Raphaël GRANGIER

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répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour Heylowdy. Me présenter n’est pas ce que je préfère, mais puisqu’il faut en passer par là… Je m’appelle Raphaël, je vis dans le Sud-Ouest, à une centaine de kilomètres de Bordeaux. Du reste, j’y ai toujours vécu. J’ai exercé un métier dans l’avionique pendant de nombreuses années, puis me suis reconverti vers l’enseignement technique. Aujourd’hui, et depuis près de 10 ans, je n’enseigne plus, l’Education Nationale ayant fait le choix de ne fournir des profs qualifiés que pour la région Parisienne. L’égalité des chances paraît-il. Mais je suis un homme de la nature, et les métropoles, c’est pas pour moi. Du coup, j’ai bossé pour un Tribunal quelques temps, puis en cabinet d’avocat, presque une année. Et aujourd’hui, je fais un boulot administratif pour une petite entreprise spécialisée en conception et fabrication de machines de récoltes.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Quand j’étais petit, je rêvais de ce que je voyais le soir depuis ma fenêtre de chambre : les étoiles. Comme beaucoup, je me rêvais monter dans une fusée… Un rêve remplacé par celui de pilote de ligne. Peut-être que je me reconvertirai encore. J’adore apprendre et déteste la routine dans le travail. Non, je ne rêvais pas de devenir écrivain. Dessinateur BD, peut-être. Mais pas écrivain. Du reste, le suis-je ?


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Ce qui m’a motivé à écrire, c’est ma colère. Je l’ai sentie trop forte, et le seul moyen de ne pas franchir un cap regrettable, aura été de coucher des mots sur le papier. Une thérapie, un défouloir à émotions. 


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Je n’ai pas remis à éditeur tous mes manuscrits. Certains sont en auto-édition car j’en avais marre d’attendre après les promesses d’un éditeur ; et d’autres sont chez moi. Non édités. Pourquoi ? Soit parce que je les trouve trop médiocres ; soit parce qu’ils ne sont pas aboutis ou tout simplement pas achevés.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

L’écriture est avant tout une passion. Celle de partager des histoires, d’en discuter avec ceux qui les lisent. De savoir si mon message à travers eux est passé ou non. C’est le plaisir de quitter le monde réel et de plonger dans celui des songes.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

L’écriture est un exercice parfois ingrat. Souvent, on a envie d’écrire, mais « ça ne vient pas. C’est mauvais ». D’autres fois, ça viendrait, mais on ne peut pas écrire, on bosse ailleurs. En tout état de cause, aboutir à la fin d’un manuscrit est une sensation ambiguë. J’en suis ravi car fier de mon histoire. Et triste de quitter les personnages, devoir réfléchir à autre chose. C’est un voyage qui s’achève, sans savoir quel sera le suivant. Puis recevoir un contrat est une joie. A chaque fois. La sortie d’un livre aussi. Mais ces moments sont fort volatiles. C’est la vie.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Autrefois, je n’écrivais que le soir. Tard, et dans la nuit. Aujourd’hui, c’est n’importe quand. Mais toujours dans le calme absolu. D’ailleurs, je me demande, si je ne vais pas m’installer dans une église pour écrire mon prochain. (lol).


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je n’ai pas vraiment de process d’écriture. Je ne sais jamais où va me mener mon histoire. Je sais globalement ce dont je veux parler, mais différentes histoires viennent au fur et à mesure, sans forcément de lien. Je cherche ensuite les racines de ces histoires, les ramifications, afin de bâtir mon arbre d’histoire. L’eau. L’eau m’aide énormément dans l’écriture. J’ai souvent pleins de scénarios, d’histoires qui me viennent quand je nage ou suis dans un bain.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Mon inspiration vient souvent de faits réels, du quotidien, de mes voyages, d’un fait trouvé par hasard dans un journal et qui retient mon attention. Je gratte, je développe… Et je finis par trouver pleins de faits à raconter. Je suis incapable d’écrire après ou en période de travail. Le quotidien, les gnagnas de la vie courante parasitent totalement ma capacité à écrire. Et aujourd’hui davantage qu’avant, c’est probablement ce qui fera que j’irai certainement voir ailleurs dans peu d’années.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

