Hervé BERTOLI

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis Hervé Bertoli, auteur de romans à priori pour jeunes adultes, mais les ventes montrent que ce n’est pas complètement le cas.

J’ai eu une carrière professionnelle éclectique (du bâtiment au ressources humaines, en passant par le creusement de galeries dans une mine de charbon) qui n’avait aucune chance de me conduire vers l’écriture, et pourtant… me voici auteur !


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai toujours aimé écrire, et je me souviens qu’à l’école je rédigeais de trèès  longues rédactions.

Adolescent, je rêvais de devenir journaliste, mais cela ne s’est pas déroulé ainsi et j’ai dû mettre cette passion en veille, jusqu’il y a peu.

Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour assouvir mon envie d’écrire et je savoure ce moment.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Comme beaucoup je pense, mes lectures. Les romans d’aventure que je lisais dans ma jeunesse. Je suis aussi quelqu’un d’assez créatifs, j’ai toujours plein d’idées d’histoire en tête que j’avais envie de partager. Et puis le sentiment que j’en étais capable, alors je me suis lancé sans complexe.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Je débute dans l’écriture. Pour l’instant, j’ai commis deux romans. Le troisième est en préparation. D’autres suivront certainement.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Si l’écriture était un métier, je serais contraint de sortir des romans à échéances régulières pour gagner ma vie, et cela se transformerait vite en fardeau. Je ne veux surtout pas que l’écriture devienne une obligation. De fait, le plaisir est le maître mot.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés, c’est d’imaginer une histoire et la voir prendre forme jour après jour. Vivre avec les personnages, les regarder évoluer, parfois m’échapper (ils n’en font qu’à leur tête ! Lol !), et ensuite avoir le retour des lecteurs qui me disent avoir voyagé, rêvé, tremblé… Passé un bon moment.

Les mauvais, c’est que pour arriver à ce résultat, cela demande une somme de travail considérable, que je n’imaginais pas avant de me lancer dans cette aventure. Le pire je pense, ce sont les multiples relectures et corrections (syntaxe, orthographe, ponctuation, traque des répétitions, etc). C’est un travail indispensable, mais fastidieux et pas marrant !


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Quand j’ai commencé à écrire, je me suis dit que je le ferais quand j’en aurais envie. Mais… cela ne fonctionne pas de cette façon. Si on écrit ainsi, on n’avance pas. Il est nécessaire, d’écrire tous les jours si possible, ou en tout cas régulièrement.

J’écris le matin et l’après-midi. J’ai besoin de tranquillité et surtout de silence pour m’immerger dans l’histoire, car je vis les scènes que j’écris.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

En travail  préalable à l’écriture, je découpe mon histoire en séquences, et non pas en chapitre. Chaque séquence représente une action qui fait avancer l’histoire. Pour chacune d’elle, je rédige un résumé de quelques lignes dans lequel j’indique ce qu’il s’y passe. Je note la temporalité  (à quel moment on est de l’histoire), la justification : pourquoi cette séquence est nécessaire, et enfin le registre : quel est le ton de la séquence : joyeux, on se dispute, on s’aime, on crie, c’est violent ou doux…

Toute l’histoire est ainsi découpée comme un scénario de film. A ce titre de nombreux lecteurs m’ont dit avoir eu le sentiment d’être dans un film. C’est dû à ce séquençage.

Cela demande un long et gros travail  préparatoire, mais lorsque j’ai fini, je n’ai plus (façon de parler !) qu’à remplir les blancs. Je sais où démarre la séquence et où et comment elle se finit. C’est un guide qui permet de ne pas se perdre et évite de partir dans une voie indésirable. Cela permet aussi de voir si tout est utile. Si une séquence ne fait pas avancer l’intrigue, cela veut dire qu’elle n’a pas sa place dans l’histoire. C’est le meilleur moyen de ne pas se retrouver un matin avec une feuille blanche à ne plus savoir quoi raconter.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Les idées ne me manquent pas. Comme je le disais, je suis quelqu’un à l’imagination débordante, donc je n’ai pas de souci d’inspiration. J’ai au moins quatre histoires en tête qui n’attendent plus qu’à être écrites.

