Emy BLOOM

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour et merci de me proposer cette interview. Emy, 36 ans le 20 aout (mais 20 ans dans sa tête pour l’éternité), lectrice assidue qui est tombée dans l’écriture suite à un pari avec mon mari. Il en avait assez de mes élucubrations suite à mes lectures et mes coups de gueule face aux inégalités de la société et m’a lancé ce pari un peu fou de m’y m’être à mon tour. Il a eu ces mots que je n’ai jamais oublié que je chéris à chaque fois que je débute un nouveau projet : « Pose tes mots et puis tu verras où cela te mène, tu n’as rien à perdre, bien au contraire », c’était il y a cinq ans, depuis je n’ai plus arrêté.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Comme dit précédemment, je ne suis auteure que depuis peu (5 ans). Mais enfant, j’ai toujours eu une imagination débordante. J’adorais les BD de Tintin ou encore Astérix puis adolescente des Young romances dramatiques avant de découvrir avec mes études la philosophie et de grands auteurs comme Victor Hugo, Camus ou plus contemporain Primo Levi .


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai eu, à l’âge de 27 ans un accident, en apparence anodin, mais qui a eu des répercutions sur ma vie. Handicapée à plus de 75%, mes maux ne se voient pas et pourtant sont bien présents au quotidien. Ils m’ont enlevé ma liberté, m’empêchant de faire mon cœur de métier, le recrutement. A l’époque, j’ai fait une lourde dépression. Pour me sortir de mon marasme, je me suis plongée dans la lecture et puis un jour, j’ai voulu, à mon petit niveau, dénoncer ces jugements que nous recevons, nous autres qui sommes « différents ». Ainsi a débuté cette folle épopée livresque.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Je n’ai jamais eu le cas. Certains sont dans des tiroirs en attente.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

L’écriture est devenue une drogue, une échappatoire et un métier à part entier.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Ah la grande question. Écrire, c’est se mettre à nu quelque part. Chacun de mes romans est un petit bout de moi, de mon vécu… De ce fait, il est éprouvant de les mettre au monde. Une fois publiés, c’est la grande attente, celle de savoir si ces derniers vont toucher les lecteurs, faire écho aux gens. Les retours sont, de ce fait, essentiels. Il y en a des bons et des moins bons. Mais à mes yeux, tout cela est constructif. Donc je ne dirais pas qu’il y a de mauvais côtés, simplement des expériences qui nous enrichissent et nous poussent à toujours plus s’améliorer.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je profite que mes enfants sont à l’école pour travailler sans être dérangée, bien qu’il m’arrive fréquemment de travailler la nuit et les week-ends, tout en jonglant avec mes rendez-vous médicaux et ma vie d’épouse et maman au quotidien.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Oui, beaucoup. Je vous les liste ? (Vous allez rire)

  1. J’allume l’ordinateur puis je pars sur ma terrasse pour me vider l’esprit le temps de savourer un café.
  2. Je mets de la musique (celle-ci varie selon le livre, du classique au métal en passant par de la pop… tout est une question de tempo)
  3. J’ouvre mon document et je ferme les yeux pour me replonger dans l’histoire.
  4. Je relis mes notes et ce qui précède juste avant.
  5. Je me force à prendre des pauses (sinon je passerai 10h sans manger ni boire (oui c’est du vécu)).

Et le plus important, toujours avoir mon carnet à mes côtés (aux toilettes, en extérieur et même la nuit) pour noter mes idées qui me tombent dessus.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration est partout : une chanson, une rencontre, une balade ou encore les informations, mais le plus souvent, cela vient de mes proches et d’expériences vécues. Toute injustice est prétexte à être dénoncée.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Toutes mes histoires sont tirées de faits de société, de témoignages, mais aussi de ma propre expérience personnelle.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

A chaque fois que j’aborde un nouveau roman, je pense en priorité à mes enfants et me demande : « et si c’était eux, quelle serait ma réaction ? ».


