MAX CLANET

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis journaliste d’investigation issu de l’École de journalisme de l’Université de la Méditerranée après avoir effectué 20 ans de carrière dans la justice. J’ai publié 3 ouvrages d’investigation journalistique dont l’un a été sélectionné en 2014 pour figurer dans la bibliothèque du Congrès américain à Washington.
Aujourd’hui, j’écris des thrillers et des romans d’espionnage. Je viens de publier mon premier roman d’espionnage. Le premier volume d’une série.
J’écris aussi des scénarios pour le cinéma et la télévision


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé à écrire tardivement. J’ai d’abord étudié l’écriture juridique, puis l’écriture journalistique, enfin l’écriture littéraire. Cette dernière est arrivée tardivement.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

L’envie d’écrire ne s’explique pas. Il s’agit d’un désir qui se cache au fond de soi et qui apparaît à un moment de sa vie. Le fait de tracer des signes pour s’exprimer appartient à l’inconscient de l’Homme. Il fait partie de lui.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Il faut avoir la lucidité d’éliminer les projets qui ne conviennent pas. Cela permet de se remettre en question, de s’interroger sur ce que l’on écrit. J’ai connu cette situation il y a quelques années.

J’avais écrit un roman que « je ne sentais pas ». L’histoire me paraissait bancale et je n’étais pas à l’aise dans la rédaction. J’ai laissé le manuscrit de côté. J’ai choisi de l’éliminer.
La peine de mort existe chez les auteurs !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. On a besoin de passion pour écrire, encore faut-il que le travail de l’écrivain soit récompensé par l’adhésion des lecteurs.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Écrire demande beaucoup de travail. En réalité, ce que l’on nomme « talent » n’est souvent que le résultat de plusieurs centaines d’heures que l’auteur doit passer sur son texte afin de le rendre le plus parfait possible, même si la perfection n’existe pas en matière d’écriture.
Il faut surtout respecter la langue, écrire en français. La langue est notre patrimoine commun, on se doit de la respecter et au-delà, respecter notre littérature.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris en général chaque jour. Je ne respecte aucune habitude à ce niveau, je ne veux pas devenir prisonnier de ma propre passion en m’imposant des normes, l’essentiel étant d’écrire régulièrement. En revanche, j’écoute souvent de la musique en écrivant.
Je suis surtout un perfectionniste, un « maniaque » du mot juste, de l’expression exacte, de la concordance des temps, de la dynamique de la phrase. L’écriture requiert beaucoup d’efforts dans le choix des mots.!
Dans le champ sémantique, un vol est différent d’un cambriolage, d’un larcin, d’une filouterie, d’un pillage ou d’un chapardage. Le travail de l’écrivain consiste à bien choisir chaque nom, chaque verbe, chaque adjectif, chaque expression, chaque phrase. L’écriture s’apparente parfois à de la haute-couture.
L’auteur doit sans cesse travailler son texte, le travailler encore et toujours. Le travail est la seule condition pour pouvoir être édité. Si votre texte est mauvais, rempli de fautes d’orthographe, mal écrit, vous ne convaincrez jamais un professionnel. Si au surplus, votre histoire manque de crédibilité ou de matière, vous ne pourrez jamais publier non plus.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je n’ai pas de méthode particulière. En revanche, je n’écris pas pour moi, mais pour mes lecteurs et uniquement pour eux. La première qualité de l’auteur doit être l’humilité. Il faut laisser son orgueil à la porte de la littérature.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

L’inspiration fait appel aux souvenirs et au passé de celui qui tient la plume, même inconsciemment. Sur le papier, on laisse toujours une partie de soi, de ses idées, de sa culture, de son éducation, de sa vie…


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Je m’inspire parfois de ce que j’ai connu dans mes différentes vies professionnelles, de ce que j’ai vécu, mais en règle générale, l’inspiration arrive sans souci. Lorsque l’on écrit, il faut se laisser conduire par son personnage, par l’histoire que l’on raconte… En revanche, s’agissant de romans d’espionnage, il faut rester très précis sur l’Histoire, la politique, la psychologie des personnages etc. C’est la condition essentielle pour crédibiliser son récit.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Le seul intérêt est celui que peut trouver les lecteurs dans les histoires que j’écris.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Mon premier ouvrage journalistique s’est avéré long à démarrer. Je disposais de plusieurs centaines de documents, de dizaines d’interviews que j’avais réalisées, de dossiers judiciaires, de photos, de sources diverses… j’ai attendu quatre mois avant de trouver un plan cohérent. A partir de là, tout est parti très vite. Quand l’auteur a trouvé l’ossature de son livre, il a réalisé l’essentiel de son travail, que ce soit pour écrire un ouvrage de journalisme ou pour un livre de fiction. Le grand Corneille disait « j’ai trouvé le plan, j’ai fini mon livre… » Il n’avait pas tout à fait tort.
Un livre c’est la somme de centaines d’heures de travail. L’écriture demande de s’y consacrer pleinement.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

J’aime tous mes livres parce que j’ai longuement travaillé sur chacun d’eux.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Je n’ai pas pour objectif de me jeter des fleurs, ni d’ailleurs de me flageller. En revanche la série espionnage semble bien fonctionner, l’histoire a fait l’objet d’excellents retours de lecture. Là est l’essentiel. La trilogie espionnage sera adaptée à la télévision.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais. J’ai choisi tardivement de me consacrer à l’écriture de fictions, je ne pense pas que j’arrêterai un jour.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Mon prochain thriller « Les nuits de la Bête » sort au printemps 2022. Ensuite, je dois publier la suite des « DOSSIERS SECRETS DE L’ÉLYSÉE» ce sera la deuxième histoire de ma série espionnage. Le 3ème volume est également prêt. Le 4ème est en route… dans ma tête !
Parallèlement, je suis en train de préparer l’adaptation de cette trilogie au cinéma ou à la télévision.
Le projet avance, mais je ne peux en dire davantage pour l’instant.
J’ai également coécrit l’adaptation de mon ultime ouvrage d’investigation journalistique.
« L’encre de la Liberté » (Éditions la Boîte à Pandore, 2021) qui fera lui aussi, l’objet d’un film
cinéma.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je publie mes romans chez LBS Éditions qui appartient au groupe ALBIN MICHEL.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

A l’heure où je vous parle, il s’agit de la première aventure des « DOSSIERS SECRETS DE L’ÉLYSÉE- L’affaire Kior ». Les autres volumes suivront bientôt. Ce livre est sorti fin mai 2021.
Il s’agissait de la première fiction que j’écrivais. Mon travail de manuscrit a duré presque cinq ans. Je l’ai travaillé, trituré, modelé, pris et repris des centaines de fois avant d’arriver à un résultat final qui soit accepté par un éditeur et qui plaise aux lecteurs


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

La relation avec les lecteurs est essentielle. Ce sont les lecteurs qui doivent guider l’auteur et non l’inverse. Leurs avis nous confortent et aident à nous remettre en question. J’écris pour eux.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Ils sont aujourd’hui indispensable pour diffuser les livres. On ne peut pas les ignorer.
Je suis aussi très présent dans les salons, les manifestations et les séances de dédicaces. Le contact physique avec les gens qui aiment le livre est un réel plaisir. On ne peut pas les ignorer.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’ai été avant tout un lecteur. Dès l’âge de sept ans, je dévorais les bandes dessinées. J’ai grandi avec les albums de Tintin et de Spirou.
Plus tard vers douze ans, j’ai lu Balzac, Sartre, Zola, Camus… tous les grands auteurs. J’aime aussi Boris Vian lorsqu’il joue avec les mots. Je suis un admirateur de Marcel Pagnol, de sa simplicité dans la phrase et dans ses histoires qui sentent bon le soleil et la lavande.
En réalité, je n’ai pas de préférence affichée pour tel ou tel auteur, je ne veux pas devenir le prisonnier de mes propres goûts. Lorsque je lis, il m’arrive d’aimer le livre, parfois de le détester, quel que soit l’écrivain.
Je vous donne un exemple : j’aime beaucoup « L’assommoir », mais je n’aime pas « Nana » et pourtant, les deux livres ont été écrits par le grand Émile Zola.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je ne me pose pas cette question parce que je ne peux pas me mettre à la place de tel ou tel auteur, de sa psychologie, de ses idées, de son parcours…


Avez-vous d’autres passions ?

Je me passionne pour tout. Je suis un curieux de la vie. J’aime les voyages, l’archéologie, la musique et la famille. Je m’intéresse aussi à l’histoire des civilisations anciennes, à l’égyptologie, aux écritures anciennes…


Un dernier commentaire ?

Merci infiniment de m’avoir consacré cette page. Je salue nos amis lecteurs. Il faut continuer la
lecture, la promouvoir, il faut soutenir le livre et la lecture.
Lire permet de se cultiver, de s’ouvrir à toutes sortes de curiosités, mais aussi de fortifier son sens
critique.


