Laura VAISSAUD

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Laura Vaissaud. J’ai 29 ans et je suis mariée depuis le mois d’avril 2022. J’ai déjà eu différents métiers dont celui d’ingénieur et celui de technico-commerciale. Aujourd’hui, je suis dans une phase de recherche de moi-même, professionnellement notamment, en attendant de devenir un jour écrivain à 100 %. Je suis quelqu’un qui fourmille d’idées et de passions. Quand je n’écris pas, je peins, je fais de la photo, je cuisine, je lis, je voyage… La liste est longue. J’habite depuis bientôt trois ans en Isère, ma terre d’accueil. Mon rêve le plus fou est d’impacter le monde et de faire de ma vie un modèle pour pousser les autres à oser écouter leur murmure intérieur.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Très jeune, je voulais être clown. Je crois que j’avais compris que la vie est un jeu et que le meilleur moyen de gagner la partie était de ne pas se prendre au sérieux. Mais je me suis aussi très vite plongée dans l’univers merveilleux des livres. À un an déjà, je pouvais passer des heures à feuilleter mes albums. L’idée d’avoir une influence sur mon environnement proche ou lointain a germé rapidement, en même temps que mon besoin de nourrir mon imagination. J’ai terminé ma première histoire à l’âge de sept ans, un conte sur le Père Noël.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Comme je l’ai évoqué à la question précédente, ce qui m’a donné envie d’écrire, c’est mon amour pour les livres et ma créativité débordante. Je suis aussi fascinée par la langue française et par le pouvoir des mots. Je dois d’ailleurs être la seule personne sur Terre à être émoustillée quand mon amoureux me susurre quelques mots soutenus. L’écriture est pour moi un merveilleux moyen d’expression, le plus libérateur à l’époque où j’étais timide.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Je pense que comme chaque écrivain, j’ai des manuscrits avortés. Autrefois, je me laissais séduire par les idées nouvelles à la manière du chant des sirènes qui me poussait à abandonner mon livre en cours. J’ai longtemps eu ce fonctionnement. Jusqu’au jour où j’ai dit stop. Quelques années plus tard, mon premier roman, Dessine-moi un enfant, a vu le jour. Récemment, je me suis essayé à l’urban fantasy. Ce n’était pas pour moi et il m’a fallu trente pages pour m’en rendre compte. J’ai laissé de côté l’idée que je retravaillerai sans doute sous une autre forme plus tard.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux en réalité. Mon but est de me professionnaliser pour pouvoir à terme en vivre. L’année dernière, j’ai suivi la formation Devenir écrivain de Licares qui m’a permis, entre autres, de théoriser des choses que je savais instinctivement. Mon deuxième roman, Du bout des lèvres, vient tout juste d’être publié et j’espère qu’il me rapprochera de mon objectif : faire de l’écriture mon travail à plein temps.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