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le plus difficile à écrire ? Je dirais Emprise, car il traite des violences conjugales, un sujet qui me touche personnellement tout comme Fracture(s) qui est une adaptation de ma propre expérience face au handicap. Le plus simple ? Je ne dirais pas qu’il fut simple, mais j’ai adoré écrire Once Upon a Time. Ce roman traitant de la parentalité a été coécrit avec l’aide de mon fils alors âgé de 9 ans ( il a coécrit le conte pour enfants et ma cadette de 7 ans a fait la bêta). Partager cela avec ses propres enfants, surtout sur cette thématique, a été une expérience formidable à vivre.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Ma préférence ? Dur comme question ! J’aime tous mes personnages comme mes propres enfants. Ils sont une part de moi donc impossible d’avoir une préférence.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je ne me considère pas comme une auteure célèbre, mais quand un lecteur me confie s’être retrouvé dans l’une de mes histoires ou avoir été touché, c’est à mes yeux le plus beau des compliments qui peut m’être adressé. Cela prouve que j’ai bien traité ma thématique, que j’ai rendu hommage à ces héros du quotidien.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oh que oui ! Chaque roman est éprouvant à écrire sachant que j’écris des romances dramatiques (mais toujours avec un happy end). Tout n’est que sentiments, psychologie, remise en question. Combien de fois je me suis dit « j’arrête, ça ne mène à rien ». Mes crises liées à mes handicaps n’aident pas dans ces moments-là. Les douleurs ont tendance à jouer sur mon moral. Heureusement, j’ai une horde de personnes qui me poussent à continuer, ne jamais rien lâcher ! Alors oui, il y a des passages à vide, mais je refuse d’abandonner.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Alors j’ai deux projets qui sortiront prochainement. Le premier est un conte Feel Good Fantasy coécrit avec Sawaen K. : Le Fiasco Enchanté, Tome 1 d’une série de 4 tomes des Chroniques d’Ici et Ailleurs ( un vrai challenge pour la dramatique que je suis, mais un énorme plaisir à écrire). Il sortira en novembre 2022. Puis, au premier trimestre 2023 sortira mon prochain solo tiré de faits réels une fois encore, Un Homme presque Ordinaire qui traitera cette fois d’un handicap physique et invisible ainsi que du VIH. Un roman qui me tient énormément à cœur, car il a été écrit suite à une demande d’un de mes lecteurs qui est devenu ma muse pour ce roman.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai débuté dans une maison d’édition et à présent je suis en Auto Édition. Je ne regrette pas mon choix. La première m’a permis de me faire connaître et m’offrir la possibilité aujourd’hui de voler de mes propres ailes. Certes, l’auto-édition demande beaucoup de travail supplémentaire, mais cela est très valorisant.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Ma dernière sortie livresque se nomme Nouveaux Horizons. C’est un spin off de Once Upon a Time qui peut être lu indépendamment, sorti en mai 2022. Ce roman est, à l’image de son titre l’indique, mon envolée vers de nouveaux horizons. Il me tient particulièrement à cœur de par les thématiques traitées : les parents solos et familles recomposées. Étant moi-même la fille d’une maman solo, je tenais à lui rendre cet hommage tout comme à celui qui est devenu mon papa de cœur à mes 12 ans. Certes, Hervé est un papa solo gay qui s’efforce d’éduquer sa fille, Mélodie, mais les sentiments, eux, sont universels.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’ai cette chance folle d’avoir une relation authentique avec la plupart de mes lecteurs. Nous échangeons sur mes romans, mais pas que. Plus que des lecteurs, certains deviennent des proches, des personnes avec qui j’échange sur tout : littérature, actualité, fous rire… Nous formons un tout à l’image d’une famille agrandie aux couleurs de l’arc-en-ciel.

J’en profite pour les remercier d’être dans ma vie et de m’apporter autant. Dans cette société impersonnelle et égocentrique, ces partages sont un trésor que je savoure au quotidien.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, je suis sur Facebook, Insta et Twitter pour le moment. Pourquoi ce choix ? Pour atteindre plus de personnes. Je le redis, je suis loin d’être l’auteure de l’année, mais si j’arrive à toucher certains ou certaines, que je les interpelle de par mes thématiques et qu’un échange s’en suit, alors c’est gagné. Je suis le genre de personne qui aime échanger avec les autres dans la bienveillance et le respect. Cela n’engage aucunement à l’achat de mes romans. Pire ! Je suis la première à recommander des collègues. C’est le côté humain qui prime.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Comme dit précédemment, je suis une grande fan de philosophie et de drames. Néanmoins, je lis de tout (du feel good aux romances érotiques…). Mon choix ne se porte pas sur le genre, mais sur la réflexion qu’engendre ma lecture. Si elle me permet d’ouvrir mes horizons, me remettre en question, en clair me permettre d’en sortir différente c’est une bonne lecture.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Sans hésiter : les contemplations de Victor Hugo. Je suis amoureuse des mots que cet auteur pose sur les maux. J’ai beau l’avoir lu un nombre inimaginable de fois, je suis à chaque fois transportée, touchée et même en larmes à certains passages…


Avez-vous d’autres passions ?

Je suis une touche à tout. Curieuse et avide d’apprendre, j’aime découvrir de nouvelles choses bien que le côté artistique m’attise tel un papillon vers la lumière.


UN DERNIER COMMENTAIRE ?

Merci pour cette interview ! Ce n’est jamais évident de se mettre à nu … J’espère que vous aurez pris plaisir à me lire. À très vite j’espère pour de futurs échanges.


CONTACTER L’AUTEUR

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Site internet : https://emybloom-auteure.fr/


BIBLIOGRAPHIE

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