SIGNATURES

TOM CLEARLAKE

Nombre de pages : 412Date de parution : 19 janvier 2022Catégorie : Thriller

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Margot Bellanger, psychocriminologue, se voit confier le dossier du meurtre sordide d’une femme, en région parisienne. Quelques jours plus tard, une autre victime est retrouvée morte dans la forêt de Sénart. Comme la première, son corps a été l’objet d’une mise en scène macabre.

Pour Margot et son équipe, le lien entre ces deux dossiers est évident. Il s’agit bien d’un même tueur. Et ce dernier semblerait s’attacher à faire de chacun de ses assassinats une œuvre d’art.

Les choses se compliquent quand le tueur entre en contact avec un journaliste pour l’envoyer sur le lieu de sa troisième composition.


Avis général

Malgré le fait que j’ai apprécié cette histoire, la lecture fut laborieuse, car le roman est long. L’enquête se révèle assez compliquée, il y a des virages à 180° degrés, j’ai parfois été perdue par la tournure des événements. Mais une fois la lecture terminée, en remet tout dans l’ordre et c’est à ce moment-là qu’on peut évaluer la qualité de ce roman. J’ai parfois eu l’impression que tout était un peu fouillis, mais en fait ça participe à la construction de l’intrigue et à la rendre plus complexe et intéressante. On retrouve dans ce nouveau livre la plume sombre de l’auteur, une histoire truffée de rebondissements qui maintiennent le suspense à chaque instant et agrémentent une ambiance pesante jusqu’au dénouement final.


Les personnages

Je retiendrai de ce roman trois personnages en particulier. Tout d’abord le tueur dit « l’artiste » que l’on va suivre régulièrement dans une partie du livre. Forcément c’est un personnage détestable mais le fait qu’il soit si présent apporte un vrai plus. Il y a ensuite l’auteur qui va être un personnage important et décisif pour l’intrigue. J’ai eu du mal à me faire un avis sur lui pendant longtemps, mais mon dernier avis sera positif. Et pour finir, il y a Margot qui reste tout de même au cœur de l’histoire, même si elle est parfois moins présente. Malgré que je ne me suis pas forcément attachée à elle, je me suis surprise à avoir peur pour elle et espérer qu’elle s’en sorte.


La forme

J’ai retrouvé ici le style complexe de l’auteur, rien ne doit être simple, au contraire. Mais son écriture est agréable, simple et permet une lecture fluide, heureusement vu la longueur du roman. Le suspense est présent du début à la fin, relancé à chaque nouveau rebondissement. L’ambiance est pesante, mais avec tout de même quelques moments plus calmes. On va suivre l’enquête à travers différents personnages, Margot, l’auteur, le tueur et c’est ce qui la rend encore plus intéressante. J’aime les constructions décalées, je trouve que ça donne encore plus de charme au roman, et j’ai été servie avec celui-ci.


Le fond

Un tueur met en scène ces victimes, des enquêteurs se lancent à sa poursuite, mais rien ne se passe jamais comme prévu. Un auteur, une psychocriminologue vont être à la merci du tueur. Il y a ici tous les éléments pour faire une histoire de qualité et un thriller passionnant.

QUI ?

JACQUES EXPERT

Nombre de pages : 378Date de parution : 02 avril 2014Catégorie : Thriller

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

1994, Carpentras, résidence pavillonnaire du Grand Chêne. Un lotissement où tout le monde connaît tout le monde, calme et sans histoires. Jusqu’à ce jour de mars, où la petite Laetitia Doussaint, est retrouvée violée et assassinée dans les bois alentours. Crime crapuleux dont l’auteur ne sera jamais identifié.

2013 : Quatre hommes s’apprêtent à regarder à la télé l’émission  » Affaires non résolues « , dont le thème, ce soir là, est le meurtre de Carpentras. Quatre hommes hantés par l’affaire depuis ce jour où ils ont retrouvé le corps de Laetitia. Tous étaient voisins à cette époque, tous habitaient la résidence du Grand Chêne. Durant l’heure que va durer l’émission, avec son lot de questions et de révélations, ceux-ci se souviennent. Leurs épouses également. Certains secrets reviennent à la surface, des suspicions anciennes, des non-dits. Au terme de l’heure que dure l’émission, le voile sera levé. L’un de nos quatre hommes est en effet bel et bien le coupable du viol et du meurtre de Laetitia. Mais qui ?