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BIBLIOGRAPHIE

CHRISTOPHE VASSE

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je m’appelle Christophe VASSE, j’ai 47 ans, deux enfants, j’écris des polars et des thrillers, dont trois ont été édités à ce jour, aux éditions Nouveaux Auteurs. Le premier, « Celle qui ne pleurait jamais », a reçu le Prix du Polar Femme Actuelle en 2017. Le dernier, « Celle qui ne pardonnait pas », est sorti en juin 2021. Comme « vrai métier qui rapporte vraiment de l’argent », j’étais ingénieur dans l’aéronautique, mais suis aujourd’hui en reconversion professionnelle dans la comptabilité.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Pas du tout, je voulais être astronaute ! J’ai commencé à écrire vers 30 ans, des nouvelles tout d’abord, puis un premier manuscrit autour de l’univers du peintre Jérôme Bosch.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

C’est justement un livre sur ce peintre, dont je ne connaissais alors pas l’œuvre, qui a tout déclenché. Je suis un jour tombé sur ce livre, qui traînait à la maison mais que je n’avais jamais pris la peine d’ouvrir, et j’ai immédiatement été fasciné par son univers. En découvrant ses toiles, une histoire m’est venue, dont j’ai couché les grandes lignes sur le papier. Au départ, je la destinais plutôt à mon ex-femme, qui à l’époque ne travaillait pas et pouvait se libérer du temps pour écrire, mais elle a retrouvé du travail, et je me suis donc retrouvé avec cette histoire « sur les bras ». Je la trouvais vraiment bonne et ne pouvait pas me résoudre à la laisser au fond d’un tiroir. Alors, je me suis mis à l’écrire. Dès que les premiers mots sont sortis, il s’est passé quelque chose. C’est difficile à expliquer, mais c’était vraiment comme une révélation, une chose que vous avez inconsciemment cherchée toute votre vie et sur laquelle vous tombez complètement par hasard. Quand j’ai commencé à écrire, j’ai ressenti un plaisir intense, et j’ai vite compris qu’écrire serait dorénavant essentiel pour moi, un besoin vital, comme celui de boire ou de respirer.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai écrit six manuscrits en tout, dont deux sont au chaud dans des tiroirs, et un troisième entre les mains de mon agent. Pourquoi les deux premiers n’ont pas trouvé preneur ? Difficile à dire… Lorsque vous soumettez un manuscrit à des maisons d’édition (à l’époque où j’ai proposé ces manuscrits, je n’étais pas édité), vous avez très rarement des retours de lecture. Si je devais donner mon avis personnel sur ces deux manuscrits, je dirais que pour l’un, il faudrait reprendre l’intrigue pour la rendre plus solide ; pour le second, éliminer quelques longueurs car il fait l’équivalent de deux romans, ou bien en faire une histoire en deux parties, ce qui est plus compliqué à faire accepter à un éditeur.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Grande question… C’est avant tout une passion, mais de toute passion, on aimerait faire son métier, je crois que c’est assez naturel. Cependant le métier d’écrivain n’est pas le plus rémunérateur, ce qui oblige très souvent les écrivains à en avoir un autre, ce que je trouve assez injuste, mais c’est ainsi. Au tout début, j’étais obnubilé par l’envie de ne faire que ça et de vivre de l’écriture, mais ça ne m’a rendu ni heureux, ni mis dans de bonnes dispositions pour écrire. Aujourd’hui, je suis plus lucide. Je suis d’un naturel très tenace, donc je continue de croire que je pourrai un jour vivre de mes écrits, mais pour l’instant, je considère l’écriture avant tout comme une passion, et ensuite comme un second métier qui me permet d’avoir un peu d’ « argent de poche »…


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Je vais commencer par celui que je considère comme le plus difficile d’entre tous : la solitude. Quand je me lance dans une histoire, je sais que je suis « seul » avec elle pendant plusieurs mois car personne ne la lit à mesure que je l’écris (c’est un choix personnel). Donc je n’ai aucune idée de la façon dont elle sera reçue, si ce que j’écris est bon, ou franchement mauvais, et c’est extrêmement frustrant de ne pas pouvoir partager les sentiments que l’histoire fait naître en vous, que ce soit le plaisir, l’abattement, l’incertitude… Ce qu’il y a de plus beau dans l’écriture, c’est la liberté. Elle est presque absolue : vous écrivez les histoires que vous voulez, vous inventez les univers que vous voulez, vous faites vivre à vos personnages les vies que vous voulez. Vous avez parfois l’impression d’être un dieu, et c’est à peine exagéré. Il n’y a qu’une seule limite : celle de votre imagination.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Pas vraiment, non, j’écris quand j’ai du temps libre. J’écris le plus souvent chez moi, mais j’ai déjà écrit dans un bar ou un restaurant, à partir du moment où il n’y a pas trop d’agitation extérieure, cela me convient très bien. Je suis un gros dormeur, donc je n’arrive pas à écrire la nuit, ni très tôt le matin ! Donc c’est le plus souvent après le travail et les week-ends. J’évite d’écrire en musique car j’adore la musique, et quand j’en écoute, soit je chante soit je suis à fond dans ce que j’écoute, de coup j’ai du mal à me concentrer sur mon écriture ! Par contre, je peux mettre une ambiance en fond sonore, par exemple une ambiance de restaurant quand j’écris une scène qui se passe dans un restaurant, ou les sons de la ville lorsque j’écris une scène qui se passe dans un appartement ; il existe une multitude de sites Internet sur lesquels trouver ces fonds sonores d’ambiance.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je travaille d’abord sur le scénario de mon histoire jusqu’à avoir le détail de mes scènes du début à la fin, donc contrairement à d’autres auteurs qui se lancent sans savoir où ils vont, ce que je suis incapable de faire, je connais dès le début toutes les étapes de mon histoire. Ce qui ne m’empêche pas d’ajouter ou supprimer une scène, faire intervenir un nouveau personnage, mais globalement, avant de réellement écrire les premiers mots de mon histoire, j’ai toutes les scènes couchées sur le papier.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Les sources d’inspiration sont multiples : un article de magazine, une info captée à la télé ou sur Internet, une musique, l’une des dernières histoires que je projette d’écrire m’est venue en regardant l’interphone de ma résidence ! Il n’y a pas réellement de moments où elle ne vient pas, mais plutôt des moments où il est difficile de travailler sur une histoire en particulier, comme c’est le cas en ce moment… Cela peut par exemple être lié à la construction d’une intrigue pour laquelle j’ai quelques bons éléments, mais que je n’arrive pas à assembler pour obtenir quelque chose qui tienne la route. Depuis plusieurs mois, je travaille sur une histoire dont l’intrigue me donne beaucoup de fil à retordre, mais entretemps une autre histoire est venue, puis une seconde est en train de pointer le bout de son nez. Donc l’inspiration est bien là, mais l’écriture en elle-même reste compliquée.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Mes histoires sont de la fiction pure, et j’y injecte rarement des anecdotes personnelles. De mon point de vue, la littérature doit permettre de s’évader, donc raconter des histoires éloignées de la réalité quotidienne.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Ma réponse rejoint une question précédente : rien ne me « pousse » à choisir ces sujets, si ce n’est l’inspiration. Lorsqu’une histoire vient, je l’écris, simplement pour le plaisir de la partager.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Elle n’a pas encore été écrite, mais je dois dire que la suite de « Celle qui ne pardonnait pas » me donne du fil à retordre ! À l’inverse, l’écriture de mes deux premiers manuscrits, dont le tout premier, « La porte de Bosch » (paru aux éditions Nouveaux Auteurs en 2019), a été relativement aisée, même si ce sont peut-être ceux qui m’ont demandé le plus de recherches.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Pas vraiment une préférence, mais une affection particulière pour le tout premier, « Le porte de Bosch », puisque c’est lui qui m’a insufflé la passion de l’écriture. J’aime son ambiance, j’aime l’univers de Jérôme Bosch que je me suis efforcé d’y recréer, et j’aime toutes les références, cinématographiques notamment, que j’y ai distillées.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Ah, la terrible question ! Pour être très sincère, je suis heureux du succès de « Celle qui ne pleurait jamais », mais plutôt déçu par celui, relatif, de mes deux romans suivants, alors que le deuxième opus de la série Gabrielle Berthelot, « Celle qui ne pardonnait pas », est à mon sens plus abouti que le premier. Cela dit, le premier est disponible en poche, je croise les doigts pour que le second suive la même voie et connaisse un deuxième souffle !


