MAX CLANET

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis journaliste d’investigation issu de l’École de journalisme de l’Université de la Méditerranée après avoir effectué 20 ans de carrière dans la justice. J’ai publié 3 ouvrages d’investigation journalistique dont l’un a été sélectionné en 2014 pour figurer dans la bibliothèque du Congrès américain à Washington.
Aujourd’hui, j’écris des thrillers et des romans d’espionnage. Je viens de publier mon premier roman d’espionnage. Le premier volume d’une série.
J’écris aussi des scénarios pour le cinéma et la télévision


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire tardivement. J’ai d’abord étudié l’écriture juridique, puis l’écriture journalistique, enfin l’écriture littéraire. Cette dernière est arrivée tardivement.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

L’envie d’écrire ne s’explique pas. Il s’agit d’un désir qui se cache au fond de soi et qui apparaît à un moment de sa vie. Le fait de tracer des signes pour s’exprimer appartient à l’inconscient de l’Homme. Il fait partie de lui.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Il faut avoir la lucidité d’éliminer les projets qui ne conviennent pas. Cela permet de se remettre en question, de s’interroger sur ce que l’on écrit. J’ai connu cette situation il y a quelques années.

J’avais écrit un roman que « je ne sentais pas ». L’histoire me paraissait bancale et je n’étais pas à l’aise dans la rédaction. J’ai laissé le manuscrit de côté. J’ai choisi de l’éliminer.
La peine de mort existe chez les auteurs !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. On a besoin de passion pour écrire, encore faut-il que le travail de l’écrivain soit récompensé par l’adhésion des lecteurs.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Écrire demande beaucoup de travail. En réalité, ce que l’on nomme « talent » n’est souvent que le résultat de plusieurs centaines d’heures que l’auteur doit passer sur son texte afin de le rendre le plus parfait possible, même si la perfection n’existe pas en matière d’écriture.
Il faut surtout respecter la langue, écrire en français. La langue est notre patrimoine commun, on se doit de la respecter et au-delà, respecter notre littérature.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris en général chaque jour. Je ne respecte aucune habitude à ce niveau, je ne veux pas devenir prisonnier de ma propre passion en m’imposant des normes, l’essentiel étant d’écrire régulièrement. En revanche, j’écoute souvent de la musique en écrivant.
Je suis surtout un perfectionniste, un « maniaque » du mot juste, de l’expression exacte, de la concordance des temps, de la dynamique de la phrase. L’écriture requiert beaucoup d’efforts dans le choix des mots.!
Dans le champ sémantique, un vol est différent d’un cambriolage, d’un larcin, d’une filouterie, d’un pillage ou d’un chapardage. Le travail de l’écrivain consiste à bien choisir chaque nom, chaque verbe, chaque adjectif, chaque expression, chaque phrase. L’écriture s’apparente parfois à de la haute-couture.
L’auteur doit sans cesse travailler son texte, le travailler encore et toujours. Le travail est la seule condition pour pouvoir être édité. Si votre texte est mauvais, rempli de fautes d’orthographe, mal écrit, vous ne convaincrez jamais un professionnel. Si au surplus, votre histoire manque de crédibilité ou de matière, vous ne pourrez jamais publier non plus.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je n’ai pas de méthode particulière. En revanche, je n’écris pas pour moi, mais pour mes lecteurs et uniquement pour eux. La première qualité de l’auteur doit être l’humilité. Il faut laisser son orgueil à la porte de la littérature.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration fait appel aux souvenirs et au passé de celui qui tient la plume, même inconsciemment. Sur le papier, on laisse toujours une partie de soi, de ses idées, de sa culture, de son éducation, de sa vie…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Je m’inspire parfois de ce que j’ai connu dans mes différentes vies professionnelles, de ce que j’ai vécu, mais en règle générale, l’inspiration arrive sans souci. Lorsque l’on écrit, il faut se laisser conduire par son personnage, par l’histoire que l’on raconte… En revanche, s’agissant de romans d’espionnage, il faut rester très précis sur l’Histoire, la politique, la psychologie des personnages etc. C’est la condition essentielle pour crédibiliser son récit.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Le seul intérêt est celui que peut trouver les lecteurs dans les histoires que j’écris.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Mon premier ouvrage journalistique s’est avéré long à démarrer. Je disposais de plusieurs centaines de documents, de dizaines d’interviews que j’avais réalisées, de dossiers judiciaires, de photos, de sources diverses… j’ai attendu quatre mois avant de trouver un plan cohérent. A partir de là, tout est parti très vite. Quand l’auteur a trouvé l’ossature de son livre, il a réalisé l’essentiel de son travail, que ce soit pour écrire un ouvrage de journalisme ou pour un livre de fiction. Le grand Corneille disait « j’ai trouvé le plan, j’ai fini mon livre… » Il n’avait pas tout à fait tort.
Un livre c’est la somme de centaines d’heures de travail. L’écriture demande de s’y consacrer pleinement.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

J’aime tous mes livres parce que j’ai longuement travaillé sur chacun d’eux.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Je n’ai pas pour objectif de me jeter des fleurs, ni d’ailleurs de me flageller. En revanche la série espionnage semble bien fonctionner, l’histoire a fait l’objet d’excellents retours de lecture. Là est l’essentiel. La trilogie espionnage sera adaptée à la télévision.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais. J’ai choisi tardivement de me consacrer à l’écriture de fictions, je ne pense pas que j’arrêterai un jour.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Mon prochain thriller « Les nuits de la Bête » sort au printemps 2022. Ensuite, je dois publier la suite des « DOSSIERS SECRETS DE L’ÉLYSÉE» ce sera la deuxième histoire de ma série espionnage. Le 3ème volume est également prêt. Le 4ème est en route… dans ma tête !
Parallèlement, je suis en train de préparer l’adaptation de cette trilogie au cinéma ou à la télévision.
Le projet avance, mais je ne peux en dire davantage pour l’instant.
J’ai également coécrit l’adaptation de mon ultime ouvrage d’investigation journalistique.
« L’encre de la Liberté » (Éditions la Boîte à Pandore, 2021) qui fera lui aussi, l’objet d’un film
cinéma.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je publie mes romans chez LBS Éditions qui appartient au groupe ALBIN MICHEL.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

A l’heure où je vous parle, il s’agit de la première aventure des « DOSSIERS SECRETS DE L’ÉLYSÉE- L’affaire Kior ». Les autres volumes suivront bientôt. Ce livre est sorti fin mai 2021.
Il s’agissait de la première fiction que j’écrivais. Mon travail de manuscrit a duré presque cinq ans. Je l’ai travaillé, trituré, modelé, pris et repris des centaines de fois avant d’arriver à un résultat final qui soit accepté par un éditeur et qui plaise aux lecteurs


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

La relation avec les lecteurs est essentielle. Ce sont les lecteurs qui doivent guider l’auteur et non l’inverse. Leurs avis nous confortent et aident à nous remettre en question. J’écris pour eux.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Ils sont aujourd’hui indispensable pour diffuser les livres. On ne peut pas les ignorer.
Je suis aussi très présent dans les salons, les manifestations et les séances de dédicaces. Le contact physique avec les gens qui aiment le livre est un réel plaisir. On ne peut pas les ignorer.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’ai été avant tout un lecteur. Dès l’âge de sept ans, je dévorais les bandes dessinées. J’ai grandi avec les albums de Tintin et de Spirou.
Plus tard vers douze ans, j’ai lu Balzac, Sartre, Zola, Camus… tous les grands auteurs. J’aime aussi Boris Vian lorsqu’il joue avec les mots. Je suis un admirateur de Marcel Pagnol, de sa simplicité dans la phrase et dans ses histoires qui sentent bon le soleil et la lavande.
En réalité, je n’ai pas de préférence affichée pour tel ou tel auteur, je ne veux pas devenir le prisonnier de mes propres goûts. Lorsque je lis, il m’arrive d’aimer le livre, parfois de le détester, quel que soit l’écrivain.
Je vous donne un exemple : j’aime beaucoup « L’assommoir », mais je n’aime pas « Nana » et pourtant, les deux livres ont été écrits par le grand Émile Zola.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je ne me pose pas cette question parce que je ne peux pas me mettre à la place de tel ou tel auteur, de sa psychologie, de ses idées, de son parcours…


Avez-vous d’autres passions ?

Je me passionne pour tout. Je suis un curieux de la vie. J’aime les voyages, l’archéologie, la musique et la famille. Je m’intéresse aussi à l’histoire des civilisations anciennes, à l’égyptologie, aux écritures anciennes…


Un dernier commentaire ?

Merci infiniment de m’avoir consacré cette page. Je salue nos amis lecteurs. Il faut continuer la
lecture, la promouvoir, il faut soutenir le livre et la lecture.
Lire permet de se cultiver, de s’ouvrir à toutes sortes de curiosités, mais aussi de fortifier son sens
critique.