J’aime que mes histoires apportent des connaissances. Donc oui, elles sont nourris d’éléments et de faits réels. Qu’ils soient historiques, biologiques, techniques ou de faits divers.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Je préfère écrire dans le noir car j’y suis plus à l’aise. Je ne fais qu’amplifier un peu le réel. De fait, quand je quitte l’écriture, je fais un bon positif car je quitte l’apocalypse pour un monde moins ténébreux. Ce me donne du baume au cœur. Je ne pourrais pas écrire du feel good, car en quittant l’écriture et en revoyant le réel, ce serait juste bon à devenir dépressif, je pense. Donc, voilà pourquoi j’écris du noir.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je ne sais pas si j’ai une préférence pour l’un de mes romans. Mes romans sont souvent des poupées gigognes et chacun détient une ou plusieurs histoires qui me captivent davantage.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Suis-je satisfait de mon succès ? Quel succès ? Mes romans, lorsqu’ils sont présents en librairies se vendent, se lisent. Parfois, j’ai des retours. Parfois pas. Le seul succès que j’éprouve, c’est celui des sourires complices de certaines lectrices ou certains lecteurs, qui entament volontiers la conversation sur mes romans, pour mieux les connaître.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

J’ai souvent pensé à arrêter d’écrire. Car écrire est souvent devenu plusieurs activités autrefois réservées aux éditeurs. J’aime écrire. Je n’aime pas quémander une place pour participer à un salon. C’est le boulot de l’éditeur de proposer les salons et de se débrouiller à mettre organisateurs et auteurs en contact. Or, aujourd’hui, on vous file un listing de mails, en disant : écris à ceux chez qui tu as envie d’aller. Et ça, franchement, ça me gave.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai deux manuscrits sur le feu. Un commencé avant COVID dont j’ai la trame mais pour lequel je ne parviens pas à écrire une ligne, et un autre qui vient achever ma « trilogie » (qui pourtant peu se lire indépendamment) sur Mengele.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai choisi les maisons d’édition pour mettre en avant mes bouquins en librairie. Je n’aime pas faire de l’autopub, ça m’agace.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Le dernier roman publié : « les carnets secrets de l’ange de la mort » reprend les expériences les plus sordides de Mengele, en m’axant sur les deux caisses qu’il avait pris avec lui durant sa fuite, et que l’on n’a jamais retrouvées. Que se passerait-il si un cinglé mettait la main dessus ? C’est exactement de ce point dont traite ce roman. Mais plus qu’une histoire, j’ai voulu donner du sens au mot commémoration. Que l’on sache pourquoi. Pour ne pas oublier ni recommencer. Ce roman est sorti le 23 mars dernier aux éditions LBS (groupe Albin Michel). Ce roman, mais comme la plupart de mes romans me prennent environ 15 mois de travail et d’écriture.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

J’aime échanger avec mes lecteurs. Mais pour être franc, cela se passe essentiellement en salon. Pour quelle raison ? Je l’ignore. Après, je fais distribuer des services presse pour chaque sortie. Avoir un retour, une chronique, pour le lancement d’un bouquin est toujours une très bonne chose. Ca donne une impulsion au lancement.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

J’ai une page auteur sur Facebook, et un profil perso. Mais j’y vais relativement peu, sauf en période événementielle : dédicaces, salons, sorties. J’utilise ce réseau social, très souvent pour échanger sur le salon que j’organise depuis 4 ans maintenant.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’aime bien lire. Mais je suis de ceux qui doivent être happés rapidement dans un bouquin. Plus c’est sombre et angoissant, en général, plus ça me captive. Je ne lis presque que du noir.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Quel livre j’aurais aimé écrire ? Robinson Crusoé, sans aucune hésitation. Ce roman m’a fait rêver, m’a procuré un ensemble d’émotions, m’a dessiné des paysages en tête comme aucun autre.


Avez-vous d’autres passions ? 

J’aime le snowboard, l’équitation, la natation, la moto, la balade en forêt ou en montagne sur les petits sentiers. J’aime bien le cinéma, le 7ème art… Mais la distribution locale était pauvre avant COVID et aujourd’hui, je crois que c’est pire et plus compliqué.


Un dernier commentaire ?

Un dernier commentaire ?… Je ne mords pas. Et je pense que j’essaierai d’organiser un restau littéraire ou un café littéraire en fin d’année avec les lecteurs qui auront envie d’échanger, de découvrir. J’aime partager.

Voilà. Merci pour tout, encore une fois, et à très vite.


BIBLIOGRAPHIE

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