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui, notamment après l’écriture de « La porte de Bosch ». Après l’envoi d’une trentaine de manuscrits, à mesure que les refus s’accumulent (quand les éditeurs prennent la peine de vous répondre, ce qui n’est pas toujours le cas), on perd l’espoir et la confiance. Au bout d’un moment, devant le constat que ce roman n’inspirait aucun éditeur, je me suis dit que jamais plus je n’écrirais. Il m’a fallu un an pour reprendre la plume. Mais je l’ai reprise, car quand on a une passion, il est difficile de se contraindre à s’en défaire. Après l’écriture de mes trois premiers romans, alors que je n’étais toujours pas édité, il y a aussi eu une longue période pendant laquelle je n’ai pas écrit. Mais ce n’était pas vraiment une décision d’arrêter l’écriture, juste un besoin de prendre un peu de recul. Et encore une fois, je m’y suis remis…


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Un manuscrit est bouclé, qui ne sera pas édité par Nouveaux Auteurs, et dont je ne connais donc pas la date de sortie. Aujourd’hui, je travaille sur le scénario du troisième opus de ce que j’ai appelé « La trilogie Gabrielle » (les « Celle qui… »), mais l’intrigue n’étant pas encore bien en place dans ma tête, je travaille en parallèle sur une autre histoire, dans l’esprit de la nouvelle « Le corps » de Stephen King (ça, c’est un petit scoop…). Je ne garantis pas que ce soit la prochaine qui verra le jour, mais elle m’occupe bien l’esprit…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Je n’ai jamais sérieusement songé à l’autoédition car je tenais à être édité à compte d’éditeur. L’autoédition peut être une solution si vous avez du temps et de l’énergie à revendre, car dans ce schéma, vous jouez tous les rôles en plus de celui d’écrivain : commercial, distributeur, attaché de presse, etc. C’est donc très chronophage et énergivore. Si vous ne faites que cela, c’est jouable, mais si vous avez un métier à côté, cela peut devenir vite compliqué. L’autoédition offre la garantie d’un « revenu » plus élevé que l’édition classique pour chaque exemplaire vendu, mais je préfère (aujourd’hui, mais cela peut changer) le confort d’une maison d’édition qui vous garantit une meilleure visibilité, en librairie notamment.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman, sorti aux éditions Nouveaux Auteurs en juin 2021, s’appelle « Celle qui ne pardonnait pas ». Mon personnage principal, Gabrielle Berthelot, gendarme à la section de recherche de la gendarmerie de Toulouse, est appelée sur le lieu d’un crime mis en scène de façon « mythologique », où une étudiante est retrouvée morte dans son lit, enveloppée dans un drap blanc, coiffée d’une tresse vestale, et les mains jointes sur la poitrine, comme en un geste de recueillement. Ce premier crime est rapidement suivi d’un autre, et Gabrielle et son binôme Marc vont s’engager dans une course contre la montre pour déchiffrer les indices cachés dans le jeu macabre du mystérieux « tueur aux cartes ».

Ce roman se passe pour l’essentiel à Toulouse. Il met en scène Gabrielle Berthelot, déjà présente dans le premier opus de la trilogie entamée avec « Celle qui ne pleurait jamais », mais son intrigue étant indépendante de ce dernier, il peut parfaitement se lire avant lui. Je l’ai écrit en un peu moins d’un an entre 2019 et 2020.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’échange beaucoup avec mes lecteurs, lors des dédicaces en librairies et salons tout d’abord, lors des rencontres en médiathèque également, mais aussi au travers des réseaux sociaux. Certains groupes Facebook par exemple sont très actifs et organisent des rencontres qui permettent de rassembler auteurs et lecteurs. L’image de l’écrivain qui reste dans son coin enfermé entre quatre murs pour écrire n’est à mon sens plus d’actualité, et c’est très bien ainsi ! Personnellement, je prends beaucoup de plaisir à échanger avec mes lecteurs, d’abord parce qu’ils me font de très beaux retours de lecture qui alimentent l’envie d’écrire, ensuite parce que certains d’entre eux me livrent une analyse de mes romans qui est parfois très surprenante et me renvoie des choses très pertinentes auxquelles je n’avais pas pensé au premier abord.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis présent sur Facebook et Instagram, mais j’avoue ne pas être forcément très bon dans le domaine… J’y suis venu justement par l’écriture car je ne les pratiquais pas avant, tout simplement parce que, qu’on le veuille ou non, beaucoup de choses se passent aujourd’hui sur les réseaux, et ce dans tous les domaines, y compris celui de la littérature.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui, je lis beaucoup, j’ai toujours un ou deux romans en cours de lecture. Je lis de tout, sauf la poésie et les biographies. J’aime beaucoup John Irving, Ian Pears, Donald Westlake, Umberto Eco, Fred Vargas, Stephen King, Agatha Christie (ces deux derniers auteurs m’ont suivi dans toute mon adolescence, ce qui explique en partie pourquoi j’écris aujourd’hui du polar et du thriller).


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Assurément « Le nom de la rose » d’Umberto Eco, de mon point de vue le meilleur roman policier de toute la littérature. Il est intelligent, très riche, et l’atmosphère rendue par Eco est magistrale.


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime beaucoup l’astronomie. Je crois que cette passion rejoint la première, la littérature, car elle ouvre sur l’un des plus grands mystères de l’histoire humaine : la vie sur une autre planète que la nôtre. Quand je lève les yeux au ciel et que je pense aux milliards d’étoiles qui brillent dans l’univers, donc aux milliards de planètes qui gravitent autour d’elles, j’ai la tête qui tourne. Cette question : « Sommes-nous seuls dans l’univers », a toujours été, et est encore, source d’inspiration pour des dizaines et des dizaines d’écrivains. L’idée de tous ces mondes inexplorés, que l’on peut imaginer sous les formes les plus extraordinaires, est très proche de celle que j’ai de la littérature : une infinité d’univers fabuleux à découvrir.


Un dernier commentaire ?

À nos lectrices et lecteurs : dès que vous en avez l’occasion, prenez le temps de nous faire un petit retour de lecture sur les réseaux ou sur les sites où il est possible de le faire, cela ne peut nous faire que du bien ! Merci à vous !


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BIBLIOGRAPHIE

LOUISE MERCIER

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Vaste question !! Je suis quelqu’un qui cherche à percer depuis des années sans piston.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Oui depuis que je sais écrire, c’est à dire depuis quelques années….


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

D’avoir été élevée dans les livres.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Je ne les trouvais pas suffisamment achevés.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

On se contentera de la passion !!!


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés sont le plaisir de partir dans des voyages virtuels. On gère notre monde de fiction. Les mauvais ? Quand tu sens que les idées ne viennent pas et que tu t’enlises !!


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Non, pas vraiment, c’est quand cela me prend.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Oui bien sûr tout un protocole ! L’étape finale surtout qui consiste à envoyer mon manuscrit à mon cercle rapproché pour la relecture !!


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Dans la vie de tous les jours et oui quelques fois, c’est le néant total !


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

J’ai toujours des lecteurs qui cherchent à faire des rapprochements même quand cela est invraisemblable ! Cela me fait sourire. Certains deviennent des psychologues de comptoir en une page tournée.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Moi-même ! Le syndrome de la quarantaine….


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Je ne pense pas que l’écriture soit une chose simple. Elle est comme l’être humain, capricieuse et exigeante.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Ah oui !! Un billet pour la Havane ! C’est mon chouchou ! J’ai pris tellement de plaisir à l’écrire et j’y ai mis beaucoup de moi (dans ma fiction bien évidemment).


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

On en voudrait toujours plus c’est sûr mais à chaque livre j’y ai trouvé un point positif.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Oui également. Après des années à remuer ciel et terre pour se faire connaître sur les différents réseaux de l’auto édition et que lorsque quelques fois vous tentez de frapper à des portes et que l’on vous la referme au nez en sous entendant que vous êtes une débutante. Oui des fois on a envie de tout ranger.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Des idées plein mon PC mais pas de date précise.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Autoédition, on galère mais on y rencontre des gens sympas, ceux qui sont dans le même bateau que vous. On passe par relativement les mêmes étapes pour atteindre le tirage au sort de la loterie qui est plus ou moins concluant.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Il s’agit d’un intrigue qui se déroule à la Havane. Mon héro s’appelle Pascal, un quadra qui cherche à donner un sens à sa vie noyée dans la routine et qui sur un coup de tête part pour Cuba. Il quitte son quotidien, ses amis un peu trop portés sur la bouteille et sa mère. Mais le séjour ne va pas se révéler être aussi idyllique qu’il l’avait prévu.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’adore échanger avec eux. Par le biais des réseaux sociaux, en vrai aussi.


Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Il le faut bien même si je ne maîtrise pas toute la machinerie !


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Les romans sociaux, les polars et quelques Feel Good bien évidemment.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Je ne suis pas encore morte (ouf!)alors peut-être que j’aurais l’occasion de le faire !!


Avez-vous d’autres passions ?

Tout ce qui peut enrichir l’esprit et nous rendre moins idiots !


Un dernier commentaire ?

 Merci à Heylowdit pour cette interview et à très bientôt !


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BIBLIOGRAPHIE

Caroline KAHEL

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour Heylowdy. Je suis Caroline Kahel. Je suis professeure d’anglais et auteure de romans de fiction.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Alors je dois avouer que j’écris depuis très longtemps sans avoir véritablement le projet de devenir auteure. On peut dire que dès que j’ai commencé à savoir lire et écrire, j’ai toujours été attirée par les récits d’imagination, le pouvoir de créer son histoire à soi est tellement grisant, surtout avec une imagination débordante.