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BIBLIOGRAPHIE

CHRISTOPHE VASSE

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Christophe VASSE, j’ai 47 ans, deux enfants, j’écris des polars et des thrillers, dont trois ont été édités à ce jour, aux éditions Nouveaux Auteurs. Le premier, « Celle qui ne pleurait jamais », a reçu le Prix du Polar Femme Actuelle en 2017. Le dernier, « Celle qui ne pardonnait pas », est sorti en juin 2021. Comme « vrai métier qui rapporte vraiment de l’argent », j’étais ingénieur dans l’aéronautique, mais suis aujourd’hui en reconversion professionnelle dans la comptabilité.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Pas du tout, je voulais être astronaute ! J’ai commencé à écrire vers 30 ans, des nouvelles tout d’abord, puis un premier manuscrit autour de l’univers du peintre Jérôme Bosch.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

C’est justement un livre sur ce peintre, dont je ne connaissais alors pas l’œuvre, qui a tout déclenché. Je suis un jour tombé sur ce livre, qui traînait à la maison mais que je n’avais jamais pris la peine d’ouvrir, et j’ai immédiatement été fasciné par son univers. En découvrant ses toiles, une histoire m’est venue, dont j’ai couché les grandes lignes sur le papier. Au départ, je la destinais plutôt à mon ex-femme, qui à l’époque ne travaillait pas et pouvait se libérer du temps pour écrire, mais elle a retrouvé du travail, et je me suis donc retrouvé avec cette histoire « sur les bras ». Je la trouvais vraiment bonne et ne pouvait pas me résoudre à la laisser au fond d’un tiroir. Alors, je me suis mis à l’écrire. Dès que les premiers mots sont sortis, il s’est passé quelque chose. C’est difficile à expliquer, mais c’était vraiment comme une révélation, une chose que vous avez inconsciemment cherchée toute votre vie et sur laquelle vous tombez complètement par hasard. Quand j’ai commencé à écrire, j’ai ressenti un plaisir intense, et j’ai vite compris qu’écrire serait dorénavant essentiel pour moi, un besoin vital, comme celui de boire ou de respirer.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai écrit six manuscrits en tout, dont deux sont au chaud dans des tiroirs, et un troisième entre les mains de mon agent. Pourquoi les deux premiers n’ont pas trouvé preneur ? Difficile à dire… Lorsque vous soumettez un manuscrit à des maisons d’édition (à l’époque où j’ai proposé ces manuscrits, je n’étais pas édité), vous avez très rarement des retours de lecture. Si je devais donner mon avis personnel sur ces deux manuscrits, je dirais que pour l’un, il faudrait reprendre l’intrigue pour la rendre plus solide ; pour le second, éliminer quelques longueurs car il fait l’équivalent de deux romans, ou bien en faire une histoire en deux parties, ce qui est plus compliqué à faire accepter à un éditeur.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Grande question… C’est avant tout une passion, mais de toute passion, on aimerait faire son métier, je crois que c’est assez naturel. Cependant le métier d’écrivain n’est pas le plus rémunérateur, ce qui oblige très souvent les écrivains à en avoir un autre, ce que je trouve assez injuste, mais c’est ainsi. Au tout début, j’étais obnubilé par l’envie de ne faire que ça et de vivre de l’écriture, mais ça ne m’a rendu ni heureux, ni mis dans de bonnes dispositions pour écrire. Aujourd’hui, je suis plus lucide. Je suis d’un naturel très tenace, donc je continue de croire que je pourrai un jour vivre de mes écrits, mais pour l’instant, je considère l’écriture avant tout comme une passion, et ensuite comme un second métier qui me permet d’avoir un peu d’ « argent de poche »…


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Je vais commencer par celui que je considère comme le plus difficile d’entre tous : la solitude. Quand je me lance dans une histoire, je sais que je suis « seul » avec elle pendant plusieurs mois car personne ne la lit à mesure que je l’écris (c’est un choix personnel). Donc je n’ai aucune idée de la façon dont elle sera reçue, si ce que j’écris est bon, ou franchement mauvais, et c’est extrêmement frustrant de ne pas pouvoir partager les sentiments que l’histoire fait naître en vous, que ce soit le plaisir, l’abattement, l’incertitude… Ce qu’il y a de plus beau dans l’écriture, c’est la liberté. Elle est presque absolue : vous écrivez les histoires que vous voulez, vous inventez les univers que vous voulez, vous faites vivre à vos personnages les vies que vous voulez. Vous avez parfois l’impression d’être un dieu, et c’est à peine exagéré. Il n’y a qu’une seule limite : celle de votre imagination.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Pas vraiment, non, j’écris quand j’ai du temps libre. J’écris le plus souvent chez moi, mais j’ai déjà écrit dans un bar ou un restaurant, à partir du moment où il n’y a pas trop d’agitation extérieure, cela me convient très bien. Je suis un gros dormeur, donc je n’arrive pas à écrire la nuit, ni très tôt le matin ! Donc c’est le plus souvent après le travail et les week-ends. J’évite d’écrire en musique car j’adore la musique, et quand j’en écoute, soit je chante soit je suis à fond dans ce que j’écoute, de coup j’ai du mal à me concentrer sur mon écriture ! Par contre, je peux mettre une ambiance en fond sonore, par exemple une ambiance de restaurant quand j’écris une scène qui se passe dans un restaurant, ou les sons de la ville lorsque j’écris une scène qui se passe dans un appartement ; il existe une multitude de sites Internet sur lesquels trouver ces fonds sonores d’ambiance.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je travaille d’abord sur le scénario de mon histoire jusqu’à avoir le détail de mes scènes du début à la fin, donc contrairement à d’autres auteurs qui se lancent sans savoir où ils vont, ce que je suis incapable de faire, je connais dès le début toutes les étapes de mon histoire. Ce qui ne m’empêche pas d’ajouter ou supprimer une scène, faire intervenir un nouveau personnage, mais globalement, avant de réellement écrire les premiers mots de mon histoire, j’ai toutes les scènes couchées sur le papier.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Les sources d’inspiration sont multiples : un article de magazine, une info captée à la télé ou sur Internet, une musique, l’une des dernières histoires que je projette d’écrire m’est venue en regardant l’interphone de ma résidence ! Il n’y a pas réellement de moments où elle ne vient pas, mais plutôt des moments où il est difficile de travailler sur une histoire en particulier, comme c’est le cas en ce moment… Cela peut par exemple être lié à la construction d’une intrigue pour laquelle j’ai quelques bons éléments, mais que je n’arrive pas à assembler pour obtenir quelque chose qui tienne la route. Depuis plusieurs mois, je travaille sur une histoire dont l’intrigue me donne beaucoup de fil à retordre, mais entretemps une autre histoire est venue, puis une seconde est en train de pointer le bout de son nez. Donc l’inspiration est bien là, mais l’écriture en elle-même reste compliquée.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Mes histoires sont de la fiction pure, et j’y injecte rarement des anecdotes personnelles. De mon point de vue, la littérature doit permettre de s’évader, donc raconter des histoires éloignées de la réalité quotidienne.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Ma réponse rejoint une question précédente : rien ne me « pousse » à choisir ces sujets, si ce n’est l’inspiration. Lorsqu’une histoire vient, je l’écris, simplement pour le plaisir de la partager.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Elle n’a pas encore été écrite, mais je dois dire que la suite de « Celle qui ne pardonnait pas » me donne du fil à retordre ! À l’inverse, l’écriture de mes deux premiers manuscrits, dont le tout premier, « La porte de Bosch » (paru aux éditions Nouveaux Auteurs en 2019), a été relativement aisée, même si ce sont peut-être ceux qui m’ont demandé le plus de recherches.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Pas vraiment une préférence, mais une affection particulière pour le tout premier, « Le porte de Bosch », puisque c’est lui qui m’a insufflé la passion de l’écriture. J’aime son ambiance, j’aime l’univers de Jérôme Bosch que je me suis efforcé d’y recréer, et j’aime toutes les références, cinématographiques notamment, que j’y ai distillées.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Ah, la terrible question ! Pour être très sincère, je suis heureux du succès de « Celle qui ne pleurait jamais », mais plutôt déçu par celui, relatif, de mes deux romans suivants, alors que le deuxième opus de la série Gabrielle Berthelot, « Celle qui ne pardonnait pas », est à mon sens plus abouti que le premier. Cela dit, le premier est disponible en poche, je croise les doigts pour que le second suive la même voie et connaisse un deuxième souffle !


