James OSMONT

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répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Salut ! Qui suis-je ? Dans quel état j’erre ?… Vaste sujet ! Haha ! Bon, je m’appelle James Osmont. Je suis breton, j’ai 38 ans, infirmier de profession et déjà auteur de « La Trilogie Psychiatrique », éditée un temps chez Nouvelle Bibliothèque à l’époque (jusqu’à ce que la maison d’édition ferme ses portes avec la crise sanitaire…). « La Soif Des Vivants » est cette fois un ouvrage assez différent et qui paraît en mars 2021, chez Evidence Editions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Ce serait beaucoup dire. J’ai lu énormément plus jeune, c’est moins vrai maintenant, en tout cas pour ce qui est du roman (même si je reste friand de littérature noire et que j’ai été biberonné aux classiques). Mais je pense qu’on ne peut pas écrire si on n’a pas lu, ça c’est clair. De là à vouloir « faire comme » Emile Zola ou Maurice Leblanc ; je pense qu’on n’y réfléchit pas quand on est petit, même si ça nourrit un terreau… J’ai commencé à faire de la chronique musical très jeune, avec les vinyles de mon père, sans me rendre compte que c’était déjà un acte d’écriture. Mettre des mots sur des émotions, c’est quelque chose qui a façonné ma fibre créatrice.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Peut-être justement qu’à la maison, on n’exprimait pas les émotions. C’était dangereux, pas interdit, mais déstabilisant d’exprimer un ressenti. Je le dis avec du recul maintenant, mais je n’en avais pas conscience. Ça paraîtra peut-être bizarre pour certaines personnes, mais je pense que beaucoup de familles fonctionnent comme ça, si on y regarde bien, dans ce non-dit là, ce moyen de protection aussi. Des familles un peu « abîmées » sans doute…


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non, tous ont fini par être publiés depuis cinq ans que je me suis véritablement lancé. J’ai toujours eu pas mal de chance et de persévérance aussi : aller au bout des choses quoi… Par exemple, quitte à faire de la photo autant faire des expositions !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Qui peut dire aujourd’hui en France qu’écrire est son métier ? Une poignée de personnes (qui n’a d’ailleurs pas du tout le même type de contrat d’édition) à 6 ou 8 %. La plupart des gens qui me posent la question sont effarés d’apprendre que l’on touche peut-être un ou deux euros (avant impôts) par livre avec un contrat tout à fait normal. Alors de là à en faire un métier, non clairement, on n’écrit pas pour l’argent, même pas pour en vivre. Quelque part ça rend la démarche plus noble…


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

C’est intense disons, c’est un gros investissement personnel, mais ce n’est pas une démarche masochiste non plus, on y prend du plaisir, un sentiment d’accomplissement, alors je ne vois pas vraiment de mauvais côtés. Si, peut-être sur la vie sociale ou la disponibilité aux autres : quand on écrit on est par période complètement « dedans ».


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ? Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Il en est tout le temps question dans mes livres en fait, si on lit entre les lignes (même si c’est plus explicite dans « La Soif des Vivants »). Le process et le résultat font partie d’un tout un peu secret, un peu magique : j’aime bien inviter le lecteur dans ces contrées-là. Parce que ce n’est pas qu’une méthode de travail ou un artisanat, il y a quelque chose qui sublime la pensée. C’est le propre de toute création.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Tout est sujet à inspiration, même la plus banale des choses, des stimulations, des émotions, des informations. Ce n’est pas le livre en entier et tous ses rouages qui vous viennent d’un coup, c’est par petits coups de pinceaux que cela opère, et la palette de couleurs est juste sous votre nez la plupart du temps.

Et puis il y a les catalyseurs d’inspiration, ce qui amplifie l’inspiration. Comment ne pas parler de deux autres grandes passions : le café et la musique !


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Pour « La Soif Des Vivants », le dernier né, il y a évidemment une dimension de témoignage et une part de faits réels. Pour la « La Trilogie Psychiatrique », tout le défi était de rendre le livre extrêmement réaliste tout en restant sans le roman, la fiction. Tout est faux mais tout pourrait être vrai, actuel, cliniquement pertinent.

