Guillaume COQUERY

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répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Guillaume Coquery j’ai 55 ans et j’habite à la frontière espagnole au milieu des Pyrénées, en plein fief chocolatine et confit de canard !


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai toujours eu le fantasme de l’écrivain, j’étais un enfant introverti et a 10 ans ma meilleure amie était la bibliothécaire de l’école, autant dire qu’on ne partageait pas grand-chose. Je m’inventais plein de mondes imaginaires et une vie moins désespérante, les livres étaient mon refuge. J’écrivais beaucoup et je détruisais immédiatement après.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

La lecture est venue en premier et l’écriture est arrivée très tôt, mais j’avais toujours une bonne raison de ne pas aller au bout… une fausse bonne raison, mais je me cachais derrière mon petit doigt. Par exemple vers trente ans je me suis dit qu’il fallait que j’écrive sur ordinateur mais la technique me freinait, écrire un roman avec 2 doigts non merci ! Donc j’ai pris une méthode de dactylo et pendant un an j’ai appris à taper comme une secrétaire, avec mes dix doigts. Quand j’ai réalisé des scores honorables j’ai commencé un bouquin, je l’ai trouvé très mauvais et je l’ai jeté quelques mois plus tard… Cependant j’ai gardé la dextérité en dactylo et elle me sert enfin, maintenant…. (rires)

En étant tout a fait honnête, je n’étais, tout simplement, pas encore prêt, c’est un long chemin l’écriture, du moins pour moi.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Comme je disais plus haut, en plus de celui commencé après ma période apprentissage secrétariat, j’ai écrit deux romans assez courts qui ont disparu. L’un était un polar rural, l’autre une histoire d’arnaque à l’assurance sur fond de roman social… Le pitch aurait pu être intéressant mais il valait mieux qu’ils disparaissent je vous l’assure.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion, je ne peux pas me projeter auteur professionnel, déjà que j’ai du mal avec le terme auteur…


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Je ne retiens que les bons cotés, c’est une passion, comme je vous le disais. Les rencontres avec les lecteurs sont comme les bonbons sucrés de mon enfance, les rencontres avec les collègues auteurs sont souvent magiques, on a vite l’impression de faire partie d’une famille. Bon parfois, je sais que c’est assez artificiel, et certains auteurs se rapprochent de vous dans l’unique but de vendre leurs livres. Ceux là n’ont rien compris à la chose, enfin, à mon avis.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je commence à en avoir. Je débute une séance en relisant ce que j’ai produit la veille, et j’effectue une première correction immédiate, parfois j’efface le boulot des deux ou trois derniers jours, je n’hésite jamais à utiliser le bouton « efface moi vite cette nullité ! » … je suis assez impitoyable avec cet auteur, je le concède, mais c’est pour son bien. L’an dernier j’ai eu une mauvaise passe pendant le confinement, j’ai effacé d’un coup 16000 mots, j’en étais malade, mais je trouvais ça tellement mauvais… Pour moi c’était presque 2 mois d’écriture qui passaient a la trappe. Mais je me dis que si je n’arrive pas a me plaire, je suis certain que je ne peux plaire à personne. A la reflexion je pense que le moral y faisait et que j’aurais peut être du agir différemment… j’ai eu du mal à écrire pendant cette période covid.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’écris le matin à partir de 5h 5h 30 car je suis incapable de quoi que ce soit le soir, et toujours en silence. Je ne fais pas de plan, en revanche je détaille mes personnages, les buts et les liens qui les unissent ou les problèmes qui les séparent, leurs motivations, leurs manières de parler, leurs tics de langages et tout ce qu’il est nécessaire d’ajouter. J’utilise beaucoup les cartes heuristiques pour me retrouver et pour identifier les moments de tension.

