Amélie DE LIMA

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Non, je n’ai jamais eu cette prétention. Cependant, j’écris depuis l’âge de 10 ans, environ.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’étais une petite fille solitaire qui avait besoin de ses moments, rien qu’à elle. J’en profitais pour lire et écrire. L’écriture agit sur moi comme une thérapie, un besoin vital dont je ne peux malheureusement (ou heureusement) me défaire…


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai deux manuscrits inachevés, que j’ai laissé de côté pour le moment mais que je reprendrai au moment opportun. Et bien sûr, je les publierai. 😊


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Je n’arrive pas à me considérer comme écrivain (c’est un bien grand mot pour moi). Je me considère comme auteure passionnée. Si l’écriture pouvait devenir mon métier à part entière, ce serait le rêve, bien sûr !


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Oui, les voyages (j’ai beaucoup voyagé et vécu dans des pays différents), le théâtre, la lecture, les vieux films et la mode (surtout vintage).


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Les bons côtés, pouvoir se dévoiler tels que nous sommes aux lecteurs, leur transmettre des émotions à travers les personnages de nos romans. Et vivre notre passion. Les mauvais ? Il n’y en a pas. On apprend toujours, on progresse.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris le plus souvent le soir, dans l’obscurité, dans mon bureau ou sur le canapé ^^ peu importe, il me faut juste ma playlist Peaceful piano et je peux écrire n’importe où.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Jusqu’à maintenant je faisais un plan très détaillé de mes romans. Mais depuis peu, j’ai décidé de me lâcher un peu et de laisser vivre les personnages. Je fais énormément de recherches en amont, tant sur l’intrigue, que sur les personnages ou la période à laquelle l’action se déroule.

Et dès le début, je connais la fin et le titre de mon roman.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Je trouve l’inspiration dans les faits divers, dans des détails de la vie courante, en observant les gens autour de moi et en puisant dans mes souvenirs. Je n’ai encore jamais eu ce manque d’inspiration, au contraire, j’en ai trop ! ^^


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Un peu des deux, oui.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Mon premier, Le silence des aveux. Je ne m’attendais à rien mais j’ai donné beaucoup de moi-même. Le plus simple, Voix Nocturnes. C’est une novella que j’ai écrite durant un voyage en train.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Alors, je pense que la majorité des auteurs sera d’accord avec moi… on a tous une préférence pour celui qu’on vient d’écrire. Donc, je dirais celui qui paraîtra cette année chez LBS Éditions.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui, avec le premier. Je n’étais pas préparée à ce qui s’est passé à ce moment-là. Le silence des aveux a eu énormément de lecteurs et donc, les critiques négatives ont commencé à arriver… sensible comme je suis, je me suis mise à pleurer comme une madeleine tout un WE et j’étais à deux doigts de tout arrêter. Ça a duré un WE… après, j’ai appris à vivre avec (un peu mieux).


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, un thriller psychologique sortira cette année chez LBS Éditions, c’est un one-shot qui se déroule dans les années 70. Le thème : Obsession de vengeance.


Un dernier commentaire ?

Merci pour cette chouette interview ! 😊


BIBLIOGRAPHIE

Clarence PITZ

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je rêvais plutôt de dessin et de peinture ! L’écriture est venue à moi assez tard. J’avais 40 ans. J’adorais les exercices de rédaction à l’école mais écrire un livre « pour de vrai » ne me serait pas venu à l’idée. Un peu comme si ça faisait partie d’un autre monde, inaccessible.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

En fait, pour être tout à fait sincère, écrire ne vient pas d’une envie. On m’a lancé un défi et j’ai participé à un concours. Comme mes textes ont trouvé un public, j’ai continué. Et j’y ai pris goût. Et depuis, j’ai écrit et publié plusieurs livres et nouvelles. Comme quoi, la vie peut réserver bien des surprises !


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui, c’est le cas de deux manuscrits. Le premier parce que j’avais perdu les droits d’auteur suite à la participation au concours évoqué ci-dessus, le second car il est en attente de publication.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Une passion, assurément. J’exerce deux autres métiers.


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Oh que oui ! La peinture à l’huile, l’art contemporain, l’art africain (et les expos en général), les voyages et la course à pied (il faut absolument que je m’y remette, d’ailleurs ! lol).