Concernant le choix des sujets, ce sont plutôt eux qui nous choisissent, non ? Le point commun c’est sans doute la noirceur de notre époque je pense…


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

C’était une expérience personnelle différente à chaque fois, difficile de répondre. J’ai bien aimé écrire dans la peau d’une femme pour « Sandrine » (LTP – tome 2), j’y ai mis beaucoup de moi je crois… J’ai aussi dû me forcer à écrire à la première personne pour « La Soif Des Vivants », d’autant que je ne suis pas le narrateur du livre, même si je dis « je » tout du long : c’était un sacré exercice de funambulisme mental !


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

« Regis » (LTP – tome 1) est et restera le premier. « Sandrine » (LTP – tome 2), on l’a dit est très personnel, axé sur la dépression et quelque chose de très poétique je crois. « Dolores » (LTP – tome 3), est le plus typé thriller et a été très ludique à écrire. Et « La Soif Des Vivants » dépasse tellement ma petite personne et mon petit nombril, qu’il gardera bien sûr une place à part pour moi. Je pense que ça se ressent à la lecture, de toute façon…


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Franchement je connais des auteurs qui font des meubles avec leurs cartons d’invendus, je n’ai pas à me plaindre. Le covid a tout freiné, tout fragilisé mais tout de même, totaliser plusieurs milliers de lecteurs en cinq ans, c’est inespéré. J’ai la chance d’avoir un livre aussi fort que « La Soif Des Vivants » qui sort ce mois-ci et renaît de ses cendres après seulement trois mois d’existence en 2020. Et puis « La Trilogie Psychiatrique » m’aura tout fait vivre en termes de retours lecteurs. Avec le temps ce qui reste, c’est le terme « atypique », peut-être « unique » mais ça manquerait de modestie. En tout cas, mes livres valent ce qu’ils valent, aucun n’est un Goncourt en puissance et ils ont même probablement beaucoup de défauts, mais j’ai le sentiment d’avoir livré une copie très personnelle et que ça a été perçu, salué par le public. En soi, c’est déjà un grand succès.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je ressens du découragement comme tout le monde, des baisses de motivation, mais on ne décide pas d’arrêter d’écrire ou de créer tout court. Ça ne se passe pas comme ça, je le pense profondément.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Pas de date, des projets comme toujours, mais ça reste vague sans être distant pour autant. Aussi bien dans six mois ça sera très concret alors que ça ne l’est pas du tout pour le moment. J’aime bien aussi me laisser surprendre, rester disponible pour une opportunité ou un aiguillage de la vie qui se présentera.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Les deux ! Ce qui me dispense probablement de répondre à la question, non ?


Un dernier commentaire ?

J’aimerais citer d’Evidence Editions qui a eu le cran de reprendre le flambeau, concernant « La Soif Des Vivants », après cette terrible année 2020.

Mais je crois que c’est encore les lecteurs qui parlent le mieux de tout ça : à eux le mot de la fin.

« Ne jamais douter que le talent de l’écrivain puisse vous faire sauter des battements de cœur. Le talent de l’honnêteté, de la générosité, de l’empathie, de l’originalité au bout de la plume. La fureur de la vérité, brute et sans concession, dans une volonté toujours constructive, après boire et déboires… Quand le courage et l’honneur vous explosent au visage. Lisez-le, et ne détournez jamais le regard. Comprenne qui curieux sera. »

« Je sais juste une chose : il y aura un avant et un après cette lecture. Mon regard sur beaucoup de choses, de préjugés, a changé. Ce livre, c’est un coup en plein cœur. Ce pas seulement la rencontre de deux destins. C’est aussi celle d’un lecteur et d’une histoire. De la noirceur du monde face à l’espoir des Hommes. »


« 
De la fraternité, des difficultés à surmonter, des conflits intérieurs, des déchirements, de nombreuses réflexions sur l’acte d’écrire en plus de celui de l’exil, mais aussi sur notre monde : un très beau livre ! »

En un mot comme en cent : MERCI !


BIBLIOGRAPHIE

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