Avis général

Alors comment dire, j’ai adoré ce livre et j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé de l’auteur dans « Le jour de ma mort ». Déjà la forme particulière du roman, on va vivre la même histoire à travers différents personnages, et du début à la fin, je me suis demandé qui était le coupable. Et malgré les indices laissés ici et là par l’auteur, impossible de le démasquer. Peut-être que d’autres auront réussi ? C’est vraiment cette construction particulière qui fait tout le charme de ce roman, le suspense est à son comble du début à la fin. Mais par contre, je n’ai pu m’attacher à aucun des personnages, ça peut parfois paraître un peu déroutant. Et sinon, on retrouve également ici la plume efficace de l’auteur qui en fait une lecture fluide et attrayante.


Les personnages

Il est assez difficile de décrire tous les personnages du roman, car ils sont trop nombreux. On découvre plusieurs couples, tous différents, avec leur caractère souvent bien trempés, leurs défauts, et surtout leurs secrets. Tous ont des choses à se reprocher, ce qui fait que je n’ai pas réussi à découvrir qui est le coupable avant que l’auteur ne dévoile son nom.


La forme

Comme je le disais, c’est la construction bien particulière du roman qui en fait tout son charme, et c’est aussi ce que j’apprécie. Sortir des sentiers battus, faire les choses différemment, ça change de tout ce qu’on voit d’habitude et cet auteur sait parfaitement bien le faire. Cela peut s’avérer complexe au départ, mais une fois que l’on a fait connaissance avec les différents couples, tout devient plus fluide. J’ai vraiment retrouvé dans ce roman tout ce que j’avais aimé de l’auteur dans le tout premier livre que j’avais lu de lui. Sa plume est ici à nouveau simple et efficace à la fois, les mots sont juste et parfaitement choisis. Le tout apporte un suspense présent de la première à la dernière page.


Le fond

J’ai beaucoup aimé l’histoire racontée dans ce livre. Un homme a enlevé et tué la petite Laetitia, et des années plus tard, devant un reportage, de nombreux couples proches des parents sont devant leur télé et revivent les événements. Parmi ces couples, se trouve le tueur, le but étant de le démasquer. Mais tout ne sera pas si simple, car l’auteur va nous dévoiler de nombreux indices qui vont semer à chaque fois un peu plus de confusion dans notre esprit. Je l’avoue, je n’ai pas su déjouer les pièges et je n’ai connu l’identité du tueur à la fin.

ILS ONT ÉTOUFFÉ LE GRISBI

SYLVAIN PAVLOWSKI

Nombre de pages : 125Date de parution : 20 mai 2022Catégorie : Polar-Comedy

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Voilà deux ans que Fernand Naudin est rentré à Montauban pour diriger son entreprise à grands coups de pied dans le derche.
Mais les disparitions soudaines d’Amédée Delafoy et d’une valise remplie de talbins, relancent la guerre de succession de l’empire du Mexicain, avec, en ligne de mire, les frangins Volfoni. De quoi faire revenir au bercail Monsieur Fernand qui, secondé par Maître Folace, Jean, le majordome aux envolées Shakespeariennes, et de Pascal, son fidèle porte-flingue, va essayer de démêler le vrai du faux.
Entre les flingues de concours, les balles perdues, les vrais faux British, les flics cons comme des compteurs à gaz, et les prêtres qui cousineraient un peu trop avec la barbouzerie, tout est en place pour déclarer ouverte la saison des bourre-pifs.
Bref, les « Tontons » sont de retour, et ils n’ont rien perdu de leur verve.


Avis général

Quand Sylvain m’a proposé de découvrir son dernier livre qui n’a pourtant rien à voir avec ce qu’il écrit d’habitude, je n’ai pas pu refuser. Même si je n’ai pas le souvenir du film « Les tontons flingueurs », je n’ai eu aucun mal à me mettre dans l’ambiance, avec des personnages décalés, des répliques hilarantes, un savant mélange de polar et de comédie. Alors, oui, on n’attend pas de ce roman une intrigue qui nous retourne le cerveau non, avec ce livre, on passe un vrai bon moment et on retourne 40 ans en arrière. Et parfois ça fait du bien de changer de registre alors encore merci Sylvain pour ce petit entracte humoristique.


Les personnages

L’histoire est construite autour de différents personnages, mais attention, des personnages d’il y a 40 ans. Donc, forcément, aujourd’hui, je les trouve totalement décalés mais surtout très drôles. Et je crois que c’est ça qu’on aime le plus.


La forme

Sylvain a su parfaitement adapté son écriture pour nous présenter un texte d’une autre époque, c’est très réussit, on s’y croirait vraiment. Je pense que ça n’a pas dû être facile, alors vraiment bravo. On retrouve les expressions de l’époque, un humour aussi décalé que les personnages. Avec en toile de fond une petite enquête plutôt sympathique même si elle ne déborde pas de suspense, mais comme dit plus haut, ce n’est pas ce que l’on attend ici.


Le fond

On retrouve dans ce livre une enquête digne des « tontons » de l’époque, certes pas des plus extravagantes, mais à la hauteur de ce que l’on nous proposait avant. On pourrait d’ailleurs facilement croire que ce livre a été écrit des décennies plus tôt. En bref, si vous avez aimé les « tontons » de l’époque, alors vous aimerez ce livre à coup sûr et vous passerez un bon moment.

CHIFOUMI

JOFFREY SINET

Nombre de pages : 485Date de parution : 10 juin 2022Catégorie : Thriller

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Des catastrophes naturelles.

Une organisation diabolique.

Des enfants qui disparaissent, pour réapparaître des années plus tard sous une nouvelle peau.

Un voyage périlleux jusqu’aux confins de l’Asie pour découvrir l’innommable.

Chifoumi est un jeu d’enfants… Mais…

Personne n’est prêt pour ce jeu-là…


Avis général

Tout d’abord, je souhaite remercier l’auteur pour sa confiance, à nouveau, il m’a confié son roman avant sa sortie. Cette nouvelle histoire est saisissante, pleine de rebondissements, un questionnement perpétuel et une fin imprévisible. Tout ce que j’ai l’habitude de trouver dans les romans de Joffrey, et c’est pour cette raison que j’apprécie cet auteur. C’est une découverte et un nouveau voyage à chaque fois. Pour celui-ci, j’ai trouvé l’univers différent très différent des précédents. C’est un très bon roman indéniablement, mais étrangement, je ne dirais pas que c’est celui que j’ai préféré. L’ambiance n’est pas la même, je la trouve moins pesante, c’est vraiment la découverte de la vérité qui m’a laissé pantoise. En résumé, si vous avez aimé les précédents livres de Joffrey, vous aimerez aussi celui-ci, c’est certain.


Les personnages

Pour moi, il y a deux duos importants dans ce livre. D’un côté les enquêteurs Thaï Vong et Faustine Gerbille, duo insolite d’ailleurs, mais avec des personnalités attachantes, je les ai trouvé plutôt sympas. Et puis il y a Evelyne et Nur, deux personnalités extravagantes, mais j’ai aussi ressenti de l’empathie pour ces deux femmes. Pour des raisons différentes certes. Et en plus de ces 4 personnages importants, il y en a d’autres qui gravitent autour, plus ou moins important et que j’ai également plus ou moins apprécié. Et oui, il n’y a jamais que des gentils !


La forme

J’ai retrouvé dans ce roman la plume de l’auteur que j’apprécie, simple, mais efficace et précise. La lecture a à nouveau été agréable, fluide, mais beaucoup trop coupée, je pense, dû à la longueur du roman. Mais cela ne m’a pas empêché d’aimer cette intrigue à nouveau bien construite, même si je trouve que le suspense était moins présent qu’à l’accoutumé. Ce fut vraiment la fin qui m’a apporté la plus grosse surprise, je pensais que tout était clair, net, et paf, j’ai pris une grosse claque. Rien n’était aussi simple que j’avais pu l’imaginer, et c’est là qu’on remet en question toute la lecture, on se demande à côté de quoi on a pu passer, c’est machiavélique et très bien fait.


Le fond

Avec Chifoumi, on part dans un monde différent, là ou l’horreur règne. On va découvrir une organisation monstrueuse que certaines personnes cherchent à démonter. Mais bien entendu rien ne va s’avérer aussi simple. J’ai trouvé l’idée très intéressante, l’auteur a su parfaitement maitriser son sujet pour en faire un roman intriguant. On se pose de nombreuses questions, sans jamais trouver les réponses, avant d’avoir lu les dernières pages.

OCTOBRE

SOREN SVEISTRUP

Nombre de pages : 633Date de parution : 1er mars 2019Catégorie : Thriller

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Début octobre. La police fait une découverte macabre dans une banlieue de Copenhague. Une jeune femme a été tuée et abandonnée sur un terrain de jeu. On l’a amputée d’une main et au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons. On confie l’affaire à la jeune inspectrice Naia Thulin, à qui on donne comme coéquipier un inspecteur en burn out, Mark Hess. Ils ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte. Mais un suspect a déjà avoué avoir assassiné la fillette et le dossier semble clos. Quelques jours plus tard, on découvre une deuxième femme assassinée et au-dessus de sa tête, un autre bonhomme en marrons sur lequel se trouvent à nouveau les empreintes de Kristine Hartung. Thulin et Hess cherchent un lien entre l’affaire de la disparition de la fille de la ministre, les femmes mortes et l’assassin qui sème la terreur dans tout le pays, et s’engagent dans une course contre la montre. Car ils en sont convaincus : le meurtrier est en mission et il n’en a pas encore terminé…


Avis général

Alors autant, j’ai beaucoup aimé l’histoire, autant la lecture a été complexe. Oui, car le livre est très long, j’en lis peu de cette longueur, et en ne lisant que le soir, la lecture s’est énormément prolongée, et j’ai donc perdu à chaque fois toute l’ambiance du roman. Certes, je l’ai retrouvée en reprenant, mais elle avait perdu en intensité, et je pense que je n’ai pas autant apprécié le roman que si je l’avais lu plus rapidement avec moins de coupures. Donc si j’ai un conseil, lancez-vous dans cette lecture si vous êtes certain de pouvoir lire longtemps pour en apprécier tout le charme. Sinon, j’ai apprécié les deux enquêteurs principaux, chacun avec leur caractère singulier, et j’attendais beaucoup de leur rencontre, mais non… Concernant l’enquête, elle est complexe, de nombreuses personnes sont impliquées, on pense tenir le coupable et finalement de nouveaux rebondissements nous propulsent vers d’autres pistes, c’est un casse-tête sans fin. Le suspense est présent, des émotions aussi, et un dénouement impensable. Je pense que je vais désormais me lancer dans la série existante, pour mettre des images sur ma lecture.


Les personnages

J’ai beaucoup aimé le duo d’enquêteurs improbables que l’on va suivre dans ce livre. Une plus conventionnelle, mais avec un sacré caractère, et un autre qui aime faire du hors-piste et n’est pas mieux loti. Mais chacun avec leur histoire, ils se sont rendu attachants. C’est le genre de duo que j’aimerais suivre dans d’autres aventures.


La forme

Alors le point le plus compliqué, c’est la longueur du livre, mais qui est nécessaire pour avoir une intrigue complexe et bien organisée. Heureusement la plume de l’auteur est efficace et juste, la lecture est donc très fluide et c’est important pour un roman aussi long. La preuve en est le succès du livre. L’auteur nous propose tout ce qui fait un bon thriller : des meurtres (barbares), des personnages attachants, du suspense, des rebondissements, une intrigue complexe mais parfaitement organisée. Une véritable toile d’araignée que l’on va devoir démêler aux côtés de Naia et Hess.


Le fond

Des bonshommes en marrons retrouvés sur une scène de crime, des empreintes qui posent questions, et on se lance avec ce roman dans une course au tueur haletante. J’ai à certains moments pensé que je m’ennuyais, mais la suite de rebondissements nous replonge encore plus dans l’horreur. L’intrigue est très bien imaginée, on se laisse facilement emporter, l’auteur parvient parfaitement à nous manipuler. Pour preuve que l’histoire est parfaite, elle a fait un parfait scénario pour une série que j’ai regardé après avoir lu le roman, et même si je connaissais la finalité, c’était assez sympa quand même et très proche du roman.

TRILOGIE 93

OLIVIER NOREK

Nombre de pages : 950Date de parution : 28 octobre 2021Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Le  » plus  » de ces trois excellents polars : la touche sociale qui les inscrit dans notre époque. Code 93 a pour toile de fond le trafic des chiffres de la criminalité à l’aube du projet du Grand Paris. Dans Territoires, la banlieue s’enflamme d’émeute en émeute et Coste découvre la collusion très profitable entre délinquants et politiques. Enfin, dans Surtensions, la traque de cinq criminels en fuite porte tous les personnages à leur point de non-retour dans une enquête au dénouement tragique pour les membres de l’équipe de Victor Coste.
À l’issue de cette tragédie, le capitaine quittera le 93.


Avis général

Je m’étais préparée à faire un retour sur chaque livre mais finalement je pense que je vais faire un retour général car j’ai quasiment le même ressenti pour chaque. Tout d’abord j’ai enfin pu rencontrer le capitaine Coste et je dois dire que je l’ai beaucoup aimé. Mais pas que, car il ne serait pas le même sans son équipe, et c’est tout l’ensemble que j’ai apprécié. Pour les intrigues, je dirais la même chose, les 3 ont été très intéressantes, je me suis surprise à tourner les pages à une vitesse folle, ne plus vouloir arrêter avant la fin. Et j’ai donc lu ces 3 opus en 3 jours, 1 pour chaque. J’avais déjà lu des livres de l’auteur et j’ai retrouvé dans cette trilogie tout ce que j’avais déjà aimé. Sa plume, ses intrigues complexes, un personnage attachant et son équipe de choc. Je me demande pourquoi j’ai autant tardé pour découvrir ces 3 romans. Je regrette juste que ce soit passé si vite car j’en aurai bien voulu encore. Mais, j’ai la chance d’avoir pu me procurer le dernier roman de l’auteur et chose inhabituelle, j’ai directement enchainé avec pour retrouver Coste dans de nouvelle aventure, je n’avais vraiment pas envie de le quitter.


Les personnages

Comme je le disais, j’ai kiffé grave le capitaine Coste, il m’a touché mais il ne serait pas ce qu’il est sans son équipe de choc. Malgré leur caractères bien différents, leur spécificités, ils m’ont tous touchée à un moment, je les ai vraiment tous appréciés et j’ai été triste d’en quitter un à la fin du dernier roman. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir une petite larme au coin de l’œil signe que vraiment j’avais l’impression de faire partie de l’équipe.


La forme

J’ai eu le même ressenti pour chacun des 3 romans. Une intrigue super intéressante et bien ficelée, avec du suspense, des rebondissements, des personnages attachants. Mais aussi des moments plus en émotions, mon petit cœur à parfois été tout chamboulé. Mais mon cerveau plus encore, car il a fallu réfléchir, tenter de démêler les nœuds de l’enquête, j’avais l’impression d’être en immersion totale au sein du groupe crime 1 du 93. J’ai aussi retrouver la plume de l’auteur que j’avais appréciée lors de mes précédentes lectures, un style simple, efficace, précis. La lecture a tellement été fluide que j’ai tourner les pages rapidement, sans vraiment m’en rendre compte. Ce sont les premiers romans de l’auteur mais ça ne se ressent pas du tout tellement tout est bien fait.


Le fond

Trois enquêtes différentes, au sein du département 93, l’un des plus compliqué de la banlieue parisienne. Pour traquer les criminels, le capitaine Coste et son équipe de choc. Des intrigues complexes qui vont nous donner du fil à retordre, des nœuds à démêler pour comprendre, mais rarement les indices lâchés ne nous permettront de deviner les dénouements imaginés par l’auteur. Des surprises à chaque fois. Mais le dernier va marquer à vie notre capitaine qui va perdre un membre de son équipe. On termine cette trilogie sur une note p.lutôt triste

LE DERNIER MESSAGE

NICOLAS BEUGLET

Nombre de pages : 398Date de parution : 17 septembre 2020Catégorie : Thriller

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Voulez-vous vraiment connaître la vérité ? Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d’angoisse et de folie…

Île d’Iona, à l’ouest de l’Ecosse. des plaines d’herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du  » Chemin des morts « , la silhouette grise du monastère.

Derrière ces murs suppliciés par le vent, un pensionnaire vient d’être retrouvé assassiné. Son corps mutilé de la plus étrange des façons. C’est l’inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l’enquête. Après un an de mise à l’écart, elle joue sa carrière, elle le sait.

Sous une pluie battante, Grace pousse la lourde porte du monastère. Elle affronte les regards fuyants des cinq moines présents. De la victime, ils ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu’il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Un cabinet constellé de formules savantes…

Que cherchait Anton ? Pourquoi l’avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu’elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d’une des énigmes les plus vertigineuses de l’humanité repose tout entière sur ses épaules…


Avis général

C’est le premier roman que je lis de cet auteur, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Dans l’ensemble, j’ai plutôt été satisfaite de ma lecture. J’ai adoré le personnage principal et enquêtrice Grace Campbell, cette femme un peu cabossée, l’intrigue est elle aussi intéressante, et le lieu inhabituel pour moi, mais qui m’a séduite aussi. Ce que j’ai moins apprécié, c’est toute la partie que j’appellerai « scientifique » qui est un domaine que je connais peu et donc je me suis perdue avec les nombreuses explications, je n’en ai pas compris la moitié. Ces parties ont rendu la lecture complexe et je l’ai trouvées peu intéressante alors que tout le reste du roman était top. Mais dans l’ensemble, ça reste un très bon roman plein de suspense, et aussi des émotions grâce à Grace justement. Je vais rapidement lire le second livre avec cette enquêtrice qui attend bien sagement sa sortie de ma PAL.


Les personnages

J’ai beaucoup été touchée et émue par l’enquêtrice Grace Campbell. On comprend qu’elle a eu un passé difficile sans que l’auteur ne nous en dévoile tous les tenants et aboutissants, ce qui fait d’elle une femme intrigante. Néanmoins, c’est son caractère que j’ai le plus aimé, une femme loyale, persévérante et combative. J’aime beaucoup quand le personnage principal est une femme, j’ai l’impression de plus facilement m’identifier à elles et du coup d’être plus impliquée dans l’intrigue.


La forme

De manière générale, j’ai apprécié la plume de l’auteur, je l’ai trouvé précise et efficace, les mots bien choisis pour faire passer le suspense et les émotions. Les paragraphes permettent de donner un rythme au récit, de donner une nouvelle impulsion régulièrement. Il y a du suspense dans ce roman, c’est certain, et les nombreux rebondissements contribuent à nous maintenir en haleine, aucun temps mort, pas d’ennui possible. Il y a des passages que j’ai tout de même trouvés moins intéressants, je vous en parle juste après.


Le fond

L’histoire est plutôt intéressante, du moins tout ce qui est la partie enquête menée par Grace Campbell. Bien entendu, elle enquête sur un meurtre, mais pas que. Celui-ci est lié à des événements scientifiques, et c’est là que l’auteur m’a perdu. Ce n’est pas un sujet que je connais, ni que j’affectionne particulièrement, et donc toute la partie explication m’a paru fade, je n’ai pas réussi à m’y intéresser, ni même à comprendre vraiment le sujet. Et pourtant, il était important pour l’histoire. Je pense que les connaisseurs du sujet s’y retrouveront, les autres un peu moins. Mais comme tout le reste est super intéressant, finalement, c’est ce qui reste et qui est le plus important alors on peut facilement faire abstraction du reste, du moins moi, j’ai réussi.

MEURS, MON ANGE

CLARENCE PITZ

Nombre de pages : 419Date de parution : 13 octobre 2021Catégorie : Thriller

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Amsterdam

Anja n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis la disparition énigmatique de son mari et de sa fille. Alcool, drogue et factures impayées rythment son quotidien et creusent sa solitude. Par crainte de terminer à la rue, elle accepte un boulot sordide, mais bien rémunéré. Alors qu’elle remonte peu à peu la pente, son passé ressurgit et la gifle en plein visage.

Au milieu d’un quartier populaire, un cadavre sans tête est retrouvé pendu à une grue. Karel Jacobs, inspecteur Bruxellois, est appelé en tant que consultant. Rapidement écarté de l’affaire, il décide d’enquêter dans l’ombre.

Indonésie.

Des corps décapités sont abandonnés dans des sites touristiques à Bali. Guntur, flic à Jakarta, est éloigné de son service par l’agence anticorruption et muté sur les lieux.

Dans une forêt luxuriante, Eko et Taufik sont les cibles d’un ennemi dont ils ignorent tout. Blessés et épuisés, ils devront faire un choix. Fuir ou affronter les traditions de leurs ancêtres.

Des canaux d’Amsterdam aux rizières de l’archipel indonésien, Clarence Pitz nous plonge au cœur d’une intrigue machiavélique, mêlant modernité et traditions.


Avis général

Après avoir lu et apprécié les deux premiers livres de l’auteure, j’étais contente de la retrouver avec son nouveau thriller. Et je n’ai pas été déçue du voyage. Le début a été un peu laborieux, la mise en place des lieux et les personnages importants à l’intrigue, mais une fois bien lancé, ça roule tout seul. Entre suspense et rebondissements, on ne s’ennuie pas une seconde, les questions se bousculent, l’histoire est bien ficelée et la fin impossible à imaginer. On retrouve aussi la plume désormais connue de Clarence, un vocabulaire adapté, des mots parfaitement choisis, un style efficace et qui colle parfaitement à l’histoire. En résumé, j’ai apprécié cette lecture fluide et très intéressante.


Les personnages

Il y a plusieurs personnages importants dans ce livre, mais il y en a 2 qui m’ont particulièrement marqué, que j’ai apprécié plus que les autres. Tout d’abord Karel Jacobs, que l’on découvre dans un précédent livre, je l’avais déjà beaucoup aimé, un homme simple, loyal et qui ne lâche rien, prêt à tout pour résoudre ses enquêtes même si sa propre vie est en danger. La quête de vérité est pour lui a plus importante. Et il va dans ce roman, côtoyer Anja, une femme qui m’a beaucoup émue de part son passé difficile. Une mère qui va tout donner pour savoir ce qu’il est arrivé à sa fille et son mari, quitte elle aussi à mettre sa vie en danger. Ces deux personnages que tout oppose, mais qui finalement se ressemble beaucoup sont ceux qui m’ont fait passé le plus d’émotions. Comme je l’ai dit il y en a d’autres, que je ne pourrais pas tous citer, certains assez sympathiques, d’autres beaucoup moins. Le mélange est plutôt bien.


La forme

On retrouve dans ce livre la plume efficace de l’auteure, la lecture est fluide et agréable. Chaque mot est à sa place. Les émotions sont là, le suspense aussi, les rebondissements ne sont pas en reste, on ne peut pas s’ennuyer bien au contraire. J’ai eu quelques difficultés au départ lors de la mise en place des personnages, les lieux importants, mais très vite les liens se font et tout devient plus simple. La mise en place des chapitres permettent de mieux comprendre la chronologie des évènements et de ne pas se perdre. Ce livre est à nouveau une belle réussite pour l’auteure, aussi bien écrit voir mieux que les précédents avec une intrigue tarabiscotée comme je les aime.


Le fond

L’histoire pourrait ressembler à une grande toile qu’il faut démêler avec les indices que l’on découvre au fur et à mesure, mais attention tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Clarence nous oblige à nous poser mille questions, on tourne à plein régime pour tenter de comprendre quel peut être le lien entre les différents personnages, et comprendre ce qu’il s’est passé et pourquoi. On trouve dans ce roman plusieurs enquêtes, ce qui rend les choses encore plus complexes et ce qui donne un gros plus au livre. C’est je trouve quelque chose d’assez difficile car il faut que tout soit parfaitement ficelé pour que ça fonctionne, et c’est le cas ici.

JE SUIS L’ABYSSE

DONATO CARRISI

Nombre de pages : 346Date de parution : 20 octobre 2021Catégorie : Thriller

Note : 3 sur 5.

RÉSUMÉ

L’homme qui nettoie rôde autour de nous.
Parmi nos déchets, il cherche des indices sur nos vies.
En particulier sur celles des femmes seules.
Une femme lui a fait beaucoup de mal enfant : sa mère.

La chasseuse de mouches, elle,
tente de sauver les femmes en péril.
Et elles sont nombreuses…
Surtout quand l’homme qui nettoie
rôde autour d’elles.


Avis général

Alors pour une fois, je me retrouve dans une situation particulière, je ne sais pas trop quoi penser de cette lecture. Il y a des points positifs comme le style d’écriture, j’ai bien aimé cette distance imposée avec certains personnages, ce qui les rend énigmatiques, mais pour l’histoire en elle-même, c’est différent. Je n’ai pas bien compris certaines choses. On part sur une certaine lancée et tout d’un coup, virage à 90°, on repart sur autre chose. Mon cerveau s’est complètement embrouillé. Trop de questions se sont posées sans que je ne trouve facilement les réponses ce qui m’a, je pense empêcher d’être à fond dans l’histoire. Je pense faire une seconde lecture de ce livre un peu plus tard pour voir les choses différemment.


Les personnages

Chose assez étonnante, j’ai l’impression de m’être attachée au personnage principal alors que ce n’est pas un « gentil ». Mais connaître son histoire a sans doute contribuer à ça. Je me suis surprise à avoir peur pour lui à certains moments, j’aurai presque eu envie de le protéger.

Il y a aussi d’autres personnages dans ce roman, certains plus attachants comme la chasseuse de mouche ou la fille à la mèche violette que j’ai beaucoup aimé. Puis d’autres des bons et des mauvais comme dans tout roman qui se respecte.


La forme

J’ai beaucoup aimé le style d’écriture, le vocabulaire simple qui rend la lecture fluide. Mais aussi le fait que l’auteur nous oblige à garder une certaine distance avec les personnages les rends encore plus intéressants. J’ai parfois été décontenancée par l’arrivée de nouveaux personnages, mais très vite, on s’habitue à passer de l’un à l’autre sans trop se poser de question. Sur la forme, j’ai trouvé ce livre plutôt réussi.


Le fond

Alors c’est là que ça se complique. Au départ, j’ai trouvé l’histoire de l’homme qui nettoie plutôt intéressante, j’ai assez vite compris le profil et je me suis dit que la traque allait s’avérer très intéressante. Et là, changement de décor, tout s’arrête pour passer à autre chose, totalement différent du début et je n’ai pas bien compris pourquoi. Je me suis alors demandé quel était le but de l’auteur, de l’intrigue et je ne suis pas sûre d’avoir bien tout compris à la fin de la lecture. Et c’est d’ailleurs ça qui me chiffonne et m’empêche d’avoir un avis tranché sur ce roman. Le début était prometteur, mais je me suis assez vite « ennuyée », malgré quelques moments un peu plus empreints de suspense. Je vous laisse donc découvrir ce livre et vous faire votre propre avis.