ZEMSTA

DANINO GARNAULT

Nombre de pages : 305Date de parution : 28 juillet 2022Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Yonne, juin 2021. Un temps caniculaire s’installe sur Auxerre et sa région.
Le commandant de police Nicole Salon, alias Tata Bergamote, va avoir très chaud, d’autant plus qu’une enquête difficile vient perturber le quotidien du commissariat.
Des corps mutilés arborant d’étranges inscriptions sont retrouvés dans la capitale icaunaise et ses environs.
Ces meurtres sadiques mettront à rude épreuve les nerfs de cette flic borderline à la libido débridée. De quoi aussi semer le trouble au sein de sa fidèle équipe et exacerber les sentiments de chacun.
Entre humour au vitriol et tempérament de feu, laissez-vous porter par Tata Bergamote et tenter de suivre le rythme de sa semaine en enfer.


Avis général

AAAAhhhh tata Bergamote !! Cette femme flic complètement déjantée, vulgaire, et plein d’autres choses encore, mais tellement attachante. J’ai suivi chacune de ses histoires et j’étais contente de la retrouver à nouveau, car elle me fait bien marrer. Mais c’est une tata un peu différente que j’ai découvert dans ce livre, une tata qui dévoile ses émotions, du jamais vu. Et je dois dire que ça donne une saveur particulière à l’histoire, au delà de me faire rire, elle a réussi à m’émouvoir, qui l’aurait cru ?! Concernant l’enquête qu’elle doit mener, je dois dire qu’elle est très bien organisée, très bien ficelée, avec de nombreux rebondissements qui font perdre la tête à notre Tata préférée. On retrouve une fois de plus l’écriture et le style particulier de Danino, mais ici, on retrouve aussi bien son humour que sa facilité à faire passer des émotions. Et la fin, nooon je n’en parle pas, ce sera la surprise !


Les perSOnnages

J’ai aimé retrouver tata, ainsi que Poupée et USB. Je les avais déjà appréciés dans les précédentes histoires, mais la, Danino a décidé de nous en dévoiler un peu plus sur leur vie, et ça les rend d’autant plus attachants. J’aime ce trio infernal dirigé par Nicole Salon alias tata Bergamote. Alors autant certaines de ses pratiques me dégoûtent, autant, j’aime son humour, ses coups de gueule et qu’elle nous dévoile ici ses émotions.


La forme

Une nouvelle fois dans ce livre, on retrouve le style particulier de l’auteur. Une écriture simple, mais qui parle à tout le monde, du moins je le pense. C’est sûr que les coincés seront à nouveau choqués de lire tant de vulgarité, mais moi ça ne me gêne absolument pas. Ici, la psychologie des personnages a été développée, ce qui a exacerbé la transmission des émotions, que ce soit tristes ou joyeues d’ailleurs, c’est assez étonnant mais très bien réussi. Et comme toujours, l’auteur se plaît à nous décrire les scènes olé olé, bon j’avoue, souvent, c’est beurk, mais ça n’est jamais très long alors ce n’est pas vraiment gênant. Et si on aime Tata, il faut donc forcément en passer par là. La lecture de ce roman est donc vraiment agréable, fluide, on tourne les pages jusqu’à la fin sans vraiment s’en rendre compte, on veut savoir à quel moment tout va basculer et quand Tata va enfin mener à bien son enquête. Danino a su créer un rythme, grâce aux rebondissements, mais aussi avec la découpe des paragraphes. Le fait de suivre en parallèle les deux adolescents dans leur quête ajoute encore un peu plus de suspense. Et sinon je ne parlerai pas de la fin, je vous laisse découvrir quel dénouement nous a prévu l’auteur.


LE FOND

J’ai aimé être surprise dans ce roman. Je savais que j’allais retrouver Tata dans une enquête, mais une tata différente suite à la perte de son coéquipier. On surf dans ce roman sur une histoire de vengeance, mais le fond, le pourquoi ne nous sera vraiment dévoilé qu’à la fin de l’enquête. Cela permet de se poser plein de questions, d’élaborer des théories, et c’est quelque chose que j’apprécie. On va suivre l’équipe du commandant Salon plus soudée que jamais à la recherche de meurtriers érudits.

