Matthieu BIASOTTO

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répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Pour tout te dire, j’ai toujours été gourmand de fictions sous toutes les formes mais je n’étais pas dans l’optique d’écrire des livres. Moi, je voulais être dessinateur pour la BD (et accessoirement pilote d’hélicoptère, champion de patinage artistique et tout ce qui me passait par la tête au fil des ans.) ce qui ne m’empêchait pas de passer mes journées à me raconter des histoires – ou à me tordre une cheville. J’ai grandi dans la couleur grâce à ma mère et dans l’informatique, je suis devenu graphiste. C’était un moyen de m’exprimer, mais j’ai vite compris que répondre à un cahier des charges m’étouffait. J’avais l’envie de créer seulement pour moi, sans limite ni contrainte. Alors pour le cap fatidique des 30 ans, suite à un superbe burn-out, je me suis lancé dans l’écriture. Et c’était à la fois un besoin qui dormait sans que je ne sois capable de le cerner précisément, et en même temps… c’était une urgence, quelque chose de viscéral.  


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Une vie qui ne me convenait plus. Je crois que c’est en prenant le mur des réalités de plein fouet que j’ai compris à quel point j’avais besoin d’imaginer, d’écrire et de partager des histoires. C’est en touchant le fond que j’ai trouvé l’étincelle, une idée un peu folle, un rêve pour lequel je n’avais jamais vraiment trouvé les mots. Et puisque je n’avais plus rien à perdre, je me suis lancé.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non, il y a des concepts que je laisse de côté car ce n’est pas le bon moment, j’ai quelques notes qui ne donneront jamais un roman, mais lorsque je me lance dans un texte, c’est dans l’idée d’aller au bout, de le faire découvrir à d’autres, de partager mon imaginaire.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Je peux dire que ça va au-delà, c’est même une religion. Il n’y a pas un jour, une nuit où je ne suis pas en train d’imaginer une scène, une intrigue, un retournement ou un dialogue. Je pourrais continuer d’écrire même si le monde était sur le point de s’effondrer. C’est ma bulle, un univers que je peux tordre à volonté et que je ne me vois pas quitter.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

J’aime beaucoup le dessin, j’entretiens ma technique en graphisme, je suis un peu geek sur les bords. J’adore la musique, la peinture, le tatouage et ma vie de famille. J’ai besoin de passer du temps avec ma femme et mes enfants, j’ai l’impression de trouver une sorte d’équilibre, quelque chose qui compense mes longues heures en solitaire.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Je suis très mauvais pour tout ce qui est administratif, je déteste la paperasse, la gestion, tout ce qui n’est pas en lien avec la création ou le partage à proprement parler. Le meilleur côté, c’est justement cette notion de partage, les rencontres avec les lecteurs. L’aspect humain l’emporte haut la main sur les formulaires et la comptabilité 😊


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris dans mon atelier, je travaille mes histoires du matin au soir. J’ai la chance d’avoir un espace dédié à mes idées et de pouvoir être présent pour mes 3 petits gars. Du coup, je cale mes journées sur les horaires des différentes écoles afin d’être présent le matin et le soir.

Le matin est consacré à l’avancement de mon livre et à la création pure. Je réserve l’après-midi à la relecture, la prise de note et la préparation de la prochaine séance d’écriture.

J’ai très souvent un pic à 3h du matin, généralement je suis réveillé par un flash et je file noter ma fulgurance.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Je suis un adepte du plan et du travail préparatoire. Je ne débute jamais un livre sans savoir parfaitement ce qu’il va se passer, ni sans avoir taillé mes personnages dans le moindre détail. Je tiens cette habitude de l’époque où je n’avais pas beaucoup de temps (j’étais encore graphiste). Ecrivant la nuit, j’ai vite compris que les quelques heures que j’avais à disposition devaient être optimisées. Vu que ma fenêtre de tir était réduite, je ne voulais pas me perdre dans les méandres de l’improvisation ni jeter des chapitres entiers. Donc, il m’a fallu être très vite (très) organisé.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

C’est difficile à expliquer, je crois qu’au fond c’est comme un entraînement. Plus on sollicite l’imaginaire, plus les idées viennent. Il suffit d’observer le monde, les gens, de se poser quelques questions pour changer les règles. Et avec des « Et si ? » et des « Sauf que… » on obtient très vite une petite graine qui ne demande qu’à germer sur un carnet de notes.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Je laisse toujours des bouts de moi ici et là, dans des proportions variables. C’est parfois un clin d’œil que seuls les proches peuvent saisir, d’autres fois, c’est une scène ou un souvenir mais ce n’est jamais au cœur de l’histoire : la fiction est tellement plus belle que le réel 😊


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Dans ma phase thriller, je suis sorti de l’écriture de « 11 Juin » en miettes pour des raisons personnelles, et j’ai laissé quelques plumes dans l’élaboration de « Blanche » car il était très sophistiqué. Le plus simple, celui qui coulait de source était « Le Supplément d’âme », c’est aussi mon préféré issu de cette période.

Maintenant que j’écris de la romance, je crois que j’ai l’expérience des 24 livres publiés, donc c’est moins flagrant. Mais j’avoue que le scénario de « Deaken » m’a donné du fil à retordre, alors que mon dernier « Tearon » est né dans une fluidité qui m’étonne encore.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Oui, j’ai une tendresse particulière pour mon tout premier, « Un jour d’avance ». Parce que je réalise le chemin parcouru depuis. « Le Supplément d’âme » a toujours une place dans mon cœur car il m’a ouvert beaucoup de portes (et pas seulement commerciales, des tiroirs au fond de moi que je ne soupçonnais même pas). Enfin, je crois que j’ai toujours un pied sur un voilier, le Pura Vida, dans les eaux chaudes du Costa Rica grâce à l’écriture de « Santi ».


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, honnêtement. J’ai déjà pensé à en vivre autrement, à tester de nouvelles choses, mais je ne me vois pas passer une journée sans écriture.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Là, tout de suite… Je vais profiter du lancement de mon petit dernier. Je vais laisser « Tearon » vivre de ses propres ailes et me tourner vers le prochain livre. Pour la date de ce futur livre, je pense que Juin est envisageable 😊


Un dernier commentaire ?

Juste un immense merci d’avoir pris le temps de me poser ces questions et de te pencher sur mon travail.


BIBLIOGRAPHIE

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