Ludovic METZKER

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Avant de devenir auteur, j’ai longuement travaillé dans le commerce : prêt-à-porter puis bricolage et enfin, bureautique. Oui, aucun des métiers n’a de rapport avec cette vocation ! Sinon, j’adore voyager, mais en ce moment, un peu compliqué.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je voulais devenir chauffeur de bus… à neuf ans ! Puis flic… Puis tueur… Quand on est petit, on a des envies vachement bizarre  J’ai commencé à écrire mes premières histoires à l’âge de 18 ans. Mais il faudra attendre plus de 20 ans pour que je m’y mette vraiment.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

La gloire. La fortune. Les filles et la drogue à gogo… Non, je déconne. Je n’ai rien de tout ça. Je voulais surtout écrire mes propres histoires après avoir découvert les récits de Dumas, les mots de Vian et une fascination pour Bernard Cornwell. J’ai toujours eu envie de raconter des histoires, mais j’étais trop timide pour prendre la parole en classe ou devant les copains. Alors, plutôt que de rougir devant tout le monde, j’ai pris le clavier de mon tout premier Mac pour des essais… Forcément, je n’étais pas très bon, mais j’ai écoute les conseils de mon père : c’est en forgeant qu’on devient forgeron !


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Parce que j’en avais honte. Non, sans blague. Je n’avais que 18 ans et je voyais les auteurs comme des DIEUX ! Ils avaient, pour moi, un statut spécial, comme les footballeurs ou les acteurs. Selon moi, tu ne pouvais pas devenir auteur ou écrivain en claquant des doigts. Bon, tout le monde peut devenir « auteur », mais être « écrivain », cela demande plus que de l’expérience.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Au tout début, il s’agissait d’une passion, mais au fur et à mesure, surtout à la suite de quelques soucis de santé, je cherche à en faire mon métier. Je trouve cela fascinant de pouvoir faire ce qu’on aime vraiment et je sais que ce n’est pas donné à tout le monde. J’ai conscience de la difficulté de la chose, mais je crois qu’il faut s’accrocher à ses rêves. J’aime cette phrase de Steve Jobs : il faut travailler dur pour vivre ses rêves et tout faire pour ne pas vivre les rêves d’un autre !


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

La création de plusieurs univers dans lesquels nous invitons les lecteurs. J’ai la chance d’en avoir imaginé plusieurs. J’aime aussi l’idée de pouvoir donner vie à des personnages qui prendront place dans le cœur des lecteurs. Il y a des mauvais côtés, forcément… Mais je préfère me focaliser sur le bonheur que cela me procure et que j’aime partager.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris toujours sur la table de mon salon. Je n’aime pas avoir un lieu dédié dans le sens où cela signifierait, pour moi, une forme d’enfermement. Le salon est un lieu convivial dans lequel j’ai les bruits de la vie. Cela étant, le jour où j’aurais les moyens de me payer un château en Espagne…  

Il me faut un café, mon casque bluetooth et mon ordinateur. De temps en temps, Nala vient se coucher dans mes bras… ça les chauffe :p


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Alors là, la question qui tue ! J’ai voulu ce métier pour ma liberté. Je n’aime pas le concept de la planification. Cela signifierait, pour moi, que tout doit être planifié ? Tout comme ces instants d’écriture, j’aime le freestyle ! Puis, j’ai retenu une phrase d’un de mes personnages : « Avoir un plan n’est utile que pour les gens perdus ! » ! Du coup ? Je veux écrire quand j’en ai envie, sans que ce soit une obligation et sans que j’ai l’impression d’avoir un militaire nord-coréen pointant une arme sur ma nuque.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Le manque d’inspiration est, chez moi, une utopie  Ou alors, faudrait que je tombe dans un coma profond… Je dois avoir plus de 25 histoires qui demandent à sortir de ma tête. J’ai envie d’écrire tellement d’histoires que mon seul blocage vient au moment de sélectionner celle que je vais raconter. J’ai la chance de ne pas avoir le syndrome de la « page blanche » et j’en profite à fond. J’ai des idées parfois loufoques, mais j’assume !


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’écoute, j’observe et j’apprends. Lorsque j’étais enfant, je jouais à un jeu qui peut sembler bizarre : je regardais les gens dans le bus ou le métro et je tentais de m’imaginer leur vie. Qu’est-il arrivé à cette fille qui pleure ou ce type qui se marre tout seul ? J’aime parler de sujets d’actualités et à cela, j’y mélange des faits-réels et des histoires racontées par les membres de ma famille ou ce que j’ai entendu ici et là lors de mes voyages. Je crois dur comme fer que la seule façon de donner vie à un récit, c’est de le sentir, le toucher… de près ou de loin.