ALABAMA 1963

LUDOVIC MANCHETTE – CHRISTIAN NIEMIEC

Nombre de pages : 374Date de parution : 20 août 2020Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Birmingham, Alabama, 1963. Le corps sans vie d’une fillette noire est retrouvé. La police s’en préoccupe de loin. Mais voilà que d’autres petites filles noires disparaissent…

Bud Larkin, détective privé bougon, alcoolique et raciste, accepte d’enquêter pour le père de la première victime.

Adela Cobb, femme de ménage noire, jeune veuve et mère de famille, s’interroge : « Les petites filles, ça disparaît pas comme ça… »

Deux êtres que tout oppose. A priori.


Avis général

En ce moment, j’ai le don de lire des livres qui font wahou ! Et celui-ci en fait parti. J’ai vu plusieurs avis qui m’ont donné envie de le lire, et clairement, je n’ai pas été déçue. Moi qui n’aime pas « l’histoire », j’ai découvert un lieu et une époque inconnue, j’ai pour la première fois compris les conditions de vie des « noirs » de l’époque, et j’ai été en colère. Heureusement, cette histoire nous montre que tous les blancs de l’époque n’étaient pas tous mauvais. Non, au contraire, on trouve aussi de l’amour, de l’amitié, mais surtout des disparitions, des meurtres et des comportements inacceptables. La fin, que je n’avais absolument pas imaginée, fut un grand moment d’émotions, une petite larme versée. Je ne sais pas si les auteurs voulaient une morale avec ce livre, mais moi, je retiens que finalement, même le pire des hommes peut devenir meilleur. Et pour finir, je n’ai absolument pas ressenti l’écriture à quatre mains, tout s’enchaîne avec une fluidité étonnante. J’ai hâte de lire le petit dernier s’il est aussi bon que celui-ci.


Les perSOnnages

Il y a dans ce livre deux personnages que je retiens. Tout d’abord la « noire » Adela, dont on va découvrir la vie tout au long du roman. Une femme droite, honnête, sincère et fiable. J’ai ressenti énormément d’empathie pour elle, ce qu’elle a vécu et ce qu’elle va vivre, elle m’a beaucoup émue.

Et puis il y a Bud, le détective « blanc » détestable. Alcoolique, désagréable, imbu de sa personne, qui pense que sa vie est gâche suite à une « erreur ».

J’ai beaucoup aimé le mélange de ces deux personnalité, l’une entrainant l’autre. Il y a bien entendu d’autres personnages plus ou moins importants, que j’ai apprécié pour la plupart d’entre eux, mais une bonne histoire ne pourrait pas être sans les « méchants », et il y en a aussi.


La forme

Je dois commencer par souligner que je n’ai absolument pas ressenti dans ce livre qu’il y a été écrit à quatre mains. Tout est parfaitement fluide, les éléments s’enchaînent sans fausse note, l’écriture est agréable. Certes, il y a du suspense même s’il n’est pas transcendant, mais je pense que ce n’est pas ce que l’on cherche à la lecture de ce livre, donc ça suffit amplement. J’ai beaucoup plus été dans les émotions, la peine, mais aussi la colère. Les auteurs nous laissent des indices, on réfléchie, on doute, mais on ne trouve pas le tueur. Jusqu’à ce que les auteurs décident de nous le dévoiler, et ça, j’aime. La fin est une totale surprise, je m’étais complètement fourvoyée, et en plus, ce fut un moment très fort en émotions. Vraiment, tout est bon dans ce roman, aucune fausse note.


LE FOND

On découvre dans ce roman la conditions des « noirs » de l’époque, et notamment la place des femmes dans la société. Je n’aurai jamais imaginé que ça puisse se passer ainsi. Alors pourquoi une femme de ménage noire et un détective blanc en arrivent à collaborer. Et que peut ressortir de se duo improbable. Avec ce livre, on se plonge dans l’année 1963 et une série de meurtres de petites filles noires. Avec en prime des faits réels qui donne un impact encore plus fort à l’histoire.

