Damien LEBAN

Pas de commentaire

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Damien Leban, j’ai 39 ans, je suis marié et père de deux enfants. Je partage ma vie professionnelle entre le métier de professeur de sciences-scientifiques à temps partiel et ma passion d’auteur de thrillers. Sinon je chausse du 45 et j’ai quelques premiers cheveux blancs, mais ça, tu n’es pas obligée de le dire à tout le monde !


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Oui, dès les classes de primaire, j’aimais me raconter des histoires et en écrire. Mon imagination a toujours été débordante et c’est devenu avec l’âge une sorte de besoin vital de vider toutes ces idées de ma tête avant qu’elle n’explose.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

L’envie est venue naturellement comme je le disais. Après, certains auteurs en particulier m’ont guidé vers le policier et le thriller. J’ai découvert le policier soft avec Mary Higgins Clark, puis le fantastique avec Stephen King et enfin le thriller avec Maxime Chattam et Franck Thilliez. A eux quatre, à chaque étape de ma vie, ils m’ont en quelque sorte incité à vivre mon rêve, celui de devenir auteur.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Un seul. « Dans l’ombre du chaos ». Pourquoi ? Parce qu’il sera seulement publié dans quelques jours ! Le 23 avril !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion depuis toujours. Depuis trois ans, vu que mes enfants ont un peu grandi et qu’ils m’offrent des nuits plus paisibles, j’ai pu intensifier mon travail dans l’écriture, accélérer la cadence si vous voulez. Dernièrement j’ai demandé à travailler à temps partiel pour l’éducation nationale. Donc, petit à petit, auteur est devenu mon second métier.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés de l’écriture sont innombrables. C’est un besoin vital. C’est souvent même une résilience pour moi. C’est une libération. C’est ma forme d’expression, celle dans laquelle je suis le plus à l’aise. Les mauvais ? Il n’y en a pas vraiment. Disons plutôt qu’il y a des contreparties à cette activité : c’est extrêmement chronophage et solitaire.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Toujours en silence. Le plus complet possible… J’écris sur un ordinateur dédié, sans Internet ou autres sources de distraction possible. A la maison, j’ai un bureau aussi dédié à l’écriture, avec une vue plongeante sur mon jardin, le ciel bleu ou étoilé. Très souvent le soir ou désormais en journée quand je suis seul à la maison. L’organisation du temps entre la famille, le travail et l’écriture est primordiale si on veut être efficace d’un côté et si on ne veut pas frustrer ses proches par trop d’absences.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Oui, forcément. Je pense que pour écrire des histoires complexes aux multiples ramifications, il faut préparer le terrain en amont. Donc je pars toujours d’une thématique que je veux exploiter et du « message » que je veux transmettre. Ensuite, je campe les lieux et les personnages. Durant cette longue phase de préparation, j’accumule des scènes clés, des dialogues, des étapes indispensables entre l’élément déclencheur et le climat. Ensuite, je suis la route sinueuse qui relie tout cela. Néanmoins, je n’élabore pas de plan ultra-détaillé à plus de 4-5 chapitres d’avance car je me fais souvent surprendre par les personnages qui ne décident pas toujours de réagir comme je le prévoyais !


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Je n’ai aucune réponse claire à vous donner sur la première question. Mon imagination travaille en continu et des idées me viennent n’importe quand, au réveil, sous la douche et en voiture… Des idées sur le manuscrit sur lequel je travaille ou sur un futur qui se dessine dans ma tête. Non, aucun phénomène de page blanche pour l’instant. Simplement des instants plus difficiles à traverser quand je dois gérer des scènes complexes et que je dois trouver la solution parfaite et mettre tous les éléments en place.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Si j’évoque mes derniers romans, « Les braises de l’exode », « Je suis le crépuscule » et « Dans l’ombre du chaos », tous trois ont pour personnage principal le major Bruno Heisen. Mon enquêteur s’inspire d’un ami qui me conseille techniquement sur l’univers de la gendarmerie car il est major de la brigade de recherches à la GN. Forcément, dans ces trois romans, il y a des éléments et anecdotes personnelles sur mon ami.
Concernant les faits réels, parfois. Comme celui d’un cadavre calciné retrouvé dans le coffre d’une voiture à quelques kilomètres de chez moi. Élément utilisé en introduction des « Braises de l’exode ».
Les sujets, ou je dirais plutôt, les thématiques, que je choisis sont toujours des thématiques sociétales actuelles. Mon but n’est pas uniquement de divertir le lecteur et de le faire frissonner, j’ai aussi pour objectif de le faire réfléchir, d’éveiller les consciences sur certains problèmes graves qui vérolent nos sociétés.


