Caroline KAHEL

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour Heylowdy. Je suis Caroline Kahel. Je suis professeure d’anglais et auteure de romans de fiction.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Alors je dois avouer que j’écris depuis très longtemps sans avoir véritablement le projet de devenir auteure. On peut dire que dès que j’ai commencé à savoir lire et écrire, j’ai toujours été attirée par les récits d’imagination, le pouvoir de créer son histoire à soi est tellement grisant, surtout avec une imagination débordante.

Vers l’adolescence, je me suis essayée comme beaucoup à la fan-fiction mais mon premier personnage a été créé à mes 17 ans. Seulement, avec les études, les doutes sur ma légitimité m’ont coupé toute envie pendant une dizaine d’année. J’ai repris à l’aube de mes trente ans sur les conseils d’amis et je ne me suis plus jamais arrêtée depuis.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le besoin d’échapper à la grisaille de la réalité et de ressentir des émotions fortes. L’ennui, peut-être, également, quand j’étais petite. Mes parents étaient des acharnés du travail pour nous donner les meilleurs des chances. J’étais souvent seule et malade. Imaginer des histoires m’a aidé à m’évader. Et puis, avec l’écriture, on peut explorer le psychisme humain face à des situations extrêmes. Il est aussi passionnant d’explorer les réactions des héros que de plonger dans la noirceur des méchants. C’est un puissant voyage sans bouger de chez soi, sans danger, à part celui, peut-être, de trop s’attacher ^^


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui, j’ai encore pas mal d’histoires en stock, tout simplement parce que je n’ai pas cherché immédiatement à vivre l’aventure de l’édition tout de suite. Je ne pensais pas que cette aventure était faite pour moi. Et puis j’ai eu la chance de tomber sur les bonnes personnes, Alex notamment, et tout roule depuis.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

J’aimerais pouvoir en vivre mais sans plus de visibilité, c’est une illusion. Mais ce n’est pas un problème car mon second métier est également ma passion : enseigner, c’est transmettre, ouvrir des horizons. Après tout, c’est à peu près la même chose que l’écriture, à part que notre public est là en direct.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés ? L’évasion, le voyage, les émotions fortes, les rencontres avec les lecteurs, le partage. Généralement, quand je commence à faire des rêves étranges, c’est le signal que j’ai besoin d’écrire. C’est un exercice cathartique. Le négatif ? Savoir se vendre, le côté financier. C’est la raison pour laquelle je suis heureuse d’être en maison d’édition car j’ai moins à gérer cette dimension.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris en musique. Cela participe à mon entrée dans un état quasi d’auto hypnose. Quand les premières notes de musique résonnent, un frisson s’empare de moi et je laisse venir les images à moi. C’est comme un film qui défile devant mes yeux et je n’ai plus qu’à transcrire. Sur mes quatre premiers livres, La trilogie de La Malédiction de Blackstone et Jusqu’à ce que la Mort nous Sépare, j’écoutais essentiellement la trilogie du Seigneur des Anneaux de Howard Shore. Les titres chantés reflétaient l’humeur de mes personnages dans chaque tome des premiers romans (« May it Be », « Gollum’s Song », « Into the West »)

Pour Safe Haven, la chanson des Deftones « The Tempest » a rythmé mon premier tome, quand Emerson Hart « Hurricane » a ouvert le second avant de conclure avec « Sign of the Times » de Harry Styles.

Avec la Nuit de Saphir, la bande son a glissé vers Anges et Demons de Hans Zimmer et la chanson de Woodkid « Iron » a fait résonner les battements du cœur de Théo.

Je commence à peine mon histoire du Brouillard Assassin mais je garde Hans Zimmer en fond sonore.

