Fabrice DEFFERARD

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis professeur de droit à l’université de Reims, plutôt spécialisé dans les sciences criminelles. J’ai aussi un diplôme d’avocat, mais je n’exerce pas la profession.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Cela peut paraître un peu « cliché », mais oui, aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit et, assez vite, j’ai voulu devenir écrivain. Mes premiers « textes » étaient les dissertations que je rédigeais pour l’école. J’avais vers dix, onze ans. Je ne voyais pas ces exercices comme un travail obligatoire à faire, mais comme un moyen de raconter des histoires. C’est après que j’ai pu comprendre que c’était un désir d’écriture.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je ne sais pas. Cela s’est imposé à moi. Comme je me sentais seul, cela m’aidait aussi à voyager.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Plein ! Le monde de l’édition est féroce. Un éditeur qui refuse un texte ne trouve pas forcément le livre mauvais, mais parce qu’il y a trop de demandes ou parce que ce livre ne correspond pas à la ligne éditoriale. Donc, il ne faut jamais se décourager.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. Un métier parce que c’est beaucoup de travail, il faut s’y mettre, trouver un certain rythme et le garder, sinon, on ne termine jamais. On n’écrit pas en dilettante, je ne crois pas à ce stéréotype. Mais écrire est surtout une passions au sens où tout m’y ramène toujours. Le simple fait de penser à écrire suffit, puis il y a l’acte d’écrire et, enfin, le résultat, les phrases sous vos yeux.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Il n’y a pas vraiment de mauvais côté, si ce n’est lorsque je trouve un passage mal écrit et qu’il faut recommencer. Parfois, c’est difficile.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris chez moi dans le silence le plus absolu possible.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Secret professionnel !


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Cela me vient souvent la nuit (ce qui me réveille), en marchant ou en conduisant. Il y a des moment où je n’arrive à rien, mais je ne lutte pas. J’attends que cela vienne car en réalité, j’y pense en permanence. Mais un écrivain ne décide pas de tout.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Oui, je suis un peu comme une éponge. Tout est matière à histoires, que cela provienne de ses propres expériences, des celles des autres ou qu’il s’agisse de pures inventions. Mais je ne crois pas qu’on invente ex nihilo une histoire, des personnages ou un univers. On subit des influences visibles et invisibles, un auteur s’inscrit dans un courant littéraire déjà existant, etc. 


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’ai écrit deux essais sur des œuvres cinématographiques (Le droit selon Star Trek et La pensée juridique de Sheldon Cooper ou Comment faire du droit avec The Big Bang Theory) et un essai sur le grand dialoguiste Michel Audiard (tous ces livres publiés aux Édition Mare & Martin). J’ai choisi ces sujets par pure passion. Je voulais écrire quelque chose sur ces sujets, apporter ma contribution, faire partie du paysage.

J’écris aujourd’hui des romans et des nouvelles de science-fiction. Mais je le fais également par amour pour la SF en général, et le genre « cyberpunk » en particulier. Mon dernier roman s’intitule Criminodroïdes.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

J’ai terminé il y a quelques mois un récit sur la célèbre série policière Columbo, une sorte de biographie imaginaire du fameux lieutenant. Ce livre devrait paraître bientôt aux éditions de L’Herbe rouge. Celui-ci a été très difficile à écrire. J’en ai bavé. Pourquoi ? Je l’ignore. Je me suis accroché, c’est tout. L’écriture, cela peut se transformer en vie de bagnard.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je les aime tous, mais j’ai un petit faible pour le « Audiard » et pour mon tout dernier, Criminodroïdes, qui est mon premier roman policier de science-fiction.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Comme tout le monde, j’aimerais en vendre plus pour faire plaisir à mon éditrice et que le cinéma s’intéresse à mes bouquins. Mais être publié à compte d’éditeur est déjà en soi une énorme satisfaction.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Never !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, plusieurs. Mon récit sur Columbo (intitulé L’Affaire Columbo) devrait sortir en début d’année prochaine chez L’Herbe rouge. Sinon, j’ai commencé un cycle avec Criminodroïdes , publié aux éditions Ex Æquo, intitulé Chroniques de la Cité-Monde. Je suis en train de préparer le deuxième tome et je pense déjà au troisième et à un quatrième. C’est cycle de science-fiction dystopique, inspiré des maîtres en la matière, Isaac Asimov et Philip K. Dick notamment. On y retrouvera une unité de temps, de lieux et de personnages.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je n’ai pas eu besoin de faire ce choix. J’ai toujours été édité à compte d’éditeur.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Criminodroïdes est un roman policier de science-fiction, ou plutôt d’anticipation, dans le style cyberpunk (popularisé par Philip K. Dick et le film Blade Runner). Il comporte trois histoires qui sont liées par un fil rouge. Les intrigues se déroulent au début du XXIIe siècle dans une ville immense et tentaculaire. On y retrouve deux personnages principaux, le lieutenant Smog, un officier de police, et S’hin, une androïde parahumaine affectée à la prostitution. Ce sont les deux personnages principaux qui sont liés et se retrouvent dans des enquêtes et des aventures. Cela me permet également de faire une étude de mœurs, de proposer une vision du monde dans quatre-vingts ans.   


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Oui, en général lors de salons ou parfois sur les réseaux sociaux.


Êtes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, mais uniquement pour parler de mes livres et entendre parler des livres des autres. Sinon, j’évite. Trop de haine.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, je lis le plus possible, avec une prédilection pour la littérature générale de tous pays (France, Etats-Unis, Amérique du sud, pays scandinaves, Japon, etc.). J’adore les romans policiers à l’anglaise ou les romans noirs. Et bien entendu, de la science-fiction.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

J’aurais aimé écrire un roman de Patrick Modiano, De si braves garçons ou Remise de peine, par exemple. Ce sont des chefs d’œuvre d’atmosphère et de maîtrise d’un style totalement sobre. Sinon, Les Passions partagées, de Félicien Marceau. Une ode à la vie écrite dans un style drôle et endiablé. Mais j’aurais voulu écrire des dizaines d’autres romans. 


Avez-vous d’autres passions ?

La littérature et le cinéma occupent une large part. J’aurais aimé voyager plus.


Un dernier commentaire ?

Ce que m’a écrit un jour Robert Badinter, à qui j’avais envoyé l’un de mes livres et qui a eu la gentillesse de me répondre : « Et surtout, ne cessez jamais d’écrire ».


CONTACTER L’AUTEUR

Blog : https://fabrice-defferrard.over-blog.fr

Profil facebook : https://www.facebook.com/fabrice.defferrard.1

Instagram : https://www.instagram.com/fabrice.defferrard/

Twitter : https://twitter.com/fdefferrard1


BIBLIOGRAPHIE

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s