Jessica LAMENT

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis enseignante et maman de trois enfants. J’ai une passion pour le développement personnel et la psychologie. J’adore les remises en question et les conversations décalées.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Oui, c’est un rêve d’enfant que j’ose seulement réaliser maintenant. Quand j’étais petite, j’aimais poursuivre les films dans ma tête, inventer des scénarios. L’envie était là, l’audace de franchir le cap, beaucoup moins.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Ma fille ainée entrait au collège, j’ai probablement pris un coup de vieux ! Je me suis posé la question : « A 60 ans, quand tu te demanderas ce que tu regrettes de ne pas avoir osé, ce sera quoi ? ». La première réponse qui est venue a été : « Ecrire ». J’étais dans un parc de jeux, j’ai ouvert un magazine pour anesthésier mon ennui et la première page concernait un concours d’écriture. J’y ai vu un signe.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui, un manuscrit. J’ai dû l’écrire en plusieurs fois, trop douloureux à écrire, trop vivant dans ma tête. Deux autres sont en cours…


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion que j’espère devenir un métier, tout comme l’est mon métier d’enseignante. Pouvoir vivre la tête dans ses histoires chaque jour sans avoir à chercher le temps de le faire, ça doit être formidable !


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?
  • Les bons côtés.

Le plaisir incroyable de poser les mots sur le papier sans avoir à les chercher. La magie de démarrer une histoire et la voir nous entrainer dans une intrigue totalement différente que celle prévue au départ.

  • Les mauvais côtés.

La promotion du livre, sans aucun doute. Savoir se vendre sur les réseaux sociaux et s’exposer quand on n’en pas particulièrement envie.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’ai une vie très remplie. Alors, l’écriture est souvent autant chaotique que nécessaire. J’écris sur un bout de papier, le verso d’une enveloppe, le bloc-notes de mon portable puis je recentre tout sur l’ordinateur. Je peux écrire à trois heures du matin ou interrompre une correction d’élèves pour écrire trois pages. Le seul moment où je vais me discipliner, c’est quand le manuscrit est terminé et qu’il faut le corriger et le mettre en page. A ce moment-là, je me fixe un programme avec les actions à accomplir et le temps imparti pour les réaliser.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’aime voir mes récits s’emporter loin de mes désirs et de mes envies. Je suis toujours étonnée de voir mes personnages évoluer, comme si à un moment donné, ils prenaient vie et décidaient par eux-mêmes de ce dont ils avaient besoin. Cependant, je remarque que j’ai ce besoin incessant d’expliquer leur façon d’être par leur passé.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Je pars souvent d’un thème que j’ai envie d’explorer. Quelque chose que j’ai vécu ou que quelqu’un m’a confié et je me demande ce que j’aurais aimé entendre ou savoir pour aller mieux, pour avancer. Pour « L’Art délicat de se séparer avec fracas », je voulais transmettre l’idée que nous n’étions pas forcément maitre de notre vie, trop souvent guidés par notre passé sans en prendre conscience. J’avais aussi envie de transmettre la complexité d’une séparation en faisant intervenir l’évolution de Victoire et James. Pour les « Crève-mensongères », j’avais envie de parler de nos conditionnements, de tout ce qui nous entrave alors que le bonheur est à portée de nous. Le bonheur, la joie ne doivent pas être un but mais le chemin lui-même et le moteur de notre vie.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

