MAX CLANET

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis journaliste d’investigation issu de l’École de journalisme de l’Université de la Méditerranée après avoir effectué 20 ans de carrière dans la justice. J’ai publié 3 ouvrages d’investigation journalistique dont l’un a été sélectionné en 2014 pour figurer dans la bibliothèque du Congrès américain à Washington.
Aujourd’hui, j’écris des thrillers et des romans d’espionnage. Je viens de publier mon premier roman d’espionnage. Le premier volume d’une série.
J’écris aussi des scénarios pour le cinéma et la télévision


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire tardivement. J’ai d’abord étudié l’écriture juridique, puis l’écriture journalistique, enfin l’écriture littéraire. Cette dernière est arrivée tardivement.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

L’envie d’écrire ne s’explique pas. Il s’agit d’un désir qui se cache au fond de soi et qui apparaît à un moment de sa vie. Le fait de tracer des signes pour s’exprimer appartient à l’inconscient de l’Homme. Il fait partie de lui.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Il faut avoir la lucidité d’éliminer les projets qui ne conviennent pas. Cela permet de se remettre en question, de s’interroger sur ce que l’on écrit. J’ai connu cette situation il y a quelques années.

J’avais écrit un roman que « je ne sentais pas ». L’histoire me paraissait bancale et je n’étais pas à l’aise dans la rédaction. J’ai laissé le manuscrit de côté. J’ai choisi de l’éliminer.
La peine de mort existe chez les auteurs !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. On a besoin de passion pour écrire, encore faut-il que le travail de l’écrivain soit récompensé par l’adhésion des lecteurs.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Écrire demande beaucoup de travail. En réalité, ce que l’on nomme « talent » n’est souvent que le résultat de plusieurs centaines d’heures que l’auteur doit passer sur son texte afin de le rendre le plus parfait possible, même si la perfection n’existe pas en matière d’écriture.
Il faut surtout respecter la langue, écrire en français. La langue est notre patrimoine commun, on se doit de la respecter et au-delà, respecter notre littérature.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris en général chaque jour. Je ne respecte aucune habitude à ce niveau, je ne veux pas devenir prisonnier de ma propre passion en m’imposant des normes, l’essentiel étant d’écrire régulièrement. En revanche, j’écoute souvent de la musique en écrivant.
Je suis surtout un perfectionniste, un « maniaque » du mot juste, de l’expression exacte, de la concordance des temps, de la dynamique de la phrase. L’écriture requiert beaucoup d’efforts dans le choix des mots.!
Dans le champ sémantique, un vol est différent d’un cambriolage, d’un larcin, d’une filouterie, d’un pillage ou d’un chapardage. Le travail de l’écrivain consiste à bien choisir chaque nom, chaque verbe, chaque adjectif, chaque expression, chaque phrase. L’écriture s’apparente parfois à de la haute-couture.
L’auteur doit sans cesse travailler son texte, le travailler encore et toujours. Le travail est la seule condition pour pouvoir être édité. Si votre texte est mauvais, rempli de fautes d’orthographe, mal écrit, vous ne convaincrez jamais un professionnel. Si au surplus, votre histoire manque de crédibilité ou de matière, vous ne pourrez jamais publier non plus.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je n’ai pas de méthode particulière. En revanche, je n’écris pas pour moi, mais pour mes lecteurs et uniquement pour eux. La première qualité de l’auteur doit être l’humilité. Il faut laisser son orgueil à la porte de la littérature.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration fait appel aux souvenirs et au passé de celui qui tient la plume, même inconsciemment. Sur le papier, on laisse toujours une partie de soi, de ses idées, de sa culture, de son éducation, de sa vie…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Je m’inspire parfois de ce que j’ai connu dans mes différentes vies professionnelles, de ce que j’ai vécu, mais en règle générale, l’inspiration arrive sans souci. Lorsque l’on écrit, il faut se laisser conduire par son personnage, par l’histoire que l’on raconte… En revanche, s’agissant de romans d’espionnage, il faut rester très précis sur l’Histoire, la politique, la psychologie des personnages etc. C’est la condition essentielle pour crédibiliser son récit.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Le seul intérêt est celui que peut trouver les lecteurs dans les histoires que j’écris.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Mon premier ouvrage journalistique s’est avéré long à démarrer. Je disposais de plusieurs centaines de documents, de dizaines d’interviews que j’avais réalisées, de dossiers judiciaires, de photos, de sources diverses… j’ai attendu quatre mois avant de trouver un plan cohérent. A partir de là, tout est parti très vite. Quand l’auteur a trouvé l’ossature de son livre, il a réalisé l’essentiel de son travail, que ce soit pour écrire un ouvrage de journalisme ou pour un livre de fiction. Le grand Corneille disait « j’ai trouvé le plan, j’ai fini mon livre… » Il n’avait pas tout à fait tort.
Un livre c’est la somme de centaines d’heures de travail. L’écriture demande de s’y consacrer pleinement.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

