Guillaume RAMEZI

Pas de commentaire

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Rien de bien extraordinaire ! La quarantaine (+1 …), j’ai grandi dans le Finistère et je vis en Vendée depuis une douzaine d’années. Je suis ingénieur de formation et je travaille dans l’industrie pour quelques mois encore avant un changement de direction radical !


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je pense que j’ai effectivement toujours eu ça dans un coin de la tête de manière plus ou moins consciente. Je suis un grand lecteur depuis … que je sais lire et j’ai toujours été fasciné par la capacité d’un auteur à créer une image, un univers. Quand j’étais ado, il m’arrivait déjà d’écrire quelques bouts de texte. La vie étant ce qu’elle est, j’ai pris mon temps pour développer cette facette là.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours eu une certaine facilité à exprimer à l’écrit toutes les histoires qui me passaient par la tête mais j’avais, je pense, besoin d’un peu de vécu et de maturité pour que l’ensemble tienne la route. Vers 35 ans, après quelques interrogations professionnelles et évènements familiaux, j’ai senti que c’était le moment. Alors je me suis lancé dans l’écriture d’un premier roman.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non ! J’ai la chance jusqu’à maintenant d’avoir vu tous mes manuscrits publiés ! Je n’ai pas de vieux projets qui traînent dans les tiroirs.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Écrire un roman, c’est beaucoup de temps, d’investissement personnel (certaines scènes peuvent être épuisantes à écrire !), de persévérance et d’abnégation. On passe par tous les états, du plus haut au plus bas, en cours d’écriture alors je pense sincèrement que si cela n’est pas une passion, impossible d’aller au bout d’un roman et d’y instiller une « âme ». De là, à en faire un métier…

Cela mériterait de l’être oui, bien sûr, mais le statut de l’artiste-auteur qui fait tant débat aujourd’hui en France n’est pas vraiment reconnu. Et à part quelques poignées d’auteurs en tête de gondole, difficile de remplir l’assiette avec cette seule activité.

Mais qui ne rêve de faire un métier de sa passion ?!


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés, après les phases de recherches et de préparation c’est le plaisir que je prends dans la phase de création pure. Le premier jet, celui pour lequel on ne se pose pas trop de questions et quand les personnages prennent vie, c’est le moment que je préfère dans l’écriture ! A l’inverse, les multiples phases de relecture et corrections sont moins passionnantes… mais indispensables !

J’aime beaucoup aussi les rencontres avec les lectrices et lecteurs en dédicaces ou en salon, ce sont toujours des moments très enrichissants (enfin presque, il y a parfois des discussions un peu surréalistes !)


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Quand je suis en phase d’écriture, j’écris dès que je peux ! En fait je travaille pas mal le midi dans la voiture sur ma pause déjeuner. Mais ça avance toujours mieux quand je peux m’y mettre plus longtemps le week-end. Ça m’arrive de mettre un peu de musique de temps en temps. Juste de la musique d’ambiance pour coller un peu à la scène que je travaille. J’évite par contre les chansons « à texte » que j’aime bien, sinon je me mets à fredonner et là c’est point mort… !


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Quand je démarre une nouvelle intrigue, je connais le point de départ et le point d’arrivée ainsi que le squelette global de mon histoire. Je prépare aussi quelques détails sur les personnages : leurs caractéristiques principales, leurs profils. Je crée aussi un petit schéma des relations entre les différents personnages, ça me permet de bien les situer. Après je ne me mets jamais de barrière en cours d’écriture, je laisse venir les idées et je n’hésite pas à développer tout un chapitre, même si je sais que tout n’est pas cohérent avec ce que j’ai écrit avant. Parce que dès fois, c’est meilleur! Ça demande un peu plus de travail de relecture mais ça évite de laisser passer des idées qui peuvent être bonnes.

Enfin, comme j’ai bien développer des intrigues sur des temps relativement courts, je finis toujours en faisant une frise chronologique, chapitre par chapitre, pour être certain que tout est cohérent et que le timing est bon !


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Je n’ai heureusement encore jamais connu le syndrome de la page blanche !! J’ai toujours pleins d’idées en tête. Cela peut venir de détails dans la vie de tous les jours, de faits-divers que j’aurai lu ou entendu et ou je me dis que ça pourrait être intéressant à développer. Ça peut venir d’un rêve aussi parfois, quand je m’en souviens ! J’ai l’habitude d’avoir toujours un petit carnet avec moi pour noter une idée qui passe.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

En partie oui, les personnages du crépuscule des éléphants par exemple sont inspirés d’hommes et de femmes ayant réellement existé. Et qui pour certains ont laissé leur vie pour la défense des animaux. Mais j’écris surtout sur des sujets qui m’intéressent ou sur mes craintes d’homme et de père de famille ! Pour ce troisième roman, je voulais vraiment aborder le trafic d’ivoire et la défense des animaux plus généralement. C’est un sujet qui me tient à cœur et je pense que la littérature, même populaire (sans aucun a priori péjoratif), peut servir à faire passer des messages.