L’idée du prochain roman m’est tombée dessus en regardant le journal de 13H. Je me suis fait une réflexion sur le reportage en cours et je me suis dit : « Cela ferait une super histoire ! ». Et maintenant je suis sur le fameux séquencier !


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

L’histoire du premier roman, je l’avais en tête depuis longtemps déjà. J’adore depuis mon enfance l’univers Marvel et elle en est inspirée. Le second roman est la suite. Le prochain, comme je viens de le dire, a trouvé sa source dans l’actualité. Mais tout est prétexte à histoire.

Le problème n’est pas tant les idées, on en a toujours,  le vrai sujet, c’est l’imagination. Que fait-on de ce petit bout d’idée à priori insignifiant ? Rien, sans une imagination fertile. Le secret est de voir au-delà de ce que l’on a sous les yeux.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Pour les deux premiers romans, l’envie de donner vie à des personnages extraordinaires, à un futur possible, à poser quelques questions d’ordre éthique en l’occurrence.

Pour celui à venir, qui sera un roman d’anticipation, c’est de montrer ce que pourrait être le monde de demain si on ne se réveille pas très vite au sujet du réchauffement climatique.

J’aimerais qu’au-delà de l’histoire et de l’évasion procurée par celle-ci, que le lecteur se pose deux ou trois questions.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le premier a été assez facile car j’avais toute l’histoire très claire dans ma tête.

En revanche le second a été assez compliqué, car je n’avais pas l’intention d’écrire la suite si vite. J’étais attelé à un autre projet lorsque les premiers lecteurs m’ont réclamé la suite. Et comme Projet Hurricane a eu beaucoup de succès, cette demande a été de plus en plus pressante. Je me suis donc vu « obligé » d’abandonner  le projet en cours pour me plonger dans une suite dont je ne savais rien.

Il a donc fallu tout imaginer dans « l’urgence » avec des questions du genre : duologie ? Trilogie ? Est-ce qu’il y aura matière à faire durer l’histoire ? Est-ce que je visite des histoires annexes dans le deuxième volume ou je trace dans l’histoire principale ?

J’ai trouvé qu’écrire une suite était compliqué. Là encore, plus que je ne croyais.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je n’en ai que deux qui font partie d’une seule et même histoire, donc j’aime les deux qui sont indissociables.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Oui très ! Satisfait et surpris. À la sortie de Projet Hurricane, j’avais deux objectifs secrets… : le premier était de vendre au moins 100 exemplaires (car 90 % des livres qui paraissent se vendent à moins de 100 exemplaires. Je voulais faire partie des 10 % !). Le second était le chiffre de 500. C’est le seuil dans le monde de l’autoédition où l’on considère que le roman est un succès. En édition classique, ce que l’on appelle un succès de librairie est à 5000 bouquins vendus.

À ce jour Projet Hurricane s’est écoulé à plus de 2000 exemplaires. Je suis donc très très satisfait. D’autant plus que les ventes ne s’essoufflent pas.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je viens de commencer, donc non, je ne m’arrête pas ! Lol !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Le prochain roman s’appellera normalement Katharsis. L’histoire se déroulera en 2062 et traitera des migrants climatiques qui vont se masser aux portes de l’Europe. Question : que va-t-elle faire ? J’espère une sortie en début d’été prochain.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

La première tient au fait que je voulais avoir un retour rapide sur mon travail. Je voulais savoir si j’avais un quelconque talent ou si j’écrivais de la daube. Les grosses maisons d’édition, qui d’ailleurs ne prennent plus de manuscrits depuis le covid, mettent des mois, voire des années avant de répondre. Et toutes ne répondent pas. Je n’avais tout simplement pas envie d’attendre.

La seconde est que lorsqu’on retire les grosses maisons d’éditions, il reste les petites (forcément !), et là… c’est n’importe quoi pour l’essentiel. Il y a aujourd’hui des tonnes de ME ou pseudo ME qui n’ont pas les ressources, humaines et financières, pour faire le job. La plupart éditent sans même lire le manuscrit, si bien qu’on se retrouve avec des bouquins truffés de fautes et de coquilles. Certaines demandent même de l’argent à l’auteur pour le publier ! Sans parler des difficultés pour récupérer la part qui revient à l’auteur sur les ventes, et ses droits sur l’œuvre quand la ME coule.