Vers l’adolescence, je me suis essayée comme beaucoup à la fan-fiction mais mon premier personnage a été créé à mes 17 ans. Seulement, avec les études, les doutes sur ma légitimité m’ont coupé toute envie pendant une dizaine d’année. J’ai repris à l’aube de mes trente ans sur les conseils d’amis et je ne me suis plus jamais arrêtée depuis.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Le besoin d’échapper à la grisaille de la réalité et de ressentir des émotions fortes. L’ennui, peut-être, également, quand j’étais petite. Mes parents étaient des acharnés du travail pour nous donner les meilleurs des chances. J’étais souvent seule et malade. Imaginer des histoires m’a aidé à m’évader. Et puis, avec l’écriture, on peut explorer le psychisme humain face à des situations extrêmes. Il est aussi passionnant d’explorer les réactions des héros que de plonger dans la noirceur des méchants. C’est un puissant voyage sans bouger de chez soi, sans danger, à part celui, peut-être, de trop s’attacher ^^


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui, j’ai encore pas mal d’histoires en stock, tout simplement parce que je n’ai pas cherché immédiatement à vivre l’aventure de l’édition tout de suite. Je ne pensais pas que cette aventure était faite pour moi. Et puis j’ai eu la chance de tomber sur les bonnes personnes, Alex notamment, et tout roule depuis.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

J’aimerais pouvoir en vivre mais sans plus de visibilité, c’est une illusion. Mais ce n’est pas un problème car mon second métier est également ma passion : enseigner, c’est transmettre, ouvrir des horizons. Après tout, c’est à peu près la même chose que l’écriture, à part que notre public est là en direct.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés ? L’évasion, le voyage, les émotions fortes, les rencontres avec les lecteurs, le partage. Généralement, quand je commence à faire des rêves étranges, c’est le signal que j’ai besoin d’écrire. C’est un exercice cathartique. Le négatif ? Savoir se vendre, le côté financier. C’est la raison pour laquelle je suis heureuse d’être en maison d’édition car j’ai moins à gérer cette dimension.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris en musique. Cela participe à mon entrée dans un état quasi d’auto hypnose. Quand les premières notes de musique résonnent, un frisson s’empare de moi et je laisse venir les images à moi. C’est comme un film qui défile devant mes yeux et je n’ai plus qu’à transcrire. Sur mes quatre premiers livres, La trilogie de La Malédiction de Blackstone et Jusqu’à ce que la Mort nous Sépare, j’écoutais essentiellement la trilogie du Seigneur des Anneaux de Howard Shore. Les titres chantés reflétaient l’humeur de mes personnages dans chaque tome des premiers romans (« May it Be », « Gollum’s Song », « Into the West »)

Pour Safe Haven, la chanson des Deftones « The Tempest » a rythmé mon premier tome, quand Emerson Hart « Hurricane » a ouvert le second avant de conclure avec « Sign of the Times » de Harry Styles.

Avec la Nuit de Saphir, la bande son a glissé vers Anges et Demons de Hans Zimmer et la chanson de Woodkid « Iron » a fait résonner les battements du cœur de Théo.

Je commence à peine mon histoire du Brouillard Assassin mais je garde Hans Zimmer en fond sonore.

Pour le reste, je ne peux écrire que devant mon ordinateur de bureau et de préférence quand la nuit tombe mais je peux aussi bien écrire 14h d’affilée. Par contre, avec ma seconde activité, je ne peux le faire que pendant les vacances.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

J’improvise toujours. Je n’ai jamais pu suivre une trame, mes personnages n’en font qu’à leur tête de toute manière ^^. Plus sérieusement, je préfère passer du temps au départ pour étoffer mes personnages, leur donner un visage, une personnalité bien fouillée et ensuite, les laisser réagir face aux situations que je leur propose. Et, franchement, pour un auteur, c’est le pied car nous sommes les premiers surpris de la direction où part l’histoire parfois. Bon nombre de fois, des personnages qui étaient destinés à être secondaire m’ont fait un hold-up et ont pris l’histoire en otage. Mais c’est fascinant de se laisser guider.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Le secret est justement de ne rien forcer, de ne rien chercher. J’ai la chance d’avoir une imagination débordante et quand ça ne vient pas, je laisse juste décanter. Les situations se dénouent d’elles-mêmes. J’ai souvent une idée de base, une vision et je déroule l’histoire à partir de là. Ensuite, je dois avouer que je suis également une grande lectrice et une fan de cinéma. Mon imaginaire est gorgé d’images et ce que j’adore dans le fantastique est toujours cette idée du doute. Un doute que j’entretien avec un style rythmé et chaque chapitre se termine sur un « cliffhanger » qui donne au lecteur l’envie d’attaquer le chapitre suivant, un peu à la façon d’une sérialisation, comme les auteurs de la fin du 19e le faisaient dans leurs publications dans les journaux ou encore aujourd’hui dans les séries télévisées.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Alors non, justement, mes romans ont une trame fantastique parce que justement, j’aime m’évader du sordide quotidien. J’essaye de m’éloigner le plus possible de ma vie personnelle pour vivre mille vies d’aventure fantasmée. Par contre, j’aime ancrer mes histoires dans une réalité historique de départ. J’effectue les recherches nécessaires, soit en début de projet, soit au fur et à mesure. D’ailleurs, le point de départ de mon dernier roman achevé s’inscrit dans un événement de l’histoire on ne peut plus locale.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Pour Blackstone, je suis tombée amoureuse de l’Ecosse et ses légendes. J’avais envie d’y inscrire la mienne. Pour Jusqu’à ce que la Mort nous Sépare, j’ai toujours été curieuse des croyances autour des vies antérieures et je voulais ainsi explorer l’histoire de l’Angleterre. Vous l’aurez compris, je suis professeure d’anglais et la culture anglo-saxonne me passionne. Pour Safe Haven, je voulais créer un monde imaginaire mais je voulais le situer dans une époque 18e pour y insérer des révolutionnaires, des pirates, etc… et pour la Nuit de Saphir, je voulais justement partir d’un fait historique local qui aurait pu changer notre histoire complètement. À son retour de son arrestation à Varennes en Argonne, le roi Louis XVI a dormi une nuit dans notre petite ville de Dormans. Le gendre du maire avait prévu une évasion mais le roi a refusé sous prétexte qu’il faisait confiance en son bon peuple de Paris. Et je me suis posé la question si cette évasion avait finalement réussi ? Le roman sur lequel je travaille actuellement plonge le lecteur dans le Londres de la fin du 19e, juste après les meurtres de l’Eventreur et sur les traces d’un mystérieux brouillard assassin.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Je ne dirais pas qu’il a été difficile à écrire, mais il a été difficile à terminer. Il s’agit de mon premier roman : La Malédiction de Blackstone. Tout simplement parce que j’avais l’angoisse de le terminer. Comme je ne me sentais pas prête à dire au revoir à mes personnages à la fin du premier tome, j’ai décidé d’en faire une trilogie. Non seulement cela m’a permis d’approfondir mon histoire mais j’ai pu faire le travail nécessaire de deuil pour me détacher de ces personnages qui ont hanté neuf années de ma vie.

Je ne dirais pas non plus qu’il y a des romans plus simples. Il y a juste l’habitude qui rend les choses plus aisées.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Non, ils sont tous différents. Vous ne demanderiez pas à un parent de choisir entre ses enfants 


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je suis surtout philosophe. Nous sommes tellement d’auteurs et je pense qu’il y a de la place pour tous. Oui, j’aimerais que mes histoires touchent plus de personnes et j’aimerais bien me dire qu’un jour, je pourrais en vivre. Mais soyons lucides. Et de toute manière, j’aurais un peu peur de perdre le contact avec mes lecteurs. J’aime tellement pouvoir discuter de leurs ressentis.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, c’est un besoin viscéral. Donc si je devais un jour arrêter l’aventure de l’édition, je n’arrêterais pas pour autant d’écrire. J’ai encore tellement d’aventures à vivre.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Alors je ne peux rien vous dire pour le moment car le calendrier des sorties de mes prochains romans est encore en discussion. Je ne suis pas la seule auteure de la maison et il y a des impératifs qui ne dépendent pas de moi, mais oui, il est prévu que mes romans sortent dans les mois à venir. Pour plus d’information, vous pouvez suivre mon actualité sur ma page Facebook.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Maison d’édition sans hésiter. Être en autoédition c’est un boulot à temps plein et tant de contraintes administratives. Je préfère me concentrer sur l’écriture.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Alors c’est un peu délicat car le roman que j’écris en ce moment n’est pas celui qui va bientôt sortir.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Je suis disponible au maximum car c’est un privilège de voir comment nos bébés sont perçus, accueillis et choyés. Je réponds à toutes les questions sur ma page Facebook et son Messenger et quand je le peux, je rencontre mes lecteurs dans des librairies qui sont prêtes à m’accueillir ou des salons du livre.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Je suis essentiellement joignable sur mon Facebook. C’est bien plus pratique pour entrer en communication. J’ai également un Instagram et un Twitter mais je suis une femme de mots et bien trop bavarde pour ces plateformes. J’y suis donc bien moins régulièrement.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je suis tout d’abord une lectrice. Et je dois avouer que je suis plutôt attirée par les auteurs anglo-saxons de livres policiers, historiques ou fantastiques (comme c’est étonnant). Je suis une lectrice compulsive et fidèle donc généralement, quand je me trouve un chouchou, je m’y tiens jusqu’au bout. Si ma formation littéraire m’a fait admirer Shakespeare, Dickens, Stoker, Stevenson ou Mary Shelley, dans les auteurs modernes, j’aime beaucoup Elizabeth George, Ian Rankin, Stuart McBride, Anne Perry, Bernard Cornwell, Lee Mountford ou Stephanie Garber.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Le prochain ^^


Avez-vous d’autres passions ?