J’aime tous mes livres parce que j’ai longuement travaillé sur chacun d’eux.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Je n’ai pas pour objectif de me jeter des fleurs, ni d’ailleurs de me flageller. En revanche la série espionnage semble bien fonctionner, l’histoire a fait l’objet d’excellents retours de lecture. Là est l’essentiel. La trilogie espionnage sera adaptée à la télévision.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais. J’ai choisi tardivement de me consacrer à l’écriture de fictions, je ne pense pas que j’arrêterai un jour.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Mon prochain thriller « Les nuits de la Bête » sort au printemps 2022. Ensuite, je dois publier la suite des « DOSSIERS SECRETS DE L’ÉLYSÉE» ce sera la deuxième histoire de ma série espionnage. Le 3ème volume est également prêt. Le 4ème est en route… dans ma tête !
Parallèlement, je suis en train de préparer l’adaptation de cette trilogie au cinéma ou à la télévision.
Le projet avance, mais je ne peux en dire davantage pour l’instant.
J’ai également coécrit l’adaptation de mon ultime ouvrage d’investigation journalistique.
« L’encre de la Liberté » (Éditions la Boîte à Pandore, 2021) qui fera lui aussi, l’objet d’un film
cinéma.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je publie mes romans chez LBS Éditions qui appartient au groupe ALBIN MICHEL.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

A l’heure où je vous parle, il s’agit de la première aventure des « DOSSIERS SECRETS DE L’ÉLYSÉE- L’affaire Kior ». Les autres volumes suivront bientôt. Ce livre est sorti fin mai 2021.
Il s’agissait de la première fiction que j’écrivais. Mon travail de manuscrit a duré presque cinq ans. Je l’ai travaillé, trituré, modelé, pris et repris des centaines de fois avant d’arriver à un résultat final qui soit accepté par un éditeur et qui plaise aux lecteurs


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

La relation avec les lecteurs est essentielle. Ce sont les lecteurs qui doivent guider l’auteur et non l’inverse. Leurs avis nous confortent et aident à nous remettre en question. J’écris pour eux.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Ils sont aujourd’hui indispensable pour diffuser les livres. On ne peut pas les ignorer.
Je suis aussi très présent dans les salons, les manifestations et les séances de dédicaces. Le contact physique avec les gens qui aiment le livre est un réel plaisir. On ne peut pas les ignorer.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’ai été avant tout un lecteur. Dès l’âge de sept ans, je dévorais les bandes dessinées. J’ai grandi avec les albums de Tintin et de Spirou.
Plus tard vers douze ans, j’ai lu Balzac, Sartre, Zola, Camus… tous les grands auteurs. J’aime aussi Boris Vian lorsqu’il joue avec les mots. Je suis un admirateur de Marcel Pagnol, de sa simplicité dans la phrase et dans ses histoires qui sentent bon le soleil et la lavande.
En réalité, je n’ai pas de préférence affichée pour tel ou tel auteur, je ne veux pas devenir le prisonnier de mes propres goûts. Lorsque je lis, il m’arrive d’aimer le livre, parfois de le détester, quel que soit l’écrivain.
Je vous donne un exemple : j’aime beaucoup « L’assommoir », mais je n’aime pas « Nana » et pourtant, les deux livres ont été écrits par le grand Émile Zola.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je ne me pose pas cette question parce que je ne peux pas me mettre à la place de tel ou tel auteur, de sa psychologie, de ses idées, de son parcours…


Avez-vous d’autres passions ?

Je me passionne pour tout. Je suis un curieux de la vie. J’aime les voyages, l’archéologie, la musique et la famille. Je m’intéresse aussi à l’histoire des civilisations anciennes, à l’égyptologie, aux écritures anciennes…


Un dernier commentaire ?

Merci infiniment de m’avoir consacré cette page. Je salue nos amis lecteurs. Il faut continuer la
lecture, la promouvoir, il faut soutenir le livre et la lecture.
Lire permet de se cultiver, de s’ouvrir à toutes sortes de curiosités, mais aussi de fortifier son sens
critique.


CONTACTER L’AUTEUR

Page facebook : https://www.facebook.com/max.clanet.2

Email : axcat3@gmail.com

Pour les professionnels du cinéma
– Plate-forme WeeFilmGood
– Paper to Film


BIBLIOGRAPHIE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s