LE DISPARU DE LA CORNICHE

SYLVIE MARCHAL

Nombre de pages : 288Date de parution : 9 décembre 2020Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Milan Lesgor, dix-sept ans, fait sa rentrée à la Corniche, un établissement spécialisé landais qui accueille des jeunes présentant des troubles du comportement. On le pense psychotique.
S’il n’a aucune envie d’ entrer dans ce lycée, il s’attache assez rapidement à son voisin de chambre, Théo. Élise Rion, la psychiatre qui dirige cet institut, fait également preuve de bienveillance à son égard. Quelques semaines après la rentrée, Milan disparaît de l’internat. A-t-il fugué? A-t-il été enlevé? La police se met à sa recherche.
Théo et Élise, chacun de leur côté, vont également mettre en oeuvre les moyens dont ils disposent pour tenter de le retrouver. Théo utilisera ses compétences en informatique tandis qu’Élise fera appel à Philippe Dulaurent, un ami d’enfance devenu policier à la BRB.Dans les jours qui suivront, un autre jeune de la Corniche,Louis, se fera agresser. Des indices cachés par Milan vont permettre de lancer cette enquête aux allures de jeu de piste international.


Avis général

J’ai découvert Sylvie avec son second livre, et quelle magnifique découverte. Elle m’a ensuite parlé avec tant d’émotions de celui-ci que je m’y suis plongée avec envie. Et comme je le présentais, je n’ai pu que m’attacher aux personnages, Élise, Théo et Milan. Elle leur a prévu des personnalités attachantes, mêlée à cela une intrigue palpitante, et une bonne dose de suspense pour nous maintenir en haleine jusqu’à la fin. J’ai vraiment eu l’impression que ces personnages faisaient partie de ma famille, comme si je les connaissais depuis toujours, et j’ai tremblé avec eux, j’ai ressenti à fond leurs émotions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Sylvie a cette belle plume qui nous transporte à chaque fois, on sent qu’elle écrit avec du vécu, ce qui rend le récit plus intense. J’ai donc lu ce livre en quelques heures seulement, et j’étais triste d’arriver à la dernière page, j’en aurais bien voulu encore un peu plus. Et si vous êtes comme moi à la fin de la lecture, sachez que l’on peut retrouver ces personnages dans son tout dernier livre, Socoa.


Les perSOnnages

Je retiendrai dans ce livre trois personnages en particulier. Tout d’abord Élise, la psychiatre, mais qui va s’avérer bien plus au fur et à mesure de l’histoire. Je l’ai trouvé touchante, attachante, avec un certain vécu, une femme indépendante. Puis il y a les deux adolescents, Milan et Théo. Chacun avec leur personnalité et leur caractère très particulier, on se rend vite compte que ce ne sont pas des personnes comme les autres. Eux aussi sont très attachants, et je dois dire que j’ai vraiment eu peur pour Milan, un peu comme si c’était mon fils. Ces trois-là forme un sacré groupe, ils vont nous en faire voir de toutes les couleurs.


La forme

On retrouve ici la douce plume de Sylvie, celle qui sait nous transporter dans son histoire, nous faire trembler, mais aussi celle qui nous fait passer toutes les émotions. C’est son tout premier roman et pourtant, on dirait qu’elle écrit depuis toujours. Elle sait trouver les mots juste, son écriture est juste, la lecture est fluide, agréable, on tourne les pages sans s’en rendre compte, impossible de s’arrêter avant d’être arrivé au bout. On ressent qu’elle y met son cœur, et qu’elle a utilisé son vécu pour écrire cette histoire, ce qui la rend encore plus attrayante. La réalité, tout ce que j’aime dans les livres. Et celui-ci y colle parfaitement.


LE FOND

Un adolescent qui disparaît, et des personnes vont partir à sa recherche, le retrouver avant qu’il ne soit trop tard. Mais il y a une morale derrière cette histoire, c’est qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Milan, que l’on pensait psychotique, se révèle être finalement une tout autre personne. Et c’est ce que l’on va découvrir au fil du récit, lorsque Élise et Théo vont partir à sa recherche. Sylvie nous plonge avec ce livre dans un univers que l’on connaît peu, celui de personnes avec des troubles mentaux, celles qui sont souvent rejetées de la société, mais sur lesquelles ont devrait bien plus souvent s’attarder.