Pour le reste, je ne peux écrire que devant mon ordinateur de bureau et de préférence quand la nuit tombe mais je peux aussi bien écrire 14h d’affilée. Par contre, avec ma seconde activité, je ne peux le faire que pendant les vacances.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’improvise toujours. Je n’ai jamais pu suivre une trame, mes personnages n’en font qu’à leur tête de toute manière ^^. Plus sérieusement, je préfère passer du temps au départ pour étoffer mes personnages, leur donner un visage, une personnalité bien fouillée et ensuite, les laisser réagir face aux situations que je leur propose. Et, franchement, pour un auteur, c’est le pied car nous sommes les premiers surpris de la direction où part l’histoire parfois. Bon nombre de fois, des personnages qui étaient destinés à être secondaire m’ont fait un hold-up et ont pris l’histoire en otage. Mais c’est fascinant de se laisser guider.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Le secret est justement de ne rien forcer, de ne rien chercher. J’ai la chance d’avoir une imagination débordante et quand ça ne vient pas, je laisse juste décanter. Les situations se dénouent d’elles-mêmes. J’ai souvent une idée de base, une vision et je déroule l’histoire à partir de là. Ensuite, je dois avouer que je suis également une grande lectrice et une fan de cinéma. Mon imaginaire est gorgé d’images et ce que j’adore dans le fantastique est toujours cette idée du doute. Un doute que j’entretien avec un style rythmé et chaque chapitre se termine sur un « cliffhanger » qui donne au lecteur l’envie d’attaquer le chapitre suivant, un peu à la façon d’une sérialisation, comme les auteurs de la fin du 19e le faisaient dans leurs publications dans les journaux ou encore aujourd’hui dans les séries télévisées.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Alors non, justement, mes romans ont une trame fantastique parce que justement, j’aime m’évader du sordide quotidien. J’essaye de m’éloigner le plus possible de ma vie personnelle pour vivre mille vies d’aventure fantasmée. Par contre, j’aime ancrer mes histoires dans une réalité historique de départ. J’effectue les recherches nécessaires, soit en début de projet, soit au fur et à mesure. D’ailleurs, le point de départ de mon dernier roman achevé s’inscrit dans un événement de l’histoire on ne peut plus locale.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Pour Blackstone, je suis tombée amoureuse de l’Ecosse et ses légendes. J’avais envie d’y inscrire la mienne. Pour Jusqu’à ce que la Mort nous Sépare, j’ai toujours été curieuse des croyances autour des vies antérieures et je voulais ainsi explorer l’histoire de l’Angleterre. Vous l’aurez compris, je suis professeure d’anglais et la culture anglo-saxonne me passionne. Pour Safe Haven, je voulais créer un monde imaginaire mais je voulais le situer dans une époque 18e pour y insérer des révolutionnaires, des pirates, etc… et pour la Nuit de Saphir, je voulais justement partir d’un fait historique local qui aurait pu changer notre histoire complètement. À son retour de son arrestation à Varennes en Argonne, le roi Louis XVI a dormi une nuit dans notre petite ville de Dormans. Le gendre du maire avait prévu une évasion mais le roi a refusé sous prétexte qu’il faisait confiance en son bon peuple de Paris. Et je me suis posé la question si cette évasion avait finalement réussi ? Le roman sur lequel je travaille actuellement plonge le lecteur dans le Londres de la fin du 19e, juste après les meurtres de l’Eventreur et sur les traces d’un mystérieux brouillard assassin.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Je ne dirais pas qu’il a été difficile à écrire, mais il a été difficile à terminer. Il s’agit de mon premier roman : La Malédiction de Blackstone. Tout simplement parce que j’avais l’angoisse de le terminer. Comme je ne me sentais pas prête à dire au revoir à mes personnages à la fin du premier tome, j’ai décidé d’en faire une trilogie. Non seulement cela m’a permis d’approfondir mon histoire mais j’ai pu faire le travail nécessaire de deuil pour me détacher de ces personnages qui ont hanté neuf années de ma vie.

Je ne dirais pas non plus qu’il y a des romans plus simples. Il y a juste l’habitude qui rend les choses plus aisées.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Non, ils sont tous différents. Vous ne demanderiez pas à un parent de choisir entre ses enfants 


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je suis surtout philosophe. Nous sommes tellement d’auteurs et je pense qu’il y a de la place pour tous. Oui, j’aimerais que mes histoires touchent plus de personnes et j’aimerais bien me dire qu’un jour, je pourrais en vivre. Mais soyons lucides. Et de toute manière, j’aurais un peu peur de perdre le contact avec mes lecteurs. J’aime tellement pouvoir discuter de leurs ressentis.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, c’est un besoin viscéral. Donc si je devais un jour arrêter l’aventure de l’édition, je n’arrêterais pas pour autant d’écrire. J’ai encore tellement d’aventures à vivre.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Alors je ne peux rien vous dire pour le moment car le calendrier des sorties de mes prochains romans est encore en discussion. Je ne suis pas la seule auteure de la maison et il y a des impératifs qui ne dépendent pas de moi, mais oui, il est prévu que mes romans sortent dans les mois à venir. Pour plus d’information, vous pouvez suivre mon actualité sur ma page Facebook.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition sans hésiter. Être en autoédition c’est un boulot à temps plein et tant de contraintes administratives. Je préfère me concentrer sur l’écriture.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Alors c’est un peu délicat car le roman que j’écris en ce moment n’est pas celui qui va bientôt sortir.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Je suis disponible au maximum car c’est un privilège de voir comment nos bébés sont perçus, accueillis et choyés. Je réponds à toutes les questions sur ma page Facebook et son Messenger et quand je le peux, je rencontre mes lecteurs dans des librairies qui sont prêtes à m’accueillir ou des salons du livre.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis essentiellement joignable sur mon Facebook. C’est bien plus pratique pour entrer en communication. J’ai également un Instagram et un Twitter mais je suis une femme de mots et bien trop bavarde pour ces plateformes. J’y suis donc bien moins régulièrement.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je suis tout d’abord une lectrice. Et je dois avouer que je suis plutôt attirée par les auteurs anglo-saxons de livres policiers, historiques ou fantastiques (comme c’est étonnant). Je suis une lectrice compulsive et fidèle donc généralement, quand je me trouve un chouchou, je m’y tiens jusqu’au bout. Si ma formation littéraire m’a fait admirer Shakespeare, Dickens, Stoker, Stevenson ou Mary Shelley, dans les auteurs modernes, j’aime beaucoup Elizabeth George, Ian Rankin, Stuart McBride, Anne Perry, Bernard Cornwell, Lee Mountford ou Stephanie Garber.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Le prochain ^^


Avez-vous d’autres passions ?

J’adore lire, chanter, voyager, explorer, partager, le cinéma… J’ai fait du théâtre pendant plus de vingt ans pour surmonter ma timidité mais avec l’âge, je préfère rester à l’ombre de mes pages et vivre mille aventures dans mes écrits.


Un dernier commentaire ?

J’ai été très heureuse de partager ce moment avec vous et j’espère pouvoir vous rencontrer dans l’avenir pour parler de vos ressentis sur mes histoires.


CONTACTER L’AUTEUR

Page facebook : https://www.facebook.com/carolinekahel.auteur.7

Site web : https://ckahel.wixsite.com/my-stories


BIBLIOGRAPHIE

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