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui, notamment après l’écriture de « La porte de Bosch ». Après l’envoi d’une trentaine de manuscrits, à mesure que les refus s’accumulent (quand les éditeurs prennent la peine de vous répondre, ce qui n’est pas toujours le cas), on perd l’espoir et la confiance. Au bout d’un moment, devant le constat que ce roman n’inspirait aucun éditeur, je me suis dit que jamais plus je n’écrirais. Il m’a fallu un an pour reprendre la plume. Mais je l’ai reprise, car quand on a une passion, il est difficile de se contraindre à s’en défaire. Après l’écriture de mes trois premiers romans, alors que je n’étais toujours pas édité, il y a aussi eu une longue période pendant laquelle je n’ai pas écrit. Mais ce n’était pas vraiment une décision d’arrêter l’écriture, juste un besoin de prendre un peu de recul. Et encore une fois, je m’y suis remis…


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Un manuscrit est bouclé, qui ne sera pas édité par Nouveaux Auteurs, et dont je ne connais donc pas la date de sortie. Aujourd’hui, je travaille sur le scénario du troisième opus de ce que j’ai appelé « La trilogie Gabrielle » (les « Celle qui… »), mais l’intrigue n’étant pas encore bien en place dans ma tête, je travaille en parallèle sur une autre histoire, dans l’esprit de la nouvelle « Le corps » de Stephen King (ça, c’est un petit scoop…). Je ne garantis pas que ce soit la prochaine qui verra le jour, mais elle m’occupe bien l’esprit…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je n’ai jamais sérieusement songé à l’autoédition car je tenais à être édité à compte d’éditeur. L’autoédition peut être une solution si vous avez du temps et de l’énergie à revendre, car dans ce schéma, vous jouez tous les rôles en plus de celui d’écrivain : commercial, distributeur, attaché de presse, etc. C’est donc très chronophage et énergivore. Si vous ne faites que cela, c’est jouable, mais si vous avez un métier à côté, cela peut devenir vite compliqué. L’autoédition offre la garantie d’un « revenu » plus élevé que l’édition classique pour chaque exemplaire vendu, mais je préfère (aujourd’hui, mais cela peut changer) le confort d’une maison d’édition qui vous garantit une meilleure visibilité, en librairie notamment.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman, sorti aux éditions Nouveaux Auteurs en juin 2021, s’appelle « Celle qui ne pardonnait pas ». Mon personnage principal, Gabrielle Berthelot, gendarme à la section de recherche de la gendarmerie de Toulouse, est appelée sur le lieu d’un crime mis en scène de façon « mythologique », où une étudiante est retrouvée morte dans son lit, enveloppée dans un drap blanc, coiffée d’une tresse vestale, et les mains jointes sur la poitrine, comme en un geste de recueillement. Ce premier crime est rapidement suivi d’un autre, et Gabrielle et son binôme Marc vont s’engager dans une course contre la montre pour déchiffrer les indices cachés dans le jeu macabre du mystérieux « tueur aux cartes ».

Ce roman se passe pour l’essentiel à Toulouse. Il met en scène Gabrielle Berthelot, déjà présente dans le premier opus de la trilogie entamée avec « Celle qui ne pleurait jamais », mais son intrigue étant indépendante de ce dernier, il peut parfaitement se lire avant lui. Je l’ai écrit en un peu moins d’un an entre 2019 et 2020.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’échange beaucoup avec mes lecteurs, lors des dédicaces en librairies et salons tout d’abord, lors des rencontres en médiathèque également, mais aussi au travers des réseaux sociaux. Certains groupes Facebook par exemple sont très actifs et organisent des rencontres qui permettent de rassembler auteurs et lecteurs. L’image de l’écrivain qui reste dans son coin enfermé entre quatre murs pour écrire n’est à mon sens plus d’actualité, et c’est très bien ainsi ! Personnellement, je prends beaucoup de plaisir à échanger avec mes lecteurs, d’abord parce qu’ils me font de très beaux retours de lecture qui alimentent l’envie d’écrire, ensuite parce que certains d’entre eux me livrent une analyse de mes romans qui est parfois très surprenante et me renvoie des choses très pertinentes auxquelles je n’avais pas pensé au premier abord.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis présent sur Facebook et Instagram, mais j’avoue ne pas être forcément très bon dans le domaine… J’y suis venu justement par l’écriture car je ne les pratiquais pas avant, tout simplement parce que, qu’on le veuille ou non, beaucoup de choses se passent aujourd’hui sur les réseaux, et ce dans tous les domaines, y compris celui de la littérature.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, je lis beaucoup, j’ai toujours un ou deux romans en cours de lecture. Je lis de tout, sauf la poésie et les biographies. J’aime beaucoup John Irving, Ian Pears, Donald Westlake, Umberto Eco, Fred Vargas, Stephen King, Agatha Christie (ces deux derniers auteurs m’ont suivi dans toute mon adolescence, ce qui explique en partie pourquoi j’écris aujourd’hui du polar et du thriller).


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Assurément « Le nom de la rose » d’Umberto Eco, de mon point de vue le meilleur roman policier de toute la littérature. Il est intelligent, très riche, et l’atmosphère rendue par Eco est magistrale.


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime beaucoup l’astronomie. Je crois que cette passion rejoint la première, la littérature, car elle ouvre sur l’un des plus grands mystères de l’histoire humaine : la vie sur une autre planète que la nôtre. Quand je lève les yeux au ciel et que je pense aux milliards d’étoiles qui brillent dans l’univers, donc aux milliards de planètes qui gravitent autour d’elles, j’ai la tête qui tourne. Cette question : « Sommes-nous seuls dans l’univers », a toujours été, et est encore, source d’inspiration pour des dizaines et des dizaines d’écrivains. L’idée de tous ces mondes inexplorés, que l’on peut imaginer sous les formes les plus extraordinaires, est très proche de celle que j’ai de la littérature : une infinité d’univers fabuleux à découvrir.


Un dernier commentaire ?

À nos lectrices et lecteurs : dès que vous en avez l’occasion, prenez le temps de nous faire un petit retour de lecture sur les réseaux ou sur les sites où il est possible de le faire, cela ne peut nous faire que du bien ! Merci à vous !


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BIBLIOGRAPHIE

Guy-Roger DUVERT

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis un compositeur de musiques de films et un réalisateur qui vit à Los Angeles depuis une dizaine d’années.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

L’idée d’écrire des romans est venue en cours de parcours. J’écrivais des histoires en bandes dessinées enfant (et dessinais d’ailleurs très mal), puis ai fabriqué des récits lorsque je jouais à des jeux de rôles quand j’étais étudiant. Après, j’ai commencé à écrire des projets de court métrages, puis de long métrages et de séries. En 2010, j’ai eu envie de transformer en roman un scénario qui n’avait aucune chance d’être produit. C’est là que j’ai abordé l’activité d’écrivain.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours aimé créer des histoires. En ce qui me concerne, la forme suit le fond. J’ai d’abord envie de raconter des récits, et les mets sur papier de façon à pouvoir les partager. Mais je l’ai fait aussi en faisant un film, par exemple, et je pourrais tout à fait toucher à d’autres médias à l’avenir (l’idée d’écrire un jeu vidéo ne me déplairait pas, par exemple).


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui. Celui écrit en 2010. Je l’ai envoyé à de nombreuses sociétés d’édition. J’ai eu des retours encourageants, mais aucun allant jusqu’à vouloir l’améliorer pour le sortir. Peu après, j’ai décidé d’écrire Outsphere, que j’ai écris en 2012, pour finalement ne le sortir qu’en 2019 !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion, mais j’ai envie de professionnaliser le plus possible. Je la vois aujourd’hui comme l’un de mes trois métiers (avec compositeur et réalisateur).