Certains sujets me touchent. Pas forcément personnellement, mais parce que je ressens les blessures des gens. Il semblerait que j’ai de l’empathie et que c’est cela qui me permettrait de ressortir la vie dans mes personnages. Je suis incapable de dire si c’est vrai ou faux. J’écris une scène parce que je le sens ainsi.


Y’a t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

LE MUR DU TEMPS fut éprouvant à écrire. Je raconte, de manière fantastique et romancée, l’histoire de mon grand-père paternel. J’y raconte aussi ces hommes et ses femmes qui, sans être juifs, ont sauvés des vies au péril de la leur ou ont subi l’horreur parce qu’ils ne correspondaient pas à une idéologie. Je me souviens de certains passages où j’ai pleuré, mais ce livre était nécessaire. Comme si je me devais de l’écrire. Il y a des histoires qui se doivent de sortir de nos tripes. Qu’importe s’il sera un succès ou pas. C’est ainsi… On se sent investit d’une mission. Puis, il y aussi « Morphéa » : neuf mois pour donner naissance à ce duo « Orianna / Morphéa ». Mon dieu, j’ai adoré écrire cette histoire qui est un mélange entre la fantasy, le fantastique, le merveilleux et les contes de notre enfance…

Le plus facile ? MATT DUBOIS et JOHN ! J’ai l’impression qu’ils sont mon prolongement. Ils sont « moi » dans un sens et les mots viennent tout seul. C’est dingue de pouvoir écrire un texte sans rien avoir comme base et que tout coule de source. J’ai mis un mois pour DUBOIS 2 ! Un mois… C’est dingue, non ?


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Ouch ! La question qui tue  Je ne peux pas préférer un roman plus qu’un autre. Difficile. Mais je vais être honnête : MORPHÉA restera ma chouchoute en héroïne et LE MUR DU TEMPS est pour moi, une merveille d’émotion. Ils sont la preuve qu’il est possible de faire vibre le cœur d’un lecteur. Oui, les mots peuvent faire exploser les maux. En lisant DUMAS et LE COMTE DE MONTE-CRISTO, j’ai pris conscience qu’un livre peut être visuel et nous toucher au plus profond de notre âme. Je crois que le personnage d’Edmond Dantes m’aura insufflé cette envie d’écrire, à mon tour.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Disons que j’aurai tellement aimé voir LE MUR DU TEMPS impacter le public. Je n’étais pas connu à cette époque et… je ne le suis toujours pas MDR ! Ceux qui l’ont lu m’ont écrit pour me remercier d’avoir donner vie à Benjamin, Benoit et Jennifer. Et ça, c’est ce qui me touche le plus. Un jour, ils auront du succès, peut-être.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Cela m’est déjà arrivé. Je continue parce que j’aime inventer des histoires et permettre aux lecteurs de découvrir des pans de notre histoire. Arrêter d’écrire ? C’est comme demander à un joueur de football de cesser de taper dans le ballon !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’en ai plusieurs. Je ne donne pas de date de sortie pour une raison toute simple : je ne veux pas me mettre la pression. Je peux écrire un livre en un ou deux mois et attendre un peu qu’il soit « beau » ! Après, je sais qu’à la sortie d’un livre, celui-ci devra apprendre à grandir tout seul. J’essaie de garder mes idées le plus longtemps possible : ils sont à moi avant d’être à vous…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Autoédition : ma liberté ! Deux ou trois titres sont en ME, mais des petites maisons. J’aspire à une grosse maison… Une qui donnera la chance à mes romans et qui me permettra de rester libre dans mes propos. Je n’ai pas envie d’avoir des scénarios à l’ambition de plaire à une catégorie, même si je sais que…

Un de mes romans devait être étudié pour devenir une sérié télévisée, mais le scénariste voulait des scènes d’amour alors que les deux filles qui suivent le héros sont considérées par lui comme étant ses enfants ! J’ai donc refusé le concept qui sortait carrément de ce que je voulais.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

J’adore lire, mais je dois avouer qu’en ce moment, très difficile. Plusieurs projets et le temps n’étant pas extensible… le vilain :p :p

Ce n’est plus une PAL, mais un camion remplit de livres à lire.


Avez-vous d’autres passions ?

La photographie, le graphisme, les sorties culturelles…

La cocaïne explose mon budget. J’ai du me rabattre sur la cigarette électronique.


Un dernier commentaire ?

Merci pour toutes ces questions et de m’avoir proposé l’interview. J’espère que grâce à celle-ci, les lecteurs – surtout des lectrices – vont se ruer sur mes livres et faire de moi, un auteur modérément riche ! Non, je déconne :p :p


BIBLIOGRAPHIE

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