En ce moment je réfléchis à la construction du dernier volet de ma trilogie Commingeoise. Je vais entamer l’écriture bientôt, j’ai déjà écrit quelques scènes secondaire, et le prologue. C’est important d’avoir un prologue ou un premier chapitre qui ouvre l’appétit du lecteur, Ce sont les premières pages qui donnent l’envie de continuer.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Dans la vie tout simplement, tout peut m’inspirer. Avant d’écrire, j’imaginais plein d’histoires dans ma tête. Par exemple, je vois une personne qui court dans la rue l’air un peu affolé et je vais chercher pourquoi elle court, je me fais le pitch. Elle a trouvé un téléphone qui n’est pas a elle dans sa poche, elle se revoit a la salle de sport elle a pris la veste de sa voisine qui était similaire à la sienne, elle reçoit un appel un type lui dit qu’il arrive pour la tuer elle se met a courir… et je brode… euh, l’idée que je viens d’exposer, faites moi penser à ne pas l’utiliser, elle est usée jusqu’à la corde.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Anecdotes personnelles…oups je n’espère pas… non c’est de la pure fiction. En revanche pour les sujets ou plutôt les thèmes, oui j’ai envie d’écrire sur quelque chose. Pour Vakarm j’avais envie d’écrire sur des trajectoires féminines, et sur les réactions face à un enjeu qui nous dépasse.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Oskal a indéniablement été plus simple car il n’y avait personne qui m’attendait. C’était juste un défi personnel. Pour Vakarm j’ai commencé à sentir une attente, j’ai eu des messages me demandant la suite et la pression de lecteurs qui ne voulaient pas être déçus, alors oui il y avait un enjeu supplémentaire.


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Je pense comme beaucoup, pour le dernier. D’abord parce que derrière celui-ci il y avait une vraie démarche construite. Pour Oskal j’ai découvert en le relisant alors qu’il était quasi terminé, quels étaient les thèmes sur lesquels j’avais voulu m’exprimer. C’était très amusant parce que je l’ai découvert sans avoir fait le chemin intellectuel préalable… j’ai vraiment été étonné, lors des corrections, de constater que tout tournait autour du rapport père fils.

Pour Vakarm, j’ai voulu écrire un livre beaucoup plus féminin, plus délicat, avec moins d’action. Vakarm, loin du bruit de de la fureur que propose le titre est un hommage à la femme et à la résilience féminine. C’est aussi une « réflexion » je le dis entre guillemets car je n’ai pas la prétention d’avoir commis un essai, mais j’avais envie de parler de ce que deviennent nos choix lorsque l’enjeu nous dépasse.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Vous savez je n’ai écrit que deux livres et le second vient à peine de sortir alors on peut parler de succès confidentiel… mais je suis étonné lorsque je reçois des messages d’inconnus. C’est tout nouveau, depuis quelques mois à peine, je me dis que mes écrits commencent à sortir de mon cercle de connaissance, et oui ça fait plaisir parce qu’un inconnu qui vous contacte effectue une démarche dénuée de bienveillance amicale, s’il prend la peine de faire un retour c’est qu’il a été touché, et là c’est super émouvant pour moi.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui, bien sur, très souvent. Je me relis et je jette encore beaucoup de ce que j’écris, je pense que c’est salutaire. Pour Vakarm, j’ai même songé à renoncer à le publier quand je tournais en rond avec mon histoire et que je ne trouvais pas le ressort, la dynamique… à ce moment là, j’avais déjà écrit deux fins qui ne me plaisaient pas…


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je suis en cours d’élaboration de l’histoire du troisième volet. Mais je ne me mets pas de Dead line.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Aucune hésitation : Maison d’édition. Je ne me vois pas être mon propre éditeur. Franchement les autoédités qui le sont par choix (on peut dire le mot car ce n’est pas un « gros »mot… pour gagner plus) je leur tire mon chapeau. Ils gagnent plus qu’en maison d’édition, certes, mais ils ne le volent pas, vraiment, c’est un boulot d’enfer. J’ai eu la chance de rencontrer un éditeur très paternaliste, très humain, proche de ses auteurs, Marc Duteil mais je lui laisse son travail, c’est plus fun d’écrire…


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

Je suis assez éclectique dans mes lectures, je lis un peu de tout. Bien sur du thriller, mais je peux me faire plaisir avec des livres témoignages comme le journal d’une alcoolique abstinente de Céline Bourbon, cette année entre autre, j’ai lu 1984 d’Orwell, j’irai cracher sur vos tombes de Vian vs Sullivan, et le dernier Goncourt que j’ai beaucoup aimé. Tous les ans je lis ou je relis un Camus. Confinement oblige, j’ai relu la Peste, j’ai aussi écouté l’Etranger lu par Camus, c’était très émouvant et enfin, j’ai relu La chute.


Avez-vous d’autres passions ?

Oui ma famille, et plein d’autres choses, je suis un passionné qui court après le temps.


Un dernier commentaire ?

Oh là non, j’ai déjà trop parlé, merci Elodie.


BIBLIOGRAPHIE

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