A VIF

René Manzor

RÉSUMÉ : Dans la forêt qui borde le village de Gévaugnac, on découvre une toute jeune fille brûlée sur un bûcher. La capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse, est priée de différer ses vacances et de consulter Novak Marrec, le policier qui a mené l’enquête sur des meurtres très similaires, attribués à un mystérieux « Immoleur » jamais arrêté.
Le problème c’est que Novak est interné en hôpital psychiatrique. Depuis son échec dans l’affaire de l’Immoleur, ce flic intelligent, cultivé et peu loquace est atteint de troubles obsessionnels délirants : par moments son cerveau lui crée de fausses certitudes, qu’il n’arrive pas à distinguer de la réalité.
Convaincu que l’Immoleur est de retour, Novak se lance à corps perdu dans l’enquête avec Julie. Mais comment découvrir la vérité quand votre propre esprit joue contre vous ? Parviendront-ils à mettre au jour les secrets de la petite communauté de Gévaugnac ?


Avis général

Depuis l’annonce de sa sortie, j’avais vraiment envie de me plonger dans ce roman, ce que j’ai pu faire après une grosse panne de lecture. Et étonnamment, j’ai tout de suite été captivée par l’histoire, à tel point que j’ai lu les trois quart du livre sans m’arrêter. Je dois dire que l’enquête menée par cette mère de famille, Julie, et son coéquipier Novak, fût vraiment passionnante. Une enquête comme je les aime, mêlant suspense et émotions. Je pensais avoir affaire à une histoire « classique », mais non ! Alors que je m’apprêtais à découvrir le dénouement final et connaître enfin le meurtrier, l’auteur m’a fait tourner en bourrique, et alors que j’ai pu avoir des réponses à certaines de mes questions, l’auteur m’en a fait poser de nouvelles pour lesquelles je ne sais répondre, et je ne suis pas d’accord avec ça !! Je finis frustrée mais dans le bon sens. René Manzor est vraiment talentueux et j’ai hâte de découvrir ses autres romans.


Les personnages

J’ai beaucoup apprécier suivre l’enquête en compagnie de Julie, cette mère de famille qui doit concilier enfants et travail. J’ai également aimé le personnage de Novak, cet ancien flic interné suite à une enquête non résolue et pour laquelle il a fini par péter les plombs. C’est d’ailleurs grâce à ces deux personnages principaux et aux parents de Maëlys, la jeune fille tuée, que l’auteur a su nous faire passer des émotions. On découvrira également de nombreux autres personnages qui auront une part plus ou moins importante dans l’enquête. Je ne suis pas particulièrement fan des romans ou il y a de nombreux personnages car j’ai tendance à me perdre un peu, mais ce n’a pas été le cas pour ce livre et ça l’a rendu encore plus agréable à lire.


La forme

C’est le second roman que je lis de cet auteur et j’aime toujours autant sa plume. Un roman d’une simplicité à lire, il m’arrive parfois de ne pas connaitre certains mots ou expressions mais ce n’a pas été le cas et c’est d’autant plus appréciable. Les chapitres sont courts et permettent de mettre en place un certain rythme et de maintenir le suspense. C’est d’ailleurs à cause de ces chapitres courts qu’on se dit « aller encore un dernier » et que finalement on en lit encore une bonne dizaine avant d’arriver à s’arrêter. L’histoire est racontée du point de vue de plusieurs personnages, c’est aussi une particularité que j’apprécie.


Le fond

Une jeune fille est retrouvé brûlée, une enquête est rouverte, deux ans après le dernier meurtre commis par l’immoleur. Tout le monde croit à son retour. Julie qui s’occupe de l’enquête va devoir s’accommoder de Novak, actuellement interné, mais qui s’était occupé de l’enquête sur l’immoleur. Mais rien ne vas se passer comme prévu et les nombreux rebondissements vont compliquer l’enquête de nos deux flics. Et si l’on croit enfin arriver au dénouement final, celui-ci va s’avérer totalement surprenant.

DANS LES BRUMES DU MAL

René Manzor

RÉSUMÉ : La mère de Tom est morte, et Tom a disparu. Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, une mère est assassinée et son enfant enlevé, comme évanoui dans les brumes inquiétantes qui submergent si souvent la Caroline du Sud.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’impose dans l’enquête. Tom est son neveu, et même si elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille, elle ne peut pas l’abandonner.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires de son enfance, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants, sans autre indice que le témoignage d’un voisin, qui prétend avoir vu rôder autour d’une des Maisons une shadduh, une ombre vaudoue.
Et si, pour une fois, le mobile n’était ni l’argent,
ni le sexe, ni la vengeance, ni même l’amour ?


Avis général

J’ai apprécié ce roman et son intrigue, à la recherche d’enfants disparues. Je n’ai malheureusement pas été transportée et ressenti à fond les émotions mais j’ai tout de même été séduite par ce roman très bien construit.


Les personnages

Deux personnages, écorchés par la vie, mènent l’enquête. Je me suis attachée à eux, leur personnalité, l’auteur a su me toucher avec leurs histoires. Pleine d’empathie pour eux tout au long de l’histoire.


La forme

Une intrigue très bien écrite, avec des retours en arrière qui permettent de mieux comprendre la vie de certains des personnages et susciter en nous de l’empathie envers eux, c’est très bien réussi. Des chapitres fluides, une plume agréable, tout est réuni pour en faire un très bon roman.


Le fond

J’ai suivi avec plaisir cette enquête de Dalhia et Nathan à la recherche d’enfants disparus. Je dois dire que j’avais compris le mobile depuis longtemps, mais cela n’a pas gaché ma lecture et j’ai eu de nombreuses surprises, je pense que tout cela était prévu par l’auteur. Néanmoins j’ai été bluffée par la fin, je ne m’attendais pas à ce final, c’est très bien fait. Une enquête intéressante et touchante, surtout quand les enfants sont au centre de l’intrigue.