AUTOMNE

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Derrière le pseudo d’Automne se cache Laure Vasseur : une épouse, une mère de famille tout ce qu’il y a de plus normal. Je suis née en 1975 dans un petit village minier du Pas-de-Calais, département où je vis toujours. Mon parcours scolaire ne prédisait en rien mon avenir d’auteure ni même d’artiste en général. En effet, ma logique et mon amour des maths (sauf la trigonométrie : ma bête noire 😉), m’ont poussé à poursuivre dans une filière scientifique. Mon amour des livres a néanmoins été le plus fort et voilà où j’en suis.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je n’avais pas de vrais projets lorsque j’étais petite. J’ignorais ce que je voulais faire de ma vie et je crois que je m’en fichais un peu (« on verra bien le moment venu »). Je détestais l’école, je détestais lire et c’est à l’âge de 14-15 ans (je ne sais plus exactement) que le déclic s’est produit avec un livre : « les horreurs de Sophie » d’Eric Verteuil. Je sais, ça n’est pas gai mais ce livre aura une réelle influence et sur la lectrice que je suis et sur l’auteure que je tente d’être.

J’ai compris avec ce livre que l’on pouvait lire pour le plaisir, que l’on pouvait prendre plaisir à lire. Rien à voir avec les grands classiques que l’on tente de nous faire avaler à l’école. Bien souvent, ils sont indigestes et cause du dégoût de la lecture.

A ce titre se sont ajoutés des centaines et des centaines d’autres titres, d’autres auteurs et d’autres thèmes.

Et puis un jour, je me suis posée cette question : « serais-tu capable d’en faire autant ? »

Voilà, le challenge était lancé et l’aventure a débuté. Je devais avoir la petite vingtaine.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Ce que j’ai expliqué à la question précédente.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui un. Pour la simple et bonne raison que je n’arrive pas à l’écrire. Imaginer une histoire, des personnages, des lieux, ça n’est pas bien compliqué. Le plus difficile c’est de savoir où l’on veut aller avec ces personnages. Qu’ont-ils à dire ? Comment vont-ils faire rentrer le lecteur dans leurs aventures ? Qu’est-ce qui n’a pas encore été fait ? Comment sortir des sentiers mille fois rebattus ?


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion et encore heureux. Si j’attendais après la vente de mes livres pour manger, je mangerais sûrement moins 😉


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés de l’écriture c’est la liberté. Celle de s’exprimer, celle de créer et surtout celle de s’évader avec ses personnages.

Les mauvais côtés ??? Celui qui me vient à l’esprit tout naturellement est tout ce qui concerne la communication pour faire connaître et tenter de vendre ce pu*ain de livre que vous avez passé des mois (voir des années) à écrire. Dur dur de sortir de faire original pour sortir du lot.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Non, pas vraiment. Je ne suis pas d’un naturel très ordonnée et la procrastination est certainement l’une de mes principales qualités. J’écris lorsque j’en ai envie, lorsque l’inspiration est au rendez-vous. M’obliger à écrire reste le meilleur moyen pour me bloquer.

Je préfère naturellement m’adonner à ce loisir en solitaire et dans le calme. Ceux qui me suivent un peu savent que j’écoute de la musique lors de la phase d’imagination et celle de correction (où j’écoute exclusivement l’opéra de Carl Orff : Carmina Burana. Allez savoir pourquoi ?) Je n’ai pas de moment privilégié dans ma journée. Mais étant donné que je m’inspire pas mal de mon monde onirique, je peux dire que la nuit est un moment important pour la création.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’ai déjà essayé de créer directement sur ordi, mais rien à faire, je finis toujours sur les réseaux sociaux ou sur une partie de Solitaire (lol).

J’écris mes manuscrits sur un gros classeur ; les feuilles ont cet avantage de me permettre de permuter des chapitres ou des nouvelles plus facilement qu’avec un cahier. Je retranscris ensuite tout sur ordi où je peux alors peaufiner, mettre en forme et corriger mon histoire.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Je dirais plutôt que c’est elle qui me trouve. L’inspiration vient d’un rêve, d’une phrase, d’un acte des plus banales de mon quotidien. J’en ai pour exemple qu’en essayant d’enfiler une robe, je me suis perdue dedans (impossible de retrouver la sortie 😉). J’en ai fait une nouvelle.