EN MODE DÉGRADÉ

STÉPHANIE JOUAN

Nombre de pages : 92Date de parution : 30 janvier 2022Catégorie : Policier

Note : 2 sur 5.

RÉSUMÉ

Le meurtre d’un officier militaire à l’étranger est déjà en soi un problème. Mais lorsque les révélations sulfureuses, les techniques d’investigation atypiques et la diplomatie s’en mêlent, la tension monte dangereusement. Et personne ne sera épargné.

Ouagadougou, Afrique de l’ouest.

Malau Théophanie, commandante de police coopérante, commence à regretter son choix de carrière. Le poste diplomatique, les collègues, la vie en micro-société, tout lui pèse. Jusqu’à ce matin où elle découvre le cadavre de son voisin, officier militaire et homme secret. Un meurtre sordide qui réveille enfin son instinct de flic. Sauf que dans ce pays en crise du Sahel, elle n’a ni les prérogatives, ni les moyens technologiques pour agir. Et que la tension monte vite dans le milieu diplomatique.

Dans ce milieu particulier où rien ne fonctionne comme ailleurs, la commandante risque gros. Faux semblants et passions interdites des uns et des autres peuvent inexorablement conduire à la faute. Sans compter sur les policiers locaux avec lesquels elle doit péniblement composer. Comment s’y prendre ? Sur qui compter ? Pallet, gendarme coopérant et binôme de circonstances, va lui souffler la réponse. Ensemble, ils vont enquêter en mode dégradé et laisser s’échapper des vérités que tous auraient pourtant préféré taire.


Avis général

Cette histoire courte est plutôt intéressante au niveau de l’intrigue, les personnages sont pour certains plutôt sympathique, mais le petit point négatif est pour moi le style d’écriture que j’ai trouvé complexe, ce qui a rendu la lecture un peu compliquée. Je pense que cette histoire, si elle est plus développée, pourrait très bien devenir un roman beaucoup plus long, et qui aurait ainsi plus de suspense. Certains événements et certaines scènes demandent à être développés. Le fait que la lecture soit courte ne permet pas vraiment de se mettre à fond dans l’enquête, moi qui est l’habitude de passer du temps, c’est un exercice un peu compliqué de lire des histoires courtes.

CRIMINODROÏDES

FABRICE DEFFERRARD

Nombre de pages : 212Date de parution : 7 mars 2022Catégorie : Policier

Note : 2 sur 5.

RÉSUMÉ

Au début du XXIIe siècle, dans une ville-monde dominée par la firme AndroCorp, le lieutenant Smog enquête sur des crimes impliquant des robots humanoïdes. Parmi ses indicateurs, S’hin, une femme-machine affectée à la prostitution, qu’il apprécie malgré lui. Tandis que le policier s’efforce de résoudre des affaires menaçant l’équilibre social, S’hin explore peu à peu les mystères de sa personnalité.
Criminodroïdes est le premier volet d’un cycle romanesque intitulé Chroniques de la Cité-Monde, où l’on retrouvera le lieutenant Smog et S’hin l’androïde, tous deux aux prises avec la complexité d’une société urbaine futuriste.


Avis général

J’ai accepté la lecture de ce livre dans le cadre d’une demande de service presse, j’étais plutôt intéressée par l’idée, mais finalement je n’ai pas vraiment réussi à accrocher. Je n’ai pas trop compris le but de l’histoire, il y a parfois des saut dans le temps assez importants sans que ça ne soit vraiment expliqué. Je suis vraiment désolée pour l’auteur mais je le remercie en tout cas de m’avoir proposé son livre. Je pense tout de même qu’il y a des points positifs, le contexte qui est particulier mais une bonne idée, les personnages qui s’ils étaient développés pourraient être attachants, il ne reste à mon avis en tout cas, qu’à améliorer l’intrigue. Mais ce n’est que mon point de vu, et j’ai pu voir que ce livre a été apprécié par d’autres personnes, heureusement. Alors faites-vous votre propre avis, au delà du mien.

ILS ONT ÉTOUFFÉ LE GRISBI

SYLVAIN PAVLOWSKI

Nombre de pages : 125Date de parution : 20 mai 2022Catégorie : Polar-Comedy

Note : 4 sur 5.