J’adore lire, chanter, voyager, explorer, partager, le cinéma… J’ai fait du théâtre pendant plus de vingt ans pour surmonter ma timidité mais avec l’âge, je préfère rester à l’ombre de mes pages et vivre mille aventures dans mes écrits.


Un dernier commentaire ?

J’ai été très heureuse de partager ce moment avec vous et j’espère pouvoir vous rencontrer dans l’avenir pour parler de vos ressentis sur mes histoires.


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BIBLIOGRAPHIE

Guy-Roger DUVERT

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis un compositeur de musiques de films et un réalisateur qui vit à Los Angeles depuis une dizaine d’années.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

L’idée d’écrire des romans est venue en cours de parcours. J’écrivais des histoires en bandes dessinées enfant (et dessinais d’ailleurs très mal), puis ai fabriqué des récits lorsque je jouais à des jeux de rôles quand j’étais étudiant. Après, j’ai commencé à écrire des projets de court métrages, puis de long métrages et de séries. En 2010, j’ai eu envie de transformer en roman un scénario qui n’avait aucune chance d’être produit. C’est là que j’ai abordé l’activité d’écrivain.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours aimé créer des histoires. En ce qui me concerne, la forme suit le fond. J’ai d’abord envie de raconter des récits, et les mets sur papier de façon à pouvoir les partager. Mais je l’ai fait aussi en faisant un film, par exemple, et je pourrais tout à fait toucher à d’autres médias à l’avenir (l’idée d’écrire un jeu vidéo ne me déplairait pas, par exemple).


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui. Celui écrit en 2010. Je l’ai envoyé à de nombreuses sociétés d’édition. J’ai eu des retours encourageants, mais aucun allant jusqu’à vouloir l’améliorer pour le sortir. Peu après, j’ai décidé d’écrire Outsphere, que j’ai écris en 2012, pour finalement ne le sortir qu’en 2019 !


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

C’est une passion, mais j’ai envie de professionnaliser le plus possible. Je la vois aujourd’hui comme l’un de mes trois métiers (avec compositeur et réalisateur).


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

La possibilité de pouvoir concrétiser des histoires rapidement, sans avoir besoin de perdre des années à attendre des feux verts, des financements, ce genre de choses. Honnêtement, je ne vois pas de mauvais côté.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris toujours en musique, et je m’impose un nombre de pages par jour. Pour la musique, je vais en choisir une que je vais écouter en boucle pendant l’intégralité de l’écriture du roman. Je passe ainsi un peu de temps au départ à choisir le bon morceau qui collera bien.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je fabrique la structure en amont. Tant que je ne suis pas capable de visualiser toute l’histoire dans ma tête, je n’écris pas un mot. Puis, je mets sur papier un synopsis détaillé de 2-3 pages, avec une action par ligne. Si je suis content de la structure, alors j’attaque l’écriture à proprement parler.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Ça peut venir d’un article lu, d’un rêve fait, d’une pensée fugace. J’ai plein d’idées d’histoires pas encore écrites, donc je n’ai pas de problème de page blanche. En revanche, la phase de construction de structure met un peu de temps, car il me faut créer toutes les scènes. Mais je ne vois pas ça comme de l’inspiration qui ne vient pas. Juste de l’inspiration qui se construit progressivement.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

C’est très variable. Pour Virtual Revolution, le film est au départ parti d’une scène. Celle où un individu tue un utilisateur pour prendre son avatar et se faire passer pour lui en ligne. Le reste s’est construit à partir de ça. Eschaton s’est écrit à partir d’un rêve. Pour L’Adieu à Camille, j’ai juste réfléchi à comment la réalité augmentée pouvait à terme être utilisée de manière non envisagée encore.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Je suis obsédé par des thèmes récurrents : l’impact des technologies à venir sur notre société, ce qui nous définit comme être humain ou comme individu. Après, je peux être inspiré par des atmosphères. Pour l’Appel d’Am-Heh, il y avait un vrai désir de ma part de faire du pulp sur un ton plus sombre.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Pas particulièrement, non.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Très difficile de répondre à ça. Les livres d’un écrivain, c’est un peu ses enfants.


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Je ne peux clairement pas me plaindre. Le premier roman sorti, « Outsphere » est devenu un best seller en science fiction et l’est toujours deux ans après ! Après, certains romans se vendent un peu moins bien que d’autres, et c’est toujours intrigant de se demander pourquoi.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Fin octobre, sortira le tome 3 d’Outsphere, publié par Inceptio. J’attaque en septembre l’écriture de mon prochain roman, le début d’une saga d’heroic fantasy.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Les deux, mon capitaine. L’autoédition me permet d’avoir une liberté artistique complète et un rythme de sortie que les maisons d’édition ne suivent généralement pas. Mais travailler avec une maison d’édition me permet de toucher un public plus large et d’avoir accès à des festivals et prix fermés aux autoédités, sans parler des échanges avec les éditeurs eux-mêmes, toujours intéressants.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Le dernier sorti est l’Adieu à Camille, un roman assez différent des autres à plus d’un titre. Il s’agit d’un polar, même si j’y glisse un peu de science-fiction. Il est écrit à la première personne, tandis que j’écris d’habitude à la troisième. Enfin, il est assez léger, avec un peu d’humour, qui est moins présent dans les autres récits. On suit un flic parti sur une petite île de Charente Maritime afin d’enquêter sur la mort d’une actrice hollywoodienne pendant un tournage. Cela me permet de décrire l’envers d’un tournage, ce qui me replonge dans ma propre expérience de tournage qui reste un ensemble de souvenirs fabuleux.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? Proposez-vous des services presse pour faire connaître vos romans ?

Je propose des SP régulièrement. Parfois, il y a quelques échanges. Je finis par avoir des chroniqueurs et chroniqueuses « abonnés », que je retrouve à chaque nouveau roman, ce qui est agréable.


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui sur Facebook. Un peu moins sur Instagram. Quasiment pas sur Twitter. Je pense que d’un côté j’ai envie d’avoir ce lien avec les lecteurs, mais de l’autre j’ai aussi envie de me protéger en ne m’exposant pas trop non plus. C’est un équilibre compliqué.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Oui. Essentiellement de la science-fiction et du fantastique, mais il m’arrive de lire des choses très différentes de temps en temps.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Ubik, de Philip K. Dick. Car c’est l’un des plus gros twists que j’aie eu en lecture.


Avez-vous d’autres passions ?

La composition musicale, la réalisation de films, les jeux vidéos, regarder des séries télé, les jeux de plateau, les jeux de rôle grandeur nature, les bons restaurants avec les proches.


Un dernier commentaire ?

Un grand merci à ceux et celles qui me lisent, et bienvenue aux autres qui seraient tentés de découvrir mon univers. J’espère qu’il s’agira d’une relation de très longue durée. 🙂


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BIBLIOGRAPHIE

Adeline GRISET

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Adeline, 20 ans depuis 14 ans, Maman d’un petit gars de 5 ans et demi. Sportive depuis toujours mais un peu moins depuis que j’ai moins le temps, amoureuse de la nature, de voyage et de mon mari, en pleine reconversion professionnelle après avoir bossé 10 ans dans le marketing et auteure de Marmelade.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai du commencé à écrire à l’âge de 6 ans. Réellement, ça date de cette époque là ou peu de temps après dans mon journal intime. S’en sont suivis les poèmes à l’adolescence, des textes courts très inspirés
au Lycée et des cahiers entiers remplis d’idées et de textes « déversoirs ». L’idée de faire de ce passe-temps un roman est arrivé il y a 2 ans.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Pour Marmelade, tout a débuté d’une simple phrase au cours d’une conversation banale, au cœur même de cette maison de famille du Lot dans le petit village de Miers. En règle générale, ce sont les émotions, les questionnements et les jolies images qui me donnent envie d’écrire.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Je suis encore en attente des maisons d’édition pour Marmelade. Je n’ai pas eu toutes les réponses. Je souhaitais qu’il soit disponible dès cet été donc je n’ai pas hésité longtemps avant de me lancer dans l’autoédition. Venant du marketing, la gestion de l’édition, de la communication et de la vente ne me faisait pas peur.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Une passion est un métier lorsque financièrement on arrive à en vivre… Raisonnement peut être pragmatique… mais ça serait génial de pouvoir vivre de ma passion et en faire mon seul métier au quotidien !