Dans le cas de Moi, Cathy, c’est le titre qui est venu en premier et toute l’histoire est entièrement brodée autour de ce titre. Ceux qui l’ont lu savent pourquoi.

Si l’inspiration ne vient pas, il ne faut surtout pas forcer. Elle reviendra bien un jour.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Pour certaines oui. Pour d’autres non.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Je n’ai rien choisi. Les idées, les histoires s’imposent à moi sans que j’en ai vraiment le contrôle. Après, étant une grande fan de fantastique, il y avait peu de chance que mon inspiration me souffle des histoires feel-good ou romantiques.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Aucun livre n’est simple à écrire. Les idées peuvent venir plus facilement, mais le travail d’écriture est un travail de dingue, de recherche, de lecture et de relecture, de correction … Le plus compliqué des trois a été La Perdition, simplement parce que je n’avais jamais écrit de nouvelles avant et qu’il était difficile pour moi de condenser une histoire juste en quelques pages. Il a ensuite fallu les assembler judicieusement et les intégrer à l’histoire principale.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je ne serai pas très originale en rappelant que bien souvent on nomme nos livres : nos bébés. Peut-on aimer plus un enfant qu’un autre ?

Dans La Couleur De Ses Yeux, je suis tombée sous le charme du gardien des portes. Il ne devait pas être le personnage principal lorsque je l’ai écrit, mais ce grand gaillard s’est tout naturellement imposé dans l’histoire.

Cathy, le personnage principal de Moi, Cathy est sans doute celui qui me ressemble le plus (mais rien d’autobiographique dans ce livre). Elle s’est créée une carapace sombre pour se protéger des autres. C’est un peu ce que j’ai fait pendant des années. La particularité de Moi, Cathy c’est que je me suis amusée à parsemer le récit de groupes de Hard ainsi que d’auteurs que j’aime particulièrement.

Enfin il y a La Perdition. Abigaëlle m’a posé un sacré dilemme. Elle m’a poussé à puiser tout au fond de moi pour écrire la fin de son histoire. Mais chut !!!! Ce livre tout entier a été pour moi un véritable défi.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Peut-on l’être vraiment ?

Lorsque j’ai sorti mon premier titre, je me suis dit : « si j’en vends un exemplaire, je serai contente ». Heureusement, j’en ai vendu un peu plus que ça. Alors oui, je suis satisfaite, même si on aimerait en vendre toujours un peu plus.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui, à chaque titre bouclé. Non pas que je suis lassée d’écrire, mais j’ai toujours l’impression d’être vidée, que je n’ai plus rien à dire. L’inspiration et le démon du stylo Bic me reprend bien vite. Lorsque je n’aurai plus rien à dire, alors oui, j’arrêterais.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui. Je suis actuellement en train d’écrire la suite de La Perdition. Ecrire des nouvelles m’a tellement plu que je remets ça pour mon plus grand plaisir. Pour une date de sortie, il sortira lorsqu’il sera prêt. Je ne m’impose aucune date et en plus, je ne suis pas pressée par une horde de fans en délire.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Autoéditée.

Lorsque j’ai commencé à écrire (on est bien naïf à vingt ans 😉) je m’attendais à voir s’ouvrir grand devant moi les portes des grands éditeurs parisiens (lol). En ce temps-là, l’autoédition comme on la connait maintenant n’existait pas. Fallait les moyens d’imprimer soi-même ses bouquins et se débrouiller pour les vendre.

L’autoédition me convient très bien : pas de contrainte, pas de délai à respecter. Je fais comme je le sens, je me rends dans les salons qui me font envie et bien que ce soit un sacré travail, je préfère garder un total contrôle sur mon travail. J’ai choisi la plateforme Amazon, parce qu’elle est la plus connue, parce qu’elle est plutôt simple d’utilisation et qu’elle me satisfait.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman est sorti en juin de cette année.