RÉSUMÉ

Voilà deux ans que Fernand Naudin est rentré à Montauban pour diriger son entreprise à grands coups de pied dans le derche.
Mais les disparitions soudaines d’Amédée Delafoy et d’une valise remplie de talbins, relancent la guerre de succession de l’empire du Mexicain, avec, en ligne de mire, les frangins Volfoni. De quoi faire revenir au bercail Monsieur Fernand qui, secondé par Maître Folace, Jean, le majordome aux envolées Shakespeariennes, et de Pascal, son fidèle porte-flingue, va essayer de démêler le vrai du faux.
Entre les flingues de concours, les balles perdues, les vrais faux British, les flics cons comme des compteurs à gaz, et les prêtres qui cousineraient un peu trop avec la barbouzerie, tout est en place pour déclarer ouverte la saison des bourre-pifs.
Bref, les « Tontons » sont de retour, et ils n’ont rien perdu de leur verve.


Avis général

Quand Sylvain m’a proposé de découvrir son dernier livre qui n’a pourtant rien à voir avec ce qu’il écrit d’habitude, je n’ai pas pu refuser. Même si je n’ai pas le souvenir du film « Les tontons flingueurs », je n’ai eu aucun mal à me mettre dans l’ambiance, avec des personnages décalés, des répliques hilarantes, un savant mélange de polar et de comédie. Alors, oui, on n’attend pas de ce roman une intrigue qui nous retourne le cerveau non, avec ce livre, on passe un vrai bon moment et on retourne 40 ans en arrière. Et parfois ça fait du bien de changer de registre alors encore merci Sylvain pour ce petit entracte humoristique.


Les perSOnnages

L’histoire est construite autour de différents personnages, mais attention, des personnages d’il y a 40 ans. Donc, forcément, aujourd’hui, je les trouve totalement décalés mais surtout très drôles. Et je crois que c’est ça qu’on aime le plus.


La forme

Sylvain a su parfaitement adapté son écriture pour nous présenter un texte d’une autre époque, c’est très réussit, on s’y croirait vraiment. Je pense que ça n’a pas dû être facile, alors vraiment bravo. On retrouve les expressions de l’époque, un humour aussi décalé que les personnages. Avec en toile de fond une petite enquête plutôt sympathique même si elle ne déborde pas de suspense, mais comme dit plus haut, ce n’est pas ce que l’on attend ici.


LE FOND

On retrouve dans ce livre une enquête digne des « tontons » de l’époque, certes pas des plus extravagantes, mais à la hauteur de ce que l’on nous proposait avant. On pourrait d’ailleurs facilement croire que ce livre a été écrit des décennies plus tôt. En bref, si vous avez aimé les « tontons » de l’époque, alors vous aimerez ce livre à coup sûr et vous passerez un bon moment.

TRILOGIE 93

OLIVIER NOREK

Nombre de pages : 950Date de parution : 28 octobre 2021Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Le  » plus  » de ces trois excellents polars : la touche sociale qui les inscrit dans notre époque. Code 93 a pour toile de fond le trafic des chiffres de la criminalité à l’aube du projet du Grand Paris. Dans Territoires, la banlieue s’enflamme d’émeute en émeute et Coste découvre la collusion très profitable entre délinquants et politiques. Enfin, dans Surtensions, la traque de cinq criminels en fuite porte tous les personnages à leur point de non-retour dans une enquête au dénouement tragique pour les membres de l’équipe de Victor Coste.
À l’issue de cette tragédie, le capitaine quittera le 93.


