Sébastien PICARD

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis né à Montréal, j’ai 46 ans et je travaille dans le domaine de la santé en dépendance. Avec ma conjointe, je viens, début mai, d’acheter ma première maison.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Longue réponse, ici, hahaha. Il y a environ 14 ans, j’ai écrit la première version de ma série « Le Dernier rempart » sauf que dans mon histoire, mon héros, Gabriel, était un vieux chasseur de vampires qui cherchait à transmettre son savoir. J’avais écrit 3 tomes.

Lorsqu’en 2018 j’ai débuté l’écriture du Dernier rempart tel que nous le connaissons présentement, j’ai débuté le nouveau roman en ajoutant ce que j’avais déjà écrit 14 ans auparavant. Mais après 100 pages, j’ai tout jeté pour recommencer à zéro en me disant que les lecteurs aimeraient connaître les aventures précédentes entre mon chasseur de vampires et son ennemi juré. Tout connaître depuis leur premier affrontement.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours été fasciné par les vampires et par le personnage de Van Helsing. L’envie d’écrire est venue soudainement. J’ai écrit des dizaines de petits romans que j’étais incapable de mener à terme. Mais en 2018, lorsque j’ai débuté ma tétralogie ‘Le Dernier rempart’ les mots se sont alignés les uns après les autres.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Plusieurs, mais à ce moment-là, la qualité d’écriture n’y était pas, du moins, elle n’était pas à mon goût. En 2016, j’ai écrit un livre intitulé ‘La révolte des agneaux’ un livre noir, violent et dramatique. J’ai juste besoin de le peaufiner un peu, de lui donner un peu d’amour. Je vise une sortie fin 2022 pour cet énorme livre de plus de 700 pages.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Je dirais que c’est un métier passionnant même si je ne suis pas près de quitter mon emploi. Souvent, je lis sur Facebook de jeunes auteurs (es) qui sont déçus de ne pas pouvoir vivre de leur plume. Je pense que si on écrit pour faire de l’argent, on n’écrit pas pour les bonnes raisons. Rares sont ceux qui vivent de leur écriture.

Mais depuis 2 ans, je consacre plus d’une vingtaine d’heures par semaine à mes romans. C’est pratiquement devenu un deuxième travail. Même si le travail est ardu et demandant, la passion est toujours au rendez-vous.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés ? La liberté de création, de divertir, de s’évader, d’inventer, de vivre une gamme d’émotions au travers de nos mots et de pouvoir les partager aux lecteurs. Pour moi, me dire que mes mots resteront après ma mort à quelque chose de réconfortant.

Un livre, c’est pas juste une mer de mots, c’est aussi un cadeau que l’on peut offrir. C’est un sourire qu’on fait apparaître sur le visage des gens. Je me souviendrai toujours lorsque Le Dernier rempart partie un est sorti en juin 2020. J’ai eu la chance et le privilège d’aller rencontrer mes nouveaux lecteurs pour discuter avec eux et de leur remettre mon livre.

À l’époque, personne ne me connaissait. Je n’étais qu’un nouvel auteur avec un livre anonyme entre les mains. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est la réaction des lecteurs majoritairement composés de femmes. Elles avaient un large sourire accroché au visage, leurs yeux, écarquillés, dévisageaient mon livre avec avidité. Elles regardaient la couverture, le résumé derrière comme des enfants à Noël recevant leurs cadeaux. Et pourtant, je le répète, à ce moment-là, j’étais un auteur anonyme. Ça, ça m’a marqué. J’en parle et j’en ai des frissons. Il y a un amour puissant entre le lecteur et l’auteur. Moi, quand je revois les lecteurs pour la sortie d’un de mes nouveaux livres, j’aime leur demander ce qu’ils ont pensé de leur lecture précédente. Quelles émotions ont-ils ressenties et quelles sont leurs attentes pour le prochain tome.