J’aurais tendance à ne vouloir montrer que la part de lumière de l’écriture. Elle est source d’espérance, de possibilités infinies, de joie. C’est une des seules activités où je peux être en transe et ne pas voir le temps passer. L’écriture est aussi le véhicule de messages qui me tiennent à cœur comme celui d’oser et de ne jamais abandonner. Grâce à elle, j’ai fait la rencontre de personnes merveilleuses et je lui en serai toujours reconnaissante. Mais l’écriture a aussi sa part d’ombre. Il est très difficile d’en vivre et il faut se montrer persévérant avant d’aboutir à un résultat.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’ai horreur des habitudes. Je déteste me sentir dirigée ou obligée. Mais globalement, j’écris à mon bureau, mon regard s’évadant parfois jusqu’à la fenêtre pour attraper les idées au vol, dans le silence. Je ne suis pas trop du matin, je préfère écrire le soir ou l’après-midi et préférentiellement quand je suis seule.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Lorsque l’idée frappe à ma porte, je la laisse s’introduire dans mon esprit. Je l’observe, j’apprends à la connaître sans la presser. Cette phase dure au minimum un mois jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment étoffée pour faire d’elle un roman. Ensuite, je fais un plan, soit sommaire avec les grandes étapes uniquement, soit chapitre par chapitre. Après, sans surprise, j’écris. Durant ma formation d’écriture, je me suis essayée aux fiches personnages, mais ça ne m’a pas convenu. La sur-préparation est pour moi un frein à l’action. Je suis aussi de ces auteurs qui ne peuvent pas faire un premier jet d’une traite. Quand j’ai fini un chapitre, je le corrige aussitôt. Plus tard viennent les processus de relecture, correction, bêta-lecture.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Si je savais d’où venait l’inspiration, je passerais mon temps dans son antre. Mais la cachette est bien gardée. Donc oui, j’ai des moments où l’inspiration ne vient pas. Je crois que le remède, c’est de ne pas forcer quand ça ne vient pas, mais aussi d’écrire régulièrement. Les idées engendrent des idées.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Mes histoires sont tirées de mon imagination. Bien sûr, je les alimente avec des idées ou des émotions que je partage. Il est possible de lire qui je suis en filigrane, mais tout ce que j’écris ne correspond pas toujours à mes opinions.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Pour mon thriller Dessine-moi un enfant, je souhaitais montrer que l’amour d’une mère est plus puissant que n’importe quel amour. J’ai eu la chance d’avoir une mère très présente qui m’a toujours soutenue. Pour mon feel-good Du bout des lèvres, le thème principal est celui d’écouter son murmure intérieur et de le suivre. Ce sujet me touche encore plus que le précédent, car j’ai bien trop longtemps ignoré ma petite voix. Aujourd’hui, non seulement je tends l’oreille, mais je lui laisse le loisir de s’exprimer haut et fort.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Sans réfléchir, mon thriller Dessine-moi un enfant. Un roman policier nécessite une intrigue beaucoup plus complexe. Il faut saupoudrer l’histoire d’indices, mais sans les rendre trop évidents. Etant donné que je n’ai pour l’instant que deux livres à mon actif, mon second roman a été plus simple. L’enjeu résidait dans la gestion des émotions des personnages, plus que dans la création d’une intrigue très élaborée. Je pense aussi que l’expérience de mon premier roman a aidé dans l’écriture du deuxième.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je préfère Du bout des lèvres, car j’ai mûri en écriture. L’histoire est un de mes combats phares dans la vie, c’est pourquoi je ne suis sans doute pas très objective. Ce que je peux toutefois affirmer, c’est que j’aime énormément mes deux romans. Ce sont les accomplissements qui me rendent le plus fier.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Si on définit le succès comme le nombre de ventes, non, je ne suis pas satisfaite. J’ai rêvé grand, je n’ai pas eu des résultats à la hauteur de mes espérances. J’imaginais qu’on allait recevoir mon livre comme le Messie, qu’il allait rapidement se faire une place parmi les auteurs les plus en vogue, mais non. J’ai appris malgré moi que le succès est surtout une histoire de visibilité. Cependant, rien ne pourra m’enlever la fierté que je ressens. J’ai eu des retours très positifs, certaines personnes ayant littéralement dévoré mon roman. Pour le second, il est paru la semaine dernière seulement. Il a encore le temps de faire ses preuves. J’espère, d’ailleurs, que cette interview donnera envie de découvrir mon univers.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Dans les moments de découragement, je me demande à quoi ça sert, pourquoi je passe tant d’heures pour si peu de résultats. Je pourrais être tentée d’abandonner, mais mon amour de l’écriture est plus fort que tout. Je me suis fait la promesse de ne jamais arrêter d’écrire.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai toujours des projets en cours. Je suis en phase de rédaction de mon troisième roman. J’ai écrit une quarantaine de pages à ce jour. Ce que je peux révéler, c’est que ce sera un feel-good, un roman qui permettra au lecteur de se poser des questions et pourquoi pas d’évoluer sur son chemin intérieur. Aucune idée de la date de sortie pour l’instant.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai testé les deux. Autoédition d’abord, plus par non-choix, édition ensuite. Mon expérience en maison d’édition est trop fraîche pour pouvoir faire un vrai retour.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman Du bout des lèvres est sorti en août 2022. C’est l’histoire de Samantha, une jeune aide-soignante mal dans sa peau qui rêve de devenir chanteuse. Dans l’EHPAD où elle travaille, elle va faire la connaissance de M. Morand, un vieil homme acariâtre bien décidé à la faire avancer. Ce livre est teinté d’optimisme. Il est à la fois drôle, philosophique et triste. C’est un cocktail d’émotions, c’est ça que j’ai adoré dans l’écriture de ce roman. J’ai mis environ un an à l’écrire.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’adore échanger avec les lecteurs. Rien ne me fait plus plaisir. Je crois que c’est d’ailleurs le but de tout écrivain, être lu. Être entendu aussi. Je discute soit en direct, soit par l’intermédiaire des réseaux sociaux.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, mais à l’instar de mon héroïne, Samantha, j’en suis encore au stade embryonnaire. Publier régulièrement sur les réseaux sociaux m’ennuie, mais je tâche de répondre à toute personne qui me contacte.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Ecrire sans lire est pour moi inconcevable. La lecture est une véritable richesse et nous avons la chance de pouvoir découvrir un nombre incalculable d’écrivains talentueux. Mes deux genres de prédilection sont les romans policiers et les feel-good (littérature blanche).


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je n’ai jamais réfléchi à la question. Je dirais Harry Potter, pour inspirer toute une génération.


Avez-vous d’autres passions ?

Beaucoup, oui ! L’art en général (peinture, photographie, théâtre…), les voyages, le développement personnel, l’apprentissage. Et aussi, mon mari ! Il est la pierre angulaire de mon bonheur et il me donne l’énergie d’avoir des multitudes de projets et d’avancer chaque jour un peu plus vers mes rêves.


UN DERNIER COMMENTAIRE ?

Je serais ravie d’échanger avec vous tous à propos de mes livres. J’espère que vous compterez prochainement parmi mes lecteurs. Et croyez en vous ! Votre potentiel ne demande qu’à être exploité…


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BIBLIOGRAPHIE

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