Beaucoup d’ennuis, beaucoup d’énergie perdus en de vains combats. Et je ne parle même pas de la rémunération : 10 % maxi en ME (si vous la touchez un jour!). Évidemment beaucoup plus en autoédition.

Moralité : pour aller en édition classique, il faut que la maison d’édition tienne la route et fasse son job d’accompagnement, de relectures, de corrections, de promotions, etc. Si ce n’est pas le cas, il faut oublier.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Je vais parler de mes deux romans, car le second est la suite du premier et que l’un ne va pas sans l’autre.

Le genre auquel ils appartiennent n’est pas évident à définir (il y a toujours débat sur le sujet !). Ils peuvent se classer dans le genre fantastique, voire anticipation, car ils montrent un futur possible. Mais les lecteurs l’ont plutôt positionnés dans le genre thriller car il s’agit d’une aventure où le suspense est très présent. Personnellement j’en parle comme de thrillers à la frontière du fantastique. En vérité ils se situent à la croisée de plusieurs genres : fantastique, aventure, suspense, thriller, yougadult).

Les romans traitent de plusieurs sujets :

Le sujet pourrait être la folie des hommes. De quoi sont capable les hommes, une nation, l’humanité pour détenir le pouvoir, dominer, asservir les autres ? L’histoire nous a déjà montré que l’homme est capable du pire pour cela. Et c’est encore le cas dans mes romans. Kane est une jeune femme différente, aux capacités exceptionnelles, et elle suscite la convoitise.

Les livres abordent avec plus ou moins de force, la différence, l’identité de genre, la violence familiale, l’inceste, la science, l’éthique, mais aussi l’amour et surtout, si l’on ne devait conserver qu’un sujet, l’amitié. Celle avec un grand A. Celle dont tout le monde rêve, celle à la vie à la mort. Projet Hurricane et Les Suprématis sont avant tout une aventure humaine comme peut l’être le Seigneur des Anneaux ou Harry Potter.

J’ai mis environ un an pour écrire le premier volume sorti il y a un peu plus d’un an et un peu moins pour le second sorti fin juillet.

Les trois personnages principaux sont là depuis le début. Les autres sont nés en cours de route (pendant le séquencier) où certains se sont imposés de fait. Tout n’est pas comme cela était prévu, mais le chemin pris par l’histoire a notamment imposé le genre et l’orientation sexuelle de quelques personnages.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’ai la chance, en fait c’était ma volonté ! Lol ! D’avoir mon propre site internet sur lequel je vends mes romans. Cela me permet de converser avec les lecteurs et  parfois de nouer de belles histoires. J’échange régulièrement avec certains d’entre-eux (par mail pour l’essentiel, mais aussi sur messenger ou what’app) et c’est toujours très intéressant. Je ne peux que regretter que si peu le fasse.

Les occasions d’échanger sont également présente lors des séances de dédicaces ou les salons. C’est un des intérêts de l’exercice.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis présent mais peu actif, car je ne suis pas certain que cela ait autant d’intérêt qu’on veut bien nous le laisser croire. Je poste quand j’ai quelque chose à dire ou présenter et ça s’arrête là.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Bien sûr j’aime lire ! Je lis beaucoup de fantastique, du thriller, un peu de polar et parfois des romans historiques.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Le seigneur des anneaux  ou Game of Thrones qui sont à mes yeux les deux plus grande saga de fantasy. Un univers incroyable, des personnages attachants (si si, même les méchants dans GOT sont attachants!). Il est difficile de faire mieux.


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime la BD que je lis beaucoup aussi. J’aime voyager, je rentre des USA où j’ai fait les grands parcs de l’ouest, et j’aime surtout rien glander. Lol !


Un dernier commentaire ?

Lisez Projet Hurricane et ensuite retrouvez-moi sur mon site, on en parle.


CONTACTER L’AUTEUR

Profil Facebook : https://www.facebook.com/hervebertoliauteur/

Instagram : https://www.instagram.com/hervebertoliauteur/

Blog : https://hervebertoli.com/


BIBLIOGRAPHIE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s