Wendy BAQUÉ

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis Wendy Baqué, auteure de 4 romans dans des genres différents. J’ai 28 ans et je suis en reconversion professionnelle pour devenir développeuse web. Je suis quelqu’un de passionné, de curieux et hypersensible, ce qui se ressent dans mes romans.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Oui, j’ai toujours écrit de petites histoires. Je me souviens que mon premier « roman » racontait l’histoire de mes peluches et que je l’avais même illustrée. Écrire a toujours été un moyen de m’évader et d’exprimer certaines choses que je ne parvenais pas à dire. J’en ai ressenti le besoin très tôt et l’écriture s’est imposée d’elle-même !


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le besoin d’exprimer, de raconter des choses, de me révéler à travers l’écriture. Pendant longtemps, on ne m’a pas laissé la liberté de le faire en tant que personne, alors passer par des personnages fictifs a été une bonne alternative pour être entendue et évacuer mes démons, mes interrogations et mes joies.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Je vous rassure, l’histoire de mes peluches n’a pas été publiée ! 🤣 Actuellement, les 4 romans que j’ai écrits ont été publiés, mais ceux qui sont encore dans ma tête à l’étape de création ne demanderont qu’à l’être le moment venu !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion. J’ai longtemps rêvé d’en faire mon métier, mais il est bien difficile d’en vivre. Cependant, j’y passe presque autant de temps que dans mon métier de tous les jours, alors on peut se poser la question. 😉


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés sont les rencontres avec des lecteurs et des auteurs formidables, des gens qui reviennent après la lecture de mes livres et qui me disent qu’ils ont aimé, qu’ils se sont identifiés aux personnages et que l’histoire les a aidés. C’est un vrai cadeau de la vie et cela m’encourage à continuer à leur écrire de fascinants récits.

Le moins bon côté, c’est, selon moi, le manque de reconnaissance du statut d’auteur et la difficulté grandissante à se faire connaître lorsque l’on est auteur auto-édité ou en petite maison d’édition. Il faut redoubler d’effort et nous sommes parfois encore victimes de préjugés qui nous classent parmi les « mauvais auteurs » qui ne « méritent pas les grandes ME ». C’est à peine caricaturé et c’est une réalité qui me pèse parfois. Mais les bons côtés et la reconnaissance de quelques-un.e.s me redonnent vite la motivation !


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je dirais que ma principale habitude est justement de ne pas en avoir ! Me forcer et m’enliser dans une routine est délétère pour mon inspiration. Alors je la laisse venir quand elle veut et je ne me force surtout pas à écrire. C’est contre-productif !

Toutefois, je me balade toujours avec mon fidèle carnet pour y noter toutes mes idées et les mettre en ordre par la suite.

En dehors de ce carnet, j’écris principalement sur ordinateur, comme c’est un outil qui m’accompagne la plupart du temps et avec lequel je suis à l’aise pour me permettre décrire aussi vite que mes idées fusent !


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je suis une auteure architecte. Construire un minimum mon roman, faire des recherches et penser à sa structure avant de commencer à écrire est primordial pour moi qui aime partir dans tous les sens. Cela me permet de ne pas faire trop de longueurs, de gagner du temps et de savoir où je vais. 🚀


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Je trouve mon inspiration dans la vie de tous les jours. Je suis très observatrice et j’aime m’inspirer de faits réels, de situations vécues et d’événements issus de l’actualité.

Quand l’inspiration ne vient pas, comme dit plus tôt, je ne la force surtout pas et je sais qu’elle viendra bien à un moment donné. Je me fais assez confiance là-dessus et je ne me mets aucune pression. L’écrivain reste un être humain qui ne peut pas être au top de sa forme tous les jours !


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Pour la plupart, oui. Par exemple, « Inoubliable symphonie » tient son essence d’un fait divers qui avait fait sensation dans ma région à l’époque où j’étais au collège : un professeur était accusé à tort d’attouchements sur une élève sur la simple déclaration d’un « témoin » qui les avaient vus ensemble en dehors des cours. Bien plus tard, après avoir été traîné en justice et fait l’objet d’injures, ce dernier a été innocenté.