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

La possibilité de pouvoir concrétiser des histoires rapidement, sans avoir besoin de perdre des années à attendre des feux verts, des financements, ce genre de choses. Honnêtement, je ne vois pas de mauvais côté.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris toujours en musique, et je m’impose un nombre de pages par jour. Pour la musique, je vais en choisir une que je vais écouter en boucle pendant l’intégralité de l’écriture du roman. Je passe ainsi un peu de temps au départ à choisir le bon morceau qui collera bien.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je fabrique la structure en amont. Tant que je ne suis pas capable de visualiser toute l’histoire dans ma tête, je n’écris pas un mot. Puis, je mets sur papier un synopsis détaillé de 2-3 pages, avec une action par ligne. Si je suis content de la structure, alors j’attaque l’écriture à proprement parler.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Ça peut venir d’un article lu, d’un rêve fait, d’une pensée fugace. J’ai plein d’idées d’histoires pas encore écrites, donc je n’ai pas de problème de page blanche. En revanche, la phase de construction de structure met un peu de temps, car il me faut créer toutes les scènes. Mais je ne vois pas ça comme de l’inspiration qui ne vient pas. Juste de l’inspiration qui se construit progressivement.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

C’est très variable. Pour Virtual Revolution, le film est au départ parti d’une scène. Celle où un individu tue un utilisateur pour prendre son avatar et se faire passer pour lui en ligne. Le reste s’est construit à partir de ça. Eschaton s’est écrit à partir d’un rêve. Pour L’Adieu à Camille, j’ai juste réfléchi à comment la réalité augmentée pouvait à terme être utilisée de manière non envisagée encore.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Je suis obsédé par des thèmes récurrents : l’impact des technologies à venir sur notre société, ce qui nous définit comme être humain ou comme individu. Après, je peux être inspiré par des atmosphères. Pour l’Appel d’Am-Heh, il y avait un vrai désir de ma part de faire du pulp sur un ton plus sombre.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Pas particulièrement, non.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Très difficile de répondre à ça. Les livres d’un écrivain, c’est un peu ses enfants.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Je ne peux clairement pas me plaindre. Le premier roman sorti, « Outsphere » est devenu un best seller en science fiction et l’est toujours deux ans après ! Après, certains romans se vendent un peu moins bien que d’autres, et c’est toujours intrigant de se demander pourquoi.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Fin octobre, sortira le tome 3 d’Outsphere, publié par Inceptio. J’attaque en septembre l’écriture de mon prochain roman, le début d’une saga d’heroic fantasy.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Les deux, mon capitaine. L’autoédition me permet d’avoir une liberté artistique complète et un rythme de sortie que les maisons d’édition ne suivent généralement pas. Mais travailler avec une maison d’édition me permet de toucher un public plus large et d’avoir accès à des festivals et prix fermés aux autoédités, sans parler des échanges avec les éditeurs eux-mêmes, toujours intéressants.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Le dernier sorti est l’Adieu à Camille, un roman assez différent des autres à plus d’un titre. Il s’agit d’un polar, même si j’y glisse un peu de science-fiction. Il est écrit à la première personne, tandis que j’écris d’habitude à la troisième. Enfin, il est assez léger, avec un peu d’humour, qui est moins présent dans les autres récits. On suit un flic parti sur une petite île de Charente Maritime afin d’enquêter sur la mort d’une actrice hollywoodienne pendant un tournage. Cela me permet de décrire l’envers d’un tournage, ce qui me replonge dans ma propre expérience de tournage qui reste un ensemble de souvenirs fabuleux.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

Je propose des SP régulièrement. Parfois, il y a quelques échanges. Je finis par avoir des chroniqueurs et chroniqueuses « abonnés », que je retrouve à chaque nouveau roman, ce qui est agréable.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui sur Facebook. Un peu moins sur Instagram. Quasiment pas sur Twitter. Je pense que d’un côté j’ai envie d’avoir ce lien avec les lecteurs, mais de l’autre j’ai aussi envie de me protéger en ne m’exposant pas trop non plus. C’est un équilibre compliqué.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui. Essentiellement de la science-fiction et du fantastique, mais il m’arrive de lire des choses très différentes de temps en temps.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Ubik, de Philip K. Dick. Car c’est l’un des plus gros twists que j’aie eu en lecture.


Avez-vous d’autres passions ?

La composition musicale, la réalisation de films, les jeux vidéos, regarder des séries télé, les jeux de plateau, les jeux de rôle grandeur nature, les bons restaurants avec les proches.


Un dernier commentaire ?

Un grand merci à ceux et celles qui me lisent, et bienvenue aux autres qui seraient tentés de découvrir mon univers. J’espère qu’il s’agira d’une relation de très longue durée. 🙂


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BIBLIOGRAPHIE

Nil BORNY

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis un humble conteur de sornettes qui adore raconter des idioties. Peut-être qu’un jour je sortirais de l’ombre et pourrais prétendre au titre d’auteur… J’avoue être sceptique.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Jamais de la vie ! J’étais une véritable nullité en Français. Le peu de bouquins que je lisais m’étaient imposés et pénibles à ingérer et encore plus à digérer. Je vous explique comment tout a débuté à la prochaine question…


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

La première fois que j’ai couché (des mots) était lors d’une visite chez un proctologue… Ça vous en bouche un coin, si j’ose dire ?! J’accompagnais ma mie pour ce merveilleux rendez-vous imposé par son grand âge (si elle lit ça, je suis un homme mort…). Lassé de poireauter en tripotant ( Non ! Pas ma mie… ni mamie d’ailleurs) les quelques jeux ennuyeux sur mon mobile, j’ai rédigé la trame des premiers chapitres d’une aventure époustouflante… Pour tout vous dire, je n’ai quasiment rien conservé…


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Bah, non ! Quelle question débile ! Déjà que j’écris pour la gloire (c’est vite dit), alors…


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Afin d’éviter de manger des patates tous les jours, il vaut mieux que cette occupation demeure définitivement une marotte.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Étant le tout premier lecteur, j’ai le plaisir de découvrir l’histoire. Le mauvais côté est le temps : j’en manque cruellement.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Aucune… Je n’écris jamais avec un fond musical… Désolé, je sais que c’est tendance, mais étant musicien (de bas étage), je suis incapable de faire les deux en même temps…


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

En général, je suis entièrement nu dans mon bureau. Après m’être enduit le corps de saindoux et m’être exercé aux claquettes en tongs durant 4 minutes (Oui ! Je suis très précis !), je tente de rejoindre mon bureau, sans me casser la gueule…

Plus sérieusement, mon process est d’une simplicité enfantine : je cherche le titre d’un chapitre pendant environ trente secondes et hop ! C’est parti mon kiki !


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Aucune idée ! Cela vient tout seul ! Je dois être possédé.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Mon Dieu, non ! Ma vie est bien trop ennuyeuse (en fait, c’est pas vrai, mais ça va faire plaisir aux gens qui sont seuls, déprimés et suicidaires). Par contre, j’avoue adorer me mettre dans la peau d’un personnage (bizarrement, j’adore penser (enfin essayer) comme une femme) et imaginer ses réactions vis-à-vis d’une situation. Plus la situation est terrible, plus je me régale.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Concernant les morts-vivants, j’étais un grand adepte de ces derniers, mais ces histoires tournaient en rond et racontaient toujours la même chose. J’ai donc eu l’idée de balancer un grand coup de pied dans la fourmilière… Est-ce que j’y suis parvenu ? Ce n’est pas à moi de le dire…

Pour mon autre titre, Imbroglio, je voulais montrer à mes trois lecteurs (merci tata Jacqueline, tonton Marcel et le type qui a dû se gourer en l’achetant) que j’étais capable d’écrire autre chose… Je pense que cela a fonctionné, même s’il a disparu dans les limbes de Mamazon, plateforme principale où je vends, n’en déplaise à certains.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Tous mes livres ont été rédigé facilement. J’avoue ne pas savoir comment je m’y prends… Je retombe tout le temps sur mes pieds, tel un chat avec un tutu.

Cependant, le dernier m’a demandé un peu plus de mal. C’était la toute première fois que je faisais un plan, non pas pour l’histoire, dont j’ignorai encore tout, mais pour ne pas oublier l’un de mes nombreux personnages, afin de ne pas perdre le lecteur.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je les aime tous, comme mes enfants. Ils ont tous une particularité.

Bien entendu, j’adore Le Début de la Faim, tome 1, surtout la première partie qui a pas mal divisée mes lecteurs. De même, j’ai une grande affection pour le second, qui relève le niveau, en étant moins naïf. Le troisième le fait également, à ma grande surprise, d’après ce que j’ai ouïe-dire (ce n’est pas à moi d’en juger). Je suis juste ravi de ne pas avoir balancé une suite « en dessous » du précédent. Par contre, cela finira par arriver fatalement, sauf si je m’arrête… Entre nous, ne nous leurrons pas : les lecteurs aiment les one-shot en général. Toutefois, je suis agréablement surpris par ma petite « fan-base » qui attend avec impatience la suite des aventures de mes idioties. Je trouve ça plutôt flatteur et je ne peux vous dire que le jour où je serai encore moins connu qu’aujourd’hui : je n’oublierai jamais mes premiers lecteurs. Je m’en suis fait le serment, quand j’ai eu la fève en mangeant la galette des rois cette année (12 ans d’abstinence).


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Pas vraiment… Beaucoup de lecteurs ne prennent pas la peine de découvrir les œuvres (un bien grand mot !) qui sortent des sentiers battus. Là, je ne parle pas uniquement de ma petite personne. Les gens ne sont pas curieux et se cantonnent de piocher des bouquins dans telle ou telle case. Inutile de vois dire que je n’aime pas les cases…

Par contre, je n’aurais jamais imaginé un seul instant avoir autant de lecteurs. Merci Tata Jacqueline et Tonton Marcel ! (encore ! Mais quand est-ce qu’ils vont claquer du COVID ces importuns ??! ).


