Alain THIBODEAU

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

J’ai soixante ans, je suis à la retraite depuis trois ans après avoir travaillé principalement pour des libraires. Dans les dernières années, j’ai écrit deux romans, qui ont pour titre Le Meunier de la Prée-Ronde et L’An 2222.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je me souviens d’avoir écrit une petite histoire rigolote au sujet d’un de mes camarades lorsque j’avais autour de dix ans, puis un premier roman d’horreur vers l’âge de quinze ans. Oui, je pense que j’ai toujours voulu écrire.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je crois que dans bien des cas ces choses-là sont innées. C’est le mode de communication qui s’impose à soi.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Il y en a plusieurs ! Parce qu’ils n’étaient pas bons. Et celui d’entre eux sur lequel j’ai mis le plus de temps était trop personnel, c’est-à-dire qu’il m’intéressait moi, parce qu’il donnait lieu à une introspection, mais qu’il n’aurait jamais intéressé un lectorat.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion. Pour en faire un métier, il faudrait que j’accepte de m’installer devant mon ordi, inspiré ou non, et de pondre quelque chose absolument.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le bon côté est cette libération qu’on ressent après avoir couché sur l’écran une idée qui nous tenaillait, puis la satisfaction qui nous élève quand on se relit, on se corrige et on fait oui. Le mauvais côté, c’est quand quelqu’un d’autre fait non.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Tout moment de la journée est bon, mais j’ai besoin de silence pour me concentrer. Alors si j’entends du bruit venant de l’extérieur, j’allume le ventilateur pour l’enterrer.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Pour Le Meunier, j’ai fait d’abord d’assez longues recherches, car c’est un roman historique. Puis j’ai fait le plan, puis j’ai écrit, morceau par morceau. Pour L’An 2222, j’ai composé l’histoire dans ma tête à partir de mon inspiration, puis j’ai fait le plan, puis j’ai écrit. Pour l’un comme pour l’autre, j’ai laissé reposer le premier jet un certain temps, pour m’en détacher, puis j’ai entrepris la révision.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Pour Le Meunier, j’ai été inspiré en prenant connaissance des nombreuses informations disponibles au sujet de mon premier ancêtre acadien. Pour L’An 2222, j’avais dans la tête une idée à laquelle il manquait quelque chose. Je ne trouvais pas. Ça m’agaçait. Puis à un moment donné, je me suis posé une question sans aucun rapport avec mon idée, et le morceau manquant m’est tombé dessus.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Le Meunier de la Prée-Ronde est l’histoire de mes ancêtres acadiens, de leur arrivée de France jusqu’à leur déportation par les Britanniques. L’An 2222 est un récit d’anticipation qui n’a rien à voir avec moi, ni de près ni de loin.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

L’enthousiasme qu’ils me procuraient et la nécessité de concrétiser ce qui tournait dans ma tête jour et nuit.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le Meunier a nécessité une grande rigueur, parce que je voulais rester collé à la réalité. Par exemple, si je rencontrais un trou laissé par un manque d’informations, je le comblais le plus efficacement mais le plus sobrement possible. Heureusement, j’ai pu me reprendre avec L’An 2222, en laissant libre cours à toute mon imagination.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je suis fier des deux. D’une certaine façon, ils se complètent. Avec le premier, je regarde loin en arrière. Avec le deuxième, je regarde loin en avant.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Le Meunier a bénéficié d’une certaine reconnaissance en Acadie. Bien entendu, la pandémie a tout ralenti, alors sa carrière n’est pas terminée, du moins je l’espère. L’An 2222 vient de sortir voilà à peine six semaines.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non. Mais je ne ressens aucune pression non plus. Si l’inspiration me frappe de nouveau, ça y sera. Sinon, je n’en aurai écrit que deux. Mais deux excellents!


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Aucun nouveau projet pour le moment.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition. Ces gens-là sont quand même connaisseurs, bien que tout le monde puisse se tromper. Par contre, il ne faut pas se décourager si on essuie plusieurs refus. Il faut persévérer.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

L’An 2222 est l’histoire d’un garçon qui subit une réattribution sexuelle. Une proposition particulière lui est faite par l’hôpital, ce qui entraîne la femme qu’il est devenu dans une histoire assez intrigante. Je ne peux pas en dire plus sans laisser échapper des divulgâcheurs. Quand l’histoire s’est mise en place dans ma tête, j’ai mis peut-être deux ou trois mois à écrire le premier jet. J’ai laissé reposer presque un an, j’ai corrigé, puis j’ai envoyé le texte à mon éditeur, Crescendo, qui l’a accepté tout de suite. Le livre est sorti fin septembre ou début octobre.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

On me posait beaucoup de questions sur l’histoire de l’Acadie, à la sortie du Meunier. Je répondais au meilleur de ma connaissance, et je donnais les références qui m’avaient servi. C’est toujours agréable de sentir qu’on a suscité l’intérêt des lecteurs. Et mon lectorat n’est pas encore assez imposant pour m’accaparer. Tout le monde peut s’attendre à obtenir une réponse.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis sur Facebook. À ma connaissance, c’est le meilleur moyen pour rejoindre et être rejoint par le plus de gens. Mais je ne connais pas tous les réseaux sociaux, loin de là.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je lis au moins de quatre à cinq ou six heures par jour. J’aime tous les types de romans. Je peux passer d’une romance à un polar, d’un polar à une histoire de samouraï, d’un Alexandre Dumas à un Ken Follett, tout me donne faim.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

L’Arrangement, d’Elia Kazan. C’est une des plus belles leçons de vie!


Avez-vous d’autres passions ?

Je ne sais pas si ce sont des passions, mais j’aime beaucoup les longues randonnées pédestres et les repas entre amis.


Un dernier commentaire ?

Non. Mais je me tiens disponible si vous avez d’autres questions.


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BIBLIOGRAPHIE

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