Pour « Les vents de l’existence », cela s’inspire de mon vécu de mes années universitaires pour ce qui est des épreuves que doit affronter Joanne, mon personnage principal. Ce roman est aussi l’occasion pour moi de parler de sujets tabous et actuels qui me sont chers, comme la fin de vie ou le suicide assisté.

« Les dangers de la lumière », le petit troisième, était l’occasion pour moi de mettre en scène certaines situations rencontrées lors de concerts auxquels j’adore participer et de faire vivre mes protagonistes dans une époque que j’aurais beaucoup aimé vivre : les années 80.

Enfin, pour « La fleur de l’âge », j’ai trouvé mon inspiration dans mon ancien métier de psychologue en soins palliatifs. Là aussi, c’était l’occasion pour moi de parler de certaines thématiques qui me touchent, comme l’homophobie, la fin de vie à nouveau, mais vue sous un autre angle, la santé mentale ou la dépression.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Que ce soit la fin de vie, le deuil, l’objectification, l’acceptation et l’affirmation de soi, la dépression, l’homophobie, les relations toxiques, des drames familiaux ou encore la force de l’amitié, ce sont des sujets qui m’accompagnent au quotidien et qui font partie de mes combats au quotidien. En parler par la fiction, avec des personnages auxquels les lecteurs peuvent s’identifier, est un bon moyen, selon moi, de les y sensibiliser et de les faire s’interroger dessus sans tomber dans une certaine morale ou un jugement de valeur.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Mon premier livre, « Les vents de l’existence » a été le plus long et le plus compliqué à écrire, car il aborde des thématiques difficiles (la fin de vie, le suicide assisté, le deuil) à mettre en scène. Je ne voulais pas tomber dans le pathos ni la caricature et, surtout, je ne souhaitais pas que mon livre soit perçu comme pro ou contre l’euthanasie. Chaque mot de mes personnages et chaque situation a nécessité beaucoup de questionnements pour les faire apparaître à leur juste valeur. Et apparemment, cela a porté ses fruits, car j’obtiens l’effet attendu pour la plupart des lecteurs !

À l’inverse, mon dernier roman feel-good « La fleur de l’âge » a été plus facile à écrire. C’est comme si les différentes scènes et leur enchaînement avaient coulé de source. Je me suis beaucoup amusée à l’écrire !


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

« Les dangers de la lumière », une romance musicale située dans les années 80 et qui parle de l’affirmation de soi et de ses convictions, est sans conteste mon préféré ! C’est celui qui m’accompagne depuis le plus longtemps, qui a été remanié plusieurs fois et qui me représente le plus. Je suis vraiment attachée à chacun de ses personnages qui ont une part de moi.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Actuellement, je ne pense pas que l’on peut parler de succès à part entière, mais je suis satisfaite de la reconnaissance de mes lecteurs.ices proches.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, et je ne pense pas que cela arrivera. Il y aura, certes, des périodes où j’écrirais moins parce que la vie veut que je me centre sur autre chose (comme actuellement pour ma reconversion pro), mais le processus de création est toujours enclenché et ce que je vis me servira plus tard pour écrire une future histoire ! J’ai tellement besoin d’écrire, de m’exprimer par ce biais que cela fait partie de moi. Je ne pourrais donc pas renier cette part intégrante de ma personnalité.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Bien qu’en stand by d’écriture en raison de ma reconversion professionnelle, je note plusieurs idées pour deux projets qui verront le jour le moment venu. L’un est une romance FxF et l’autre un thriller ou quelque chose de plus « noir ». Ils seront l’occasion pour moi d’aborder de nouveaux sujets comme la parentalité toxique, le couple et de nouveaux sentiments à travers des personnages inédits !