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais ! J’ai pensé à ne plus publier mes inepties, mais jamais à cesser de les coucher sur papier. Ben, oui ! J’aimerai connaître la fin.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je viens tout juste de me remettre sur un projet à quatre mains, même si elles sont gauches, avec l’ami Julien Charreyron (Oui ! On parle de mec gauche ; l’écriture était en pause depuis plus d’un an).

Sinon, je compte reprendre la suite d’Imbroglio, ainsi qu’un projet Top-secret-Défense-et-tout-le-tralala, dont j’ignore encore l’existence. Si vous avez un tuyau… arrosez le jardin…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai dû envoyer en tout et pour tout sept manuscrit de mon tout premier tome, alors qu’il était encore rédigé avec mes pieds. Je me souviens de n’avoir eu qu’une réponse positive d’une petite ME, qui me demandait de lui envoyer la suite et… Je n’ai rien fait, puisque mon bouquin était déjà auto-édité… Peut-être par peur de me faire jeter comme une petite crotte insignifiante ? Ou par peur de ne pas pouvoir dire toutes les conneries qui me passaient par la tête ? Oui ! On va dire ça. Ça claque plus !

Je tenterai peut-être un jour de m’atteler à envoyer l’un de mes manuscrits… si j’en ai le courage… Je pense prendre un agent qui s’occuperait de ça. Faire le livre de A à Z est passionnant, réaliser des pubs est drôle, mais les distribuer et s’occuper de la promotion et d’un paquet de démarches comme les dédicaces m’emmerde profondément. En fait, je dois croire inconsciemment que je suis une star que l’on va venir débusquer… Bref, je suis con comme un verre à dents !


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman, Nuances de Noir, a été entamé fin 2019… Entre temps, j’ai retravaillé le tout premier tome du Début de la Faim que je trouvais « bof » au niveau de l’écriture.

Bref, je prends mon temps et surtout je fais tout pour qu’il soit le plus parfait possible et à la hauteur des autres. Je le fais avant tout pour ma pomme, mais également pour mes lecteurs. Je pense que c’est le cas, d’après le peu de retours très positifs que j’ai eu.

Pour info, afin de vous démontrer ma lenteur, je crois avoir passé plus de 800 heures sur Imbroglio… Un bouquin de 240 pages, format poche… Soupir… Je vous laisse imaginer le reste.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’adore parler de mes trucs, donc bien évidemment que j’apprécie échanger avec eux. Certains sont mêmes devenus des amis. Je ne suis pas une star inaccessible, malgré mon côté (pour de faux !) prétentieux et « idiot du village ».


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui ! Quand on est un illustre inconnu, on n’a pas trop le choix. J’avoue avoir quand même fait le tour de FB. Sinon, j’aime balancer mes états d’âme de temps à autre, essayant de faire rire de mes malheurs, surtout avec ce que nous vivons… J’aime rire, aussi j’ai cessé d’évoquer la tragédie (oui !) que nous vivons en ce moment.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je n’ai pas le temps de lire. Beaucoup vont me dire de le prendre, mais c’est malheureusement vrai. Soit je lis, soit j’écris. Le choix est vite fait. Finalement, je ne bouquine que pendant les vacances et je ne suis pas sectaire, sauf sur certains sujets (pédophilie, etc…).


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Aucun… J’ai déjà assez de boulot comme ça ! Chacun sa croix !


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime la vie, les coquillettes et les belles femmes ! Manque de bol, je suis marié et logiquement fidèle (laisser toujours une porte ouverte…). En plus, les jolies filles se foutent d’un vieux cake comme moi… La vie sait se montrer amère (d’alors !).


Un dernier commentaire ?

Écrire une histoire est un plaisir, la faire lire c’est le partager.


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BIBLIOGRAPHIE

Alain THIBODEAU

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

J’ai soixante ans, je suis à la retraite depuis trois ans après avoir travaillé principalement pour des libraires. Dans les dernières années, j’ai écrit deux romans, qui ont pour titre Le Meunier de la Prée-Ronde et L’An 2222.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Je me souviens d’avoir écrit une petite histoire rigolote au sujet d’un de mes camarades lorsque j’avais autour de dix ans, puis un premier roman d’horreur vers l’âge de quinze ans. Oui, je pense que j’ai toujours voulu écrire.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Je crois que dans bien des cas ces choses-là sont innées. C’est le mode de communication qui s’impose à soi.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Il y en a plusieurs ! Parce qu’ils n’étaient pas bons. Et celui d’entre eux sur lequel j’ai mis le plus de temps était trop personnel, c’est-à-dire qu’il m’intéressait moi, parce qu’il donnait lieu à une introspection, mais qu’il n’aurait jamais intéressé un lectorat.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion. Pour en faire un métier, il faudrait que j’accepte de m’installer devant mon ordi, inspiré ou non, et de pondre quelque chose absolument.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le bon côté est cette libération qu’on ressent après avoir couché sur l’écran une idée qui nous tenaillait, puis la satisfaction qui nous élève quand on se relit, on se corrige et on fait oui. Le mauvais côté, c’est quand quelqu’un d’autre fait non.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Tout moment de la journée est bon, mais j’ai besoin de silence pour me concentrer. Alors si j’entends du bruit venant de l’extérieur, j’allume le ventilateur pour l’enterrer.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Pour Le Meunier, j’ai fait d’abord d’assez longues recherches, car c’est un roman historique. Puis j’ai fait le plan, puis j’ai écrit, morceau par morceau. Pour L’An 2222, j’ai composé l’histoire dans ma tête à partir de mon inspiration, puis j’ai fait le plan, puis j’ai écrit. Pour l’un comme pour l’autre, j’ai laissé reposer le premier jet un certain temps, pour m’en détacher, puis j’ai entrepris la révision.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Pour Le Meunier, j’ai été inspiré en prenant connaissance des nombreuses informations disponibles au sujet de mon premier ancêtre acadien. Pour L’An 2222, j’avais dans la tête une idée à laquelle il manquait quelque chose. Je ne trouvais pas. Ça m’agaçait. Puis à un moment donné, je me suis posé une question sans aucun rapport avec mon idée, et le morceau manquant m’est tombé dessus.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Le Meunier de la Prée-Ronde est l’histoire de mes ancêtres acadiens, de leur arrivée de France jusqu’à leur déportation par les Britanniques. L’An 2222 est un récit d’anticipation qui n’a rien à voir avec moi, ni de près ni de loin.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

L’enthousiasme qu’ils me procuraient et la nécessité de concrétiser ce qui tournait dans ma tête jour et nuit.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le Meunier a nécessité une grande rigueur, parce que je voulais rester collé à la réalité. Par exemple, si je rencontrais un trou laissé par un manque d’informations, je le comblais le plus efficacement mais le plus sobrement possible. Heureusement, j’ai pu me reprendre avec L’An 2222, en laissant libre cours à toute mon imagination.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je suis fier des deux. D’une certaine façon, ils se complètent. Avec le premier, je regarde loin en arrière. Avec le deuxième, je regarde loin en avant.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Le Meunier a bénéficié d’une certaine reconnaissance en Acadie. Bien entendu, la pandémie a tout ralenti, alors sa carrière n’est pas terminée, du moins je l’espère. L’An 2222 vient de sortir voilà à peine six semaines.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non. Mais je ne ressens aucune pression non plus. Si l’inspiration me frappe de nouveau, ça y sera. Sinon, je n’en aurai écrit que deux. Mais deux excellents!


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Aucun nouveau projet pour le moment.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition. Ces gens-là sont quand même connaisseurs, bien que tout le monde puisse se tromper. Par contre, il ne faut pas se décourager si on essuie plusieurs refus. Il faut persévérer.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

L’An 2222 est l’histoire d’un garçon qui subit une réattribution sexuelle. Une proposition particulière lui est faite par l’hôpital, ce qui entraîne la femme qu’il est devenu dans une histoire assez intrigante. Je ne peux pas en dire plus sans laisser échapper des divulgâcheurs. Quand l’histoire s’est mise en place dans ma tête, j’ai mis peut-être deux ou trois mois à écrire le premier jet. J’ai laissé reposer presque un an, j’ai corrigé, puis j’ai envoyé le texte à mon éditeur, Crescendo, qui l’a accepté tout de suite. Le livre est sorti fin septembre ou début octobre.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

On me posait beaucoup de questions sur l’histoire de l’Acadie, à la sortie du Meunier. Je répondais au meilleur de ma connaissance, et je donnais les références qui m’avaient servi. C’est toujours agréable de sentir qu’on a suscité l’intérêt des lecteurs. Et mon lectorat n’est pas encore assez imposant pour m’accaparer. Tout le monde peut s’attendre à obtenir une réponse.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis sur Facebook. À ma connaissance, c’est le meilleur moyen pour rejoindre et être rejoint par le plus de gens. Mais je ne connais pas tous les réseaux sociaux, loin de là.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je lis au moins de quatre à cinq ou six heures par jour. J’aime tous les types de romans. Je peux passer d’une romance à un polar, d’un polar à une histoire de samouraï, d’un Alexandre Dumas à un Ken Follett, tout me donne faim.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

L’Arrangement, d’Elia Kazan. C’est une des plus belles leçons de vie!