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Le bon côté de l’écriture : se mettre à travailler sans avoir la sensation de travailler. Laisser libre cours à son imagination et partir dans une nouvelle aventure chaque jour…

Les mauvais côtés : il n’y en a pas réellement mais si je devais en cité un ça serait la solitude parfois.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris énormément en musique. Je peux écouter la même musique 10 ou 20x lorsque celle-ci m’entraîne dans mon histoire. En revanche je suis incapable d’avoir une routine d’écriture. Elle vient comme ça sans que je puisse vraiment le contrôler et pas vraiment lorsque je l’ai décidé.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Pour écrire j’utilise un plan, même si celui-ci peut être amené à évoluer en fonction de l’écriture de mon histoire. Je n’écris pas de façon linéaire, j’écris par thème et paragraphe spontanément. Une fois que le manuscrit est bien avancé, je fais mon tableau de post-it : je découpe par scène et/ou personnage mon histoire. Ça me permet de vérifier la cohérence et la fluidité. J’utilise cette méthode pour finaliser la première version.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Pour « Marmelade », bien évidemment, le village et ses habitants ont été plus qu’une source d’inspiration. Elle vient de tout et de rien. Parfois, en buvant un verre d’eau je suis capable d’avoir le déclic pour une scène et parfois j’y réfléchis de longues heures.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Marmelade est une bio-fiction : elle est une fiction dans la globalité de son histoire mais énormément de petits éléments sont tirés de ma propre histoire. Eléonore, mon personnage principal, qui pense être plus futé que son GPS, ça c’est une vraie anecdote, tout comme Jean est le vrai prénom de mon Grand-Père et Lavalade une vraie maison de famille.
J’ai aussi tenu à ce que tous les lieux cités dans le livre soient réelles et qu’un lecteur puisse refaire l’histoire en marchant à travers le village de Miers… j’aimais beaucoup cette idée de pouvoir prolonger le roman.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Toute l’histoire de Marmelade se passe à Miers. J’aime ce village d’enfance et j’y ai passé beaucoup de temps. Je pense que l’amour de cette région m’a poussé à situer le lieu de l’histoire à cet endroit. Pour la thématique, je pense que c’est mon caractère ultra romantique et féministe qui m’a poussé à l’écrire ainsi.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Chaque livre ou projet est différent. Actuellement sur l’écriture de la suite de Marmelade, j’ai pour le moment l’impression qu’il est plus difficile à écrire mais réellement, je ne pourrais en juger qu’une fois qu’il sera terminé. La démarche n’est pas la même et l’écriture du premier a été très formateur donc je pense que ça joue sur l’écriture du second.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Pour le moment seul Marmelade est disponible et la suite est en cours mais j’ai un second projet dans la tête auquel je tiens parce qu’il aborde une thématique et un univers complètement différent du premier mais qui me fascine énormément.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Etant auto-édité et sur un premier projet, je n’ai pas de recul pour juger mais les retours positifs et différents d’un lecteur à l’autre sont une réelle satisfaction.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Je ne cesserai jamais d’écrire. Cela fait partie de moi. La seule chose que j’arrêterai si ça ne fonctionne pas et si je n’en ai plus le temps c’est la publication.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Le deuxième, c’est-à-dire la suite de Marmelade est en cours et sortira probablement au printemps prochain ou, si je suis dans les délais, pour la saint-valentin.


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Autoédition pour le moment parce que je voulais que Marmelade soit disponible pour la période estivale. Pour moi c’est un roman à lire au bord de la plage ou de la piscine, un roman pour se faire plaisir et prolonger l’été et les vacances.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Marmelade, c’est l’histoire d’une jeune trentenaire qui vit dans la banlieue parisienne et qui a la suite d’un confinement compliqué va partir se réfugier dans sa maison de famille du Lot, à Miers, petit village de 450 habitants. Elle y retrouvera ses amis d’enfance et, au cours d’une journée presque ordinaire va faire une découverte qui va l’emmener à redécouvrir le village pour percer le secret de son grand-père. Au cours de son périple, elle va finalement découvrir bien plus…


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Oui, j’essaie un maximum d’échanger avec mes lecteurs. Je partage aussi pas mal sur les réseaux sociaux et j’ai déjà proposé des services presse pour faire connaître mes romans.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

J’ai été formé en marketing et communication et j’ai travaillé dans ce domaine pendant de nombreuses années. Cela me paraissait une évidence ! J’aime beaucoup prendre des photos et parfois mettre des mots sur ce qu’elles m’inspirent !


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

La lecture nourrit l’écriture. Aujourd’hui c’est une certitude ! Je lis beaucoup de romans et d’auteurs différents. Je varie de plus en plus mais je suis plutôt sur des styles contemporains et « feel good » (Virginie Grimaldi, Agnès Martin-Lugand, Musso, Laurent Gounelle, Bussi etc.) que j’intercale avec des lectures plus « classiques » (Romain Gary, Claude Michelet, Balzac, Zola…) ou des biographies. Pour Marmelade et sa suite je lis Claude Michelet et toute sa série sur la famille Vialhe.


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

« Tout le bleu du ciel » ou « Les lendemains » de Mélissa Da Costa. Je trouve son écriture très juste et fine. Ses deux romans ont un équilibre que j’aime beaucoup dans l’écriture. « La tresse » ou « Les victorieuses » de Laetitia Colombani sont tout aussi justes et poignants.


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime les voyages et j’ai hâte de pouvoir repartir en roadtrip en famille ! C’est un virus que j’ai attrapé après 6 mois à la découverte de la Nouvelle Zélande en sac à dos toute seule, il y a 7 ans.


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BIBLIOGRAPHIE

Nil BORNY

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis un humble conteur de sornettes qui adore raconter des idioties. Peut-être qu’un jour je sortirais de l’ombre et pourrais prétendre au titre d’auteur… J’avoue être sceptique.


Vouliez-vous devenir écrivain quand vous étiez petit ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

Jamais de la vie ! J’étais une véritable nullité en Français. Le peu de bouquins que je lisais m’étaient imposés et pénibles à ingérer et encore plus à digérer. Je vous explique comment tout a débuté à la prochaine question…


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

La première fois que j’ai couché (des mots) était lors d’une visite chez un proctologue… Ça vous en bouche un coin, si j’ose dire ?! J’accompagnais ma mie pour ce merveilleux rendez-vous imposé par son grand âge (si elle lit ça, je suis un homme mort…). Lassé de poireauter en tripotant ( Non ! Pas ma mie… ni mamie d’ailleurs) les quelques jeux ennuyeux sur mon mobile, j’ai rédigé la trame des premiers chapitres d’une aventure époustouflante… Pour tout vous dire, je n’ai quasiment rien conservé…


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Bah, non ! Quelle question débile ! Déjà que j’écris pour la gloire (c’est vite dit), alors…


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Afin d’éviter de manger des patates tous les jours, il vaut mieux que cette occupation demeure définitivement une marotte.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Étant le tout premier lecteur, j’ai le plaisir de découvrir l’histoire. Le mauvais côté est le temps : j’en manque cruellement.


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

Aucune… Je n’écris jamais avec un fond musical… Désolé, je sais que c’est tendance, mais étant musicien (de bas étage), je suis incapable de faire les deux en même temps…


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

En général, je suis entièrement nu dans mon bureau. Après m’être enduit le corps de saindoux et m’être exercé aux claquettes en tongs durant 4 minutes (Oui ! Je suis très précis !), je tente de rejoindre mon bureau, sans me casser la gueule…

Plus sérieusement, mon process est d’une simplicité enfantine : je cherche le titre d’un chapitre pendant environ trente secondes et hop ! C’est parti mon kiki !


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Aucune idée ! Cela vient tout seul ! Je dois être possédé.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Mon Dieu, non ! Ma vie est bien trop ennuyeuse (en fait, c’est pas vrai, mais ça va faire plaisir aux gens qui sont seuls, déprimés et suicidaires). Par contre, j’avoue adorer me mettre dans la peau d’un personnage (bizarrement, j’adore penser (enfin essayer) comme une femme) et imaginer ses réactions vis-à-vis d’une situation. Plus la situation est terrible, plus je me régale.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Concernant les morts-vivants, j’étais un grand adepte de ces derniers, mais ces histoires tournaient en rond et racontaient toujours la même chose. J’ai donc eu l’idée de balancer un grand coup de pied dans la fourmilière… Est-ce que j’y suis parvenu ? Ce n’est pas à moi de le dire…

Pour mon autre titre, Imbroglio, je voulais montrer à mes trois lecteurs (merci tata Jacqueline, tonton Marcel et le type qui a dû se gourer en l’achetant) que j’étais capable d’écrire autre chose… Je pense que cela a fonctionné, même s’il a disparu dans les limbes de Mamazon, plateforme principale où je vends, n’en déplaise à certains.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Tous mes livres ont été rédigé facilement. J’avoue ne pas savoir comment je m’y prends… Je retombe tout le temps sur mes pieds, tel un chat avec un tutu.

Cependant, le dernier m’a demandé un peu plus de mal. C’était la toute première fois que je faisais un plan, non pas pour l’histoire, dont j’ignorai encore tout, mais pour ne pas oublier l’un de mes nombreux personnages, afin de ne pas perdre le lecteur.


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Je les aime tous, comme mes enfants. Ils ont tous une particularité.

Bien entendu, j’adore Le Début de la Faim, tome 1, surtout la première partie qui a pas mal divisée mes lecteurs. De même, j’ai une grande affection pour le second, qui relève le niveau, en étant moins naïf. Le troisième le fait également, à ma grande surprise, d’après ce que j’ai ouïe-dire (ce n’est pas à moi d’en juger). Je suis juste ravi de ne pas avoir balancé une suite « en dessous » du précédent. Par contre, cela finira par arriver fatalement, sauf si je m’arrête… Entre nous, ne nous leurrons pas : les lecteurs aiment les one-shot en général. Toutefois, je suis agréablement surpris par ma petite « fan-base » qui attend avec impatience la suite des aventures de mes idioties. Je trouve ça plutôt flatteur et je ne peux vous dire que le jour où je serai encore moins connu qu’aujourd’hui : je n’oublierai jamais mes premiers lecteurs. Je m’en suis fait le serment, quand j’ai eu la fève en mangeant la galette des rois cette année (12 ans d’abstinence).


