Alexis AREND

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répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour Elodie. Aïe, on commence par une question qui coince 😉 . À vrai dire, il n’y a pas grand-chose à dire sur moi, je suis quelqu’un de simple. Alexis Arend est mon vrai nom et non un nom de plume, je suis un ancien ingénieur en bâtiment et fils d’architecte. Je précise ce détail pour expliquer que la voie de l’écriture n’a jamais été présente dans ma famille, elle m’est venue de nulle part, sans influence précise hormis mes lectures.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Oui, j’ai toujours eu ce rêve en moi, depuis mes 12 ans, époque à laquelle mon professeur de français, M. Ernst en classe de 5e (hélas décédé il y a quelques années avant que je ne puisse le remercier), m’autorisait à lire ma modeste prose devant la classe au début de ses cours. Par la suite, les « obligations de la vie » m’ont hélas éloigné de cette voie, et même de celle de la lecture alors que j’étais jusque-là un dévoreur de livres, mais elle est revenue en force vers mes 40 ans, lorsque lassé de ma vie professionnelle.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’imagine, comme tout auteur, que c’est venu de la lecture. En primaire, j’ai dû lire tous les « Michel », de Georges Bayard, série de romans d’aventures que j’adorais particulièrement. Au collège, nouveau choc, j’ai dévoré tous les livres de Stephen King que je dénichais à la bibliothèque, ainsi que tous les romans issus des collections Denoël (Présence du Futur et Présence du Fantastique). La lecture stimule l’envie d’écrire, et écrire donne en retour le goût de la lecture. Les deux passions sont liées.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non, contrairement à beaucoup d’auteurs ayant dans leurs tiroirs des stocks de récits déjà prêts à sortir, je n’ai en ce qui me concerne aucun manuscrit en attente d’être retouché, hormis peut-être un début de roman datant d’il y a 25 ans, du temps de ma période Zola mais qui soit en restera à ce stade, soit sera remanié du tout au tout. En dehors de celui-ci, chaque roman que je publie a été pensé et écrit après le dernier sorti, ce qui explique aussi que je ne publie pas un nouveau roman tous les 4 mois… Il me faut le temps de cogiter ! 😉


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. Au départ, je dirais même une vocation plus qu’une passion. Un « chemin de vie », et j’ai la chance de l’avoir découvert depuis mon enfance, le seul hic est que j’ai mis bien trop longtemps avant de me décider à suivre cette voie, pour de nombreuses (et souvent mauvaises) raisons. Aujourd’hui, oui c’est devenu en outre mon métier à plein temps et je me sens enfin « moi ».


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés, ce serait déjà la liberté de faire tout ce que je veux de mon temps et le fait de vivre de quelque chose que j’aime vraiment, ce qui est loin d’être le cas de monsieur tout-le-monde, hélas. Ensuite évidemment l’amour que te portent les lecteurs, les retours enthousiastes de personnes ayant pleuré de bonheur ou de tristesse à la fin d’un roman. C’est le fait de les aider à rêver, à s’éveiller grâce à des thèmes forts véhiculés, à s’évader aussi grâce aux lieux où se situent mes histoires. Les mauvais côtés sont l’abnégation que ça demande, la détermination qu’il faut investir, le courage de continuer quand ça met parfois du temps à décoller, qu’on n’est pas certain de pouvoir vivre avec aisance de son travail d’auteur, ou quand les critiques (justifiées ou non) tombent, ou encore quand il nous arrive de ressentir une pointe de jalousie ou de frustration face à la réussite rapide de certains qu’on estime plutôt médiocres. Ce dernier point me touchait énormément au tout début, maintenant plus du tout : on a chacun sa propre légende à écrire, et chacun à son rythme…


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

C’est mon gros défaut, je manque de discipline. Je sais certes m’organiser, établir un beau programme bien chiadé, mais je suis souvent incapable de le suivre correctement. Le plus souvent, je me retrouve à écrire en toute fin de journée, voire la nuit. Je suis plus efficace à ces heures-là mais j’évite malgré tout, l’organisme apprécie moyennement ce genre de fantaisies. Sinon oui, j’ai une playlist spécialement dédiée à l’écriture, qui met mon cerveau en condition pour ce travail dès les premières notes.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

En général, une idée me vient, parfois « comme ça », parfois suite à une simple scène dans un film ou un livre qui m’amène à une réflexion… Ensuite, j’essaie de la faire germer, j’y réfléchis consciemment. Je ne crois pas au fait d’attendre que l’inspiration vienne, pas quand c’est un métier. Sinon, on peut parfois attendre 30 ans, il faut faire travailler son esprit, le stimuler. Quand j’estime l’idée assez viable et développée, je structure mes premières idées, mais souvent, j’attaque le roman en ayant en tête le début et la fin, et de vagues notions de ce qui pourrait se passer entre les deux. C’est assez rock’n roll, en fait ! 😉


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Comme je disais, c’est souvent un déclic subit, pouf ! Ceci étant, une bonne idée de départ ne veut pas forcément dire un roman potentiel, il faut pouvoir développer cette idée sur 300 pages, ce n’est pas simple ! Et oui, il y a énormément de moments où l’inspiration manque, bien sûr, c’est pour ça que je parlais de stimuler son cerveau, de se « forcer » ! J’adore cette phrase de Stephen King qui parle de se forcer à coucher des mots sur le papier même quand on a le sentiment de « pelleter de la m*rde »… C’est également parfois délicat, notamment au fur et à mesure des romans sortis, parce qu’il faut éviter de se répéter de l’un à l’autre, que ce soit en terme d’idées, de situations, de descriptions, de personnages etc…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Non, jamais. Je ne m’inspire jamais du quotidien. Comme je le disais, ça provient plutôt d’un déclic sorti de nulle part, une idée qui soudain me traverse l’esprit et où je me dis « Ah, tiens ! ce ne serait pas c*uillon si on imaginait que… ». Même pour Alabama qui traite d’un fait de société réel des années 60 dans le sud des États-Unis, même là l’inspiration est davantage venue de films ou de romans que de faits réels, lesquels ne sont intervenus qu’après, à mesure que le roman prenait corps. Le plus souvent, ce qui m’inspire, plus qu’une idée elle-même et surtout bien plus qu’un fait divers, c’est une ambiance, une atmosphère que j’ai envie de créer.


