Bianca BASTIANI

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis Bianca Bastiani auteure. Agée de 55 ans, féministe convaincue, ancienne femme battue, j’ai été, par le passé, prostituée et contrainte de tourner du porno SM par le père de mon fils. J’ai été interviewée fin 2021 à la TV dans l’émission « Crimes et faits divers » sur NRJ12 par le journaliste Jean-Marc Morandini. Replay disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=hdsJLVovU1E

J’ai publié en septembre 2020 chez JDH éditions mon autobiographie « Cendrillon du trottoir » pour libérer la parole des victimes de l’industrie porno-prostitution et témoigner de mon parcours. Je suis une fervente abolitionniste et je me bats pour que la prostitution ne soit plus tolérée dans notre société. Le droit des femmes est au cœur de mon combat et mon écriture le reflète.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Devenir écrivaine est un rêve d’enfant qui a fini par se concrétiser. J’ai toujours été douée en Français. A l’école, les professeurs lisaient mes rédactions et dissertations en classe. J’étais abonnée aux 18/20. Je lisais énormément et c’est toujours le cas. J’ai vraiment commencé à écrire à l’adolescence. Je composais de petits poèmes.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Mes lectures et les auteurs que j’admirais m’ont donné envie d’écrire. Les poètes comme Rimbaud et Baudelaire m’ont beaucoup inspirée au début. Mon style est très poétique. Les encouragements de mes professeurs m’ont confortée dans cette voie. 


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai quelques manuscrits inachevés dans mes tiroirs. Un jour peut-être… J’aime prendre mon temps.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

L’écriture est avant tout une passion pour moi. Je n’en vis pas. Je ne peux pas la considérer comme un métier pour cette raison.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

J’ai la satisfaction d’être éditée par une Maison d’Edition à compte d’éditeur. C’est une forme de reconnaissance de mon talent. Mon témoignage se vend plutôt bien puisqu’il a été 9ème meilleure vente JDH en 2021.

Pour les mauvais côtés, je déplore que les droits d’auteurs soient si peu élevés mais le système est ainsi fait. Il faut garder à l’esprit que les auteurs sont les moins payés de la chaîne du livre, bien après les libraires, les distributeurs, l’imprimeur et bien-sûr l’éditeur. Pourtant, nous sommes à l’origine de tout…


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Bien entendu, j’ai tout un rituel d’écriture. Il me faut toujours ma cigarette électronique à portée de main (sourire), surtout pas de musique (ça me déconcentre). J’ai aménagé un petit coin bureau dans mon salon avec ordinateur, bloc-notes, imprimante et surtout une chaise de dactylo confortable. Je travaille essentiellement en journée avec une préférence pour l’après-midi ; jamais le soir. J’écris directement au clavier et prends peu de notes manuscrites.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je tape le premier jet, paragraphes par paragraphes et je retravaille l’ensemble au fur et à mesure. Je me relis beaucoup. Mon prochain roman qui paraîtra très bientôt m’a demandé plusieurs années de travail. Il faut dire que c’est un gros pavé. D’ailleurs la Maison d’Edition a décidé de le scinder en 2 tomes. J’en parlerai dans les questions suivantes. Je n’ai pas de plan prédéfini au départ. Mes personnages évoluent et me mènent parfois dans des directions inattendues. Si cela s’avère nécessaire, je fais des recherches poussées. 


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Pour « Cendrillon du trottoir », mon autobiographie, je n’ai pas eu à chercher bien loin…

Le prochain est une fiction fantastique sur la sorcellerie. J’ai situé l’action dans mon village natal des Landes. Ma région m’a beaucoup inspirée. Toute une partie se déroule au Moyen-Age durant l’Inquisition. Je voulais parler de ces femmes que l’on a condamnées au bûcher pour sorcellerie, des guérisseuses pour la plupart. J’ai une fois de plus puisé mon inspiration dans mon combat féministe. Je me reconnais dans la figure de la sorcière, cette femme libre qui fut persécutée.

J’ai, comme tous les auteurs, le syndrome de la page blanche, ces moments ou l’inspiration me fait défaut. C’est le cas actuellement mais je sais que ce ne sera que passager.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

C’est effectivement le cas pour « Cendrillon du trottoir » puisqu’il s’agit d’un témoignage autobiographique.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Comme je l’ai déjà dit, le féminisme est au cœur de mon combat et de mes romans, que ce soit pour « Cendrillon du trottoir » et pour le prochain sur la sorcellerie. Ce sujet me tient à cœur du fait de mon parcours de vie. 


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

« Cendrillon du trottoir » a été difficile à écrire car ça ne s’est pas fait sans sanglots ni angoisses. Même si écrire peut s’avérer thérapeutique, il m’a fallu beaucoup de courage pour coucher mes maux sur papier. Cependant, je l’ai rédigé rapidement car les souvenirs étaient bien présents, aucune recherche nécessaire et tout coulait de source.