Êtes-vous satisfait du « succès » de vos livres ?

Pas vraiment… Beaucoup de lecteurs ne prennent pas la peine de découvrir les œuvres (un bien grand mot !) qui sortent des sentiers battus. Là, je ne parle pas uniquement de ma petite personne. Les gens ne sont pas curieux et se cantonnent de piocher des bouquins dans telle ou telle case. Inutile de vois dire que je n’aime pas les cases…

Par contre, je n’aurais jamais imaginé un seul instant avoir autant de lecteurs. Merci Tata Jacqueline et Tonton Marcel ! (encore ! Mais quand est-ce qu’ils vont claquer du COVID ces importuns ??! ).


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais ! J’ai pensé à ne plus publier mes inepties, mais jamais à cesser de les coucher sur papier. Ben, oui ! J’aimerai connaître la fin.


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Je viens tout juste de me remettre sur un projet à quatre mains, même si elles sont gauches, avec l’ami Julien Charreyron (Oui ! On parle de mec gauche ; l’écriture était en pause depuis plus d’un an).

Sinon, je compte reprendre la suite d’Imbroglio, ainsi qu’un projet Top-secret-Défense-et-tout-le-tralala, dont j’ignore encore l’existence. Si vous avez un tuyau… arrosez le jardin…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

J’ai dû envoyer en tout et pour tout sept manuscrit de mon tout premier tome, alors qu’il était encore rédigé avec mes pieds. Je me souviens de n’avoir eu qu’une réponse positive d’une petite ME, qui me demandait de lui envoyer la suite et… Je n’ai rien fait, puisque mon bouquin était déjà auto-édité… Peut-être par peur de me faire jeter comme une petite crotte insignifiante ? Ou par peur de ne pas pouvoir dire toutes les conneries qui me passaient par la tête ? Oui ! On va dire ça. Ça claque plus !

Je tenterai peut-être un jour de m’atteler à envoyer l’un de mes manuscrits… si j’en ai le courage… Je pense prendre un agent qui s’occuperait de ça. Faire le livre de A à Z est passionnant, réaliser des pubs est drôle, mais les distribuer et s’occuper de la promotion et d’un paquet de démarches comme les dédicaces m’emmerde profondément. En fait, je dois croire inconsciemment que je suis une star que l’on va venir débusquer… Bref, je suis con comme un verre à dents !


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Mon dernier roman, Nuances de Noir, a été entamé fin 2019… Entre temps, j’ai retravaillé le tout premier tome du Début de la Faim que je trouvais « bof » au niveau de l’écriture.

Bref, je prends mon temps et surtout je fais tout pour qu’il soit le plus parfait possible et à la hauteur des autres. Je le fais avant tout pour ma pomme, mais également pour mes lecteurs. Je pense que c’est le cas, d’après le peu de retours très positifs que j’ai eu.

Pour info, afin de vous démontrer ma lenteur, je crois avoir passé plus de 800 heures sur Imbroglio… Un bouquin de 240 pages, format poche… Soupir… Je vous laisse imaginer le reste.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’adore parler de mes trucs, donc bien évidemment que j’apprécie échanger avec eux. Certains sont mêmes devenus des amis. Je ne suis pas une star inaccessible, malgré mon côté (pour de faux !) prétentieux et « idiot du village ».


Etes-vous présent sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Oui ! Quand on est un illustre inconnu, on n’a pas trop le choix. J’avoue avoir quand même fait le tour de FB. Sinon, j’aime balancer mes états d’âme de temps à autre, essayant de faire rire de mes malheurs, surtout avec ce que nous vivons… J’aime rire, aussi j’ai cessé d’évoquer la tragédie (oui !) que nous vivons en ce moment.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je n’ai pas le temps de lire. Beaucoup vont me dire de le prendre, mais c’est malheureusement vrai. Soit je lis, soit j’écris. Le choix est vite fait. Finalement, je ne bouquine que pendant les vacances et je ne suis pas sectaire, sauf sur certains sujets (pédophilie, etc…).


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

Aucun… J’ai déjà assez de boulot comme ça ! Chacun sa croix !


Avez-vous d’autres passions ?

J’aime la vie, les coquillettes et les belles femmes ! Manque de bol, je suis marié et logiquement fidèle (laisser toujours une porte ouverte…). En plus, les jolies filles se foutent d’un vieux cake comme moi… La vie sait se montrer amère (d’alors !).


Un dernier commentaire ?

Écrire une histoire est un plaisir, la faire lire c’est le partager.


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BIBLIOGRAPHIE

Alexandra VON FELTEN

(Alexandra Beerli)

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Je suis une maman de 46 ans avec deux enfants que j’élève seule depuis plus de dix ans. Ancienne secrétaire juridique je souhaiterai aujourd’hui vivre de ma passion, dans les métiers du livre. Je suis chroniqueuse blogueuse et auteure depuis 2018.


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

L’écriture, entre autre, m’a toujours attiré. Jeune j’ai lu tous les livres de la série « Alice » et à l’adolescence, Agatha Christie m’a subjuguée.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Agatha Christie entre autre mais aussi ma sensibilité extrême et mon empathie, ainsi que l’amour, m’ont poussé à écrire depuis toute jeune. L’écriture coule dans mes veines.


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

J’ai écris beaucoup de petites histoires étant toute jeune et des poèmes plus tard que j’ai décidé de ne pas publier parce que je ne les trouve pas forcément abouti ou alors écrit suite à une émotion trop vive et sans recul. En les relisant je les trouve peut être un peu trop choquant peut-être. Par ailleurs ce sont des pensées et opinions personnelles sur des sujets qui peuvent fâcher.


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux. Cela a été et est toujours une passion mais j’adorerai en faire mon métier.


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés sont que l’écriture reste un exutoire, une thérapie, une manière d’exorciser certaines choses, un vécu …

Mais on ne peut pas forcément en vivre du moins dans l’immédiat si l’on n’a pas un nom connu ou reconnu (que je respecte, soit dit en passant, tout à fait). On ne devient pas un Maxime Chattam ou une Amélie Nothomb en un claquement de doigt. Et il faut que ça reste un moment de vie « magique ».


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’ai besoin de beaucoup de calme pour écrire. La plupart du temps c’est une grande émotion qui me submerge qui me fait « parler » en écriture. L’injustice est sûrement ce qui me « bouscule » le plus pour écrire avec les tripes. Peu importe le moment de la journée donc c’est plus l’état dans lequel je me trouve qui me fait écrire.


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Rien n’est défini ou prévu, je m’écoute tout simplement.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Comme je l’ai dis plus haut, si j’entends parler d’un sujet précis, d’une histoire ou tout simplement quelque chose qui se passe au sein de ma famille et qui est injuste ou totalement à l’opposé de mes conviction là je suis motivée et inspirée pour écrire. Il m’est arrivé de ne plus rien pouvoir écrire pendant des mois. J’attends toujours l’impulsion qui vient du plus profond de mon âme et de mes tripes pour m’exprimer.


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Oui mes deux recueils d’écrits poétisés sont en réalité un peu une autobiographie, mais qui peuvent toucher n’importe qui, n’importe quand au courant de leur vie.


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Encore une fois, ce sont des sujets qui me touchent tout particulièrement. Pas forcément une histoire personnelle, mais aussi des sujets emprunts d’injustices et que je trouve inacceptables. Des choses du quotidien qui peuvent toucher n’importe qui, quelque soit son milieu.


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Pas vraiment non puisque les deux sortent du plus profond de mon être. Par contre je suis sur l’écriture d’un thriller, depuis de nombreuses années, mais je trouve l’exercice bien plus compliqué. 


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Non.


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Pas vraiment non. Les poèmes ne sont pas très vendeurs, mais en même temps je ne l’ai pas fait dans le but premier de vendre, mais plus de partager avec les gens et le besoin d’écrire pour exorciser certains passages difficiles de ma vie.


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non jamais, elle fait partie de moi tout comme la lecture. Cela m’est absolument indispensable pour « survivre ».


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, un thriller mais aucune idée de la date à laquelle il sortira. Parfois certaines choses ont besoin de mûrir et d’être vues et revues avant d’être publiées. Ca prendra le temps qu’il faudra (mais j’espère pas trop longtemps quand même – sourire).


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Pour les poèmes, les maisons d’édition ce n’était même pas imaginable. Pour le thriller à venir, à voir, je suis encore dans la réflexion. Tout ce que j’écris vient du plus profond de mon être et de mes tripes, je pense que si l’on en change le contenu pour des raisons de forme, cela n’aura plus le même impact sur le message que je voulais faire passer.


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Des personnages au fort tempérament, attachants aussi mais avec beaucoup de secrets… Je n’en dirai pas plus mon projet à venir n’est pas encore bien en place, mais le thriller sera rempli d’effusion d’hémoglobine.


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

J’échange surtout, de part mes chroniques, avec les auteurs ou les maisons d’édition. Des liens amicaux se sont installés pour mon plus grand bonheur. Je pense que nous avons tous besoin les uns des autres pour grandir et évoluer. C’est en quelque sorte un échange, un partage.