La Perdition est un roman-recueil, concept assez atypique, fantastique. Nous suivons l’histoire d’Abigaëlle Leroy, jeune femme endeuillée par la mort tragique de sa compagne. Elle accepte un pacte assez mystérieux : la douleur de son deuil contre 16 histoires. Chaque jour, Abigaëlle devra s’inspirer d’un objet des plus anodins (une corde nouée, un mouchoir, un sachet de thé …) et le soir venu, elle les raconte à son hôte : Elouric Caugloffe. Le roman est donc composé de ces 16 histoires, toutes fantastiques. Nous retrouvons Abigaëlle pour un épilogue assez inattendu, comme je les aime tant.

Hormis mon premier titre que j’ai réécrit d’après deux histoires inventées il y a une vingtaine d’années, il me faut en moyenne un an pour écrire et éditer un roman. Je pourrais aller plus vite, mais comme je l’ai déjà dit, la procrastination est une seconde nature.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Bien sûr, je n’ai pas encore besoin d’un service de sécurité pour contenir les fans en folie. C’est tellement gratifiant et plaisant de pouvoir discuter avec des passionnés de lecture ; qu’ils soient ou non mes lecteurs.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, mais discrètement. J’ai un compte, une page Facebook (ainsi qu’Instagram où je ne vais quasi-jamais). Les réseaux sociaux sont un incontournable si l’on veut se faire connaître. Malheureusement, on peut très facilement s’y noyer parmi les flots d’autres auteurs. J’ignore s’il est possible de trouver son lectorat uniquement sur les réseaux, mais j’aime partager, échanger et blaguer. On y rencontre tellement de gens sympa. Et puis, c’est également sur les réseaux que je trouve mes futurs achats de bouquins.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Bien sûr, j’adore ça, plus que l’écriture même. La vie d’auteur commence par la lecture. Comment expérimenter les différents styles, analyser les intrigues, le caractère des personnages, l’orthographe (bin oui, c’est important) et nourrir son imagination sans la lecture.

Mon imposante bibliothèque se compose essentiellement de romans fantastiques. On y trouve en vrac des grands noms de la littérature fantastique : King, Rice, Masterton, Bradbury, lovecraft, Tolkien (la liste est bien longue), mais aussi des romans et livres historiques : le Moyen-Age pour l’essentiel. Des livres traitant de la torture (je cherche toujours à comprendre la cruauté des hommes). On y trouve aussi l’intégral de l’œuvre du marquis de Sade. Et puis, de temps à autre, on peut tomber sur de la littérature plus légère et bien sûr de l’autoédition. Depuis que je fréquente les réseaux sociaux, j’ai fait la connaissance de beaucoup d’auteur(e)s autoédités très talentueux.

La place d’honneur est réservée à un auteur, que dis-je, un génie dans son genre : Clive Barker. Il m’a accompagné depuis mes débuts de lectrice (mon second achat de bouquin). Il est une source intarissable d’inspiration. Cet homme possède dans la tête un univers complet, tantôt fantasy, tantôt cauchemardesque. Il est un artiste complet : auteur, peintre, scénariste, réalisateur … Dans chacun de mes romans je glisse une référence à Clive Barker ou à son œuvre.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Les 120 journées de Sodome du marquis de Sade. Elle est pour moi l’œuvre ultime. Personne à ce jour (et je crois que personne ne le pourra jamais) n’est allé aussi loin dans la perversion et la cruauté. Alors oui pour l’écrire, mais bien sûr je ne cautionne aucun des faits qui y sont décrits.


Avez-vous d’autres passions ?

Le dessin, la peinture qui me prennent pas mal de temps, et que je pratique lors des phases de manque d’inspiration ou entre deux livres. J’aime aussi jardiner et buller, parce que c’est important de déconnecter de temps en temps.


UN DERNIER COMMENTAIRE ?

J’ai bien envie de citer une prof de français que j’ai eu la grande chance d’avoir au lycée : « Lire n’importe quoi mais lire ». Cette phrase est restée gravée dans ma mémoire ; elle devrait être la première chose que l’on apprend aux enfants.


CONTACTER L’AUTEUR

Profil facebook : https://www.facebook.com/automneauteure

Page facebook : https://www.facebook.com/romansdautomne


BIBLIOGRAPHIE

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