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Je ne considère pas cela comme un métier, en tout cas en ce qui me concerne. Mais c’est plus qu’un simple loisir tout de même. C’est peut-être ça le côté le plus négatif, en fait. Exercer une sorte de métier-loisir à côté de son emploi. Sinon, les bons côtés sont les rencontres, les moments de partage avec les lecteurs, les échanges avec d’autres auteurs. J’aime beaucoup l’aspect social de l’écriture. Le travail avec les bêtas lecteurs, les salons, etc.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Je n’ai pas d’habitudes particulières. J’aime écrire au calme et donc sans musique. J’ai besoin de m’enfermer dans ma bulle. Je suis plutôt du soir mais ça m’arrive d’écrire le matin. Et je ne dois pas être forcément toujours dans la même pièce.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Je fais énormément de recherches car les sujets que je développe dans mes livres le nécessitent. C’est une phase du travail que j’aime beaucoup. Sinon, je dresse un plan dans ma tête, je décide des fils conducteurs principaux du roman puis je me laisse guider par mon inspiration. Mais attention, je n’avance pas au gré du hasard. Je sais parfaitement où je vais. Je ne veux juste pas brider ma créativité par un schéma trop strict.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Je trouve toujours mon inspiration dans des lieux. Je visite un endroit, je tombe sur de vieilles photos, des souvenirs me viennent, et j’imagine une scène. À partir de là, je tisse toute mon intrigue. Du coup, les lieux sont très importants dans mes livres. Ils y sont des personnages à part entière et l’histoire ne pourrait pas se dérouler ailleurs. Les lieux sont les fondations, le ciment de mes intrigues.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Même si ça reste marginal dans mes écrits, certaines scènes sont parfois inspirées de mon vécu. Je pense notamment à celle de la camionnette et du marigot dans La parole du chacal. Mais globalement, tout est issu de mon imagination. Pour Ineffaçables je me suis inspirée d’un fait divers bien réel, celui des fresques clandestines qui sont apparues sur les murs de Bruxelles après les attentats de 2016.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Le plus difficile à écrire est sans conteste mon dernier manuscrit qui n’est pas encore édité. Certaines scènes étaient vraiment très difficiles à écrire, qui plus est en plein confinement. Je ne peux pas en dire plus sans spoiler mais il m’a demandé beaucoup d’implication émotionnelle.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Pas du tout ! C’est comme si on me demandait lequel de mes enfants je préférais. Ils sont tous différents, ils ont leur personnalité, leurs qualités et leurs défauts.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Eh oui ! J’ai vécu une grosse période de doutes avec l’envie de tout arrêter. Puis j’ai gagné un prix littéraire, celui des mordus de thriller, pour Ineffaçables, et ça m’a filé un bon gros coup de boost. Un second prix pour ce roman, celui du salon sang pour sang thriller, a confirmé que j’avais bien fait de ne pas tout lâcher. Mais je sais que je douterai toujours un peu. C’est plus fort que moi…


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai deux projets d’écriture en cours et ils sont en phase de recherche car les sujets sont complexes mais j’attends surtout avec impatience la sortie de mon troisième roman, prévue à l’automne 2021, si tout se passe bien.


Un dernier commentaire ?

Merci beaucoup pour cette interview, Elodie ! Ton enthousiasme fait plaisir à voir !


BIBLIOGRAPHIE

Barbara LAURAME

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Pas du tout ! Je voulais devenir vétérinaire, chanteuse, actrice et prof d’anglais… Peut-être pas tout en même temps, par contre. J’ai commencé à écrire une vraie histoire, j’avais 20 ans.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Un besoin de coucher sur le papier (à l’époque) tout ce qui se passait dans ma tête. J’avais des millions d’histoires qui se bousculaient.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Justement… Celui commencé à mes 20 ans… Parce que je ne l’ai jamais fini.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Une passion, même si j’aimerais en vivre, comme beaucoup…


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Oui, la photo et la musique. Je prends des milliers de photos, j’adore ça. Et les concerts, même si 2020 m’en a bien privé.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Les bons : les rencontres, les retours des lecteurs, c’est fou de se dire qu’une personne nous remercie parce qu’elle a aimé notre livre.