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai actuellement 2 romans auto-édités (« Les vents de l’existence » et « La fleur de l’âge ») et deux romances éditées chez Plumes de Mimi éditions (« Inoubliable symphonie » et « Les dangers de la lumière »).

Chaque mode d’édition a ses avantages et ses inconvénients. En AE, c’est l’occasion pour moi de tout maîtriser du processus de création, de l’écriture à la mise en page, en passant par la publicité et la couverture. Cela me permet de proposer des livres qui traitent de thématiques plus polémiques, moins « éditables ». J’apprécie cette liberté. À l’inverse, l’édition est une certaine sécurité pour moi et j’ai vraiment un bon contact avec mon éditrice qui est très ouverte d’esprit et proche de ses auteures. J’ai beaucoup appris d’elle et elle est un exemple à suivre pour moi.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman, « La fleur de l’âge », est un roman feel-good auto-édité en février 2022, qui vous plongera dans le quotidien de Benjamin, musicien bénévole de l’association Hospit’Art, qui intervient auprès de patients en fin de vie… mais attention, joie de vivre, positivité et humour garantis !

L’action se déroulant dans un service de soins palliatifs, c’était pour moi l’occasion de rendre compte d’une réalité encore taboue et de rendre hommage aux professionnels de santé qui exercent dans une telle unité, à leur humanité et à leur dévouement. J’y aborde aussi d’autres sujets, comme l’homophobie avec le personnage de Lucille, et la dépression. Des sujets difficiles, durs et sombres, dont j’ai fait le pari de transformer en lumière avec cette histoire remplie de good vibes ! Et c’est avant tout une grande et belle histoire d’amitié intergénérationnelle entre Marcelle et Benjamin !


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’ai une bonne relation avec mes lecteurs et je suis très ouverte aux échanges, que je réalise principalement sur Instagram ou Facebook, où je parle beaucoup de mes livres. Les salons littéraires sont également un bon moyen de rencontrer celles et ceux qui me lisent. J’adore ces rencontres qui sont souvent de belles surprises !


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis présente sur Facebook et Instagram. C’est un moyen incontournable de créer du lien avec mes lecteurs.ices, de partager du contenu sur mes romans, comme des extraits ou des présentations de personnages. Beaucoup découvrent d’ailleurs mes livres par ce biais, donc il serait difficile de m’en passer !


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je suis une grande lectrice depuis ma plus tendre enfance. Je lis principalement des romans contemporains, des thrillers, de la romance et des romans feel-good. À ce sujet, je suis également chroniqueuse littéraire depuis 2019 et je publie mes chroniques régulièrement sur mon blog. C’est un moyen pour moi de faire connaître des auteurs AE et de petites maisons d’édition, d’apporter ma pierre à l’édifice !


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

J’aurais aimé écrire tous les livres chocs et actuels de Virginie Despentes, que j’admire énormément. Son style d’écriture éminemment punk et les sujets qu’elle aborde sans tabous sont, selon moi, une preuve de courage et la manière de se « servir » de la littérature pour lever les voiles sur certains aspects de la réalité. Alors oui, elle choque parfois, elle est décriée, elle est atypique, mais elle est une icône à sa façon. J’aimerais tellement que mes livres aient le même impact que ce qu’elle écrit et avoir le courage de ne pas me cacher dans le « politiquement correct ».


Avez-vous d’autres passions ?

Hormis la lecture et l’écriture, je suis une passionnée de code informatique au point d’en avoir fait récemment mon métier. Je pratique aussi le yoga et la méditation, et j’adore m’occuper de mon  jardin potager.


UN DERNIER COMMENTAIRE ?

Merci beaucoup de m’avoir lue ! J’espère vous avoir donné envie de découvrir mon univers littéraire et mes 4 romans. N’hésite pas à venir m’en parler sur mes réseaux ! Et un immense MERCI à Élodie pour cette super interview !


CONTACTER L’AUTEUR

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Email : wendybaque.auteur@gmail.com

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BIBLIOGRAPHIE

Une réflexion sur “Wendy BAQUÉ

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