Bruno BAUDARD

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répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Jeune auteur malgré mon âge, il m‘a fallu du temps pour trouver mon style et comprendre que l’écriture n’est pas un métier ni une amourette mais bien une façon de vivre, voire de survivre. J’ai commencé par les nouvelles, 80 environ, dont certaines publiées ou remarquées dans différents concours (ma nouvelle « Balabadosse », premier prix Paris Polar 2017). Je me tourne maintenant vers le roman, incontournable dans nos contrées européennes et je viens de terminer mon premier manuscrit : « Le Dieu des Plumes », le pire de ce que j’ai déjà écrit, question polar.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Devenir écrivain ? Non. Même si je lisais déjà beaucoup, la notion d’écrivain me semblait très floue. Première nouvelle écrite – et pas terminée d’ailleurs – à l’âge de neuf ans. L’histoire d’une petite fille qui rentre chez elle en pleurant. Les femmes, déjà…


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Plusieurs raisons. D’abord exorciser mes peurs en les couchant sur papier. Ensuite écrire mes propres récits que je ne trouvais pas dans les romans proposés, écrire mes propres histoires pour me les raconter ensuite et les faire vivre, d’abord pour moi, ensuite à ceux et celles qui veulent bien les lire. Et puis c’est devenu une façon d’explorer mon monde en repoussant mes propres limites à chaque fois. Et c’est cela qui est drôle, finalement. Enfin, drôle, pas toujours…. 


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

’ai deux manuscrits en attente et qui n’ont pas été publiés tout simplement parce que je viens de les finir et donc pas encore présentés aux maisons d’édition.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Ni l’un ni l’autre, plutôt un mal nécessaire. Mais bon, au détour d’une phrase bien tournée, d’une idée bien exposée, d’une émotion bien balancée, un peu de satisfaction quand même.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bon côtés : l’enrichissement personnel, la satisfaction de voir les lecteurs rentrer dans l’histoire, votre histoire à vous, plutôt que de simplement la lire, une journée dédicace réussie avec la rencontre des futurs lecteurs.

Les mauvais côtés : la solitude que l’écriture engendre pendant des heures, la prise de tête, le côté pas très sain de se regarder le nombril.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Voir réponse en dessous. Le lieu : devant mon PC, près de la fenêtre, toujours près de la lumière du jour. Ou en extérieur – j’ai toujours de quoi écrire pour prendre des notes, ou enregistrer sur mon téléphone portable.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Un process ? Oui, plutôt le matin où j’ai l’esprit encore clair 🙂 De plus, je sors de mes rêves que j’implique directement ou plus tard dans mes écrits selon cette belle phrase : « L’Homme tutoie les Dieux lorsqu’il rêve. » Enfin j’écris avec un casque sur les oreilles, direction Youtube où, en fond sonore et pour un lâcher-prise automatique et rapide, j’écoute de l’ASMR ( Autonomous Sensory Meridien Response).


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration vient des moments les plus inattendus : en voiture, lorsque je marche, le soir avant de m’endormir, lorsque j’écoute de la musique, des gens me parler de leur vie notamment etc. En fait ça peut venir n’importe quand, tout dépend du stimuli face à moi et comme j’ai une très bonne mémoire, c’est classé et ça ressurgit lorsqu’il le faut.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

C’est un mélange de ce que j’ai vécu, entendu, vu et bien sûr, lu. Je fais un mélange de tout ça – vie perso et anecdotes prises ça et là – et j’essaie d’en faire quelque chose d’harmonieux et cohérent.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mes névroses certainement. Certaines périodes de ma vie m’ont semblé « dérangeantes » et donc j’essaie de m’en débarrasser en les écrivant, en vain bien sûr, car ça s’auto-alimente. En plus, la voie de la normalité peut sembler aussi effrayante qu’une vie bien barrée. J’ai donc fait mienne cette phrase de Nietzsche qui dit : « Méfions nous de corriger nos névroses, elles sont souvent la meilleure part de nous-mêmes. »