Y’a t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

D’une certaine façon, j’ai mis du temps à me lancer dans mon premier roman, même s’il me trottait dans la tête depuis longtemps, donc on peut dire qu’il a été long à accoucher ! Paradoxalement, une fois démarré, je n’ai pas éprouvé de grandes difficultés à l’écrire. En fait, j’ai ressenti plus de stress au moment du deuxième. Sans doute parce qu’il fallait confirmer et me prouver à moi-même que je pouvais le refaire, arriver au bout d’un autre roman.


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Oulala, question difficile ! Disons que le premier aura toujours une saveur particulière, parce que c’est le premier justement et comme tout premier roman, on y met toujours un peu plus de soi-même. Mais en fait, quand je mets le point final à un nouveau roman, j’ai toujours l’impression que c’est le meilleur que j’ai écrit ! Le bénéfice de la nouveauté sans doute. Après il faut que les bêta-lecteurs et l’éditeur confirme si c’est effectivement valable… Je ne suis pas sûr que l’objectivité sur ses propres œuvres soit une caractéristique très répandue chez les auteurs!


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Tout dépend ce que l’on place derrière succès… Je suis très heureux de l’accueil reçu par mes livres jusqu’à maintenant. Ils ont toujours été appréciés des lectrices et lecteurs, j’espère que cela va continuer ! Bien sûr, on aimerait tous réussir à en vendre un peu plus, mais l’estime des gens que je côtoie est déjà un beau succès.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non ce n’est pas à l’ordre du jour ! Tant que je prends du plaisir à écrire, je n’ai pas de raison de m’arrêter. La question se posera en revanche si un jour je ne ressens plus la même passion au moment de me mettre derrière mon clavier. Comme je l’ai dit plus haut, je ne suis pas convaincu d’être capable d’aller au bout d’un roman (ou qu’il soit suffisamment bon pour être édité) si je ne suis pas plongé dans mon histoire. Bien sûr il y a des hauts et des bas et il faut parfois se faire un peu violence mais après les moments de doute il y a souvent des passages assez jubilatoires où on est persuadé d’avoir écrit les meilleurs pages de l’Histoire… !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, toujours ! J’ai un nouveau manuscrit terminé et je suis en pleine recherches préparatoires pour un nouveau projet, mais pas de date de sortie pour le moment. Je me concentre pour l’instant sur la sortie de mon troisième roman, le crépuscule des éléphants (21/04/2021). Il faut le faire vivre en librairies malgré la période un peu compliquée pour aller à la rencontre des lecteurs…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition, sans hésiter. Je ne doute pas qu’il y a de bons auteurs en autoédition mais il ne faut surtout pas négliger l’importance et l’apport d’un directeur éditorial. N’en déplaise à certains, éditeur est un métier. Bien sûr, il n’y a pas que du bon et on y laisse parfois des plumes (j’en sais quelque chose !) mais je ne crois pas qu’un auteur seul puisse bonifier son texte de la même façon qu’en travaillant avec le regard d’un pro. Et au-delà de l’aspect qualitatif que représente le travail avec une maison d’édition, autoédition, cela veut dire aussi gérer tout soi-même : impressions, expéditions, facturations, etc. et je n’ai pas du tout envie de m’occuper de ça ! Tout n’est pas parfait dans l’édition classique, loin de là, mais cela reste pour moi la meilleure option pour avoir un peu de visibilité et travailler efficacement.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

Oui, je suis un grand lecteur ! Je pense d’ailleurs qu’il est difficile d’être auteur sans être lecteur. J’aime bien sûr lire de la littérature noire et particulièrement les romans de mes collègues auteurs et autrices que je rencontre en salon. Je rentre rarement les mains vides d’un salon. Mais je ne lis pas que ça, j’ai des gouts assez vastes en la matière : littérature blanche, SF, BD, …


Avez-vous d’autres passions ?

Je fais beaucoup de course à pied. J’ai toujours fait pas mal de sport et en vieillissant et avec la vie de famille, le boulot et le reste, le running reste le plus pratique et le plus facile à mettre en œuvre. Je cours en moyenne 4 fois par semaine, parfois plus quand je prépare une course. J’ai fait plusieurs marathons et maintenant je m’oriente vers les trails nature longue distance. Là aussi, j’attends impatiemment que les courses puissent reprendre.


Un dernier commentaire ?

Merci beaucoup de m’avoir offert cet espace d’expression ! C’est toujours un plaisir de parler de ses passions, j’ai hâte que les salons reprennent et que l’on puisse multiplier les dédicaces pour pouvoir à nouveau échanger avec les passionné.e.s et mes ami.e.s auteur.e.s. (compliquée l’écriture inclusive…!)


BIBLIOGRAPHIE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s