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Les réseaux sociaux sont le meilleur moyen pour partager notre travail quel qu’il soit, surtout depuis le covid.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

J’adore lire ! Par ailleurs je lis depuis toute petite. Cette passion m’a été transmise par ma maman. Bébé elle me lisait des histoires puis au fur et à mesure de mon âge, elle m’achetait des livres en conséquences. Ado, je m’achetais moi même mes livres avec mon argent de poche. Elle perpétue cela avec mes enfants et mes neveux et ça marche !


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

J’aurai adoré écrire un livre tel qu’Agatha Christie les écrivait. Elle est et restera pour moi LA référence. Même si depuis, j’ai rencontré et échangé avec un nombre incalculable d’auteurs très doués et de divers univers.


Avez-vous d’autres passions ?

J’adore la musique – j’ai un goût terriblement éclectique dans ce domaine – et le cinéma, notamment les vieux films américains en noir et blanc des années 40 à 60.


Un dernier commentaire ?

Un grand merci à vous de m’avoir permis de m’exprimer. Et un très grand merci aussi à tous les auteurs et maisons d’édition qui m’ont d’ores et déjà fait confiance pour mes chroniques. Certains le font déjà depuis de nombreuses années et c’est un véritable plaisir de les avoir dans ma vie.


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BIBLIOGRAPHIE

Josépha JUILLET

répond à mes questions.


Parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ?

Bonjour, je suis Josépha JUILLET, j’ai 39 ans. Dans la vraie vie, je suis psychomotricienne, je travaille en libéral et en unité de soins palliatifs. Je suis aussi maman de deux enfants (et six poules et un chat, mais ça ne compte pas, je crois !)


Vouliez-vous devenir écrivaine quand vous étiez petite ? À quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai toujours voulu écrire, et avant même de savoir le faire, je racontais des histoires… Mon premier roman, j’avais 9 ans, je crois, c’était fortement inspiré du club des cinq dont je m’abreuvais à l’époque…

J’ai écrit tout le collège et le lycée, et ensuite, avec mes études, c’est devenu plus difficile. J’ai repris l’écriture lors d’un arrêt de travail, en repos forcé.


Et qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Ah, ça, je ne sais pas, c’est venu tout seul… Plus récemment, lors de mon arrêt de travail, donc, j’avais l’impression de tourner en rond. J’ai ressorti l’ordinateur et… Terre des Ombres est sorti de là !


Y’a-t-il des manuscrits qui n’ont pas été publiés ? Pour quelle raison ?

Oui, pour un tas de raisons. Ceux que j’ai écrits petite ne valent franchement pas le coup, déjà. Pour les autres… certains ne sont pas finis et le le seront jamais, je pense. Le dernier en date, que j’ai écrit avant Terre des Ombres, est en cours de corrections, donc il devrait sortir l’année prochaine…


Pour vous l’écriture, c’est plutôt un métier ou une passion ?

Les deux ! Avant tout, c’est une passion, mais si je n’avais jamais pensé dire ça un jour, j’aimerais que ça devienne un vrai métier. Ce n’est pas aussi facile qu’on se l’imagine. Il ne faut pas seulement avoir des idées et qu’elles se couchent sur le papier, ça demande une discipline, des recherches…


Quels sont pour vous les bons côtés ? Et les mauvais ?

Les bons côtés… J’assouvis enfin ce besoin que j’ai d’écrire, et que je n’osais pas combler. Je suis aussi super contente d’échanger avec les lecteurs, de me dire que je les ai un peu fait voyager, oublier leur quotidien…

Les mauvais côtés… C’est la frustration. Parfois, le temps est long entre le moment où j’ai une idée, puis celui où j’écris, et quant à sa distribution ! Il me faudrait plus de temps pour m’occuper de tout ça, mais je n’en ai pas, car je ne veux pas trop rogner sur ma vie de famille non plus !


Avez-vous des habitudes d’écriture ? Quelles sont-elles (lieu, moment de la journée, en musique) ?

J’écris dès que j’ai le temps, donc ça peut être à n’importe quel moment de la journée, soir, nuit, matin… Chez moi, à mon ordinateur, en général en musique (sauf lors des relectures ou des corrections, là il me faut le silence total). En généra, j’ai une tasse de thé ou de café à portée de main, et c’est tout !


Avez-vous un process d’écriture ? Quel est-il ?

Je n’ai pas vraiment de process d’écriture. En général, j’écris à partir d’un rêve que je fais, et ensuite, je pars à l’aventure. J’ai une idée globale de mes personnages (très importants pour moi), l’ambiance générale et l’intrigue de base, mais pas forcément le reste. Je n’ai pas vraiment de rituels non plus.


Où trouvez-vous votre inspiration ? Avez-vous des moments ou l’inspiration ne vient pas ?

Mon inspiration vient globalement de mes rêves, mais ça peut être une image, un lieu, un élément dans l’un de mes autres livres, une réflexion qu’on me fait… Par exemple, on m’a évoqué Blade Runner pour mon tome 2 de Terre des Ombres, alors que je n’y avais pas pensé, mais ça m’a intriguée, donc, en ce moment, j’écris du cyberpunk…

Pour l’instant, je n’ai pas de moments sans inspiration, mais ça viendra peut-être… je ferai une pause, si c’est le cas !


Vos histoires sont-elles tirées de faits réels, d’anecdotes personnelles ? 

Mes histoires sont résolument SF, mais pour moi, la SF est un prétexte pour aborder des notions contemporaines à travers des mondes inventés. Donc oui, il y a forcément une part de moi, des sujets auxquels je tiens dans mes livres, comme la tolérance, la relation, l’émotion, le sensoriel, le féminisme…


Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ces sujets ?

Ce sont ceux qui me sont chers, ça vient comme ça !


Y’a-t-il un livre qui a été plus difficile à écrire ? Et un plus simple ?

Le tome 3 de Terre des Ombres a été pour moi le plus difficile à écrire. Il amène une ambiance « sur le fil » que je ne voulais pas rater, et j’avais peur des longueurs, des redondances…


Avez-vous une préférence pour l’un de vos romans ? Pourquoi ?

Non, je les aime tous (et c’est pas facile à dire, car ils ont aussi des défauts!) Aujourd’hui, j’ai appris à les apprécier tels qu’ils sont !


Êtes-vous satisfaite du « succès » de vos livres ?

Je n’appellerais pas ça un succès, mais je suis très contente des retours des lecteurs, oui ! Récemment, une lectrice m’a remerciée de lui avoir procuré autant de sensations et d’émotions. C’était un très beau cadeau…


Avez-vous déjà pensé à arrêter l’écriture ? Si oui, pourquoi ?

Non, jamais, ça fait partie de moi !


Avez-vous un ou des nouveau(x) projet(s) en cours ? Une idée de la date de sortie ?

Oui, une future trilogie, orientée young adult, qui sera à cheval entre dystopie et urban fantasy, et dont le premier tome devrait sortir en maison d’édition. Et un roman one shot en cyberpunk, donc, encore en cours d’écriture…


Autoédition ou maison d’édition ? Pourquoi ce choix ?

Les deux ! Autoédition pour me prouver que je pouvais faire les choses seule, et maison d’édition afin de voir comment on travaille dans ce milieu…


Parlez-nous de votre dernier roman (sujet, durée d’écriture, choix des personnages, date de sortie…) ?

Le dernier roman à paraître est donc le tome 3 de Terre des Ombres, le 17 novembre, qui clôt la trilogie. On se retrouve donc dans cette nation où Ombres et hommes s’affrontent, et où seules les Chuchoteuses peuvent régler les conflits. Excepté qu’il n’y a plus de Chuchoteuse… jusqu’au jour où Adèle découvre son don.

Dans ce dernier tome, mes personnages sont prêts à tout pour remettre les Ombres à leur place… Je ne peux pas vous dire laquelle sans spoiler…

J’ai mis trois ans à l’écrire, entre le premier jet et la dernière sortie… Je suis à la fois heureuse de le voir partir et triste de quitter mon univers, et mes personnages qui ont fait partie de ma vie tout ce temps…


Quelle relation avez-vous avec les lecteurs ? Échangez-vous régulièrement avec eux ? De quelle manière ?

Crise sanitaire oblige, je suis beaucoup sur les réseaux sociaux. Je commence à m’inscrire sur des salons l’année prochaine autour de chez moi…


Etes-vous présente sur les réseaux sociaux ? Pourquoi ce choix ?

Instagram surtout, en fonction de ce que je racontais à la question précédente… et il y a de nombreux lecteurs sur ce réseau.


Vous écrivez mais aimez-vous lire également ? Si oui quel type de romans ? 

Je lis de tout, beaucoup de SFFF, mais aussi des polars, du contemporain… Tout sauf de la romance…


Quel livre auriez-vous aimé écrire ? Pourquoi ?

L’un de ceux de Stephen King, c’est un tel maître de l’ambiance !


Avez-vous d’autres passions ?

Oui, j’aime lire, donc, et je chante à l’occasion.


Un dernier commentaire ?

Non, merci beaucoup pour cette interview, c’est tout !


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BIBLIOGRAPHIE