Y’a t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Mes deux premiers livres ont été difficiles à écrire, mais uniquement du fait de mon inexpérience. Les erreurs de débutant, le manque de confiance en soi… Hormis cette évidence, je dirais « les braises de l’exode » car durant toute la phase d’écriture, mon ami Bruno que je citais il y a une minute était en chimiothérapie et nous échangions mails et textos entre mon bureau d’auteur et la chambre stérile à l’hôpital. Désormais Bruno va bien, il a vaincu le crabe et est en pleine forme.
Les plus simples, je dirais mes deux premiers tomes de ma saga « Hugo Moon ». Ce ne sont pas des thrillers à proprement parler. Plus des romans young adult, mélangeant suspense, action, science-fiction et fantastique. Un genre bien plus simple et fluide à écrire car il n’y a presqu’aucune contrainte.


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Pas vraiment. Chacun de mes romans a été écrit à une période de ma vie et représente des événements bien spécifiques. La naissance de ma fille, la mort de mon père, le confinement dû à la Covid… Chacun de mes romans m’a accaparé pendant des mois non-stop voire des années. Ce sont presque des membres de ma famille si vous voyez l’idée… Mais s’il fallait absolument en citer un, je citerai le dernier « Dans l’ombre du chaos » car il s’agit sans doute – ou en tout cas, je l’espère – du plus abouti.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Tout dépend de ce qu’il se cache derrière le mot « succès ». Personnellement, je suis déjà extrêmement fier quand je termine d’écrire un roman. C’est mon premier succès. Ensuite, vient le retour des chroniqueurs et lecteurs et s’il est positif, c’est mon deuxième succès. Enfin, viennent les « ventes » proprement dit, et là, tout dépend du niveau du curseur que l’on envisage. Mille, dix-mille ou cent-mille exemplaires, chacun ses espoirs.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Jamais. De faire des petites pauses de quelques semaines ou mois, oui. Car il y a d’autres choses à vivre à côté et parfois il faut sortir de sa niche d’auteur. Sinon, c’est quelque chose d’inconcevable quand on a l’écriture dans le sang.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Comme évoqué précédemment. Mon actualité est « Dans l’ombre du chaos » à paraître le 23 avril 2021. Dans mes petits papiers, trois projets se dessinent. J’espère les mettre en œuvre dans les dix-huit à vingt-quatre mois à venir.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Mon parcours littéraire m’a permis de tester les deux voies. D’abord les maisons d’édition pour mes 3 premiers romans. Puis après des déceptions et la désagréable sensation de ne pas tout contrôler, j’ai opté pour l’indépendance. Depuis trois ans et demi, je suis donc sur Amazon Kindle Publishing et j’en suis comblé.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

Oui évidemment, l’un ne va pas sans l’autre à mon avis. Cependant, par manque de temps, je suis contraint de choisir : écrire ou lire. Donc depuis quelques années, je lis beaucoup moins qu’auparavant. Disons que je dévore seulement une dizaine de livres à l’année. Essentiellement du thriller, mon univers. Mais parfois je m’aventure dans d’autres genres comme le fantastique, le young adult ou la blanche.


Avez-vous d’autres passions ?

Par manque de temps là encore, mais autres passions ont été peu à peu mises de côté pour ne garder que l’essentiel : ma famille et l’écriture. Nos choix doivent nous mener au bonheur, seul cela me guide.


Un dernier commentaire ?

Je peux avoir un verre d’eau ? Je parle depuis une heure et j’ai la gorge sèche. Merci !


BIBLIOGRAPHIE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s