Myriam CHIROUSSE

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour, je m’appelle Myriam Chirousse et, en-dehors de l’écriture, j’exerce le métier de traductrice littéraire. J’habite en Espagne et j’ai trois chats… Non ! Probablement cinq quand vous lirez cette interview ! J’attends une adoption imminente.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire de petites histoires dans mes cahiers d’écolière dès que j’ai su écrire physiquement. L’envie de devenir écrivaine est venue à l’adolescence, vers douze-treize ans, et ne m’a jamais quittée.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le fait de porter en moi des histoires qui ont envie d’être racontées et partagées… Et j’ai choisi de le faire par l’écriture (plutôt que d’autres formes d’expression artistique, comme le dessin, le cinéma, etc.) parce que j’adore la lecture et les émotions fortes et très intimes que cela fait ressentir.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oh oui, il y en a ! Peut-être qu’ils n’étaient pas assez bons, ou que je n’ai pas frappé à la bonne porte quand je les ai envoyés à des éditeurs. Les refus font mal sur le coup, mais cela fait partie du parcours d’un écrivain. Ce n’est pas dramatique. On continue d’écrire et un jour on y arrive.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion vitale, que j’essaie de développer comme un métier.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés : les moments où l’écriture est magique, la danse de l’imagination et des mots, la satisfaction du manuscrit accompli, et surtout les retours pleins d’affection et d’émotions des lecteurs…

Les mauvais : les doutes qui reviennent encore et encore…


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris à mon bureau, généralement le matin. Parfois, j’écoute de la musique, mais pas forcément. J’essaie d’être le plus régulière possible afin de ne pas me dissiper (ce qui est très dur, mon esprit papillonne souvent !)


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je laisse d’abord mûrir mes idées très longtemps, en prenant beaucoup de notes à la main, ce qui entraîne ensuite un gros travail d’architecture et de structure. Puis vient la phase de rédaction à proprement parlé, plus routinière : j’écris plusieurs heures par jour (ou j’essaie !). Après, ce sont les relectures et les corrections, désespérantes, stressantes, ennuyeuses… jusqu’au point final, qui fait tout drôle.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Sincèrement, je ne sais pas d’où vient l’inspiration. C’est un phénomène un peu magique, sans doute lié à l’inconscient. Il y a des jours où l’inspiration est un peu plus paresseuse, mais en général elle vient quand je me mets à travailler. Un de mes trucs : quand j’ai besoin d’un « shoot » d’inspiration, je relis de la poésie classique : Baudelaire, Verlaine, Lamartine… Ce sont comme des « huiles essentielles » d’émotions et de belle écriture. Quelques gouttes suffisent pour me reconnecter avec une sorte de « source d’inspiration ».


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Non, il y a très peu d’éléments personnels et de faits réels dans mes histoires. Et quand il y en a, c’est vraiment juste au niveau anecdotique, des détails des personnages secondaires, ce genre de choses.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Toutes les histoires que j’ai écrites se sont imposées à moi comme une évidence. Alors du coup, j’ai plutôt l’impression que je n’avais pas le choix : il fallait que je les écrive, un point c’est tout. Ce sont peut-être les romans qui choisissent leur auteur ? Et non l’inverse.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Celui que j’écris en ce moment me semble incroyablement plus difficile que les autres… mais je crois que je dis ça à chaque fois ! Le plus simple à écrire ? Peut-être Une Ombre au tableau, que j’ai écrit relativement vite (en quelques mois).


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

A ce jour, ma préférence va à Miel et vin. Je crois que c’est le plus beau de mes romans, le plus émouvant, le plus palpitant, le plus ambitieux aussi peut-être… En plus, c’est mon premier roman : celui qui a fait de moi une « vraie » écrivaine publiée. J’en garde un souvenir spécial.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Non ! J’aimerais qu’ils soient beaucoup plus lus, évidemment… Surtout Miel et vin, dont je parlais juste au-dessus : ce roman est pratiquement tombé dans l’oubli maintenant, alors que j’y ai mis tout mon cœur et qu’il m’a fallu près de vingt ans pour l’écrire.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais. Pourquoi arrêter de faire ce que l’on aime faire ?


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai deux romans en cours. Date de sortie en 2023, j’espère.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai commencé en maison d’édition, puis j’ai découvert l’autoédition l’année dernière. J’aimerais bien continuer de façon hybride, en publiant à la fois en maison et en autoédition, en fonction du texte et du lectorat (plutôt en ligne ou de librairie) et pourquoi pas en créant des ponts. Je suis quelqu’un qui préfère réunir plutôt qu’opposer.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman publié, c’est La paupière du jour. Il s’agit en fait de la re-publication en autoédition d’un roman paru il y a quelques années. C’est l’histoire d’une femme qui veut se venger de l’homme qui a tué son fiancé et qui se retrouve dans un petit village, sur les traces de cet assassin, mais les choses ne sont pas si simples : les portes ne lui sont pas grandes ouvertes, on se méfie d’elle, et peut-être que, sans s’en rendre compte, elle se met en danger… J’ai mis environ deux ans à écrire ce livre. Cendrine, mon héroïne, est une personne blessée par la vie, traumatisée, donc fragile, mais qui a beaucoup de volonté, et finalement d’humanité.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

J’aimerais bien connaître davantage mes lecteurs. Certains m’ont écrit, et nos les échanges ont été très intéressants. Quant aux services de presse, je suis sur SimplementPro : il suffit de me contacter.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, je suis présente sur Facebook et Instagram. C’est chronophage, mais aussi un bon moyen pour faire connaissance avec des personnes que je n’aurais jamais pu rencontrer autrement.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’adore lire, même si je ne lis pas très vite. Je lis de tout, de la littérature blanche, des polars, des romans historiques, de la SF… du moment que c’est bien écrit et que l’histoire est rondement menée, tout peut me plaire. Le petit plus à mes yeux : quand il y a une histoire d’amour.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Le roi transparent, de Rosa Montero. Je ne sais pas pourquoi, mais ce roman me touche si profondément qu’il me fait pleurer chaque fois que je le lis. Bon, je l’ai traduit en français : c’est un peu comme si je l’avais réécrit avec d’autres mots ! 


Avez-vous d’autres passions ?

L’écriture est déjà une passion très accaparante, donc non, pas vraiment.  

J’aime mes chats, qui me rendent gâteuse, cuisiner, marcher dans la nature, regarder le coucher de soleil, aller voir des expos avec mes amies, des choses simples.


Un dernier commentaire ?

Eh bien, merci beaucoup pour cette interview, chère Elodie, et merci à tous ceux qui ont eu la gentillesse de me lire jusqu’au bout. Je suis émerveillée par l’enthousiasme et la bienveillance des chroniqueurs et des lecteurs. Le monde du livre sur les réseaux, c’est une grande famille qui fait chaud au cœur. Merci à vous tous !


CONTACTER L’AUTEUR

Page facebook : https://www.facebook.com/MyriamChirousseEcrivain

Profil instagram : https://www.instagram.com/myriam.chirousse/


BIBLIOGRAPHIE

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