 Il y a une part de moi, évidemment. Laquelle, je laisse les lecteurs dans le mystère. Souvent, je pars de quelque chose que j’ai vécu ou entendu et puis je le transforme au gré de mes envies. Pour « L’Art délicat », les anecdotes liées aux enfants sont réelles par exemple. Je tiens absolument à ce que les personnes puissent se retrouver dans mes personnages, et pour l’instant, du retour que j’en ai eu, cela semble plutôt réussi.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Je lis beaucoup de livres sur le développement personnel et des romans. J’avais envie d’offrir un mélange des deux mais pas une histoire où l’héroïne part au bout du monde pour revenir totalement changée. J’adore l’idée que le changement vient de soi, peu importe où on se trouve.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Aucun n’est facile, c’est un travail très conséquent mais quand on aime, on ne compte pas.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Ma préférence va pour « Les Crève-mensongères », il est celui qui m’a fait me sentir écrivain. Je voulais écrire un récit un peu choral, peu m’importait la complexité.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Un pas à la fois, j’espère avoir de plus en plus de visibilité pour toucher de plus en plus de lecteurs.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Ah non ! L’écriture et moi, c’est une histoire d’amour à présent sur le long terme.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je ne sais pas encore par quoi je vais commencer. J’aimerais corriger mon 3e manuscrit pour le sortir en février mais en même temps, je meurs d’envie de me plonger dans les manuscrits en cours.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Pour mon premier roman, j’ai travaillé avec Fyctia, filiale de Hugo Romans. La plateforme propose des concours puis on peut être sélectionné pour retravailler notre manuscrit et le mettre en page avec l’éditrice en vue de l’éditer. J’ai adoré cette expérience, elle m’a permis de me rendre compte à quel point j’étais novice et bien naïve. Pour le 2e, j’ai décidé de le placer sur Amazon pour participer au concours des « Plumes francophones » qu’il organise chaque année.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

« Les Crève-mensongères » est le roman parfait si on a envie de rire et de se détendre. Il parle d’une jeune femme, Samantha, qui n’attend pas grand-chose dans sa vie. Elle est persuadée que son physique la limite. Un évènement va bousculer l’ordre des choses et elle va couper les ponts avec son entourage pour sortir de sa zone de confort. J’avais envie de parler de l’amitié et de tout ce qu’elle nous apporte, de l’acceptation de soi, de son corps, de nos croyances limitantes.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Je débute dans ce métier. Mon moment préféré est quand je parle avec un lecteur ou reçois un message pour me dire que mon livre lui a apporté beaucoup et qu’il s’est posé pas mal de questions sur sa propre histoire après l’avoir lu ou a commencé à poser des actions pour changer des choses qui ne lui convenaient pas. Ça prouve la magie des mots dans nos vies.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis présente sans l’être. Je minimise beaucoup pour me concentrer vers ce qui me parle réellement donc je poste quand j’ai envie. J’aime beaucoup suivre d’autres auteurs et les voir évoluer, parler avec eux.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je lis surtout des romans contemporains, parfois historiques pratiquement chaque soir. C’est un rituel, un moment juste pour moi. Il m’arrive d’entamer plusieurs livres à la fois, souvent un roman et un livre plus théorique sur un concept qui m’intéresse en développement personnel, psychologique, sociologique ou autre.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Quand j’étais adolescente, j’ai lu « La plage d’Ostende » de Jacqueline Harpman. Emilienne, 11 ans, tombe éperdument amoureuse de Léopold qui en a 25. Ils s’unissent quand ils sont adultes et toute sa vie sera tournée vers cet homme. Au-delà de la plume incroyable de l’auteure, je me souviens de ce passage où la petite fille, complexée par la beauté de sa mère et sa propre insignifiance, se place devant un miroir et décide de devenir belle en adaptant certaines postures. Je me souviens m’être dit : « Alors c’est si simple que ça de devenir qui on veut ? ». Plus de 20 ans plus tard, je m’en souviens encore !


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime me lancer dans des nouveaux projets, découvrir de nouvelles choses. Je passe  beaucoup de temps avec mes enfants, avec lesquels je mène une vie simple. Un jardin et beaucoup d’animaux, de la bonne compagnie et beaucoup de rire et j’ai tout ce dont j’ai besoin.


UN DERNIER COMMENTAIRE ?

Alors comme ça, tu me demandes une photo mais tu ne veux pas te montrer ? ^^ On doit en avoir des points communs !


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BIBLIOGRAPHIE

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