Cédric GOUVERNEUR

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis né à Rennes en 1973. Je suis reporter et j’ai beaucoup voyagé pour mon travail, notamment dans les pays nordiques. « Blanche Terre Verte » est mon premier roman. Une aventure médiévale et arctique, inspirée de la tragédie des colonies fondées par les vikings au Groenland.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Mes parents possédaient toute une collection de livres de voyages. Des récits d’explorateurs et de reporters des années 50 à 70. J’ai vite compris que, si je devenais journaliste, je pourrais gagner ma vie en écrivant et en voyageant : parcourir le monde, tenter de comprendre ce qui s’y passe puis le raconter à mes lecteurs. Le rêve ! J’ai commencé à écrire des nouvelles en classe de seconde. Et puis j’ai étudié afin de devenir journaliste.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours privilégié l’écrit pour m’exprimer. Enfant, j’étais assez bon en dissertation et en français. L’écriture permet à mon avis plus de nuances, plus de réflexion que l’oralité. C’est aussi pour cela que je préfère la presse écrite à la radio ou à la télé.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux, puisque je vis de mon premier métier (journaliste en presse écrite). Une passion également, car écrire et publier un roman – et un roman qui plaise à ses lecteurs – est passionnant.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Je ne vois pas de mauvais côtés. Même ce moment douloureux où l’on reçoit des lettres de refus de la part d’éditeurs… A partir du moment où vous envoyez votre manuscrit à des éditeurs, vous savez que recevoir ce genre de pique est inévitable, ça fait partie du jeu. Vous persévérez. Etre refusé à un entretien d’embauche n’empêche pas de continuer à chercher du travail, vous n’avez guère le choix. C’est un peu la même chose. Il m’a fallu trois années pour écrire « Blanche Terre Verte », et encore trois autres pour dénicher un éditeur !


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Le soir et la nuit, après le travail. En musique. J’ai écouté pas mal de Metal en écrivant « Blanche Terre Verte ». Notamment Amon Amarth, un groupe de Metal suédois dont les chansons parlent de vikings.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Ecrire une trame. Construire mes personnages. Une intrigue. Se lancer. Puis, se relire, retravailler dix, vingt fois un chapitre jusqu’à ce qu’il soit limpide. Continuer. Ne pas hésiter, une fois parvenu au chapitre 25, à modifier le chapitre 2 si l’action du chapitre 25 l’exige : ajouter un détail qui va prendre toute son importance 23 chapitres plus tard.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Le cadre historique me fournit l’inspiration. Dans le cas de « Blanche Terre Verte », nous sommes face à une microsociété médiévale en perdition : ils sont quelques centaines, oubliés au Groenland. Entouré d’Inuits qu’ils ne comprennent pas et qu’ils refusent de comprendre – on est au Moyen-âge. Mes personnages réalisent que, leur ivoire de morse n’intéressant plus les marchands européens, plus aucun navire ne viendra plus les ravitailler… Les voilà naufragés sur leur propre terre ! Le cadre est à la fois spectaculaire et angoissant, et se prête donc à moult aventures et questionnements.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Oui, « Blanche Terre Verte » est directement inspiré de la tragédie des colonies fondées par les vikings au Groenland, qui ont disparu dans le froid, la faim et la guerre civile à la fin du 14e siècle, après que l’Europe médiévale les ait totalement oubliées. Une tragédie humaine désormais assez bien documentée par les recherches des archéologues et des historiens. J’ai pu puiser des éléments dans les connaissances disponibles sur le sujet.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mes voyages en Scandinavie et au Groenland. J’ai été fasciné par les paysages, notamment par les fjords et les icebergs. Et par l’Histoire des vikings. Je précise que je suis un passionné d’Histoire : j’ai fait des études d’Histoire et je lis beaucoup d’essais historiques.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Tout auteur aimerait être lu encore davantage, je présume.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’espère traduire « Blanche Terre Verte » en anglais : j’ai vécu en Irlande et je suis bilingue. Je voudrais également en faire un script pour le cinéma.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition, car je considère le travail des éditeurs comme essentiel.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Je suis présent sur Facebook, Twitter et Instagram. Les lecteurs qui le souhaitent peuvent également me contacter pour acheter un exemplaire dédicacé, avec un petit dessin de navire viking. J’adore dialoguer avec mes lecteurs, je réponds à chacun personnellement. C’est pour eux que j’écris. Des lecteurs jeunes, âgés, des urbains, des ruraux, de grands lecteurs comme des gens qui lisent peu.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

C’est désormais indispensable afin de communiquer avec ses lecteurs et faire connaître son roman.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Des romans historiques, bien sûr ! J’adore voyager ainsi dans le temps et l’espace… Les célébrissimes « Piliers de la Terre », de Ken Follett. « La Religion » de Tim Willocks : ne vous fiez pas au titre incongru, ce roman se passe pendant le siège de Malte par les Ottomans, au 16e siècle. Et « Azteca », de Gary Jennings : écrit dans les années 1970, il raconte la conquête du Mexique ancien par les Conquistadors, du point de vue d’un aventurier aztèque particulièrement attachant.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

« Azteca », car c’est le meilleur roman que j’ai lu de ma vie. Plonger son lecteur dans le monde aztèque, il fallait le faire !


Avez-vous d’autres passions ?

Les voyages, le rock, la fête et les amis. Je dédie notamment mon roman à mes furieux potes bretons, ma joyeuse bande de vikings.


Un dernier commentaire ?

Si vous avez aimé mon roman, n’hésitez pas à me soutenir en publiant une petite critique sympa sur Babelio ou un autre site web.


BIBLIOGRAPHIE

Un avis sur « Cédric GOUVERNEUR »

  1. vous aimez les vikings et les aztèques, il parait que les vikings sont les ancêtres des aztèques d’après Google; En effet, ce dernier est considéré par beaucoup d’experts comme étant le premier Européen de l’histoire à avoir découvert l’Amérique du Nord. … Alors que rien ne le prédestinait à entrer dans l’histoire, Erik le Rouge a su se faire une place au sein du Panthéon des grands voyageurs et explorateurs de ce monde.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :