Estelle TOLLIAC

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis l’autrice de deux romans, Noir de Lune et Bleu de Lune, qui forment la duologie lauréate en 2020 du prix du roman 20minutes, parrainé par Maxime Chattam.

Ce sont mes premiers romans publiés et remporter ce prix a été une véritable révolution dans ma vie : il m’a donné accès à l’édition « traditionnelle », à compte d’éditeur, celle dont tous les écrivains ou presque rêvent, celle qui est quasiment inaccessible pour un jeune écrivain. J’attendais une telle opportunité depuis longtemps.

Sinon, mon activité principale est d’enseigner la langue française et la littérature, puisque je suis professeure de français en collège. Je suis agrégée de Lettres Modernes.

Et n’oublions pas que je suis également maman de deux enfants encore jeunes, ce qui fait que j’estime vivre trois vies en une. Ce n’est pas toujours facile mais au moins, on peut dire que je ne m’ennuie pas !


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Dès que j’ai commencé à savoir lire et écrire, j’ai été à l’aise et heureuse parmi les mots. Vivre au milieux d’eux, les manipuler, les connaître et d’une certaine manière, les collectionner a toujours été une évidence pour moi.

Ma maîtresse de CP a dit à mes parents que je serais un jour écrivaine. Je ne m’en rappelle pas directement, mais cette « prophétie » m’a toujours habitée. J’ai toujours lu et écrit. Pour moi ces deux activités sont consubstantielles.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je dirais que c’est lire beaucoup, de tout, tout le temps qui m’a donné envie d’écrire. J’ai toujours adoré le sentiment de liberté, le pouvoir de rêverie, les émotions procurées par les livres et plus généralement les œuvres de fiction.

Je suis boulimique de romans, de BD, de manga, de cinéma, de série. Je m’en nourris quotidiennement. Et je me suis toujours dit « Moi aussi, je veux créer mon propre monde, embarquer des lecteurs dans mon imaginaire. »


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Noir de Lune et Bleu de Lune sont mes deux premiers romans achevés. Ils ont représentés une somme de travail conséquente, qui s’est étalée sur environ dix années de ma vie, presque quinze, si on compte le temps pour parvenir à leur publication.

Plusieurs autres manuscrits sont proches de l’achèvement et ont reçu un fort coup d’accélérateur maintenant que la porte de l’édition s’est entrouverte pour moi, mais rien n’est encore acté côté publication.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

L’écriture est une passion, presque un mode de vie. J’écris dans mes loisirs comme d’autres font du footing ou de la randonnée. C’est en train de devenir une activité complémentaire à mon métier de professeure, mais je n’envisage pas, pour le moment, d’arrêter l’enseignement.

Et de toute façon, ce n’est pas la publication de mes premiers romans, même s’ils ont plutôt bien marché pour une autrice débutante, qui pourrait me permettre d’en vivre ! Je crois bien que très très peu d’auteurs vivent de leur plume…


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

L’écriture est un défouloir, un exutoire puissant. J’écrivais bien avant la crise sanitaire mondiale mais c’est vrai que cela m’offre une évasion aux misères du quotidien, un équilibre.  

Terminer un roman et parcourir tout le chemin jusqu’à le voir devenir un livre dans un rayon de librairie ou de bibliothèque, c’est une expérience qui m’a apporté un sentiment d’accomplissement intense.

Dans le même temps, l’écriture est une activité âpre, rude et solitaire. On doute, on tourne en rond parfois. Je peux passer plusieurs semaines à buter contre un chapitre ou un passage. A chaque fois, j’éprouve l’angoisse de ne pas y parvenir, de ne jamais finir. Et puis la magie opère à nouveau et c’est reparti pour un cycle d’écriture féconde et exaltante.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Quand j’étais jeune adulte, étudiante, par exemple, j’adorais écrire toute la nuit, de manière très romantique, et aller me coucher aux premières lueurs du jour, presque fiévreuse.

Mais maintenant, j’ai beaucoup plus de contraintes, entre le travail et la vie de famille. Trouver du temps pour écrire est un challenge particulièrement coriace car j’ai besoin que cela soit régulier. En fait, je me bats avec moi-même et mon organisation pour me dégager des petits moments… que je prends donc quand ils se présentent, sans rechigner.

J’écris souvent en soirée, quand les enfants sont couchés, mais en vérité, il m’arrive aussi de le faire parfois en pleine journée, dans le brouhaha familial. J’ai développé avec le temps la capacité de me concentrer même au milieu des machines qui essorent et du petit dernier qui chantonne ou se dispute avec sa grande sœur, avec T’choupi en fond sonore et le chien qui jappe après le chat. J’y arrive, mais cela demande beaucoup d’énergie.

Cependant, même si ce n’est pas l’idéal j’aime mieux cela que de ne pas pouvoir écrire du tout. J’ai parfois arrêté dans ma vie d’écrire et j’étais trop malheureuse, alors j’ai décidé de le faire de front avec ma vie de maman et de prof.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’ouvre un nouveau cahier par projet de roman. En tout début d’écriture, cela me permet de prendre quelques notes manuscrites sur les grands axes de l’intrigue, ou de poser des informations sur des personnages, un peu comme des fiches.

Mais l’essentiel se passe à l’ordinateur, où j’écris presque sans filet. Mon process est en fait dans ma tête : je peux rêver à une histoire, à un nœud d’une intrigue ou à un passage pendant des mois voire des années. Je me l’imagine, je le mûris, je me le passe et repasse dans la tête jusqu’à ce que je me sente prête, et peut-être même « appelée » à l’écrire.

Et là, les choses sortent assez facilement, et je me rends compte que je retouche assez peu après cela.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Je puise mon inspiration dans tout ce que je lis, ou voit, quand il s’agit de cinéma. Quand l’inspiration ne vient pas (eh oui, ça m’arrive !) je me jette encore plus dans la lecture ou les séries et films. Cela fonctionne par phase. Je vais me nourrir, m’abreuver à d’autres sources, comme pour revivifier mon imaginaire et hop, je me remets à l’écriture.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Je crée de la fiction, j’invente. Par exemple Noir de Lune et Bleu de Lune appartiennent au genre de la fantasy. J’y ai imaginé un monde totalement étranger au nôtre, « le Continent ». La cartographie, les peuples, les coutumes, les langues y sont différents de ceux de notre monde, même s’ils rappellent notre Moyen-Age.

En revanche, là où je m’inspire le plus étroitement de la réalité, c’est pour le caractère de mes personnages. J’essaie de leur donner une authenticité, une profondeur, une cohérence psychologique pour lesquelles je m’appuie sur des modèles humains. Certains de mes proches seraient bien surpris de savoir qu’un ou plusieurs traits de leur caractère m’ont directement inspiré l’aspect d’un personnage.

Cependant, il ne faut pas se tromper. Même si on invente un univers, ce que vivent les personnages, leurs rapports entre eux, leurs émois, leurs problèmes ne parlent jamais… que de nous. J’ai par exemple donné une coloration très féministe à mon intrigue, en présentant des personnages féminins et même masculins qui sont tous en lutte pour la conquête de leur liberté, de leur indépendance : il y a la princesse que l’on a fiancée avant sa naissance et qui s’interroge sur son libre arbitre, la jeune fille fougueuse qui manque en réalité de confiance en elle et cherche sa place dans la vie… Mes héros (et même les méchants) sont des humains complexes, avec leurs failles et leurs grandeurs. La fiction me permet donc en réalité d’évoquer le monde réel.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’ai besoin d’évasion et j’aime tout ce qui a trait à l’imaginaire, mais j’écris aussi avec mes tripes et mon propre rapport au monde. Ainsi, c’est presque malgré moi que mes romans ont cette fibre féministe : la place des femmes dans la société est un sujet tellement important dans ma vie de tous les jours qu’il transparaît dans mes écrits. On écrit avec ce qu’on est.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Un livre non, mais je pense à certains passages. Dans mes romans, il y a des scènes de bataille et de guerre qui sont très épiques. Les chapitres, notamment dans Bleu de Lune, qui décrivent des affrontements colossaux, le fracas des armées entières qui s’affrontent, les tactiques militaires mises en jeu et les destinées individuelles des personnages qui y prennent part ont été des défis réels à écrire. C’était pour moi de gros morceaux qui m’ont donné parfois bien du fil à retordre. Mais c’était aussi passionnant !


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je ne sais pas encore si d’autres seront publiés, donc pour le moment, Noir de Lune et Bleu de Lune sont mes préférés : les seuls dont je peux toucher concrètement la couverture dans mes étagères. Cela n’a pas de prix !


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Oui, même si le monde de l’édition est complexe à appréhender et que je n’ai pas encore les chiffres exacts de mes ventes, je suis heureuse d’avoir pu toucher beaucoup de gens. Peu m’importe le nombre d’exemplaires vendus réellement. Ce qui m’enrichit, c’est l’explosion inattendue des échanges avec les lecteurs. C’est le plus bel aspect pour moi de la publication : l’aventure humaine formidable qui en découle, pour peu qu’on aime dialoguer, en vrai ou sur les réseaux.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui, j’y ai été contrainte par ma vie, parfois : par exemple au moment de la naissance de mes enfants, ou encore quand j’ai dû préparer des concours pour devenir enseignante. Evidemment, la vie se construit et nous contraint parfois à suspendre une activité. Néanmoins, je suis toujours revenue à l’écriture après ces moments de pause.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Des projets, j’en ai plein ! Je dirais que je me sens capable d’écrire des romans jusqu’à la fin de mes jours. Plus concrètement, je suis en cours d’écriture d’un « prequel » de Noir de Lune. Beaucoup de lecteurs aimeraient une suite… et moi j’avais envie de rester dans l’univers que j’ai créé et de me plonger dans le passé des personnages. Cependant, une suite est également en projet. Quant à la publication et à une date eh bien… ce sera à mon éditeur de décider quand je lui soumettrai mes prochains manuscrits.

Et puis il y a aussi l’écriture poétique : je pense que la poésie a encore sa place dans notre monde, qu’elle est toujours aussi utile et nécessaire car elle permet de réenchanter nos vies, de les rendre belles et lumineuses, là où ce que nous vivons est parfois hélas triste et laid. Cependant, elle a besoin de s’adapter, d’évoluer. Je crois qu’un réseau social comme instagram, mais c’est vrai des autres aussi, peut être un espace moderne d’expression poétique. J’appelle cela « la poésie instagramable » ! J’ai créé un défi qui se nomme « 1 an de tolliacismes », dans lequel je suis en cours, et qui consiste, depuis le 28 octobre 2020, à publier un petit poème d’une forme proche de l’acrostiche tous les jours. Nous arrivons à la fin du mois d’août et j’ai tenu bon depuis dix mois ! Je ne suis pas peu fière et vous invite à suivre ce rendez-vous tous les soirs sur mes réseaux.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai eu la chance de trouver un maison d’édition dotée d’un très fort outil promotionnel. « Les Nouveaux Auteurs » permettent de bénéficier du soutien d’un très grand groupe de presse, le groupe Prisma Media, auquel appartiennent de grands magazines très connus, qui ont donc participé à ma promotion. J’ai vu des pubs en page entière pour mes romans dans Femme Actuelle, Géo, et le quotidien 20minutes, organisateur du prix que j’ai remporté. C’est assez exceptionnel ! Et ne parlons pas du parrainage bienveillant de Maxime Chattam : on peut trouver des vidéos où il parle de mes romans et du prix. C’est magique !

Tout cela fait que je n’ai même pas eu à me poser la question de l’auto-édition.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

Mes romans sont sortis à des périodes où les librairies étaient fermées pour cause de crise du Covid. J’ai donc énormément développé ma présence sur les réseaux, depuis un an environ et le début de toute cette aventure pour moi.

Je nourris mes comptes facebook, instagram et twitter de manière quotidienne. Je développe des partenariats, je discute, je prends des contacts dans le monde du « bookstagram », je propose des SP à raison de plusieurs heures par jour, je publie de la poésie. Eh oui… être publiée et vouloir faire vivre ses romans est un boulot à plein temps ! J’ai même suivi des masterclass en ligne sur les réseaux sociaux. J’ai été aussi conseillée par ma maison d’édition et j’ai pu apprendre beaucoup de certains internautes qui m’ont donné des ficelles avec beaucoup de gentillesse et de bienveillance.

Depuis cet été, il a été possible d’organiser à nouveau des séances de dédicace, chose qui n’était pas possible à la sortie de mes livres. Après plus de six mois de rencontres possibles uniquement en virtuel, j’adore désormais aller à la rencontre des lecteurs physiquement.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Le Parfum, de Suskind… Mettre en mots toutes ces odeurs… j’ai trouvé ça magique et fou !


Avez-vous d’autres passions ?

En dehors de la lecture, de l’écriture, du cinéma, de mon métier et de ma vie de femme et de maman, j’avoue que non : les journées n’ont déjà pas assez de 24h !


Un dernier commentaire ?

Je suis la preuve vivante qu’on peut-être une anonyme de province (j’habite en Haute-Savoie…) et n’avoir aucun réseau personnel, aucune connaissance dans le monde de l’édition et y arriver quand même, alors pour ceux qui nous lisent, qui voudraient écrire et qui perdent parfois l’espoir : souriez et acharnez-vous ! C’est possible !


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BIBLIOGRAPHIE

Marie-Pierre NADAL

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis photographe de formation et ancienne pigiste. J’ai toujours aimé écrire et apprendre. Mais c’est à la suite d’un cancer que l’écriture s’est accrochée à moi et ne m’a plus lâchée. J’ai refusé de vivre dans la peur de la récidive. J’ai donc sublimé dans des histoires. Certifiée en Psychothérapie et criminologie, je me suis dit : pourquoi pas ? J’ai donc appliqué mais connaissances.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Pas du tout, mais je rêvais beaucoup. Enfant solitaire, je m’inventais des histoires, des aventures. Addicte au cinéma, fan d’horreurs en tous genres et surtout de thrillers psychologiques, j’ai acquis le goût du suspens et celui du rebondissement. Et puis, à l’âge adulte…j’ai commencé à lire Stephen King.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Mon cancer a été la mèche qui a fait exploser mon imagination latente. J’ai écrit la peur pour ne plus la vivre.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Pour le moment, non.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Sans conteste, une passion. J’écris avec mes tripes (sans mauvais jeu de mots). Si ce n’était « qu’un métier » je pense que la lassitude se ferait connaître et mes histoires perdraient de leur intensité. Mais c’est un avis personnel.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés ? Le plaisir que cela procure. Ecrire est un exutoire, et j’ose le dire, une thérapie.

Les mauvais côtés ? Le stress que génère la page blanche et celui de ne pas être lu…


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je suis du matin. Je me lève tôt, le temps de me réveiller et de déguster un bon petit déjeuner, puis je me mets devant mon ordi dès 9h30, 10h au plus tard. J’écris dans mon salon où j’ai installé mon bureau. Je mets souvent de la musique qui bouge, ça stimule mes neurones. J’arrête au moment de déjeuner.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’ai un cahier sur lequel je note la structure de mon roman, duquel je connais déjà la fin. J’écris donc son squelette, je liste les personnages avec leurs caractéristiques et surtout leurs défauts. Les personnages principaux doivent IMPERATIVEMENT se détacher des autres par leur singularité(s).

Je partage le cahier en deux parties, l’une pour le déroulement de l’histoire, au fur et à mesure de mes idées, et l’autre pour les expressions humoristiques que je compte insérer.

Je construis l’histoire sur ordinateur, par la suite.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

On peut trouver l’inspiration n’importe où, n’importe quand, la pioche est sans fin. Une phrase, une anecdote racontée par un ami qui devient la clé d’une scène à inventer, un évènement, etc.

J’ai des moments de creux, bien évidement. Où seraient l’excitation et l’adrénaline alors ?


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Mon dieu, non ! J’écris des horreurs ! …quoi que….


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Le côté psychologique et les pathologies extrêmes. J’aime ce qui bouge, j’ai horreur de l’inertie, et pour le coup….je ne m’ennuie pas.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le plus simple a été mon témoignage sur la maladie, je l’ai vécue, je connaissais parfaitement mon sujet.

Le plus difficile, jusqu’ici, je suis soulagée de vous dire aucun. Mais j’ai été aidée par un ancien inspecteur du 36 et d’un médecin psychiatre…donc…


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Oui, le premier, parce qu’il est le déclic.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je suis fière de mes bébés, comme une mère le serait de ses enfants.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Jamais !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

La suite de PULSIONS sortira en décembre, et j’écris deux nouveaux thrillers en même temps, au fil de mon inspiration.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je suis en maison d’édition, parce que je sais peut-être écrire, mais je suis zéro pour tout ce qui concerne la communication. Je suis d’une timidité maladive ! Je préfère donc laisser ce travail à des spécialistes.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

PULSIONS 2 sortira en décembre. Je l’ai écrit en six mois. C’est un sujet rouge plus que noir, car chargé d’hémoglobine.

Un tueur en série peu banal, recherché par deux enquêteurs non moins banals qui ont fait le chemin jusqu’à Cayenne. Le surnaturel aura sa place. Les protagonistes vont basculer dans les tréfonds de l’esprit humain et au-delà. J’ai choisi l’humour pour alléger l’horreur. Les expressions argotiques du jeune Josh donnent un relief aux dialogues très présents.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

Mon agent s’occupe de tout, mais oui, j’aime cette relation avec les lecteurs. Bien que timide, j’ose répondre à leurs questions et échanger avec eux. Je prends leurs critiques comme formation pour mes écrits ultérieurs.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui, bien sûr, il faut vivre avec son temps !


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Pour bien écrire, il faut lire. Donc, oui, je lis. Uniquement des thrillers, je l’avoue. Ils sont les seuls à me faire vibrer et à m’enseigner…


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Sans hésitation, « LA PART DES TENEBRES », de Monsieur Stephen King.

La relation étrange d’un écrivain avec son héros, ça me parle lol.


Avez-vous d’autres passions ?

La photo d’Art, mon métier.


Un dernier commentaire ?

Aucun, juste un grand merci à vous.


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Site internet : https://www.mariepnadal.fr/


BIBLIOGRAPHIE

Isabelle CAYERE

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Isabelle Cayéré. Je suis préparatrice en pharmacie de base et je suis quelqu’un qui vit la tête dans les nuages sans penser à demain. Je suis très honorée de faire partie des SCRIBOUILLARDS ET DES BATRACIENS. Ce sont deux groupes du second degré.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Petite, je voulais être « Nounou de bébés chimpanzés ». J’ai écrit vers l’adolescence mais n’ai partagé ce secret avec personne de peur de la moquerie.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai gagné un petit concours en parfumerie où il fallait déclarer sa flamme à un sérum, j’ai fini première sur 400. Ça a été « le » déclic…


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Tous mes manuscrits ont été publiés aux Éditions LIVRE ACTUALITÉ.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Écrire est ma plus grande passion. C’est un exutoire qui me comble de bonheur.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés : sortir de ma zone de confort car contrairement aux apparences je suis très timide. C’est comme un jeu, je connais mes limites alors je vais au-delà ! Les mauvais : se vendre. Je suis très limitée informatiquement, alors je fais avec.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’aime écrire la nuit et dans le silence.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’écris comme je parle. Je m’exprime dans un style spontané. Je ne fais aucun plan. C’est L’HUMOUR qui guide ma plume.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Mon inspiration, je la puise dans des scènes du quotidien. J’aime les profils déjantés, excessifs. J’observe TOUT du matin au soir. J’adore RIRE alors je trouve de la matière partout. Non… Je ne connais pas la feuille blanche…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Mes histoires sont souvent tirées de faits réels mais pas que ! J’ai recours à la fiction aussi ainsi qu’aux parodies… Mes personnages principaux me ressemblent un peu, beaucoup, je dois le reconnaître. Il paraît que je suis barrée dans la vraie vie…


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’aime aborder tous les sujets. Je n’ai pas de tabou. Mon vecteur de prédilection : La dérision et l’autodérision!!!! J’écris des choses en apparence légères mais qui ont une certaine profondeur pour ceux qui savent lire entre les lignes.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le livre le plus dur à écrire a été « GITANES SANS FILTRE » car je me suis foutue à poil dans ce roman. Je suis pudique et là j’ai fait tomber toutes les barrières de l’intime. Ca m’a demandé un certain courage 🙂 Le plus simple : « TABLEAU ROSE POUR CRAIES BLEUES »….


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Mon roman préféré est le dernier « METAL, TAGAGA ET ROCK’N LOVE ». Pourquoi ? Parce-que je me suis ENFIN trouvée. Ce livre c’est MOI sans masque !


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Mon succès reste local et j’en suis très heureuse. Je ne suis pas quelqu’un d’ambitieuse. Je vis PLEINEMENT cette aventure littéraire. Je ne vais pas vous mentir quand j’ai un retour positif je suis contente, mais l’important pour moi est ailleurs ! J’ai rencontré des gens formidables, fait des salons complètement perchés. J’ai reçu beaucoup plus que ce que j’étais venue chercher.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je suis très liée à mon éditeur de cœur que j’adore (7ème collaboration) . Alors si un jour il arrête, ce jour là OUI Je renoncerai définitivement à l’écriture. Sans le moindre doute !!!!


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai plusieurs projets en cours dont une pièce de théâtre entre autres. Fin d’année je reviendrai vers vous avec plein de surprises…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

MAISON D’ÉDITION ! Parce-que j’ai trouvé en la personne de Mr Matthieu PAULO (LIVRE ACTUALITÉ) un Ami très bienveillant qui me suit depuis le début et qui me correspond (je n’ai pas un caractère facile 😅😅😅)


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman s’appelle : « METAL, TAGAGA ET ROCK’N LOVE ». C’est une PARODIE SEXUELLE. Rien à voir avec 50 nuances de Grey. Il s’agit d’un dominant Antonin Cado représentant en sextoys, fauché comme les blés à la recherche de soumises. Manon est mariée et se fait royalement chier dans sa vie de couple. Elle va tenter cette aventure. Son mauvais caractère va lui jouer quelques tours. Les dialogues sont crus mais hilarants sans être vulgaires. Mes lecteurs rient énormément alors je suis comblée….


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

Mes rapports avec mes lecteurs se font par pigeon voyageur vu le niveau informatique. Je plaisante ! Ils font un retour sur les groupes de lecture ou sur mon mur… Je suis très ouverte à la critique. Je n’ai AUCUN problème avec ça….


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis présente uniquement sur Facebook… J’aime également promouvoir mes ouvrages sur Atomic et Radio Luz parce-que les animateurs sont adorables tout simplement.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’adore lire… PAGNOL est et restera mon auteur préféré parce- que j’ai eu ce genre d’enfance. Mais depuis que j’ai mis les pieds dans cet univers magique, j’ai renoncé quelque peu aux grandes pointures…. Pour me consacrer aux « petits » auteurs… Nil Borny, Gyome Carb, Jimmy Trapon, Virginie Sara Lou, Danino Garnault et Virginie Rouquette… Voilà ceux qui me régalent, Danika Lichtraëgger….


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Le livre que j’aurais aimé écrire Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostang. Pourquoi ? Parce-que ce personnage me bouleverse et que je lui ressemble beaucoup.


Avez-vous d’autres passions ? 

J’ai d’autres passions : le jardinage (potager), m’occuper des animaux (j’en ai une vingtaine), aller au cinéma, le paranormal, la musique et RÊVER ! Je ne m’ennuie JAMAIS !!!!


Un dernier commentaire ?

Je vous remercie INFINIMENT de m’avoir interviewée déjà. Et puis je tiens à saluer un Pin’s Cantalou que j’aime profondément. Son nom: CÉLINE BOURBON.


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Profil Facebook : https://www.facebook.com/isabelle.cayere.50


BIBLIOGRAPHIE

Laurine VALENHELER

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Jeune femme de 24 ans expatriée aux Pays-Bas se cherchant perpétuellement des nouveaux buts à atteindre dans la vie (avec plus ou moins de succès), j’ai un faible pour la littérature, la criminologie, le cynisme et les golden retrievers.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai toujours eu un faible pour les livres ; une attraction d’autant plus viscérale que je ne suis pas née dans un milieu familial et social enclin à me pousser à la lecture. Pour des raisons personnelles, m’exprimer par écrit était (et est toujours) d’abord une façon d’organiser des pensées qui se transforment en un flot de paroles pas toujours très bien articulées lorsqu’elles émergent à l’oral.

Quand l’envie de raconter des histoires et de partager des idées et des émotions est apparue, je me suis lancée sans me poser plus de questions. J’ai écrit mon premier roman (seule la forme permet de qualifier ce texte complètement insipide en tant que tel…) à l’âge de 11 ans.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

C’était une idée qui me trottait depuis longtemps dans la tête, mais c’est la lecture d’Entre chiens et loups, la dystopie jeunesse de Malorie Blackman, qui a provoqué le déclic. J’ai su que je voulais prendre la plume pour traiter, à travers la fiction, de thèmes sociaux avec réalisme, sans concession ni édulcoration ; que s’il devait y avoir un fil conducteur, un catalyseur, ça ne pouvait être que celui-ci. Plus que la perspective d’un accomplissement, c’est d’abord une intention qui m’a poussée à écrire.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang est mon premier roman publié, mais il a en réalité cinq grands frères et sœurs qui le précèdent ; des manuscrits tous achevés, plus ou moins à l’état de premier jet, mais conservés au fond d’un tiroir virtuel dont

j’ai jeté la clé pour toujours. Écrits pendant mon adolescence, ils appartiennent à une période de ma vie révolue et reflètent la vision du monde d’une personne qui, finalement, n’existe plus. Cela reviendrait à reprendre les manuscrits d’une étrangère. Et puis mon style et mes compétences ont, je l’espère, beaucoup évolué depuis ; je suis sûre que je me ferais peur en me relisant. Ces premiers brouillons n’étaient avec le recul des années que des moyens, pas la finalité.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est un métier passionnant. 

Tout ce qui tourne autour des mots (et constitue finalement le socle de toutes les activités professionnelles entre lesquelles je me partage) est une passion, mais accomplir des tâches relatives à la langue réclame l’acquisition de tant de compétences sur le long terme que la vocation ne suffit pas : il faut se former en continu, et le concept de formation est intrinsèquement lié à celui de profession. Parler de passion pure reviendrait à nier tout le sérieux et l’implication que cela demande.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés sont multiples : déjà, quand on aime la langue, les mots, leurs consonances et leurs significations, l’écriture de fiction est le plus vaste, le plus jubilatoire et le plus exhaustif des terrains de jeu. Le simple fait d’écrire est un accomplissement en soi, la publication en est un autre, et je crois qu’il est très important de dissocier les deux. La dimension de partage entre alors en scène. Les retours des lecteurs sont plus que de simples avis : ils sont un fil tendu entre l’auteur et le lecteur, entre la fiction et la réalité.

Pour ce qui est du mauvais, la question me tend une perche pour m’aventurer sur le terrain des very unpopular opinions.  Disons qu’il y a un décalage entre ce que l’on peut attendre du milieu littéraire, des rencontres que l’on peut y faire, et la réalité plutôt décevante, sur le plan humain notamment, à laquelle peut se heurter l’idéalisme des débuts…


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je n’écris que chez moi, dans un environnement soigneusement feutré et ordonné, mais j’aimerais y remédier à l’avenir, surtout maintenant que je me suis rapprochée de la mer.

Il me faut un fond musical pour me mettre en forme, mais je sais qu’une session d’écriture a été vraiment immersive quand je relève la tête quelques minutes/heures plus tard et réalise que je n’ai pas du tout eu conscience des sons qui défilaient. Et bien sûr, pas le moindre objet ne doit traîner sur le bureau… Mon environnement doit être immaculé. Et s’il y a du thé dans les parages, c’est encore mieux.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je suis une structurelle jusqu’au bout des touches. Tout est planifié et découpé à l’avance selon un plan très précis et une méthode bien particulière. Appliquer cette méthode peut paraître scolaire, mais m’occuper du fond en amont me permet durant la phase d’écriture à proprement parler de concentrer toute mon énergie et mon flux créatif sur la forme, qui est l’aspect le plus important à mes yeux.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Puisque j’écris du récit réaliste et social, je trouve mon inspiration dans la vie de tous les jours, dans les rencontres que je peux faire, dans ce que j’entends, lis, vois, et ce qu’on me confie. L’époque me donne largement matière à exploiter…

Je ne crois pas avoir de mal à trouver l’inspiration, cependant il m’arrive fréquemment de rencontrer des blocages car je peux vite me sentir submergée par l’ampleur de la tâche et les erreurs potentielles à éviter.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mes personnages sont fictifs (et jamais inspirés de proches, pour les principaux en tout cas), mais ce qu’ils vivent prend sa source dans la réalité ; c’est de toute manière un prérequis quasi inévitable lorsqu’on prend le parti de se concentrer avant tout sur la dimension psychologique du récit.

J’ai toujours eu une sensibilité particulière pour les thèmes touchant à la discrimination et à la misère sociale. Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang est né du constat de la sous-représentativité, sinon la caricature, des personnages homosexuels en littérature noire… S’est alors imposée l’idée d’une intrigue policière autour de crimes en série homophobes portée par un couple de flics homosexuels. Comme une étoile qui s’éteint dans la nuit, mon prochain roman à paraître, reprend la même équipe de personnages et traite cette fois d’un panel de thèmes sociétaux plus étendu autour de plusieurs histoires qui se télescopent jusqu’à n’en former plus qu’une seule.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Même si c’était un torchon, mon tout premier roman a été extrêmement facile à écrire. Plus j’avance, plus l’écriture m’est compliquée et me demande un effort de concentration et de mise en perspective considérable. Comme une étoile qui s’éteint dans la nuit bat tous les records en la matière : j’ai mis un temps fou à m’y coller malgré un plan déjà établi depuis des lustres, et une fois le premier jet terminé, j’ai rencontré un énorme blocage au moment de le retravailler. J’étais à l’affût du moindre de mes défauts, surtout ceux qui m’ont été reprochés relativement à Ils se marièrent…, et je ne me sentais ni à la hauteur de la tâche pour ce qui était de corriger l’avalanche de faiblesses qui m’avait sauté aux yeux après coup, ni capable de toucher les lecteurs que j’ai pu atteindre une deuxième fois, avec la même intensité. Au fond de moi, je sais que ces remises en question participent à l’amélioration de mon style et de mes compétences dramaturgiques, mais j’aimerais parfois retrouver cet état des débuts où le flux créatif était exalté, spontané, et où je regardais mon travail avec beaucoup plus de bienveillance.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Sur un plan strictement objectif, je trouve Comme une étoile qui s’éteint dans la nuit plus réussi car plus équilibré. J’aime le tournant moins ample, plus tranchant, que prend mon écriture, mais aussi la vision extrêmement fataliste, une vraie tristesse douce-amère en BO sourde, qu’il reflète, tout en y laissant pénétrer une certaine lumière. À l’image de la vie.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

On ne peut pas parler de succès à mon échelle, surtout en se basant sur un seul roman qui a forcément bénéficié de l’effet « chance du débutant ». Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang a plutôt bien fonctionné alors que je n’ai rien clairement fait pour. Ma plus grande satisfaction dans l’histoire est d’avoir réussi à toucher des lecteurs aussi intelligents, aussi frénétiques d’une part, aussi critiques et aussi mesurés, d’une autre part. Maintenant, je n’ai plus qu’à espérer qu’ils seront là pour le deuxième volet…


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Au moins une fois par jour. Avec tous les romans qui existent et une offre littéraire de plus en plus pléthorique, je me demande parfois quelle peut être l’utilité d’une telle entreprise, vouée de toute manière à une éternelle forme d’insatisfaction. Et puis je me souviens qu’il y a toujours des idées, des concepts, des parti-pris à défendre, et, concernant le genre noir, des thèmes forts et un idéal d’équilibre entre fond et forme à défier. Le dernier argument relève de l’égoïsme pur : écrire m’équilibre, j’en ai besoin. L’acte en soi a quelque chose d’intensément structurant. J’aime trop les mots pour passer un seul jour de ma vie sans eux. Si j’essayais, je sais déjà que ce serait un fiasco.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Comme une étoile qui s’éteint dans la nuit, l’opus qui fait suite à Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang, sortira à l’automne. Les événements relatés se déroulent plus d’un an après ceux du premier volet et s’appuient sur des thématiques de société plus universelles. Il dépeint également une enquête plus proche des investigations que les groupes d’enquêtes criminelles ont à effectuer dans la réalité (les tueurs en série, surtout en France, ne courent pas les rues).

Un troisième volet est en préparation et se rapprochera davantage du thriller, pétri d’une violence beaucoup plus radicale que tout ce que j’ai pu écrire jusqu’ici. Le thème est peut-être encore plus casse-gueule que l’homophobie, d’une actualité plus que brûlante (non, rien à voir avec le Covid…), et sera traité sous un point de vue assez clivant.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang a été auto-édité sans avoir été envoyé à des maisons d’édition au préalable, mais il l’a été après coup et j’ai enchaîné les silences et les refus. Comme une étoile qui s’éteint dans la nuit sera à son tour auto-édité sans soumission éditoriale préalable, ni postérieure cette fois. Actuellement, je ne pense pas que mon travail soit suffisamment solide ou fédérateur pour dépasser ce stade. À l’heure où l’on achète/vend davantage une personnalité qu’un texte, c’est aussi une question d’incompatibilité de profil : à moins d’avoir une plume absolument flamboyante, difficile d’être prise au sérieux quand on est une jeune femme de vingt-quatre ans qui écrit du roman noir, encore moins quand on n’a ni le charisme ni le caractère de l’emploi.

Dans l’absolu, il me semble que m’auto-éditer m’enlève, paradoxalement, pas mal de poids sur les épaules. En bonne maniaque du contrôle (ce n’est pas une qualité.), avoir la main sur toutes les étapes de A à Z me provoque l’effet opposé au stress souvent ressenti par les auteurs auto-édités : ça me tranquillise. Bien sûr, c’est chronophage, mais il faut savoir ce que l’on veut et en assumer les conséquences sans tomber dans le travers de jouer les poètes maudits… Et moi, je sais surtout ce que je ne veux pas. Néanmoins, ce n’est pas toujours facile d’être seule face aux aspects purement matériels tels que la communication, encore moins face à ses imperfections, ses velléités d’amélioration, son sentiment d’illégitimité… Quand un éditeur (dont vous estimez les collections et la ligne éditoriale ; si c’est juste être édité pour pouvoir se targuer d’être édité, cela ne rime à rien.) croit en vous, cela vous donne un sentiment de légitimité qui est, j’imagine, vecteur d’apaisement créatif.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je n’imagine pas une seconde qu’un bon lecteur ne se cache pas derrière chaque bon auteur, et si j’en deviens une un jour, je sais que je le devrai en grande partie à ma culture littéraire. À l’heure actuelle, ayant un peu fait le tour du polar et du thriller ces trois dernières années et ayant accumulé les déceptions (concernant le style notamment : je pense que la littérature noire française mérite autre chose que du scénario sans plus-value stylistique et que la littérature de genre peut aussi briller par la forme sans se départir de sa dimension populaire, des auteurs comme Louise Mey, Marie Neuser, Joseph Incardona, Sophie Loubière ou encore Antoine Renand en sont la preuve…), je suis plus encline à m’orienter vers la littérature contemporaine.

Tous les genres réalistes sont susceptibles de m’attirer. Je suis plutôt une lectrice bon public sur le fond mais exigeante sur la forme, très à cheval sur le respect de l’esthétique des phrases. Pour me séduire, un auteur doit donner la priorité aux mots et aux idées pour mieux les investir au service de l’intrigue, et non l’inverse. J’attends d’être bousculée, poussée dans mes retranchements ; j’aime la radicalité.


Avez-vous d’autres passions ? 

Rien d’aussi fort que la littérature et l’écriture, mais j’aime énormément la musique (le hard-rock, surtout) et voyager.


Un dernier commentaire ?

Je crois que j’en ai déjà trop dit.


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BIBLIOGRAPHIE

Audrey GARZEND

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour Elodie, merci pour cette interview. Je m’appelle Audrey Garzend, j’ai 21 ans, et j’habite dans le Sud de la France, à Salon-de-Provence. Après deux années de classe préparatoire littéraire à Lyon, je suis revenue en Provence pour poursuivre des études en anthropologie et en lettres à la faculté d’Aix-Marseille, où je suis actuellement en master de lettres classiques.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Dès l’école primaire, je prenais énormément de plaisir à composer pour des rédactions et des sujets d’invention, ce qui me permettait de donner vie à des personnages autour d’une intrigue laissant libre cours à mon imagination. C’est au lycée, quand j’avais une quinzaine d’années, qu’être écrivain est devenu mon rêve ; c’est la période où je me suis mise à écrire fréquemment, de plus en plus, que ce soit des nouvelles, des petits textes, des ébauches de roman…


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le goût pour la lecture d’une part : que ce soit dans mon temps libre ou dans mes études littéraires, les livres que j’ai pu lire et découvrir ont été édifiants, et je trouvais – et trouve toujours ! – les écrivains inspirants, par le biais de leurs textes. Mais également la possibilité de pouvoir créer et laisser parler son imagination, voyager et faire voyager – c’est un peu partir à l’aventure !-, ainsi que de faire passer des messages : j’estime beaucoup la littérature engagée. Il y a aussi le fait de mettre en mots des émotions, et de tenter de les faire ressentir.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Souvent, j’écris des textes assez courts ou longueur nouvelle, indépendants les uns des autres, ce qui me permet de multiplier les sujets d’écriture : « Des Illusions » est le premier véritable manuscrit que j’ai écrit en menant une intrigue avec ses personnages sur autant de pages.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion, qui a donné lieu au rêve d’être écrivain, et donc d’en faire son métier – mais c’est essentiel de garder la passion !


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

J’aime beaucoup le moment où l’on se lance dans une nouvelle histoire, où après avoir posé les bases de celle-ci et esquissé les personnages, on commence véritablement à écrire – car les moments d’écriture sont de bons moments. Terminer une histoire, après avoir passé un bout de chemin avec les personnages et leur monde, c’est également un moment important. Il y a une vraie liberté, dans ce moyen d’expression, et dans le fait de laisser place à son imagination, qui est un aspect très plaisant dans l’écriture.

Un autre bon côté de l’écriture, c’est la rencontre avec des gens aussi passionnés que passionnants : c’est un réel plaisir de pouvoir échanger avec d’autres écrivains, mais aussi avec les lecteurs. C’est une vraie joie de pouvoir discuter avec eux, et de mettre des visages sur les personnes qui vont partager l’histoire des personnages auxquels on s’est attaché, en l’écrivant.

Je crois bien que je ne vois que de bons côtés !

Il y a peut être ces moments où on est dans l’intrigue, mais que l’on se retrouve bloqué face à l’écriture de certains passages à un moment de l’histoire – mais ça devient un défi à relever, pour que le déroulé de celle-ci puisse continuer.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je suis le plus productive assez tôt, le matin, lorsque le jour se lève, que tout est encore calme et apaisé ; ou bien assez tard dans la soirée, lorsqu’on sort du tumulte de la journée – ma manière d’écrire n’est alors pas la même. J’aime écrire en pouvant regarder par la fenêtre, ou bien en extérieur, avec le chant des oiseaux.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’ai souvent d’abord les personnages qui me viennent à l’esprit, puis, à partir d’eux, les thèmes et l’intrigue que j’aimerais aborder. Une fois que j’ai approfondi les personnages, par exemple en écrivant des courts extraits les mettant en scène, et dressé les grandes lignes de l’histoire, je structure les chapitres, mais de manière assez libre : je mets en avant de manière générale ce qui va s’y dérouler, mais j’écris ensuite en laissant les personnages et l’inspiration me guider, sans m’enfermer dans une structure trop précise. La première étape d’ébauche au crayon sur un carnet, et la rédaction à l’ordinateur.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Une émotion, un paysage, une œuvre d’art, une parole, une anecdote frappante ou bien un instant banal mais marquant du quotidien, qui soulève des interrogations, qui révolte ou qui émerveille : l’inspiration me vient souvent d’un moment intense où quelque chose m’a percutée.

Je n’écris que dans les moments où je me sens inspirée ; si l’inspiration manque, lire ou écouter de la musique relancent souvent le processus de création.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Les thèmes abordés sont des thèmes qui me touchent et me tiennent à cœur, et sur lesquels l’écriture permet de m’exprimer. Si cela reste majoritairement de la fiction, certains passages ou certaines phrases peuvent être influencés par un moment réellement vécu, que je vais alors romancer. J’ai pu faire du bénévolat dans plusieurs associations, et c’est des moments où certaines situations m’ont marquée et interpellée ; c’est pourquoi « Des Illusions » parle d’engagement, de justice, de sacrifice,… en confrontant Samuel, misanthrope et désabusé, à Gabriel, angélique et très altruiste.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Je n’ai écrit qu’un seul livre, « Des Illusions », qui est mon premier roman. C’est une histoire qui m’a tenu à cœur, avec des thématiques importantes pour moi, et j’ai beaucoup aimé développer les personnages : certains passages ont été inspirants et rédigés assez rapidement, d’autres ont demandé plus de temps – mais j’étais globalement inspirée, ce qui a facilité la rédaction.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

N’ayant écrit qu’un roman, je ne peux pas avoir de préférence ; mais « Des Illusions » est et restera le premier, et je pense que, pour cette raison, il aura toujours une place particulière pour moi.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je suis très reconnaissante d’avoir pu publier mon premier roman, donc, à partir de là, je suis plus que satisfaite ! J’ai eu la chance de pouvoir en parler dans la presse locale, de rencontrer plein de personnes bienveillantes que ce soit du côté de mon éditrice, des journalistes, des libraires, d’autres auteurs, et bien entendu des lecteurs ; je suis ravie d’avoir pu débuter l’aventure « Des Illusions ».


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

C’est une réelle passion, qui rythme ma vie ; je compte bien persévérer dans cette passion !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’aimerais en effet me lancer dans un nouveau roman. Pour l’instant, j’en suis encore au stade de l’élaboration, avec des pistes, tracer le caractère des personnages, développer l’intrigue,… Cela me ferait plaisir de cette fois-ci partir du côté du roman historique, avec un souffle épique.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Ces deux voies ont leurs avantages, mais je me sens plus à l’aise dans la voie de la maison d’édition, pour le soutien et l’aide qu’elle apporte.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, j’aime énormément lire : j’apprécie la littérature engagée, le roman historique, les romans d’apprentissage,… Mon auteur fétiche est Albert Camus, pour toute sa pensée autour de l’absurde et de la révolte, mais aussi pour la lumière que l’on retrouve dans ses textes, son souci d’humanité. Je dévore également Proust, Victor Hugo, Dostoïevski,… : il y a un réel souffle dans leurs œuvres, qui ne laissent pas indifférent. La poésie de Cocteau me touche également. J’aime aussi l’héroïc-fantaisy, les dystopies…


Avez-vous d’autres passions ? 

Le dessin ! Je dessine principalement des animaux, ce qui me permet de faire le lien avec mon autre passion – j’aime beaucoup les animaux, je passe pas mal de temps en pleine nature, avec des chevaux (je fais de l’équitation) ou bien à promener des chiens en tant que bénévole à la SPA.


Un dernier commentaire ?

C’était une joie de répondre à vos questions, merci encore, au plaisir de lire vos chroniques et d’y découvrir de nouveaux auteurs !


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BIBLIOGRAPHIE

Nelly TOPSCHER

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour Elodie. Qui suis-je ? Vaste question.

Âgée de 47 ans, mariée sans enfants , j’habite les Yvelines depuis presque 19 ans, et je suis originaire de Montpellier. Je suis juriste dans une maison de justice et du droit (je suis spécialisée en droit de la famille et droit pénal). C’est un métier que j’ai choisi et que j’aime. J’ai développé, depuis fin 2021, une activité de conseiller-agent littéraire. Et je suis donc auteure à mes heures perdues. J’ai de moins en moins de temps pour écrire, mais être agent littéraire me comble de satisfaction aussi.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je n’ai jamais eu l’ambition d’être écrivaine et encore moins aujourd’hui. Mes premiers écrits ont été des journaux intimes mais ça m’a vite lassée. J’ai vraiment commencé à écrire quand j’étais étudiante en droit où mes maîtres de stage m’ont sous-entendu que je pourrais faire quelque chose de ce que je voyais lors de ces stages et que j’avais une plume sympathique dans mes exposés, mémoire etc..


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

L’envie de partager mes expériences d’étudiante de manière romancée , puis plus tard mon imagination très fertile.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Pour le moment tous mes manuscrits finis ont été publiés. Ceux qui ne le sont pas encore attendent patiemment dans mon PC que je les peaufine.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est et ça restera une passion. Vivre de ma plume serait la pire sanction pour moi. J’ai besoin de vivre, de faire autre chose pour garder l’inspiration. Et surtout je sais où est ma place dans ce monde littéraire.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés c’est de partager des histoires et des émotions avec mes lecteurs et lectrices. Ce que j’aime par-dessus tout c’est participer à des salons ou séance de dédicaces qui permettent d’échanger en réel. Le mauvais côté c’est la méchanceté qui peut régner dans ce milieu et l’absence de solidarité entre auteur(e)s.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris quand je peux désormais car mon job d’agent me prend pas mal de mon temps libre. je n’ai pas de réelle habitude sauf le rituel immuable quand je bloque sur une scène, où là je choisis un morceau de Métal que j’écoute en boucle jusqu’à ce que la scène se décante.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je n’ai pas vraiment de process établi sauf peut-être celui d’écrire quand je le sens. Je suis très intuitive (c’est le seul bon côté de mon hypersensibilité) et quand je « sens » que je dois écrire telle chose plutôt qu’une autre j’écoute cette petite voix intérieure. Il n’y a que sur les thrillers où j’échafaude un semblant de plan que je ne tiens pas jusqu’au bout la plupart du temps.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

La plupart de mes romans sont nés de rêves. Dès lors que l’une des images me hante, ça devient souvent un roman. J’en fais d’abord des nouvelles ( car j’adore l’exercice des textes courts), puis elles deviennent un roman. Ensuite mon métier de juriste et mon immersion dans le droit, et à quelque part dans le quotidiens des usagers me permettent aussi de trouver des idées.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Je suis une piètre communicante dans mon quotidien. C’est au travers de mes romans que je me dévoile le plus pour qui sait lire entre les lignes. Du coup, oui mes textes sont plein d’expériences, de vécu, d’anecdotes.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

L’envie de faire passer des messages, de défendre mes valeurs, et l’idée de procurer des émotions (bonnes ou mauvaises) à mes lecteurs.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le plus difficile a été mon premier thriller « As-tu rêve ? » car il m’a demandé une énergie monstre. Jusque-là j’écrivais des romances, l’exercice du thriller est bien plus difficile dans sa mécanique.

Le plus simple a été « La rock star du thriller » qui est un roman d’amitié véritable, où la plupart des dialogues sont vrais et où je me suis vraiment amusée à les intégrer à des situations loufoques et qui sont, elles, sorties de mon imagination et de certains délires avec l’ami auteur en question qui est le héros de ce roman.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je crois que je les aime tous pour des raisons différentes puisqu’ils sont tous uniques. J’ai toujours eu une affection particulière pour Christopher et Érika, les personnages de ma 2nde romance car j’ai toujours eu l’impression qu’ils existaient vraiment. Et j’ai eu aussi cette impression pour ceux de mon prochain thriller intitulé « La croix est la clé de tout ».


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

J’aime être lue, et toucher des gens. Je ne cherche pas du tout le succès. Je ne cours pas après les ventes. Je fais ma promo tranquille sans pression et espère échanger avec ceux et celles qui font l’honneur de me lire.

J’avoue me mettre bien plus la pression pour les auteurs avec qui je travaille en tant qu’agent littéraire car je veux qu’ils réussissent et que leurs éditeurs soient contents d’eux (et de moi du coup).


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Très souvent quand je vois cette agressivité qui existe chez certains qui font des retours ou aiment descendre des auteurs sur des groupes. La jalousie de certaines personnes (et ce qu’elle peut engendrer) m’effraie au plus haut point. Ce n’est pas l’écriture que j’arrêterai face à cela mais l’idée de jeter mes romans en pâture dans ce monde de requins. Mais même face à ces gros moments de doute, j’essaie de penser à mes « fidèles » comme ‘j’aime les nommer qui me suivent depuis le début de mon aventure d’auteure.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Mon 3ème thriller sortira le 8 janvier 2022. ll est actuellement entre le mains d’un dernier bêta, et de mon correcteur. Et là je travaille sur un 4ème qui avance plutôt bien.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai commencé dans une petite maison d’édition où j’ai énormément appris. Quand j’ai ouvert ma micro-entreprise de conseiller-agent littéraire j’ai opté pour l’autoédition pour être totalement maîtresse de tout. Du coup je suis hybride et ça me convient.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman est sorti en avril 2021. Le secret de Nina est une romance historico-surnaturelle où je relate mon expérience de régression karmique. Il aborde des thèmes comme la réincarnation, les flammes-jumelles et pose la question de savoir si l’Amour peut traverser les époques. Je ne cherche pas à convaincre les lecteurs du bien-fondé de tout cela, juste, comme à chaque roman les faire réfléchir.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

C’est même ce que je préfère. J’adore papoter et échanger avec des lecteurs et d’autres auteurs. C’est, je crois ces moment-là qui me poussent à continuer. Et à chaque sortie je propose des services presse en numérique car avoir des retours est important pour un auteur.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Les réseaux sociaux sont incontournables de nos jours et j’essaie d’y être présente (Facebook, Instagram et LinkedIn) que ça soit comme auteure ou comme agent littéraire pour « vendre » mes protégé(e)s. Par contre ça peut être très chronophage si on ne fait pas attention.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je lis énormément et principalement des thrillers ou romans noirs.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Il y en a des tas. S’il ne faut en choisir qu’un en roman contemporain, je dirais La corde de Mi de Christian Guillerme. Ce thriller est tout bonnement une pépite tant au niveau descriptions (et pourtant en règle générale je n’en raffole pas), style qu’au niveau intrigue. La plume vivante et acérée de l’auteur et son tueur me font frémir comme au 1er jour. L’auteur est le 1er à m’avoir fait confiance en tant qu’agent et c’est avec ce roman que j’ai débuté ma nouvelle «  carrière ». Aujourd’hui ce thriller maîtrisé se prépare à une seconde vie et c’est très grisant même si la pression est grande. Je continue à faire partie de l’équipe de cet auteur qui se fait sa petite place de sortie en sortie et c’est aussi très valorisant.


Avez-vous d’autres passions ? 

La randonnée, mon chat et le Droit !


Un dernier commentaire ?

Merci pour cette interview vraiment sympathique. Pour ceux qui voudraient échanger avec moi n’hésitez pas à me contacter.


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BIBLIOGRAPHIE

Katell CURCIO

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Dans la vie réelle, je travaille sur les marchés de ma région, sur Saintes et dans l’île d’Oléron. Je tiens un stand de vins de Bordeaux et de produits locaux comme le pineau et le cognac. Je vis avec Franck, ma moitié depuis presque 23 ans et nous avons deux enfants, Nael 11 ans et Zoély 8 ans. En parallèle, j’écris, mais ça vous le savez déjà ! J’aspire aux bonheurs simples, je peux m’extasier devant un coucher de soleil ou sur une fleur qui pointe le bout de son nez. Je suis une personne franche mais j’ai appris à dire les choses d’une manière délicate afin d’éviter de blesser. Je ne suis pas la dernière pour faire la fête, mais avec les années qui passent, le temps de récupération est bien plus long !


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

En effet, à l’âge de 7-8 ans, je rêvais de devenir écrivaine. J’écrivais des poèmes, des petites histoires (qui s’avéraient toujours dramatiques). Puis, le vrai délire a commencé lorsque j’ai eu 28 ans. J’ai commencé l’écriture de « Lorsque le bandeau tombe », puis je l’ai mis dans un tiroir. Je l’ai ressorti 12 ans plus tard pour le terminer. Le déclic a eu lieu alors que je regardais mes enfants jouer. Je me suis dit : « Je vais le terminer ce livre, au moins, mes petits auront une trace originale de leur maman. »


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

La lecture, tout simplement.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Non. Toutes mes productions ont été publiées. Parfois avec empressement, ce qui n’est pas l’idéal. Maintenant, je prends mon temps afin de parfaire la syntaxe et déceler les coquilles qui peuvent passer à travers les relectures.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Pour l’instant, il s’agit d’une passion. Peut-être qu’un jour, cette activité deviendra un métier. Qui sait ?


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

J’aime le fait de créer des personnages, et surtout cette entière liberté d’agir et de penser lors de la phase d’écriture. C’est un moment qui m’appartient, j’adore ces temps de créativité et de construction du roman. J’apparente cette phase à un puzzle qui prend forme petit à petit. J’apprécie bien moins la communication et la promotion. Je trouve cette partie du « taf » fastidieuse et j’avoue ne prendre aucun plaisir à le faire. Malheureusement, je dois m’y plier afin d’apporter un minimum de visibilité à mes écrits.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je peux écrire n’importe où. Mais l’endroit que je préfère est la salle à manger, peu importe le moment. J’évite le bruit. J’ai dérogé à cette règle pour mon dernier livre, j’ai écouté de la musique classique. S’il s’agit d’un autre registre musical, c’est mort : je chante en même temps et ma concentration s’en trouve altérée…


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Oui et non. C’est très anarchique. Cependant, je réalise toujours la couverture avant de commencer. Pourquoi ? Ben, je n’en sais rien. C’est mon rituel. Pour le reste, les pièces s’enchaînent au fil de l’écriture. Parfois, j’élabore un plan, mais je ne m’y tiens jamais…


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

« Mantis Religiosa » est né suite à une mauvaise expérience. Je l’ai vécu comme un véritable exutoire. Concernant mon prochain livre « Les 7 chapitres », j’avais décidé de faire un break mais Franck, mon mari, m’a lancée une idée de dingue.  

Cette idée m’a obsédée jusqu’à perturber mes nuits. Alors, j’ai décidé de la développer pour palier mon manque de sommeil ! Concernant l’inspiration qui ne vient pas, j’ai connu le syndrome de la page blanche pour « Les mânes de l’ombre ». Je ne parvenais pas à enchaîner sur le 4ième chapitre. Une pause d’une semaine a permis la reprise du fil conducteur.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Hormis le début de « Mantis… », tout n’est que fiction.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Peut-être « Les mânes de l’Ombre » à cause de la page blanche, sinon, je ne pense pas avoir rencontré trop de difficultés à mener mes écrits à terme. 


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Ils sont tous très différents. C’est pourquoi il m’est difficile d’en préférer un plus que l’autre. Cependant, j’avoue avoir eu beaucoup de difficultés à me sortir de « Les mânes de l’Ombre », un peu comme si le cordon ombilical ne voulait pas se détacher. D’où la naissance de « Ils n’auraient pas dû » avec Marc et Jules, les personnages que je n’arrivais pas à quitter.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je suis loin de gagner ma vie grâce à mes livres. Le jour où ils seront connus comme les ouvrages de Monsieur Thilliez ou de Monsieur Grangé, je serais satisfaite ! Mais ça, ça reste du rêve ! Rires…


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui… Un sentiment de colère a germé et l’envie de tout plaquer est apparu. J’avais le sentiment que le travail réalisé ne servait à rien. Ceci a perduré trois ou quatre mois, jusqu’à l’idée de « Les 7 chapitres » émise par mon mari. 


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

« Les 7 chapitres » sortira le 30 septembre prochain, avec des précommandes ouvertes dès le 2 Août. Puis, avec des membres du groupe « Le cercle des autoédités » créé par Sarah Castillo Palayer, un projet de recueil de nouvelles est en cours…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Pour l’instant autoédition. Je connais beaucoup d’éditeurs, mais eux ne me connaissent pas ! Rires…


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

Dans le passé, je lisais beaucoup de polars ou de thrillers, maintenant, mes lectures sont très variées. Et oui, j’aime lire !


Avez-vous d’autres passions ?

Beaucoup… et trop nombreuses pour les énumérer !


Un dernier commentaire ?

Non. Hormis « Merci » pour cet instant…


BIBLIOGRAPHIE

Sylvie GRIGNON

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour, tout d’abord un grand merci pour cet interview. Je suis une auteure en pré-retraite de l’éducation nationale, maman de nombreux enfants et petits-enfants.Je suis une inconditionnelle positive même dans les pires situations et j’avance sans jamais me retourner. Je me bats pour des causes justes, en particulier pour la reconnaissance des maladies thyroïdiennes.
https://www.amazon.fr/Maladies-thyroïdiennes-dévoreuses-vie-Samsara-ebook/dp/B07DY92WNW/ref=sr_1_5?dchild=1&qid=1624891466&refinements=p_27%3ASylvie+GRIGNON&s=digital-text&sr=1-5&text=Sylvie+GRIGNON


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire lorsque j’avais treize ans, mon journal que je tiens toujours, et des poèmes à gogo. Par contre, je n’ai jamais songé que je serai écrivaine un jour, désirant m’occuper d’enfants ( ce que j’ai fait des années, d’abord puéricultrice, puis professeur des écoles). L’idée m’a traversé l’esprit lorsqu’une écrivaine Odile Weurlesse est venue dans ma classe présenter ses romans jeunesse, et cette dernière m’a dit : foncez, vous avez « le don ». Je ne sais pas si c’est vrai, mais la graine était plantée. Je publie depuis décembre 2013.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Comme je viens de le dire, une grande dame auteure de « la momie bavarde » et beaucoup d’autres best-sellers. Ensuite mes élèves, des proches, ma maman qui perdant la mémoire aimait que je lui raconte des histoires, car elle ne pouvait plus les lire.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui plusieurs, simplement faute de temps. Écrire est facile. Publier nécessite une réécriture parfois longue et complexe. Mais je les ressortirai un jour pour les faire vivre …


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion avec un grand P, une nécessité même ! En aucun cas un métier ! J’en ai eu un que j’ai adoré ! Maintenant, place au plaisir !


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés : du bonheur, que du bonheur, un sentiment de liberté ! Pas de mauvais côtés ou plutôt je ne m’y attarde pas 🙂


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Aucune habitude ! J’écris quand l’envie se fait sentir …


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

En général, j’écris sur des carnets ( je suis fan de carnets ), je m’attache aux personnages, trace des synopsis, etc puis je me lance sur mon iPad à l’écriture du manuscrit.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration s’impose comme une évidence. Je ne la provoque jamais. Je ne me dis pas: « Tiens, je vais écrire ! » Non, ce sera plutôt une idée qui passe et je prends un carnet ou un chapitre que je construis (en particulier en marchant, car j’adore marcher) et hop, j’écris en rentrant.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mes histoires ne sont jamais autobiographiques. Par contre, elles peuvent être issues d’une idée venant d’une amie, d’un collègue, une anecdote d’une autre. Je tiens un blog depuis 2013, quotidiennement, et souvent j’ai des commentaires privés qui m’invitent à raconter une histoire, un drame etc. Il m’est arrivé exceptionnellement de reprendre un fait vécu, en particulier dans Rouge ( mon premier polar) ou Appelez-moi Camille, et aussi un clin d’oeil dans Ambre. Un hommage à mon fils Christophe décédé d’un cancer à l’âge de 3 ans. Seuls mes proches font le rapprochement. Heureusement que je n’ai pas le vécu de mes personnages de roman, sinon quelle vie ! Dans tous les cas, le choix de mes sujets s’impose aussi comme une évidence.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

J’ai beaucoup plus de facilité à écrire mes polars ( c’est pourquoi j’en sors un par an) qu’un roman ( j’en ai un en cours depuis deux ans et il n’est pas encore prêt !)
Le plus difficile à écrire fut le recueil écrit en souvenir de ma maman : « Elle s’appelait Simonne, elle s’appelle la DCL » Je lui avais promis. J’y ai mis mon âme. Au niveau littéraire, il n’est pas abouti, mais ce n’était pas le but. Elle voulait que les gens sachent à quel point cette maladie est difficile. J’en profite pour dire que les bénéfices sont reversés à l’association A2mcl des aidants de la maladie à corps de lewy.

Et Appelez-moi Camille ?
https://www.amazon.fr/Appelez-moi-Camille-Sylvie-Grignon/dp/2492027031


Avez-vous une préférence pour un de vos romans ? Pourquoi ?

Question difficile … Peut-être les deux que je viens de citer et mon roman Juste une seconde qui est un roman destiné à faire « du bien ». Après j’adore écrire mes polars !Je les aime TOUS ! 🙂 🙂 🙂


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Succès est un grand mot !  Mais c’est toujours agréable de voir que mes mots ont touché.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, seule la mort ou la maladie stoppera l’encre qui coule de ma plume. C’est une nécessité !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Un roman commencé il y a deux ans et qui avance lentement. Un second polar de la série « pierre » qui j’espère avancera cet été. Un album jeunesse qui traîne, car je l’illustre et c’est loin d’être facile. Un roman historique ( là encore, loin d’être fini !)


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je publie autant en maison d’édition qu’en autoédition.J’ai treize livres publiés répartis : dix en maison d’édition et trois en autoédition.L’autoédition fut par facilité et liberté. ( important de ne pas avoir d’impératifs ! ) Les ME pour élargir mon impact littéraire. Je tiens encore à remercier la ME où j’ai publié Appelez-moi Camille, les éditions Souffles Littéraires, une ME extraordinaire, emphatique et bienveillante, et une qualité littéraire rare et qui ne fait pas de clause de préférence, ce qui est un vrai bonheur !


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ?

Je suis une dévoreuse de livres depuis mon enfance. Je lis en moyenne trois livres par semaine, aimant découvrir les nouveaux auteurs en particulier. Mon genre préféré est le polar ou thriller, et les livres qui font du bien également.


Avez-vous d’autres passions ?

Je suis également une amoureuse de l’art et je titille le pinceau. Sinon j’adore marcher, la nature, les musées, mais surtout ma passion : mon mari et toute ma famille. Je suis une maman-poule !


Un dernier commentaire ?

Merci pour ce sympathique interview ! Et surtout, écrivez, lisez ! Il ne faut pas que la Culture meure !« Afin que vivent les rêves à jamais … » ma citation écrite en fin de chacun de mes romans. Croyez en vos rêves ! Croyez au pouvoir positif de vos mots !


BIBLIOGRAPHIE

G. E. FROIDEVAL

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Depuis toute petite j’avais envie d’être scénariste des dessins animés, bédéaste et écrivaine. J’ai commencé à écrire des histoires sous forme de BD à 8 ans. Ça compte ?


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

L’envie de m’exprimer. L’envie de raconter des histoires à ma façon, de vouloir changer ce qui ne me plaisait pas dans les histoires, films, séries que je lisais ou regardais.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oh, oui, plein ! La plupart parce qu’ils ne sont pas terminés, retravaillés ou parce qu’ils sont en espagnol, ma langue maternelle.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

C’est un métier si on arrive à en vivre ou si on veut en faire son métier (avec le sacrifice qui va avec). Pour l’instant, pour moi, ce n’est qu’une passion. Bien évidemment, mon rêve serait que ce soit mon métier, mais je ne suis pas sûre de vouloir faire le sacrifice financier pour l’instant.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

La musique, le dessin. J’aime toujours dessiner, créer des petits personnages et faire des micro BD drôles sans aucune ambition, plutôt pour moi et mes proches. La musique me passionne, mais je préfère l’écouter que de la faire. Je me suis mise récemment au violon et au piano.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Les bons, c’est de faire ce qu’on a envie de faire, quand on aime écrire.

Les mauvais ? Je pense que nombreux auteurs doivent écrire sur commande ou en suivant un cahier de charges pour répondre à une demande. Je serais incapable, je ne peux pas écrire dans ces conditions-là. J’aime la liberté.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

La nuit, très tard. Vers 23 heures, quand il y a du calme à la maison. J’écris sur la table à manger, toujours en musique. Du classique généralement, parfois j’essaye d’autres playlists selon mes inspirations.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Déjà il faut avoir une idée qui tient la route. Je la décortique et la presse au maximum pour en tirer du jus, un jus qui me permettra de tisser toute l’intrigue derrière (et les sous-intrigues). Quand j’ai un bordel monstrueux et ingérable dans ma tête, je me dis qu’il serait temps de construire un plan. Parfois les recherches viennent s’y mêler, car elles m’aident à construire l’histoire. Mais même avec un plan et des recherches, je suis incapable de suivre une méthode à la lettre.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Parfois l’inspiration vient d’une musique, une peinture, un film, un livre, une balade. Ça peut être l’idée d’un roman, ou le peaufinage des idées, le déblocage.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Non, mais il y a une touche du réel. Un fait divers peut inspirer une idée de départ, les anecdotes personnelles permettent d’étoffer les personnages et les situations.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Je n’ai qu’un seul au compteur ! Le violoniste – Coup d’archet. Donc je dirais que c’était le plus difficile à écrire puisque c’est une histoire que j’avais commencée il y a plus de 20 ans ! Et que pendant plusieurs années je ne croyais pas pouvoir la finir. C’était difficile pour la complexité de l’histoire, ça aurait pu donner 3 romans différents, si je l’avais voulu. Mais je ne l’ai pas voulu ! Pour moi le tout fait partie d’une seule histoire. D’autre part, écrire en langue française a été un gros challenge. Puis, toutes les difficultés inhérentes à l’écriture pour tout nouvel auteur. Je n’ai pas de belle plume (j’aimerais en avoir une!), mais j’ai des idées. Donc, il me faut travailler pour avoir une plume potable.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Pour l’instant je n’ai qu’un seul au compteur et il reste mon « précieux » (**voix de Gollum**). Il est important pour moi, car il m’a accompagnée pendant plus de 20 ans. Il faisait partie de moi, même si l’histoire parle d’un anti-héros détestable, je m’y suis énormément attachée. Bref, c’était une aventure d’une vie. Je pense que pour mes futurs romans, ils seront moins à cœur. Dans ma tête, je me dis que je ne serai peut-être pas capable de faire mieux.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je n’arrêterai jamais, écrire c’est vivre ! On peut arrêter de publier, mais rien ne m’empêchera d’écrire. À part, bien sûr, un problème physique. J’écris beaucoup, même si c’est pour moi.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai plusieurs projets en cours, mais tous en stand-by. Certains avancent à compte-gouttes. J’ai une activité professionnelle, une famille, mais c’est le confinement qui m’a vraiment stoppée. Depuis la crise du Covid, j’ai du mal à m’y mettre. En tout cas, rien ne presse et je suis confiante pour la suite.


Un dernier commentaire ?

Je vous remercie pour cette tribune !


BIBLIOGRAPHIE