Les mauvais : les rencontres, les retours de lecteurs… c’est fou de se dire qu’une personne peut être si mauvaise à descendre votre boulot sans prendre en conséquence que derrière les mots, il y a un être humain. Il faut savoir passer outre. Le côté « personnage public » aussi n’a pas que de bons côtés.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Aucune habitude. J’essaye d’écrire quand je peux. Souvent c’est seule, le midi, pendant ma pause au boulot, sauf que depuis que les restos sont fermés, mon collègue est là aussi le midi… Je perds mon inspiration et mon envie. En musique, par contre, la plupart du temps.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Le début est de l’impro, pendant les trois premiers chapitres… Ensuite, je m’organise pour garder la chronologie, je fais un chemin de fer pour garder le fil de l’histoire, les fiches pour chaque perso… Les recherches, oui, si l’histoire nécessite. Pour Donne-moi ta main, j’étais en contact avec un commissaire de police à qui j’ai pu poser toutes mes questions sur le process d’une enquête, les délais pour l’autopsie, les démarches… pour coller le plus à la réalité française d’une enquête pour crime.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration vient dans ce que je vis, dans ce que j’observe, certaines idées me viennent sans que je sache vraiment pourquoi ! Et comme je n’écris qu’à l’inspiration, il est possible que je n’écrive pas pendant plusieurs semaines, tout à fait.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Il y a des anecdotes personnelles, bien sûr. Donne-moi ta main est basé sur l’amitié de deux femmes et je me suis inspiré énormément de ma propre amitié avec ma meilleure amie, même si les caractères sont bien mélangés et ne sont pas vraiment les nôtres. C’est plus facile d’écrire sur des choses qu’on connaît. Pour celui qui va sortir cette année, il y a beaucoup de choses personnelles, de ma vie mais aussi de ceux qui m’entourent. Plein de scènes sont tirées de la réalité et arrangées ensuite pour coller à l’histoire.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Le plus difficile… Donne-moi ta main à cause des longues heures de discussion avec le policier et les détails que je demandais pour certaines scènes, pour savoir si ce que je décrivais était plausible, réel, etc… parler cadavre et armes à feu, blessures, autopsie… pas si simple quand on parle à une personne qui est confrontée à ce genre de choses régulièrement. Moi j’imaginais, lui le vivait.

Le plus simple : le premier, car je n’écrivais pas un livre à ce moment-là, j’écrivais juste une histoire, je n’avais pas l’intention de le publier.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Rooo non. Je les aime tous à leur manière. Si différents et en même temps si complémentaires. Ils regroupent mes thèmes de prédilection : le surnaturel qui fout un peu les chocottes pour le premier (les fans du hard et gore le trouveront trop mignon ! ), le deuxième pour tout le boulot qu’il représente et cette histoire en deux parties qui mélangent le genre dark romance et thriller, et le troisième qui est une satire feel-good surnaturelle ! (oui, revoilà ce thème-là !)


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Pour le moment, parfois, rapidement, je me suis déjà dit : à quoi bon ?  quand je vois l’énergie dépensée pour réussir à faire un livre, car je fais tout de A à Z, de la couverture jusqu’à la mise en page… mais c’est tellement bon ! Mais j’aimerais avoir tellement plus de temps à pouvoir y consacrer.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Mon projet est en cours de correction finale. Suivant l’avancement, suivant l’évolution de l’année… soit printemps, soit fin d’été… je ne sais pas encore mais ça sera cette année !


Un dernier commentaire ?

Un grand merci à toi pour cette occasion et ces questions, j’espère que mes réponses aideront les lecteurs intéressés à franchir le pas de la découverte de mon univers !