Les mauvais côtés ? Les frais d’expédition, ici, au Québec, qui sont faramineux, hahaha. Sérieusement, est-ce normal que la personne qui passe le plus grand nombre d’heures sur un livre (l’auteur) soit la personne la moins bien rémunérée ? Je ne veux pas partir de débat, mais le gouffre entre l’auteur et les autres acteurs est immense. Peu de gens réalisent l’effort nécessaire, les nombreuses heures passées devant l’écran pour l’écriture d’un livre. Juste pour Le Dernier rempart partie 1, c’est plus de 1500 heures d’investies dans ce roman. Un meilleur partage serait apprécié (et nécessaire), car la lecture est essentielle pour l’humain, et ce, sur plusieurs points.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Pas vraiment. Je peux écrire le matin, durant la journée ou le soir. Quand je prends place devant mon ordinateur et que je plonge tête première dans mon écriture, plus rien n’existe autour de moi. Par contre, la musique de film a un effet très créatif sur moi. À la maison, sous la douche ou dans ma voiture, ce genre de musique éveille en moi des idées créatrices assez intenses.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’ai souvent le début de mon histoire en tête, mais après ça, je laisse ma créativité faire le reste. Je ne suis pas le genre d’écrivain à écrire avec un plan ou des notes. Les notes sont dans ma tête, lol.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Je me croise les doigts, mais pour le moment, je ne connais pas le syndrome de la page blanche. Comme mentionné plus haut, la musique de film crée en moi l’inspiration nécessaire pour écrire mes romans.

Dernièrement, j’ai visionné une série sur les pharaons de l’Égypte ancienne et cela m’a donné l’idée d’écrire un livre qui sortira au printemps 2022, mais je ne peux rien dévoiler pour le moment. J’aime beaucoup l’histoire sous toutes ses formes. L’histoire de mon roman, Victor le vampire, qui est le premier livre dérivé de ma série Le Dernier rempart se déroule en pleine Révolution française. Grâce aux recherches que j’ai faites et aux livres que j’ai lus, j’ai découvert cette tranche noire de la France et j’ai adoré.

Écrire Victor le vampire en y incluant quelques éléments de ma série vampirique a été une expérience d’écriture incroyable. Je peux vous le promettre, il y aura d’autres tomes. Juste d’en apprendre un peu plus sur le château de Versailles a été tellement enrichissant…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Tous mes livres inclus des monuments ou des endroits qui existent vraiment ex : La fontaine de Neptune. Je tenais à ce que le lecteur apprenne quelque chose durant sa lecture. Un lieu qu’il ne connaissait pas ou une tranche d’histoire qui lui était inconnu.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’ai toujours été fasciné par les histoires de vampires et du personnage de Van Helsing. Pour moi, il était impossible de ne pas avoir les deux dans mes romans.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le Dernier rempart partie 4, intitulé ‘ Le dernier combat ‘ qui devrait voir le jour avant la fin de l’année, marque la fin de ma tétralogie. Le combat final, sans en dévoiler l’issue, loll, a été un deuil pour moi. Après quatre tomes, Gabriel Van Helsing, le héros de ma tétralogie vampirique, fait parti de moi. Il y a beaucoup de moi en lui. Au fil des pages, nous sommes devenus de bons amis. Mais toute bonne chose à une fin…mais est-ce vraiment la fin ?


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Non. Je les aime tous. Ils sont tous différents les uns des autres. Chacun à sa propre histoire, sa propre ligne directrice, sa propre émotion. Mais j’avoue que l’écriture de Victor le vampire dont l’histoire se déroule durant la Révolution française a été un réel plaisir.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Si je mesure le « succès » de mes romans par les nombreux commentaires positifs que je reçois, par les émotions ressenties par les lecteurs durant leur lecture, alors oui, je suis satisfait. On peut dire mission accomplie. Mais c’est certain que j’aimerais que mes livres soient connus en France et ailleurs. Qui ne rêve pas d’être le prochain JK Rowling ?