Avez-vous d’autres passions ?

Je ne sais pas si ce sont des passions, mais j’aime beaucoup les longues randonnées pédestres et les repas entre amis.


Un dernier commentaire ?

Non. Mais je me tiens disponible si vous avez d’autres questions.


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BIBLIOGRAPHIE

Jean-Pierre LEVAIN

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Ancien maître de conférences en psychologie, je me suis reconverti à l’écriture romanesque à la retraite. Je termine actuellement le quatrième opus de ma série policière.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

À l’université mes champs de recherche concernaient la cognition mathématique, les apprentissages, l’impact du bruit environnemental ainsi que l’analyse du travail et les dispositifs d’analyse des pratiques. J’ai donc toujours écrit des articles scientifiques. Les romans ne sont venus que tardivement. Peut-être la nécessité de poursuivre l’écriture sous une autre forme…


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Rien ne me prédisposait à écrire des romans. Je suis un peu geek (je viens d’acheter mon 22° mac) et je me désolais de ne plus utiliser mes ordinateurs. Je lis par ailleurs des polars depuis plus de 40 ans.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’écris par amusement et j’ai eu de la chance, mes manuscrits ont été publiés. J’espère que cela continuera…


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Plutôt une occupation et un loisir, au même titre que la photographie ou des balades à vélo…


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

J’aime écrire au fil de l’eau et sans plan. Ce qui me change de l’écriture scientifique. L’histoire se construit au fil de l’écriture. Je mène l’enquête à partir d’une scène de crime. Rien ne me déplaît même la relecture et l’amélioration du texte me conviennent.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris environ deux heures par jour. N’importe quand, n’importe où. Il me faut juste un peu de tranquillité.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je note simplement le titre du chapitre, deux ou trois idées et je me lance. J’écris chaque chapitre comme s’il s’agissait d’une histoire indépendante avant de les assembler…


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

C’est rare, mais cela arrive. Dans ces situations je n’insiste pas. J’écris en règle générale une à deux pages par jour.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Je pense que cela est vrai pour tout auteur. Il y a un mécanisme d’observation du monde et de recyclage d’événements dont on a été témoin. Il y a aussi des réflexions personnelles et bien sûr de l’invention. Certains faits divers nourrissent également l’imaginaire.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

C’est un genre que j’affectionne. Je lis des polars depuis plus de quarante ans.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Non aucun, le processus est toujours le même. Par contre, il y a des passages plus délicats et qui demandent plus d’efforts que d’autres.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

J’ai une affection particulière pour le troisième qui parle d’une petite fille, de l’enfance et de la vieillesse.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Au départ, je pensais m’auto-publier. Je suis donc heureux d’avoir décroché un contrat d’édition. Mon ambition est que le lecteur passe un bon moment à cette lecture.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Pas encore, mais le jour où les efforts supplanteront le plaisir, j’y penserai sérieusement


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Le troisième devrait sortir fin 2022. Je termine le quatrième.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon quatrième roman traitera d’enlèvement, de perversion et de violence. Il fera des allées et retours entre passé et présent. L’écriture en sera donc moins linéaire. Le nombre de cadavres sera plus conséquent…


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

En dédicaces ou dans les salons, je donne à qui le veut bien mon adresse mail pour un éventuel retour. Je réponds à tous les messages et envoie souvent le début du roman suivant. Les avis des lectrices et lecteurs me sont précieux.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis surtout sur FB, un peu sur Instagram. Tout cela à la demande de mon éditeur. Je n’y avais jamais mis les pieds avant. J’avoue ne pas être toujours actif.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’ai commencé par la SF avant de virer vers les policiers. J’ai été séduit par le courant américain des années cinquante-soixante, soixante-dix : Chandler, Hammett, Howard Fast. Puis James Lee Burke, James Grady, Martin Cruz-Smith etc.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Il me semble que j’écris les livres que j’aimerais lire. J’ai été biberonné aux westerns et films d’aventures hollywoodiens. Il en reste sans doute quelque chose.


Avez-vous d’autres passions ?

Passion est un terme fort, même pour l’écriture. Disons que je pratique également la photographie, j’aime la lecture et les balades dans les villes.


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BIBLIOGRAPHIE

Cédric GOUVERNEUR

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis né à Rennes en 1973. Je suis reporter et j’ai beaucoup voyagé pour mon travail, notamment dans les pays nordiques. « Blanche Terre Verte » est mon premier roman. Une aventure médiévale et arctique, inspirée de la tragédie des colonies fondées par les vikings au Groenland.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Mes parents possédaient toute une collection de livres de voyages. Des récits d’explorateurs et de reporters des années 50 à 70. J’ai vite compris que, si je devenais journaliste, je pourrais gagner ma vie en écrivant et en voyageant : parcourir le monde, tenter de comprendre ce qui s’y passe puis le raconter à mes lecteurs. Le rêve ! J’ai commencé à écrire des nouvelles en classe de seconde. Et puis j’ai étudié afin de devenir journaliste.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours privilégié l’écrit pour m’exprimer. Enfant, j’étais assez bon en dissertation et en français. L’écriture permet à mon avis plus de nuances, plus de réflexion que l’oralité. C’est aussi pour cela que je préfère la presse écrite à la radio ou à la télé.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux, puisque je vis de mon premier métier (journaliste en presse écrite). Une passion également, car écrire et publier un roman – et un roman qui plaise à ses lecteurs – est passionnant.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Je ne vois pas de mauvais côtés. Même ce moment douloureux où l’on reçoit des lettres de refus de la part d’éditeurs… A partir du moment où vous envoyez votre manuscrit à des éditeurs, vous savez que recevoir ce genre de pique est inévitable, ça fait partie du jeu. Vous persévérez. Etre refusé à un entretien d’embauche n’empêche pas de continuer à chercher du travail, vous n’avez guère le choix. C’est un peu la même chose. Il m’a fallu trois années pour écrire « Blanche Terre Verte », et encore trois autres pour dénicher un éditeur !


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Le soir et la nuit, après le travail. En musique. J’ai écouté pas mal de Metal en écrivant « Blanche Terre Verte ». Notamment Amon Amarth, un groupe de Metal suédois dont les chansons parlent de vikings.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Ecrire une trame. Construire mes personnages. Une intrigue. Se lancer. Puis, se relire, retravailler dix, vingt fois un chapitre jusqu’à ce qu’il soit limpide. Continuer. Ne pas hésiter, une fois parvenu au chapitre 25, à modifier le chapitre 2 si l’action du chapitre 25 l’exige : ajouter un détail qui va prendre toute son importance 23 chapitres plus tard.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Le cadre historique me fournit l’inspiration. Dans le cas de « Blanche Terre Verte », nous sommes face à une microsociété médiévale en perdition : ils sont quelques centaines, oubliés au Groenland. Entouré d’Inuits qu’ils ne comprennent pas et qu’ils refusent de comprendre – on est au Moyen-âge. Mes personnages réalisent que, leur ivoire de morse n’intéressant plus les marchands européens, plus aucun navire ne viendra plus les ravitailler… Les voilà naufragés sur leur propre terre ! Le cadre est à la fois spectaculaire et angoissant, et se prête donc à moult aventures et questionnements.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Oui, « Blanche Terre Verte » est directement inspiré de la tragédie des colonies fondées par les vikings au Groenland, qui ont disparu dans le froid, la faim et la guerre civile à la fin du 14e siècle, après que l’Europe médiévale les ait totalement oubliées. Une tragédie humaine désormais assez bien documentée par les recherches des archéologues et des historiens. J’ai pu puiser des éléments dans les connaissances disponibles sur le sujet.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Mes voyages en Scandinavie et au Groenland. J’ai été fasciné par les paysages, notamment par les fjords et les icebergs. Et par l’Histoire des vikings. Je précise que je suis un passionné d’Histoire : j’ai fait des études d’Histoire et je lis beaucoup d’essais historiques.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Tout auteur aimerait être lu encore davantage, je présume.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’espère traduire « Blanche Terre Verte » en anglais : j’ai vécu en Irlande et je suis bilingue. Je voudrais également en faire un script pour le cinéma.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition, car je considère le travail des éditeurs comme essentiel.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Je suis présent sur Facebook, Twitter et Instagram. Les lecteurs qui le souhaitent peuvent également me contacter pour acheter un exemplaire dédicacé, avec un petit dessin de navire viking. J’adore dialoguer avec mes lecteurs, je réponds à chacun personnellement. C’est pour eux que j’écris. Des lecteurs jeunes, âgés, des urbains, des ruraux, de grands lecteurs comme des gens qui lisent peu.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

C’est désormais indispensable afin de communiquer avec ses lecteurs et faire connaître son roman.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Des romans historiques, bien sûr ! J’adore voyager ainsi dans le temps et l’espace… Les célébrissimes « Piliers de la Terre », de Ken Follett. « La Religion » de Tim Willocks : ne vous fiez pas au titre incongru, ce roman se passe pendant le siège de Malte par les Ottomans, au 16e siècle. Et « Azteca », de Gary Jennings : écrit dans les années 1970, il raconte la conquête du Mexique ancien par les Conquistadors, du point de vue d’un aventurier aztèque particulièrement attachant.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

« Azteca », car c’est le meilleur roman que j’ai lu de ma vie. Plonger son lecteur dans le monde aztèque, il fallait le faire !