BIBLIOGRAPHIE

Elodie CHANTEPIE

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Petite, je ne voulais pas devenir écrivain… Mais vétérinaire, puis infirmière…. Même si j’ai commencé très tôt à écrire. Vers 8 ans, je crois, j’ai commencé à écrire une histoire, que je n’ai jamais terminé. Puis vers l’adolescence, j’ai composé plusieurs poésies. J’ai ensuite rédigé plusieurs fan fictions ( sur les séries NCIS, Esprits Criminels notamment ) quand j’avais une vingtaine d’années. Ce n’est qu’à partir de mes trente ans que je me suis lancée dans l’écriture d’un roman.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Dès l’enfance on m’a inculqué le respect des livres et le goût pour la lecture. J’ai toujours été très imaginative, alors je suppose que j’avais, moi aussi, envie de créer mes propres histoires et mon propre univers.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Des manuscrits à proprement dit non. Mais tous les poèmes que j’ai écrits n’ont pas été publiés. Simplement parce que j’étais très jeune et qu’ils étaient assez intimes. J’écris principalement pour moi, cela ne m’est jamais venu à l’esprit. Je suppose que je n’avais également pas confiance en moi et que j’estimais qu’ils étaient de piètre qualité.


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Une passion, clairement. Je suis autoéditée. J’écris pour le plaisir et le bien-être que cela me procure. Je suis infirmière de profession…


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

La lecture, les jeux vidéos et je me suis passionnée récemment par l’ère Viking, leur culture et leur mythologie. J’ai beaucoup lu sur ce sujet. Je pratique également la photographie en tant qu’amatrice. Je fais principalement de l’animalier.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

En tant qu’autoéditée, les bons côtés sont la liberté d’écrire à son rythme, de choisir sa couverture, son titre, d’écrire sans censure. C’est un vrai plaisir. Les mauvais sont qu’on fait tout seul justement. Devoir corriger (même si j’ai été grandement aidée pour mon roman ) est très difficile. On ne voit pas toutes les erreurs, les incohérences, etc… Le pire est de devoir faire sa promo. Ce n’est vraiment pas évident d’avoir de la visibilité et de rencontrer son public. Il n’est pas aisé de sortir de sa sphère familiale et amicale.


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris toujours le soir, à partir de 20h30, et ce parfois jusqu’à minuit, quand je ne travaille pas le lendemain. J’ai une pièce dédiée, une chambre d’amis qui est devenue mon bureau. J’écris toujours en musique, principalement des groupes comme Wardruna, Heilung, Danheim ou Skald. Cela m’aide beaucoup pour trouver l’inspiration. Selon les scènes, je peux écouter du death metal. ( le métal étant mon genre de musique préféré.)


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

J’ai toujours un plan pour chaque chapitre. Mais bien souvent, d’autres idées viennent s’y greffer en cours d’écriture. Je dirais donc que c’est 50% plan et 50% impro. Régulièrement je suis si inspirée que je dois reléguer une bonne partie du plan d’un chapitre au suivant. J’effectue également des recherches. Habituellement, elles ont lieu avant l’écriture même du roman. Parfois en cours de rédaction, j’ai besoin de vérifier des informations ou besoin de plus d’éléments. Surtout pour les parties qui n’étaient pas initialement prévues dans le plan.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

Je suis très souvent inspirée le matin sous la douche (lol). C’est un endroit où je réfléchis beaucoup. Parfois, c’est le soir, juste avant de m’endormir. Très rarement dans ma voiture, sur le trajet du travail. Bref, je suis presque toujours inspirée. Je n’ai jamais vraiment connu un moment où l’inspiration n’est pas venue. Disons qu’elle s’impose presque à moi.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

En ce qui concerne les anecdotes personnelles, un peu pour le premier roman. Surtout pour un des personnages principaux, mais avec le recul, j’aurais fait différemment. En revanche, tous les lieux cités dans l’histoire existent vraiment. J’ai besoin d’avoir une touche de réalité. Ce sont des endroits devant lesquels je passe régulièrement.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

Pour le moment, je n’ai qu’un livre terminé à mon actif. Alors je ne peux pas vraiment répondre car je n’ai pas vraiment d’éléments de comparaison. Je suis en train d’écrire la suite. Cela me parait plus simple dans le sens où je n’avais aucune expérience pour le premier.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

À mesure que j’écris la suite de mon roman, je suis de plus en plus critique concernant le premier. De là à dire que je préfère celui en cours d’écriture, je ne sais pas, d’autant plus qu’il n’est pas tout à fait terminé.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non. J’ai toujours écrit.  La vie a fait que j’étais plus au moins productive. Mais j’y suis toujours revenue à un moment donné (souvent quand j’étais dans des périodes compliquées ).