Y’a t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Les romans les plus faciles à écrire ont été ceux, rares, pour lesquels je savais où j’allais. Ce sont ceux aussi qui ont davantage plu, parce qu’on « ressent » que je m’y sentais vraiment à mon aise. Les plus difficiles ont été a contrario ceux sortis juste après ceux-ci, parce que j’angoisse toujours, après un roman à succès, de décevoir les lecteurs qui m’auraient découvert suite à ce récit. Je me mets donc malheureusement une énorme pression, souvent contre-productive..


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Je ne citerais pas les un ou deux que j’apprécie moins, ce serait peu vendeur ( ( ), en revanche j’ai un faible pour Salamanca parce que j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire, et que j’étais encore empli d’illusions pour ce métier, et même assez naïf on peut le dire. Mais en dehors de cet aspect, j’aime cette histoire et sa narration pour ce qu’elles sont. Ensuite, j’ai évidemment un gros faible pour certains récits que les lecteurs ont également plébiscités, comme Josh, Perdition, Alabama…


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Oui, notamment du dernier, Alabama, qui continue à très bien se vendre huit mois après sa sortie, et qui atteindra bientôt les 600 commentaires Amazon, c’est un succès qui me fait chaud au cœur. Ils ont tous plus ou moins eu leur heure de gloire (à l’exception peut-être du premier, Heaven’s Road, assez méconnu), donc oui, je pense que je peux m’estimer chanceux !


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui, ça m’est souvent arrivé, bien sûr. Par fatigue, par lassitude, par découragement, parfois par jalousie ou frustration comme je le disais précédemment, en voyant les « étrons » qui flottent à la surface du Top 100 d’Amazon. Mais à côté de ça, je sais aussi qu’écrire est ma vraie vocation, je sais que je serais malheureux d’arrêter et que je le regretterais rapidement, et il suffit d’un retour enthousiaste d’un lecteur pour me convaincre que j’ai réellement trouvé ma voie.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, je suis en pleine phase d’écriture, c’est un peu fastidieux car j’ai totalement changé d’idée de roman en cours de route, donc j’ai perdu quelques mois, et aussi j’ai beaucoup d’autres choses plus personnelles à gérer actuellement qui n’ont rien à voir avec l’écriture. Ce prochain récit sera dans un genre encore un peu différent (chacun de mes romans est de toute manière différent des précédents, je déteste les redites et la facilité), mais celui-ci particulièrement car il prendra certains traits des contes. J’espère que les lecteurs apprécieront également cette innovation et qu’ils y retrouveront malgré tout ma « patte ». J’espère aussi pouvoir le sortir avant l’été.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Mon premier roman a été édité professionnellement, ce qui m’avait rempli de joie et d’espoir, forcément. Malheureusement la déception a vite suivi en termes de ventes, de notoriété (difficile d’être acheté et lu quand tes romans sont invisibles en librairie et traînent dans une arrière-salle). J’ai donc trouvé l’autoédition plus gratifiante et j’ai refusé par la suite plusieurs offres d’éditeurs que je jugeais peu probantes. Ce n’est qu’avec Nouvelles Plumes et France Loisirs que je suis revenu à l’édition traditionnelle pour offrir un second souffle à Perdition, sans délaisser pour autant l’autoédition.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

Je suis avant tout un lecteur d’auteurs du passé. Des « classiques », certes, mais pas forcément dans le sens rébarbatif qu’on imagine. Hemingway ou Daudet sont des classiques mais ne sont en rien pesants à lire. C’est vrai que la qualité de la langue compte beaucoup pour moi, en terme de plaisir de lecture, et j’avoue davantage m’y retrouver dans ces auteurs du passé. Mais c’est aussi et surtout parce qu’ils nous décrivent une époque révolue, qu’ils ont eux-mêmes connue, c’est comme un voyage dans le temps, une carte postale qui s’ouvre sur une autre époque. Les romans modernes, évidemment, ne permettent pas ça, même si je m’y intéresse et que j’y fais de très belles découvertes. Ce qui me frustre parfois davantage, c’est l’omniprésence de genres « tout-venant », comme le thriller, la romance ou le feel-good produits ad nauseam, on a le sentiment de ne plus trouver que ça, hélas. En tant que lecteur, j’adorerais être davantage surpris.


Avez-vous d’autres passions ?

Oui, énormément, j’adore l’Histoire, l’astronomie, la géologie, les légendes du monde, je m’intéresse à la spiritualité et à l’éveil de la conscience, à la physique quantique, aux neurosciences, aux sciences de la Terre, j’adore les reportages qui nous font découvrir des cultures très différentes de la nôtre, et quantité d’autres domaines encore. En bref, je m’intéresse à quasiment tout !


Un dernier commentaire ?

Un grand merci à toi Elodie pour cette interview, et merci à vous tous, lecteurs, qui me suivez de plus en plus nombreux à chaque roman. Ça ne fait que commencer, accrochez-vous, je vous emmène avec moi et j’ai bien l’intention de vous faire encore rêver et voyager !


BIBLIOGRAPHIE

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