe qui jette les chaises et les tables par la fenêtre…


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Des deux livres que j’ai écrits, le plus compliqué à écrire a été mon deuxième « Lassie » (qui va être re baptisé puisque je vais devoir le retravaillé un peu pour qu’il soit édité par une maison d’édition)

Contrairement aux jeux de Darwin, il m’a demandé beaucoup de recherches et certains passages, notamment un, a été compliqué à écrire.

J’ai longtemps hésité à écrire le chapitre 33. Mais je m’y suis résolu. Il n’y a rien de plus frustrant que les portes closes. Si on dit que quelque chose va se passer, on se doit de le montrer.

Les jeux de Darwin, eux, ont été plus faciles en comparaison.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

J’aime mes deux romans de la même manière. Je serais incapable de dire lequel des deux a ma préférence. C’est comme demander à un père de choisir entre ses deux enfants.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui. C’était peu de temps avant d’entamer l’écriture de mon second roman. Je n’arrivais pas écrire quelque chose qui me plaisait.

J’ai beaucoup douté de moi.

Puis au cours d’une conversation, trois auteurs que j’admire (Clarence Pitz, Cyril Carrere et Éric Quesnel) m’ont qualifié de collègue de plume et m’ont dit quelques mots gentils au cours d’une conversation où j’avais dit que j’étais juste quelqu’un qui jouait les écrivains.

Ils ne le savent peut-être pas, mais leurs mots m’ont touché et m’ont remotivé.

Ma femme aussi m’a engueulé pour que je n’arrête pas l’écriture à ce moment-là. Je ne pouvais donc pas abandonner.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oh oui ! Trop d’après ma femme lol

  • La forêt écarlate : l’histoire où c’est le lecteur qui décide de la suite, que j’espère finir cette année (un groupe de personnes gagne un week-end en compagnie de leur auteur préféré. Mais le week-end tourne au cauchemar lorsque l’un d’entre eux est empoisonné).
  • La création d’un générateur d’histoires de chasse au trésor totalement personnalisables pour les enfants. – Probablement fin d’année scolaire au maximum.
  • Un livre pour enfant que je suis en train d’écrire avec ma petite fille. On se pose ensemble et on réfléchit ensemble. Elle voulait une histoire où c’est la princesse qui va se battre contre des dragons… Du coup, on invente petit à petit les aventures de cette princesse avec son univers particulier. Hier, par exemple, nous avons imaginé une histoire où la princesse rencontre un cheval cyclope et devient amie avec.
  • Une enquête dont vous êtes le héros (un tueur décide de tuer une personne par soir. Arriverez-vous à l’arrêter ?) – Probablement en fin d’année ou début 2022.
  •  Deux nouvelles aventures d’Alessandro Bizzari. Une youtubeuse harcelée par un érotomane, et une réunion qui finit en prise d’otage. J’espère que la première sera disponible pour fin novembre 2021 et l’autre pour novembre 2022.
  • Mon deuxième livre Lassie, va être retravaillé et va être édité.

Un dernier commentaire ?

Merci d’avoir pensé à moi pour cette interview. C’était un plaisir de répondre à tes questions.


BIBLIOGRAPHIE

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