J’ai pris conscience récemment que c’était un besoin presque vital, que cela m’apportait beaucoup de bien-être et d’épanouissement. (choses que je ne retrouve plus dans mon métier d’infirmière… mais c’est un autre sujet.) J’ai trop souvent muselé ma créativité et je pense que c’était une grosse erreur. C’est ma soupape de sécurité. J’ai besoin de m’évader de la réalité et de tout oublier. Écrire m’en donne la possibilité. Alors non, je n’ai jamais pensé à arrêter et je pense que je ne devrais jamais le faire. 


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, comme je l’ai mentionné, j’écris actuellement la suite de mon premier roman. La rédaction est d’ailleurs presque terminée. Viendra ensuite l’étape des relectures, des bêtas lectures et de la correction. Il devra sortir d’ici juin 2021, je pense, soit un an après son prédécesseur. J’ai également deux autres projets de roman, ainsi qu’une nouvelle. L’un des romans a déjà une trame écrire bien définie. Je pense me mettre à l’écriture dès que j’aurais terminé mon manuscrit en cours. C’est un projet qui me tient à cœur et j’ai hâte de m’y atteler.


Un dernier commentaire ?

Je tenais d’abord à vous remercier à nouveau de m’avoir donné l’opportunité de répondre à cette interview. Ensuite, j’invite tous les lecteurs qui seraient intéressés par mon univers à jeter un coup d’œil à ma page auteure sur facebook.  J’y poste régulièrement des nouvelles concernant mes projets, mon avancée dans la rédaction de mon manuscrit, etc… Finalement, pour tous ceux qui auraient envie de se lancer dans l’écriture, lancez-vous. Cela fait un bien fou  !


BIBLIOGRAPHIE

Magali COLLET

répond à mes questions.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je n’ai jamais pensé à devenir écrivain. J’ai toujours aimé et admiré les personnes qui avaient le pouvoir de me transporter dans un autre univers pendant quelques heures. J’étais une lectrice compulsive. J’avais une imagination débordante et il m’arrivait souvent, enfant, d’écrire de petites histoires.


Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours eu ce désir en moi et j’imagine qu’en vieillissant, cette envie s’est mise, d’elle-même en sommeil. Ma vie était bien remplie entre mon travail et mes trois enfants et je n’avais pas le temps de penser à autre chose. Petit à petit j’ai commencé à écrire des poèmes que j’ai postés sur un site dédié.

J’ai rapidement rejoint l’équipe de gestion en tant que modératrice et depuis quelques années j’ai la chance de faire partie des 4 administrateurs de ce même site. C’est là-bas que j’ai commencé à écrire des nouvelles.


Y a-t-il des manuscrits que vous avez écrits, mais qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

La Cave aux poupées est mon premier roman. Aucun manuscrit ne dormait dans mes tiroirs (sourire).


Être écrivain, c’est plus un métier ou une passion ?

Il s’agit d’une passion. J’ai un métier que j’aime, je suis enseignante. Je suis égoïste en écriture : j’ai écrit et j’écris pour moi avant tout une histoire qui me plaise… et si elle peut plaire à d’autres, tant mieux !


Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

Je suis pianiste accompagnatrice et chanteuse. Ça me prend pas mal de mon temps libre aussi. Je lis beaucoup par période aussi. Une de mes grandes passions est d’observer mon entourage et les inconnus.

Ça a un petit côté voyeur de dire ça, mais j’adore m’asseoir à la terrasse d’un café pour observer les passants. J’imagine leurs vies, leurs joies et leurs peines ; cela peut sembler bizarre, mais je kiffe.


Quels sont les bons et les mauvais côtés du métier d’auteur ?

Je suis une auteure débutante et je n’en connais pas toutes les facettes. La Cave aux poupées est sorti le 19 mars, au tout début du premier confinement. Tous les salons prévus ont été annulés, j’ai hâte de pouvoir en faire un. J’ai été très touchée de l’accueil chaleureux de pas mal d’auteurs.

