Laurent DENCAUSSE

Pas de commentaire

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je ne crois pas avoir jamais imaginé qu’un jour on me considérerait comme un écrivain… Je n’ai pas grandi dans un milieu porté sur les arts en général. Chez nous, on lisait peu, par manque de temps. Par chance, j’ai pu dévorer les quelques ouvrages que France Loisir déposait de temps en temps devant notre porte ou les reliques dénichées dans les vieilles armoires, et c’était là tout mon rapport à l’art d’écrire.

Ce n’est pas avant le lycée que j’ai pris conscience que j’avais des choses à dire. A me dire surtout. C’est sorti essentiellement sous forme de poèmes, de textes de chansons, dont je faisais parfois profiter mes amours d’un temps… Plus tard, je suis passé à la nouvelle. Sans vraie raison, juste l’inspiration du moment. J’en ai écrit une quinzaine, sur des sujets assez variés, tragiques ou légères. Mais sans vraiment me dire que « j’écrivais ».


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Découvrir qu’il se passait quelque chose en moi-même, que je n’étais pas qu’un être utile, un ustensile bien rangé dans son tiroir, un être préprogrammé à suivre le chemin balisé. Et puis les bouleversements émotionnels que je subissais régulièrement, balloté comme je l’étais de rêve en rêve, de fantasme en fantasme.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

La voltigeuse de Constantinople est mon premier roman, et il a été publié. Je n’ai donc jamais subi de véritable refus.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Aujourd’hui, il ne peut s’agir que d’un agréable moyen d’échapper aux vicissitudes du quotidien. Je souhaiterais vraiment disposer de davantage de temps afin de tester jusqu’à quel point je peux prétendre à une carrière d’auteur, mais, à 48 ans, prendre la décision de tout abandonner est encore au-delà de ce que je considère être raisonnable.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Tout à fait. Ma passion première est la musique. Avant de devenir enseignant, j’ai passé dix ans (entre 20 et 30 ans) à écumer les scènes du sud de la France, micro à la main et guitare autour du cou. C’est une passion à laquelle je m’adonne encore souvent. Je viens d’ailleurs de sortir un album de musique pop, en anglais, sous le pseudonyme de Random Koslow, album dont j’ai écrit les textes et la musique.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Je ne peux malheureusement pas encore répondre à cette question 


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’ai besoin pour écrire d’avoir l’esprit totalement dédié à la chose. Je dois donc pour cela avoir refermé toutes les portes que le quotidien me force à ouvrir. Mes temps d’écriture sont donc assez limités. Quelques soirées bénies, certains week-ends moins chargés en copies ou activités diverses, et quelques matinées de vacances, jusqu’ici les plus prolifiques.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Pour la Voltigeuse, j’avais déjà les personnages principaux, qui avaient vus le jour dans des histoires précédentes. J’ai pondu un pitch en une soirée, à la suite d’une espèce de pari, et puis je suis parti un peu à l’aventure.

Les romans sur lesquels je travaille en ce moment sont un poil plus structurés, même si je laisse encore une place à la chance. Cependant je n’écris rien véritablement au hasard. La moindre information est le fruit d’heures de recherches, et je dois reconnaître que j’adore ça, dénicher le petit détail qui donnera une soudaine épaisseur au récit.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Du fait de mon âge déjà assez avancé, j’ai la chance d’avoir la mémoire remplie de mots, d’attitudes, de situations, dans lesquelles je puis puiser afin de réaliser mes petits collages. L’actualité de ces trente ou quarante dernières années, les déboires de mes connaissances… Le monde est une source inépuisable de cocasseries et de tracasseries, que je n’ai qu’à cueillir, et déposer sur la toile.

Je ne peux pas dire que j’ai des moments où l’inspiration ne vient pas, car si je m’assieds face à mon clavier (en ayant bien respecté les indications susmentionnées), il sort toujours un petit quelque chose que j’arriverai à

utiliser. Cependant, je connais beaucoup de moments de frustration, car l’inspiration ne vient pas aussi vite que je le souhaiterais. Je dois probablement manquer un petit peu de patience…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Comme dit précédemment, j’aime mélanger les produits de mon imagination avec les faits bruts. Cela provoque parfois des télescopages inspirants qui permettent au récit de prendre une direction inattendue. J’ai ainsi autant de plaisir à écrire que j’en ai à conduire dans une région qui m’est inconnue, découvrant au détour d’un virage un village ignoré, un château sur la colline…


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

J’ai connu des années vides. J’ai cru un temps en avoir fini avec les petits mondes de dans ma tête. J’ai cru que devenir prof voulait dire revenir sur le chemin balisé. Mais j’ai payé cet abandon de moi-même au prix fort, et jamais plus je ne me déserterai de la sorte.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai plusieurs projets qui m’occupent l’esprit, à des stades plus ou moins avancés : une suite de la Voltigeuse, un roman historique (la Bavière, avril 1945, quelques jours avant la capitulation allemande) et un roman plus autobiographique. J’espère pouvoir en finir un dans l’année…


Un dernier commentaire ?

Merci pour votre initiative, j’ai eu grand plaisir à répondre à votre questionnaire.


BIBLIOGRAPHIE

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