Carl PINEAU

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répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis né à Nantes en 1966. Très jeune, j’ai fréquenté la vie nocturne de la ville et j’ai été embauché par une discothèque pour en animer les soirées.

Les lieux cultes des nuits nantaises sont devenus un univers familier.

À 21 ans, j’ai quitté le monde de la nuit et repris des études. Bien que Nantes soit ma ville de cœur, en 2009, avec ma femme et mes deux enfants, nous sommes partis au Québec, où j’ai suivi les cours de création littéraire de l’université de Laval et entamé L’Arménien, mon premier roman. Depuis 2015, nous habitons à Bangkok, avec une pause cette année à Malaga, en raison de l’impossibilité de rentrer en Thaïlande.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai toujours eu envie d’écrire et de voyager. Ce sont des rêves de gamin indissociables. Seulement, il m’a fallu vite gagner ma vie. J’ai dû attendre mes quarante ans pour commencer à croire possible de les réaliser. Lorsque nous sommes partis au Québec, j’avais en tête de raconter des histoires se déroulant en France. Cette idée m’a permis d’écrire la trilogie des Nuits nantaises, trois histoires indépendantes sur les années 80’s, 90’s et 2000, avec des personnages récurrents, dont l’inspecteur Greg Brandt.

Depuis, les voyages m’ont permis de vivre des expériences et des rencontres qui nourriront mes futurs romans. Dans le prochain, l’action se passe entre Paris et Cuba.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

À l’adolescence, je dévorais les romans d’aventures, avec des auteurs comme Joseph Conrad, Jack London, James Oliver Curwood,  Alexandre Dumas.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui, plusieurs, pour la simple raison que je ne les ai jamais envoyés. Je les considère comme des manuscrits d’apprentissage.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion, qui devient de plus en plus un métier.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le bonheur de raconter des histoires, d’inventer et de faire vivre des personnages, de partager des univers, l’accomplissement intérieur après une journée d’écriture, la solitude, le silence.

La sensation d’être à mon humble et juste place dans le monde.

Les mauvais, la solitude, parfois…


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

En général, je médite avant de me mettre à mon bureau. C’est une façon d’écarter les pensées parasites, de pénétrer l’instant de l’écriture, de me reconnecter à l’univers de mes personnages.

Je me suis toujours arrangé un espace face à une vue dégagée, le fleuve Saint-Laurent au Québec, la ville de Bangkok en Thaïlande, les toitures et le clocher de la cathédrale à Malaga.

Je passe des heures sur l’ordinateur, sans parfois sortir, cette vue dégagée m’est indispensable pour me ressourcer régulièrement.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Lorsque je suis en phase créatrice, le seul impératif est d’écrire plusieurs heures tous les jours. Le moindre écart à cette régularité et c’est un enfer… J’évite les sorties avec les amis, les soirées trop arrosées… Bref, un sacerdoce… Par toujours agréable pour les proches.

Mais c’est cette constance qui me permet d’extirper de mon cerveau des histoires qui émergent de loin. D’une imagination sur des personnages dont j’ignore parfois l’origine.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration vient de mon vécu, de mon observation du monde, de mes voyages, de mes lectures, de l’actualité.

Quand ça ne vient pas, il faut insister, avec un objectif d’au moins 1000 mots par jour. 


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’envisage une intrigue par le prisme des personnages, il faut leur donner naissance et trouver leur voix intime. Une vérité humaine que j’essaie d’atteindre au plus près, avec un style que j’espère percutant et hyperréaliste.

L’Arménien repose aussi sur ma connaissance des nuits nantaises des années 80s’. C’est le vent de liberté qui a soufflé sur la France que je voulais faire revivre. Une liberté incroyable dans une époque où les radios propulsaient des nouveaux groupes musicaux au-devant de la scène. Je suis parti du fait divers d’un meurtre sordide pour construire l’ébauche d’une histoire. Après avoir imaginé les deux narrateurs, je les ai laissés évoluer presque en dehors de ma volonté. Au point que la fin n’est pas celle que j’avais envisagée au début de l’écriture, ni même lors d’une des premières versions.

Et je crois que c’est pour cette raison qu’elle surprend autant le lecteur.

Pour la trilogie, je voulais faire trois photos de notre société et de sa délinquance à travers trois histoires, dans les années 80’s,90’s et 2000.

Des personnages récurrents, mais des narrateurs différents dans chaque intrigue.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

L’Arménien est celui qui m’a pris le plus de temps, sans doute vais-je plus vite désormais. Comme toute personne qui pratique une passion tous les jours, il est vraisemblable que je progresse.


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Non, chacun d’eux était une nécessité. Une histoire que je voulais et que je devais sortir de moi.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Je suis heureux des retours des lecteurs et des chroniqueurs sur la trilogie. Et, comme toujours, inquiet de la réception du prochain.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais. J’ai mis trop d’années à réaliser ce rêve. C’est aujourd’hui une nécessité vitale.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Mon prochain roman se passe entre Paris et Cuba, il paraîtra en juin, aux Editions Lajouanie.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Autoédition, avant de trouver un éditeur.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

J’adore des auteurs comme James Lee Burke, John Le Carré, Henning Mankel, Trevanian, Don Winslow, Thomas H.Cook… Et l’univers d’Américains comme Dashiell Hammett, Raymond Chandler, …

Pour autant, la lecture et la relecture des classiques, André Gide, Hermann Hess, les écrivains du 19s en général, m’apportent du vocabulaire et une fluidité de la langue.

J’apprécie la poésie pour la métaphore, je suis sensible aux poètes surréalistes, et au saisissement de l’instant de Philippes Jacottet. Je lis beaucoup d’autoédités que je découvre sur les chroniques dans les groupes FB.


Avez-vous d’autres passions ?

Les voyages pour aller à la rencontre de l’autre, échanger et comprendre le monde, les cultures, sans a priori ni jugement.


Un dernier commentaire ?

Merci à tous ceux qui ont lu la trilogie des nuits nantaises.

Merci pour vos retours. Merci pour vos magnifiques partages.

Grâce à vous, écrire ces romans est une des plus belles aventures de ma vie. Et merci à vous, Elodie, pour cet ITW.


BIBLIOGRAPHIE

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