Avez-vous d’autres passions ?

Les voyages, le rock, la fête et les amis. Je dédie notamment mon roman à mes furieux potes bretons, ma joyeuse bande de vikings.


Un dernier commentaire ?

Si vous avez aimé mon roman, n’hésitez pas à me soutenir en publiant une petite critique sympa sur Babelio ou un autre site web.


BIBLIOGRAPHIE

David GUIDAT

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle donc David Guidat, je suis né en 1974, un 16 avril. Je suis marié depuis maintenant onze ans avec Aurélie. Nous avons deux enfants, Maxime 12 ans et Maël 9 ans. Je suis technicien informatique de métier et je travaille dans une collectivité à Saverne, dans le Bas-Rhin.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire vers l’âge de huit ans et j’inventais des histoires en mélangeant des séries que ma mère regardait. Après coup, la volonté d’écrire remonte à l’adolescence où déjà je voulais écrire. Mais je pensais qu’il fallait avoir des diplômes, d’une part et puis on m’avait expliqué que percer dans le monde de l’édition était totalement utopique.

Ensuite, j’écrivais surtout pour moi.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Un jour, alors que je travaillais sur Strasbourg, je prenais le train depuis Mulhouse. J’ai acheté un livre à la gare : « Le Poète » de Connelly. Après la lecture de ce chef d’œuvre, j’ai eu un déclic. Je voulais écrire mon premier roman thriller. Mais comment faire ? Où commencer ? J’ai commencé mes recherches sur le système judiciaire américain et la constitution. Mon histoire, je l’avais dans ma tête. Il fallait juste la retranscrire sur papier.

Mais dans votre question, je rajouterai : Qui vous a donné envie d’écrire ? C’est mon épouse, Aurélie. Elle m’a poussé, encouragé. Elle a été un moteur déclenchant.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Pour l’instant, je n’ai aucun manuscrit dans un fond de tiroir. En revanche, des idées, des thèmes d’écriture, j’en ai à la pelle dans ma tête ou retranscrit sur OneNote.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Avant tout de chose, une passion. Je garde les pieds sur terre dans la mesure où je sais pertinemment que le peu de droits d’auteurs que je vais engendrer ne me permettra pas de vivre. Je le vis comme une passion et après on verra comment les romans sont perçus. Peut-être qu’un jour, l’un de mes romans percera. Je n’ai pas cet objectif là aujourd’hui. Cela a été un challenge pour moi de pouvoir écrire et être édité. Mon premier roman « Le meurtre était écrit » a été nominé deux fois et j’en suis fier.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés, ce sont les séances de dédicaces qui suivent la parution du livre. Vous êtes un auteur et vous échangez avec les personnes qui souhaitent vous lire. C’est aussi l’entraide que j’ai pu avoir d’autres auteurs sur Facebook qui m’ont encouragé au moment où les doutes prenaient le pas sur l’écriture. Un jour, une auteure m’a dit « Ne laisse jamais tes rêves au bord de la route ». Je l’ai écouté et j’ai avancé.

Les mauvais côtés, j’en parlais juste ci-dessus, ce sont les doutes qui s’installent. La peur de ne pas y arriver. Le syndrome de la page blanche aussi et puis ce ressenti de ce que vont penser les gens à la lecture de votre ouvrage. Je m’en souciais déjà en pleine écriture.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Ayant deux enfants, vous comprendrez aisément que j’attends le soir pour pouvoir écrire. Parfois, j’écoute de la musique et parfois, non. J’écris dans notre chambre à coucher où j’ai mon poste informatique. Côté musique, j’écoute principalement des musiques de relaxation quand j’écris. Il faut quand même garder la zen attitude, même si on écrit des thrillers.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Le process d’écriture, je l’ai acquis en questionnant les autres. Comment faîtes-vous ? Quel est votre approche en la matière ? Beaucoup griffonnent sur du papier ou des post-it.

Moi, j’ai trouvé OneNote de Microsoft. Alors, oui, c’est l’informaticien qui parle, désolé, déformation professionnelle. Je vais créer mes personnages, mon synopsis, mon plan d’action et mes idées. Ensuite, je déroule des idées par chapitre et j’essaye de m’y tenir.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Elle vient au fil de l’eau… J’ai une idée de base et ensuite, cela s’agrémente tel un Tetris (pour celles et ceux qui connaissent) … Je me base aussi de l’actualité, de reportage, surtout pour écrire des thrillers.

Souvent, l’inspiration ne vient pas ou pire encore. Vous avez une ou des idées en têtes et pour X raisons, ça ne vient pas. Je n’arrive pas à la retranscrire sur papier.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

D’anecdotes personnelles, non sauf pour le roman « Au bout du chemin », J’ai écrit cette nouvelle avec mon épouse. On y raconte mon Burn out et elle, sa fibromyalgie.

De faits réels oui et non… Par exemple, pour « le meurtre était écrit », mais aussi pour sa suite « le cinquième amendement », j’ai énormément étudié le système judiciaire américain et la constitution. J’ai étudié également et ceci grâce à des aides externes, cabinet d’avocat à New York, les procès pénales. J’ai lu des documents sur la préparation d’un procès avec certaines procédures.

Après je me sers aussi de l’actualité pour traiter certains sujets. Dans « le meurtre était écrit », j’ai effectué des recherches approfondies sur le comportement humain et sur le côté psychologique des victimes d’attentats et/ou de viols. Je souhaitais que toute l’histoire soit crédible.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Certains sujets peuvent être très difficile à écrire surtout quand vous n’y êtes pas confrontés. Il faut aller chercher les informations auprès de personnes ayant malheureusement subies ces préjudices et dans l’échange, on arrive à trouver des éléments qui nous permettent d’écrire une histoire. Je ne vous cache pas que certaines histoires que j’ai pu lire ou écouter, m’ont laissé des traces et complètement attristé.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Que ça soit « le meurtre était écrit » et « le cinquième amendement », ils ont été dans l’ensemble des ouvrages assez simple à écrire. Je me suis basé des plans, du synopsis et l’écriture a été très fluide.

En revanche, notre ouvrage « Au bout du chemin » que j’évoquais dans une question précédente, nous avons eu beaucoup de mal à l’écrire. En effet, il reflète notre parcours avec mon Burn out et la fibromyalgie de mon épouse. C’est donc l’histoire de Marion et Antoine qui vont se rencontrer, se chérir et affronter ces démons. Au début, j’ai commencé à écrire seul et puis, Aurélie, mon épouse, me dit « Si tu parles de la fibromyalgie, utilises les bons mots ». Je lui ai alors demandé de participer à l’écriture.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Le premier évidemment… « le meurtre était écrit » est mon premier ouvrage. J’ai tellement attendu d’être publié. Le premier jour où j’ai reçu mon premier exemplaire papier. J’ai failli tomber à la renverse… C’était énorme.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Le mot « succès » est relatif. Tout dépend à quelle échelle place-t-on le curseur du succès. Le fait d’avoir pu être publié est déjà un succès pour moi.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui et non… Tout dépend de mon état de santé à l’instant T. Je suis malheureusement quelqu’un de très soucieux et anxieux. Heureusement, j’ai ma femme qui est là pour me remettre dans mes bottes et m’aider à avancer.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

J’ai plusieurs projets qui dorment mais j’ai effectivement un nouveau livre en préparation. Pour la date de sortie, aucune projection pour l’instant. Je n’en suis qu’à la moitié de l’ouvrage et après viendra la relecture, la correction.