Le prochain sur la sorcellerie a nécessité de nombreuses recherches et des années de travail car je ne cessais de le reprendre pour l’améliorer. Par contre, comme il s’agit d’une fiction, l’implication émotionnelle était absente et en cela c’était plus facile.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

J’aime mes 2 romans comme s’ils étaient mes bébés. Ils sont très différents l’un de l’autre. Je ne pense pas avoir de préférence. Je suis heureuse que les lecteurs puissent bientôt me découvrir au travers d’une fiction après mon témoignage de vie, un tout autre registre. De toute façon, le féminisme reste au cœur de mon œuvre.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

« Cendrillon du trottoir » se vend très bien. Comme je l’ai déjà précisé, il a été 9ème meilleure vente JDH en 2021. J’en suis très fière et satisfaite. J’espère que le prochain marchera aussi bien. 


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, bien sûr ! Quelle question !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je vous ai beaucoup parlé de mon prochain roman, une fiction de genre fantastique sur la sorcellerie. Je n’ai pas le droit d’en dévoiler le titre pour l’instant mais le contrat est signé et le 1er tome devrait sortir à la rentrée dans la collection F.Files de JDH éditions.

Je participe aussi, toujours pour JDH, à un ouvrage collectif ésotérique, un recueil de nouvelles qui verra le jour pour Halloween. Enfin, l’écrivaine Sarah Barukh https://www.babelio.com/auteur/Sarah-Barukh/418481 a recueilli mon témoignage pour son prochain livre « 125 et des milliers », sur les féminicides et les violences faites aux femmes. Il paraîtra en mars 2023 chez Harper Collins France. Tous les bénéfices seront reversés à des associations féministes. C’est un grand honneur pour moi que Sarah m’ait sollicité pour ce projet.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai débuté par l’autoédition. Bianca Bastiani est un nom de plume. Auparavant, j’ai autoédité sous mon véritable nom (Brigitte Bianco) un recueil de poésies et 5 romans (indisponibles actuellement). Ensuite, j’ai décidé d’envoyer mon manuscrit à des Maisons d’édition et JDH a ainsi sélectionné « Cendrillon du trottoir ». Je voulais avoir une reconnaissance de mon talent, une meilleure promotion et visibilité. Je suis satisfaite de mon choix.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Pour l’instant, je n’ai qu’un seul roman publié « Cendrillon du trottoir » ou le destin d’une cendrillon dans l’enfer du sadomasochisme. Il est sorti fin septembre 2020 dans la prestigieuse collection Magnitude (la plus élitiste de la ME) de JDH éditions. Cette collection a la spécificité d’apposer des chiffres pour traduire le caractère plus ou moins choquant de l’œuvre. Mon autobiographie est un Magnitude 8, très forte magnitude, pour lecteurs avertis.

Vous le trouverez sur toutes les plateformes version e.book ou broché et en librairie.

Pour le sujet, je ne vais pas me répéter. Ce livre témoigne de mon parcours dans l’univers sordide de la prostitution, de la pornographie et du sadomasochisme. Le propos se veut féministe. C’est un message d’espoir. L’on peut s’en sortir ! J’en suis la preuve vivante.

J’ai mis un peu plus d’un an à l’écrire et quelques mois pour le retravailler. Il comporte une playlist musicale avec notamment la chanson « Cendrillon » de Téléphone qui a inspiré le titre. Mon personnage principal (moi en l’occurrence) se nomme Cendrine (Cendrine, Cendrillon). Il est était plus facile du point de vu émotionnel de ne pas utiliser mon véritable prénom pour me distancier de mon vécu. Je reviens à la playlist. Chaque chapitre s’ouvre sur des paroles des chansons, choisies avec soin pour coller au plus près du récit. Un QRcode en début d’ouvrage renvoie à la « Playlist de Cendrillon du trottoir » sur YouTube. En annexe, vous trouverez la décision de justice et une dizaine de poèmes. Tous ont été primés.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’ai une excellente relation avec mes lecteurs et lectrices. J’échange beaucoup avec eux que ce soit en dédicace ou sur les réseaux sociaux. Ils me démontrent beaucoup d’empathie et c’est un immense réconfort pour moi. Comme je le dis toujours, un auteur n’est rien sans son lectorat.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis très présente sur les réseaux, notamment Facebook. Ça me permet de faire connaitre mon travail et de garder le contact avec mon lectorat.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je lis énormément et je publie d’ailleurs régulièrement des chroniques littéraires sur Facebook et Babelio. Je lis des romans et des thrillers.  J’aime beaucoup Maryssa Rachel et son style inimitable. L’on échange de temps en temps puisqu’elle est, elle aussi chez JDH éditions pour ses derniers romans. J’aime qu’un livre me secoue, qu’il me prenne aux tripes. Je ne peux vous citer tous les auteurs que j’affectionne tant ils sont nombreux. Anna Gavalda et Delphine de Vigan sont des valeurs sûres pour moi.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Sans hésiter, « Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire pour la beauté de la poésie.


Avez-vous d’autres passions ?

J’anime des ateliers d’écriture au sein du GEM IriDsens. Il s’agit d’une association dont je suis la secrétaire pour les personnes atypiques (autisme et troubles neuro-développementaux). Je suis moi-même différente car souffrant du trouble bipolaire. Cette structure tient beaucoup de place dans ma vie et je m’y investi beaucoup.


UN DERNIER COMMENTAIRE ?

Merci beaucoup de m’avoir donné la parole !


CONTACTER L’AUTEUR

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BIBLIOGRAPHIE

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