Guy-Roger DUVERT

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis un compositeur de musiques de films et un réalisateur qui vit à Los Angeles depuis une dizaine d’années.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

L’idée d’écrire des romans est venue en cours de parcours. J’écrivais des histoires en bandes dessinées enfant (et dessinais d’ailleurs très mal), puis ai fabriqué des récits lorsque je jouais à des jeux de rôles quand j’étais étudiant. Après, j’ai commencé à écrire des projets de court métrages, puis de long métrages et de séries. En 2010, j’ai eu envie de transformer en roman un scénario qui n’avait aucune chance d’être produit. C’est là que j’ai abordé l’activité d’écrivain.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours aimé créer des histoires. En ce qui me concerne, la forme suit le fond. J’ai d’abord envie de raconter des récits, et les mets sur papier de façon à pouvoir les partager. Mais je l’ai fait aussi en faisant un film, par exemple, et je pourrais tout à fait toucher à d’autres médias à l’avenir (l’idée d’écrire un jeu vidéo ne me déplairait pas, par exemple).


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui. Celui écrit en 2010. Je l’ai envoyé à de nombreuses sociétés d’édition. J’ai eu des retours encourageants, mais aucun allant jusqu’à vouloir l’améliorer pour le sortir. Peu après, j’ai décidé d’écrire Outsphere, que j’ai écris en 2012, pour finalement ne le sortir qu’en 2019 !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion, mais j’ai envie de professionnaliser le plus possible. Je la vois aujourd’hui comme l’un de mes trois métiers (avec compositeur et réalisateur).


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

La possibilité de pouvoir concrétiser des histoires rapidement, sans avoir besoin de perdre des années à attendre des feux verts, des financements, ce genre de choses. Honnêtement, je ne vois pas de mauvais côté.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris toujours en musique, et je m’impose un nombre de pages par jour. Pour la musique, je vais en choisir une que je vais écouter en boucle pendant l’intégralité de l’écriture du roman. Je passe ainsi un peu de temps au départ à choisir le bon morceau qui collera bien.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je fabrique la structure en amont. Tant que je ne suis pas capable de visualiser toute l’histoire dans ma tête, je n’écris pas un mot. Puis, je mets sur papier un synopsis détaillé de 2-3 pages, avec une action par ligne. Si je suis content de la structure, alors j’attaque l’écriture à proprement parler.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Ça peut venir d’un article lu, d’un rêve fait, d’une pensée fugace. J’ai plein d’idées d’histoires pas encore écrites, donc je n’ai pas de problème de page blanche. En revanche, la phase de construction de structure met un peu de temps, car il me faut créer toutes les scènes. Mais je ne vois pas ça comme de l’inspiration qui ne vient pas. Juste de l’inspiration qui se construit progressivement.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

C’est très variable. Pour Virtual Revolution, le film est au départ parti d’une scène. Celle où un individu tue un utilisateur pour prendre son avatar et se faire passer pour lui en ligne. Le reste s’est construit à partir de ça. Eschaton s’est écrit à partir d’un rêve. Pour L’Adieu à Camille, j’ai juste réfléchi à comment la réalité augmentée pouvait à terme être utilisée de manière non envisagée encore.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Je suis obsédé par des thèmes récurrents : l’impact des technologies à venir sur notre société, ce qui nous définit comme être humain ou comme individu. Après, je peux être inspiré par des atmosphères. Pour l’Appel d’Am-Heh, il y avait un vrai désir de ma part de faire du pulp sur un ton plus sombre.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Pas particulièrement, non.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Très difficile de répondre à ça. Les livres d’un écrivain, c’est un peu ses enfants.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Je ne peux clairement pas me plaindre. Le premier roman sorti, « Outsphere » est devenu un best seller en science fiction et l’est toujours deux ans après ! Après, certains romans se vendent un peu moins bien que d’autres, et c’est toujours intrigant de se demander pourquoi.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Fin octobre, sortira le tome 3 d’Outsphere, publié par Inceptio. J’attaque en septembre l’écriture de mon prochain roman, le début d’une saga d’heroic fantasy.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Les deux, mon capitaine. L’autoédition me permet d’avoir une liberté artistique complète et un rythme de sortie que les maisons d’édition ne suivent généralement pas. Mais travailler avec une maison d’édition me permet de toucher un public plus large et d’avoir accès à des festivals et prix fermés aux autoédités, sans parler des échanges avec les éditeurs eux-mêmes, toujours intéressants.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Le dernier sorti est l’Adieu à Camille, un roman assez différent des autres à plus d’un titre. Il s’agit d’un polar, même si j’y glisse un peu de science-fiction. Il est écrit à la première personne, tandis que j’écris d’habitude à la troisième. Enfin, il est assez léger, avec un peu d’humour, qui est moins présent dans les autres récits. On suit un flic parti sur une petite île de Charente Maritime afin d’enquêter sur la mort d’une actrice hollywoodienne pendant un tournage. Cela me permet de décrire l’envers d’un tournage, ce qui me replonge dans ma propre expérience de tournage qui reste un ensemble de souvenirs fabuleux.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

Je propose des SP régulièrement. Parfois, il y a quelques échanges. Je finis par avoir des chroniqueurs et chroniqueuses « abonnés », que je retrouve à chaque nouveau roman, ce qui est agréable.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui sur Facebook. Un peu moins sur Instagram. Quasiment pas sur Twitter. Je pense que d’un côté j’ai envie d’avoir ce lien avec les lecteurs, mais de l’autre j’ai aussi envie de me protéger en ne m’exposant pas trop non plus. C’est un équilibre compliqué.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui. Essentiellement de la science-fiction et du fantastique, mais il m’arrive de lire des choses très différentes de temps en temps.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Ubik, de Philip K. Dick. Car c’est l’un des plus gros twists que j’aie eu en lecture.


Avez-vous d’autres passions ?

La composition musicale, la réalisation de films, les jeux vidéos, regarder des séries télé, les jeux de plateau, les jeux de rôle grandeur nature, les bons restaurants avec les proches.


Un dernier commentaire ?

Un grand merci à ceux et celles qui me lisent, et bienvenue aux autres qui seraient tentés de découvrir mon univers. J’espère qu’il s’agira d’une relation de très longue durée. 🙂


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BIBLIOGRAPHIE

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