Le titre sera « AD VITAM AETERNAM » et voici son synopsis :

« La famille METZGER est installée à Saverne. Le père, Benjamin, 43 ans, travaille dans une entreprise high tech. Son épouse, Catherine, 41 ans, est conseillère bancaire. Ils ont une fille, Camille, 19 ans. Ils vivent dans une maison à Saverne, rue du Serpent et ils sont sans histoire. Un soir en famille, il est victime d’un malaise… Transporté à l’hôpital, il se réveille le lendemain matin où il apprend une terrible nouvelle… Sa femme et sa fille sont victimes d’un accident de la route en se rendant à l’hôpital pour venir le voir. Dès cet instant, la vie de Benjamin va tourner au cauchemar…

En plein deuil, des événements vont transformer sa vie et au fil des jours, il va découvrir qu’il fait des bonds dans le temps sans se souvenir de ce qui s’est passé, ou de ce qu’il a fait… »


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Après plusieurs refus de Maison d’édition, j’ai opté pour le premier roman par l’autoédition. Au bout de quelques semaines, j’ai été contacté par une maison d’édition qui souhaitait faire paraître mon livre.

Après passage en comité de lecture, l’aventure a commencé. « Au bout du chemin » est également sorti via la maison d’édition.

Pour « le cinquième amendement », j’ai finalement opté pour l’autoédition et actuellement, je souhaite récupérer auprès de ma maison d’édition, mes droits d’auteurs pour « le meurtre était écrit » afin de retravailler le script et de le publier en autoédition.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman est sorti le 19 juillet 2021 et il s’intitule donc « Le cinquième amendement ». Attention, ce roman est la suite directe du « meurtre était écrit’. Il est important de lire d’abord le premier opus pour comprendre le second.

Le sujet : Lindsay Weaver, brillante avocate à New York, est retrouvée assassinée dans son appartement. Son petit ami, jugé violent, est arrêté et inculpé de son meurtre. L’enquête va déterminer que la victime avait un passé trouble et engrangeait les ennemis sur son passage. Et faisant référence à la suite du « meurtre », l’enquête concernant une société occulte se poursuit dans « le cinquième amendement ».

Pour le choix des personnages, hormis les nouveaux protagonistes liés à la nouvelle affaire, j’ai repris les personnage du premier ouvrage. J’ai mis deux ans pour écrire ce livre.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’échange avec les lecteurs par mail ou Messenger. Sinon lors de séances de dédicaces. J’ai également ma page sur Facebook qui permet d’avoir un lien direct.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Pour parler de mes ouvrages, j’ai donc une page facebook, mais également un site internet et une page sur Instagram… Les réseaux sociaux sont, quoi qu’on en pense, une excellente vitrine pour exposer nos œuvres littéraires.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’adore lire évidemment… Je lis principalement des thrillers, des polars. J’ai mon profil sur Babelio où j’inscris tous mes livres. J’ai créé dernièrement mon blog où je partage mes lectures.

J’ai découvert il y a quelques semaines les romans de Claire FAVAN. Je suis particulièrement les auteurs français comme Laurent LOISON, François Xavier DILLARD, Katia CAMPAGNE, Samuel PALLADINO, Yves LAURENT et donc Claire FAVAN…


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

LE POETE DE MICHAEL CONNELLY (je l’écris volontairement en majuscule) …

C’est un chef d’œuvre… Je l’ai lu en trois jours dans le train. J’adorerai écrire un livre d’une telle ampleur.


Avez-vous d’autres passions ?

– Mes enfants, mon épouse… Passer du temps en famille.

– L’informatique même si c’est aussi mon métier

– La méditation (j’ai découvert ceci après mon Burn out)


Un dernier commentaire ?

A toutes celles et tous ceux qui souhaitent écrire (peu importe le domaine) et être publié. Foncez… Ecrivez… Ecrivez votre histoire. Faites parler votre talent, votre imagination. Chacun d’entre nous a des choses à raconter, qu’elles soient fictives ou véridiques.

Et pour finir, je voudrais remercier tous mes lecteurs, tous les soutiens que j’ai pu avoir jusqu’à aujourd’hui. Le premier soit-il est celui de mon épouse, Aurélie.

J’espère que mes romans perdureront dans l’avenir.

Merci à toi, Elodie, pour l’interview. Merci à tes fans qui te suivent et qui liront cette interview.


CONTACTER L’AUTEUR

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BIBLIOGRAPHIE

Guillaume AUDRU

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

J’ai quarante-et-un ans, je travaille pour une société privée. Je suis marié et j’ai deux enfants de neuf et onze ans. Je réside dans la campagne poitevine.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu écrire. Dès que j’ai su lire, je suis devenu boulimique de livres. Au-delà des rédactions scolaires, j’ai commencé à écrire à l’âge de douze ans. Des textes courts sans vraiment chercher à travailler le style.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Étant à la base un très gros lecteur, je me suis dit pourquoi pas moi ? J’avais des intrigues un peu plus fouillées que les textes précédemment cités. Il ne restait plus qu’à s’y mettre sérieusement.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai encore des textes qui dorment dans ma clé USB. Certains n’ont pas été publiés car ils n’ont pas plu à mes bêta-lecteurs. D’autres parce que je n’ai pas su y mettre le mot fin.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

L’écriture est avant tout une passion. Je n’ai jamais envisagé cela comme un métier à part entière.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le bon côté, c’est l’échappatoire. L’écriture constitue en elle-même une évasion du quotidien. Le mauvais côté, c’est de se retrouver confronté à la page blanche, à ses propres hésitations concernant tel ou tel chapitre. Ça peut être rageant.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris chez moi, dans une pièce qui n’est pas spécialement dédiée à ça. Je m’isole donc en musique. Des chansons diverses qui peuvent éventuellement coller à l’ambiance du texte en cours.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je n’ai pas vraiment de process d’écriture ou de rituel. Souvent, c’est un mug de café qui m’accompagne, voire du chocolat noir.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration peut être variable. Un simple lieu, des personnages peuvent déclencher une histoire. Ça peut aussi être un fait divers ou un élément historique. J’ai déjà connu la page blanche, période jamais agréable.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Sur mes quatre romans, deux (Les ombres innocentes et Nous sommes bien pires que ça) sont tirés de faits historiques. Les deux autres titres (L’île des hommes déchus et Les chiens des Cairngorms) sont issus de mon imagination, même si j’ai utilisé des caractères familiaux pour certains personnages.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

J’ai toujours eu un rapport très rapproché avec l’Histoire contemporaine. Durant ma période scolaire, il s’agissait de ma matière favorite. J’ai sans cesse éprouvé le besoin de chercher ce qu’il y avait sous la trame officielle.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

C’est le dernier roman qui a été le plus dur à écrire, notamment au niveau de la partie documentaire. Le plus facile, ça a été le troisième. Tous les éléments étaient dans ma tête.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

J’aime mes quatre romans, sans préférence pour l’un pour l’autre.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

J’en suis satisfait, en tout cas à mon échelle. Je ne cherche pas non plus à vendre des palettes entières. Mon éditeur en est satisfait aussi.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

La question ne se pose pas. Chaque jour, j’ai besoin d’écrire, que ce soit quelques mots, ou un chapitre entier.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Le cinquième roman en cours, avec une sortie prévue en 2023.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je ne me voyais pas tout gérer de A à Z. Une vraie maison d’édition était pour moi la meilleure des solutions.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Nous sommes bien pires que ça est sorti en janvier 2021. Avec ce quatrième roman, j’avais choisi d’aborder un sujet difficile : les bagnes militaires à la fin de la Première Guerre Mondiale. Entre la première période de documentation et la date de sortie, il s’est écoulé trois ans. Quant au choix des personnages, il s’est fait de lui-même : des gradés et des soldats déchus.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’échange régulièrement avec mes lecteurs, que ce soit par les réseaux sociaux ou pendant les séances de dédicaces en librairie ou en salon. Certains sont même devenus des amis.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Pour moi, les réseaux sociaux sont une caisse de résonance formidable. C’est probablement le meilleur terrain pour y assurer sa promotion.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je reste un lecteur assumé de polars. Non pas que je néglige la littérature blanche ou fantastique, mais j’ai trouvé mon bonheur dans la littérature noire, de James Ellroy à Marin Ledun, en passant par Colin Niel, David Peace, Benjamin Dierstein et tant d’autres…


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Pour moi, le roman ultime reste L.A. Confidential. James Ellroy y fait preuve d’une incroyable maîtrise sur tous les plans : intrigue, personnages, écriture.


Avez-vous d’autres passions ?

Je suis un peu un épicurien. Mes passions me guident (avec modération) vers le whisky, la bière, le vin. Mais aussi vers le rugby, le rock et la Bretagne.


Un dernier commentaire ?

Merci pour cette interview et longue vie à votre blog !


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BIBLIOGRAPHIE