SOCOA – SYLVIE MARCHAL


DIS-NOUS EN QUELQUES MOTS QUI TU ES ?

Après des études de droit à Strasbourg, je suis devenue enseignante spécialisée dans les Landes. Surprenant, sans doute, mais c’est ce côté non-linéaire qui caractérise bien mon chemin de vie. J’aime l’idée d’être libre de mes choix. Je suis aussi (et surtout?) la mère de Juliette et Paul, la belle-mère de Johanna et Matthias, la fille de mes parents, la femme de mon mari, l’amie de mes amis… Les humains prennent une grande place dans ma vie. En parallèle, j’écris depuis 3 ans. Je n’aurais jamais osé me qualifier « d’auteure » mais c’est grâce à l’anonymat d’un concours que j’ai osé proposer mon premier tapuscrit, celui du « Disparu de la corniche ». A partir de ce moment, les événements positifs se sont enchaînés. De jolies rencontres, l’envie d’écrire encore et encore…


PEUX-TU RÉSUMER TON LIVRE EN QUELQUES MOTS ?

J’aurais tendance à dire que non, je ne sais pas le résumer car ce sont de multiples histoires de vie qui viennent s’entrechoquer. Il me faudrait une super chroniqueuse à mes côtés lors de chaque salon du livre pour livrer aux futurs lecteurs la substantifique moëlle de Socoa. Si je fais un effort, je dirais que dans ce roman, Élise Rion, psychiatre, ouvre une unité expérimentale dédiée à une sorte de thérapie du crime, avec des soins exclusivement réservés à des prisonniers possédant une intelligence hors-norme. Je rajouterais que dans cet univers glauque, le rapprochement de ces êtres atypiques va provoquer l’explosion d’une poudrière.


À QUEL MOMENT AS-TU COMMENCÉ À TRAVAILLER SUR CE LIVRE ?

Je pense que ce projet mature dans mon cerveau depuis la sortie du Disparu de la corniche, il y a deux ans car à la fin de ce premier roman, on laissait les deux jeunes héros prendre leur envol, sous le regard bienveillant d’Elise. J’avais envie de savoir ce que devenaient ces trois êtres à la fois solaires et cabossés, envie de les retrouver. Ensuite, il m’a fallu environ huit mois d’écriture puis un temps de correction.


QU’EST-CE QUI T’A DONNÉ L’ENVIE DE L’ÉCRIRE ?

Sans doute le fait d’avoir été une lectrice compulsive depuis la toute petite enfance. Puis, pour faire court, je dirais que le fait d’écrire s’est imposé à un moment où parler me semblait superflu. Ecrire, c’ était raconter en silence, en ombres chinoises. D’ailleurs, ce manque d’air se ressent dans la structure du premier roman, avec des phrases plutôt courtes, directes, sans un mot inutile. J’adore les métaphores, les périphrases, les juxtapositions, mais à ce moment-là je n’appréciais ces pirouettes que dans le travail d’autres auteurs.


POURQUOI AS-TU CHOISI CE SUJET ?

Je réalise que les difficultés psychiques ou cognitives des humains, parfois leur surefficience (parfois les deux mélangées), me questionnent et me passionnent. C’est pour partie lié à mon métier, et pour partie lié à l’observation du genre humain (que celui d’entre vous qui est certain de ne pas dysfonctionner lève la main). J’ai d’ailleurs repris des études de psychologie à Toulouse il y a quelques années. De ce fait, c’est sans doute là que je mets la focale ! Je suis sans doute plus à l’aise dans ce registre que dans mes souvenirs de procédure pénale qui commencent, je le confesse, à dater !


COMMENT AS-TU CHOISI TES PERSONNAGES ? EST-CE QUE DES PERSONNES TE LES ONT INSPIRÉS ?

Socoa compte deux personnages féminins, Nina et Élise, qui sont bien différentes l’une de l’autre. Il y a sans doute une part de moi dans chacune d’entre elles, même si toute trop grande ressemblance serait fortuite ! Quand à Milan et Théo, ils sont un condensé d’élèves atypiques que j’ai croisés, accompagnés et pour lesquels j’avais envie d’inventer un parcours sur-mesure.


COMBIEN DE TEMPS AS-TU MIS POUR ÉCRIRE CE LIVRE ?

C’est difficile à quantifier parce que sur les mois d’écriture, il y a des sortes de ralentissements, suivis d’accélérations. J’assume pleinement le fait de poser mon ordinateur lorsqu’il me semble que ma vie de famille le nécessite, puis je suis capable de devenir ermite et de passer des heures et des heures à taper sur le clavier sans m’arrêter. J’aime beaucoup écrire le soir ou la nuit (le calme dans la maison, sans doute ? Si on fait abstraction du chiot qui n’aime pas voir sa maîtresse occupée!)


EST-CE QUE L’ÉCRITURE A ÉTÉ COMPLIQUÉE ?

Dans la mesure où je peux passer huit minutes et vingt secondes à choisir un plat au restaurant, je suis encore plus ennuyée lorsqu’il faut trancher quant à la destinée d’un personnage ; il m’est souvent arrivé de faire, défaire, refaire le fil de cette histoire, même si j’avais la scène finale en tête. Pour le personnage principal, j’étais sûre de sa trajectoire. En revanche, pour les personnages secondaires, il y a eu moultes versions, qui ont été retravaillées. La phase d’écriture, au sens de rédaction, est en revanche plus fluide.


SI CE LIVRE DEVAIT FAIRE PASSER UN SEUL MESSAGE, QUEL SERAIT-IL ?

J’avais surtout envie de raconter une histoire, celle de gens presque ordinaires dans une vie qui ne l’est jamais. Mais si, de tout cela, on devait retenir un message, ce serait peut-être de rester attentif à l’autre. Chacun a ses blessures, ses failles et certains y survivront mieux que d’autres. Dans Socoa, c’est un peu cette idée qui se dégage. Certains ne se relèvent pas de leurs douleurs, d’autres auront enfin droit à quelques rayons de soleil.



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