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Jamais. J’ai trop de projets d’écriture dans ma tête pour arrêter.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Comme mentionné plus haut, Victor le vampire va sortir ici au Québec le 17 septembre et quelques semaines plus tard via Amazon.fr, en France. Le Dernier rempart partie 4 : Le dernier combat, devrait voir le jour fin 2021. Je suis présentement dans l’écriture d’un livre policer intitulé ‘L’imitateur’ qui devrait arriver à l’hiver 2022. L’écriture avance rapidement. Et, finalement, j’ai un projet secret que je garde pour le printemps 2022 et qui, je le pense, fera beaucoup de bruit ici au Québec.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je suis entre les deux !! Ma maison d’édition de l’Apothéose est un partenariat. C’est-à-dire que les coûts de production sont partagés. Donc, le livre m’appartient de A à Z. De la couverture, jusqu’au texte, en passant par la C4, je décide de tout, sans compter que mes livres sont disponibles sur Amazon.fr. Mes revenus, par livre vendu, sont légèrement supérieurs à ceux des maisons d’édition traditionnelles ainsi qu’Amazon. Bien sûr, il y a un coût rattaché à la production d’un livre, mais en évaluant les options, c’est celle que je préfère. De plus, si jamais un de mes livres devait être adapté au cinéma, l’argent me reviendrait.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Je vais vous parler de mon livre qui sortira le 17 septembre, Victor le vampire. Victor est un des personnages principaux de ma série « Le Dernier rempart ». Le lecteur le retrouvera donc en pleine Révolution française. Maintenant, j’écris rapidement. Il ne m’a fallu que deux mois pour terminer Victor le vampire.

Avec les années, j’écris mieux, plus rapidement et je n’ai pas besoin de relire dix fois mon texte. Après le premier jet, 95 % de mon histoire est écrite, il ne me reste plus qu’à ajuster, enlever certaines parties et voilà, le livre est prêt pour la correction. Pour ce qui est des personnages, j’aime leur donner un prénom et un nom de famille qui sort de l’ordinaire ex : Sylveret Hutchensen ou Barthéléon Ashworth.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

J’ai une bonne relation avec mes lecteurs. Pour moi, c’est primordial. Lorsqu’ils m’écrivent au sujet d’un de mes nouveaux livres ou de ceux à paraître, je m’efforce de leur répondre le plus rapidement possible. Au Québec, le groupe de lecture « Les lecteurs de romans  » Noir/Horreur/Policier  » est un incontournable. Ce groupe de plus de 20 000 membres nous permet de discuter avec les lecteurs et vice versa. C’est une grande famille de passionnés qui aide les auteurs à se faire connaître.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Malheureusement, pas assez. Avec mon travail d’infirmier en dépendance, je n’ai pas beaucoup de temps, mais je fais mon possible.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Policer, pour la plupart. Je me suis découvert récemment un intérêt pour les BD. Je me suis racheté la collection des Tintin, livres qui ont peuplé mon enfance.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Dracula de Bram Stocker. Pourquoi ? Parce que c’est ce livre qui a ouvert la voie, en quelque sorte, à ce genre de récit.


Avez-vous d’autres passions ? 

Autre que l’écriture, la lecture, bien sûr. La musique de film, les parfums, les animaux, le football américain…


Un dernier commentaire ?

Je voulais vous remercier, Élodie, pour cette belle opportunité. C’est une occasion en or pour moi de faire connaître mes romans à vos lecteurs. Car pour moi, l’enjeu est de faire en sorte que le lecteur passe outre son non-intérêt pour les livres de vampires. Je le dis souvent, mais ma série Le Dernier rempart est beaucoup plus qu’un histoire de vampires, c’est un plongeon vers les abîmes de l’humain où les ténèbres côtoient la lumière. Si les gens donnent la chance à mes mots de se rendre jusqu’à eux et de les envoûter, je suis convaincu qu’ils adopteront mes livres en grand nombre.


BIBLIOGRAPHIE

Un avis sur « Sébastien PICARD »

  1. Merci beaucoup pour cette entrevue. Félicitations Sébastien pour les projets à venir. Je te suis de près pour ne rien manquer. Merci de nous partager ton monde, de nous laisser y entrer et de nous permettre d’y vivre. Belle continuité et grands succès… j’en suis certaine !

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