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Pour moi, ayant pour l’instant un recueil de nouvelles paru, bon, la question ne se pose pas comme cela. Par contre le manuscrit que je viens de terminer m’a paru long à écrire – deux ans – à mettre en forme – réécrit trois fois – même si j’avais l’histoire en tête, donc là, oui, dur à mener à bien. Sinon pour mes dernières nouvelles ou novellas, oui, ça devient de plus en plus facile.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Même réponse. Il y a le recueil de nouvelles « Ces femmes couleur Sang » qui est le premier paru et donc une certaine tendresse pour lui. Sinon le manuscrit fini, et que je commence à envoyer aux maisons d’éditions, « Le Dieu des Plumes » me met mal à l’aise car au fond, très violent et très noir, il me dérange par l’image qu’il me renvoie. Donc le recueil en premier.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Absolument pas. La première nouvelle éditée (Balabadosse, prix Paris Polar 2017) s’est peu vendue. Le recueil un peu mieux. Mais bon la période – confinement etc. – a empêché la tenue de nombreux salons et journées de dédicace donc, surtout ne pas se désespérer.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais, pourquoi ? J’ai surtout peur de ne pas avoir le temps de tout écrire ce que je dois écrire.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui un manuscrit « Le Dieu des PLumes » fini et donc que je vais envoyer aux maisons d’édition. Et un deuxième manuscrit à l’écriture un peu « expérimentale », sur la mémoire et que je vais aussi envoyer ces prochains jours.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Plutôt maison d’édition, même une petite maison d’édition, ça donne un coté plaisant, comme de la reconnaissance.

De plus chacun son boulot, c’est tellement long et dur à écrire si en plus il faut se coltiner toute la vente, outche ! c’est dur.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Il s’agit d’un polar que quelqu’un de mon comité de lecture adoré a qualifié de « psychédélique », ce qui me va très bien. Polar très très noir, très violent aussi, on pourrait parler de confrontation entre deux mondes : celui de la haine et de l’amour. J’aime bien écrire sur les doubles, les deux faces d’une même personne, deux personnages qui se répondent comme dans un miroir. Deux ans pour l’écrire, le choix des personnages s‘est fait tout naturellement, sauf pour le serial-killer où j’ai du faire pas mal de recherches jusqu’à avoir le déclic. Date de sortie ? Et bien quand une maison d’édition voudra bien prendre le risque de… Je vous tiens au courant 🙂


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

Des ressentis de lecteurs et lectrices que j’ai pu avoir, souvent on me parle du style, plutôt en bien d’ailleurs, et des histoires, souvent trop ou très violentes pour certains et certaines. Pas de SP pour l’instant.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis présent sur Facebook, un peu sur Instagram. Facebook c’est une façon de parler de soi, avec un échange en parlant des autres, de rencontrer et d’échanger même virtuellement. Se faire connaître.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Principalement des auteurs américains (James Jones, Delillo, Steinbeck, Bret Easton Ellis, Vollman, Cormack Mc Carthy…) et ceux aussi de la Beat Génération, Kerouac, Ginsberg, Burroughs, Neal Cassady. Plutôt des polars, du noir voire du « dirty realism » (Bukowski) mais peu importe du moment que l’histoire me touche et que le style est là. Oui, le style… Important, au moins autant que l’histoire.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

A l’Est d’Éden, de Steinbeck. Magistral dans sa forme, le déroulement de l’histoire sur des générations, les personnages si humains, si immenses, l’histoire sans concession, sans mièvrerie, le style simple et direct, bref, une leçon de vie. Incontournable.


Avez-vous d’autres passions ? 

La musique, je joue de la guitare. Le cinéma, surtout américain, petits films d’auteurs, indépendants de préférence, des tranches et tronches de vie. Et mes deux enfants à moi 🙂


Un dernier commentaire ?

Merci pour tout, je vous salue bien bas et n‘hésitez pas à lire mon recueil de nouvelles, polar pur jus of course:)


BIBLIOGRAPHIE

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