Tout d’abord par celui des auteurs de ma maison d’édition Taurnada (ils m’ont accueillie dans leur Team et sont à l’écoute de mes nombreuses interrogations) et d’autres auteurs. J’aime discuter avec des lecteurs et j’admire le travail phénoménal des chroniqueurs qui participent grandement au succès des livres. Si mon roman a pu faire un grand bout de chemin, c’est vraiment aussi grâce à eux et je les en remercie.

Le mauvais côté que j’ai remarqué ne vient pas des autres, mais de moi. Je vis très mal les remarques concernant celle que je suis. Ça mérite une explication : j’ai eu un certain nombre de chroniques et de critiques négatives et je les accepte sans souci parce qu’elles m’aident, elles aussi, à m’améliorer et à aller de l’avant. Quelques-unes (deux ou trois peut-être) m’ont véritablement blessée. Simplement parce qu’on y critiquait pas mon livre, mais l’auteure (avec des remarques comme : comment peut-on prendre plaisir à écrire de telles horreurs ? J’espère qu’elle n’a pas fait lire ça à ses enfants !).

J’ai eu l’occasion d’en discuter avec des auteurs qui ont tous, peu ou prou eu affaire à ce genre de remarques. Il faudra que je me blinde de ce côté-là et que j’arrête de pleurer comme une madeleine lorsque ça arrive (sourire).


Quelles sont vos habitudes d’écriture (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris la nuit ou très tôt le matin, car j’ai besoin de calme. Il m’arrive de mettre de la musique classique et dans ce cas, je l’écoute au casque, pour m’isoler.


Quel est votre process d’écriture ? (plan, improvisation, recherches)

Pour la cave aux poupées, je n’avais aucun plan. Je l’ai écrit en suivant le fil de mes pensées. Maintenant, j’essaie d’avoir une vision plus large de ce que j’écris et d’avoir une trame à suivre.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments où l’inspiration ne vient pas ?

J’ai toujours eu une imagination débordante, j’observe beaucoup aussi. Il suffit d’une phrase, d’un mot, d’une sensation que je plante telle une petite graine. Il arrive ensuite que, parmi tous ces semis, l’un germe et grandisse.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ?

Il n’y a rien de personnel dans ce que j’écris même si je transfère parfois des traits de caractère qui me sont propres, à certains de mes personnages ; Mes proches s’en aperçoivent souvent.


Quel est le livre qui a été le plus difficile à écrire ? Et le plus simple ?

La cave aux poupées étant mon premier livre, il a été à la fois le plus simple et le plus compliqué à écrire.


Avez-vous une préférence pour l’un des romans que vous avez écrits ? Si oui, lequel et pourquoi ?

Je crois que mon premier roman aura toujours une place particulière dans mon cœur, car c’est lui qui me permet de vivre cette aventure.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je ne crois pas que j’arrêterai d’écrire. Il est possible que je ne publie plus. Rien ne dit que mes prochains écrits trouveront un écho favorable, mais même si c’est le cas, je continuerai, ne serait-ce que pour moi, parce que j’aime ça. 


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai terminé d’écrire un nouveau manuscrit et j’entame les recherches pour le prochain. J’ignore encore s’ils seront publiés. L’avenir nous le dira.


Un dernier commentaire ?

Je tiens à remercier les éditions Taurnada qui m’ont fait confiance. Publier un nouvel auteur est un risque et ils l’ont pris pour moi, j’en suis ravie. Je voudrais aussi saluer les auteurs qui m’ont immédiatement accueillie comme l’une des leurs, les chroniqueurs, ceux qui donnent leur avis (positif ou négatif) et les lecteurs silencieux qui contribuent à faire vivre mon livre. Je remercie également les nombreux groupes de lecture qui fleurissent sur Facebook et qui permettent de mettre en lumière les auteurs et leurs romans.

Je voudrais remercier particulièrement une personne qui m’est chère, Nathalie. Ce n’est qu’un prénom pour vous, mais pour moi, c’est une amie qui m’a aidée, encouragée tout au long du processus d’écriture. Elle m’a donné un certain nombre de coups de pieds au derrière virtuels lorsque je perdais espoir. Si j’ai pu aller au bout de ce projet c’est en grande partie, grâce à elle.

Merci à vous, Élodie, de m’avoir proposé cet échange.


BIBLIOGRAPHIE