Avis général

Je m’étais préparée à faire un retour sur chaque livre mais finalement je pense que je vais faire un retour général car j’ai quasiment le même ressenti pour chaque. Tout d’abord j’ai enfin pu rencontrer le capitaine Coste et je dois dire que je l’ai beaucoup aimé. Mais pas que, car il ne serait pas le même sans son équipe, et c’est tout l’ensemble que j’ai apprécié. Pour les intrigues, je dirais la même chose, les 3 ont été très intéressantes, je me suis surprise à tourner les pages à une vitesse folle, ne plus vouloir arrêter avant la fin. Et j’ai donc lu ces 3 opus en 3 jours, 1 pour chaque. J’avais déjà lu des livres de l’auteur et j’ai retrouvé dans cette trilogie tout ce que j’avais déjà aimé. Sa plume, ses intrigues complexes, un personnage attachant et son équipe de choc. Je me demande pourquoi j’ai autant tardé pour découvrir ces 3 romans. Je regrette juste que ce soit passé si vite car j’en aurai bien voulu encore. Mais, j’ai la chance d’avoir pu me procurer le dernier roman de l’auteur et chose inhabituelle, j’ai directement enchainé avec pour retrouver Coste dans de nouvelle aventure, je n’avais vraiment pas envie de le quitter.


Les perSOnnages

Comme je le disais, j’ai kiffé grave le capitaine Coste, il m’a touché mais il ne serait pas ce qu’il est sans son équipe de choc. Malgré leur caractères bien différents, leur spécificités, ils m’ont tous touchée à un moment, je les ai vraiment tous appréciés et j’ai été triste d’en quitter un à la fin du dernier roman. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir une petite larme au coin de l’œil signe que vraiment j’avais l’impression de faire partie de l’équipe.


La forme

J’ai eu le même ressenti pour chacun des 3 romans. Une intrigue super intéressante et bien ficelée, avec du suspense, des rebondissements, des personnages attachants. Mais aussi des moments plus en émotions, mon petit cœur à parfois été tout chamboulé. Mais mon cerveau plus encore, car il a fallu réfléchir, tenter de démêler les nœuds de l’enquête, j’avais l’impression d’être en immersion totale au sein du groupe crime 1 du 93. J’ai aussi retrouver la plume de l’auteur que j’avais appréciée lors de mes précédentes lectures, un style simple, efficace, précis. La lecture a tellement été fluide que j’ai tourner les pages rapidement, sans vraiment m’en rendre compte. Ce sont les premiers romans de l’auteur mais ça ne se ressent pas du tout tellement tout est bien fait.


LE FOND

Trois enquêtes différentes, au sein du département 93, l’un des plus compliqué de la banlieue parisienne. Pour traquer les criminels, le capitaine Coste et son équipe de choc. Des intrigues complexes qui vont nous donner du fil à retordre, des nœuds à démêler pour comprendre, mais rarement les indices lâchés ne nous permettront de deviner les dénouements imaginés par l’auteur. Des surprises à chaque fois. Mais le dernier va marquer à vie notre capitaine qui va perdre un membre de son équipe. On termine cette trilogie sur une note p.lutôt triste

MANSOUR

Jean-François PRÉ

Nombre de pages : 480Date de parution : 5 novembre 2021Catégorie : Policier

Note : 3 sur 5.

RÉSUMÉ

L’élection présidentielle est dans quelques mois. L’opposition au président sortant cherche le candidat idéal. Un tueur à gages est chargé d’éliminer les prétendants.

Qui l’a engagé ?

La ministre de l’Intérieur mandate l’ex-commissaire Langsamer pour le neutraliser. L’ancien policier va croiser, dans un monde dont il ne maîtrise pas tous les codes, bon nombre de suspects évoluant jusque dans les plus hautes sphères de l’État et va être amené à fouiller leur passé. Ce voyage dans le temps l’emmène, en 1993, jusqu’au beau milieu du désert qatarien, cadre insensé d’une prestigieuse course hippique : le Marathon du Désert.

Vendeurs d’armes, narcotrafiquants, émirs, politiciens, policiers, cavaliers émérites, patrons de presse, journalistes, officiers supérieurs… Langsamer affronte, dans cette enquête, une pléiade de personnalités. Toutes sont possiblement coupables. Un couple de détectives, hors du commun à plus d’un titre, va aider l’ex-flic à naviguer dans ce marigot.

Une intrigue machiavélique. Chevaux et hommes se partagent comme toujours la vedette des romans de Jean-François Pré, notre Dick Francis.


Avis général

Tout d’abord, je remercie les éditions Lajouanie pour l’envoi de ce livre. Je l’ai commencé, arrêté, puis recommencé à nouveau pour enfin le finir. J’ai trouvé l’intrigue intéressante, mais assez compliquée à suivre, des lieux, de nombreux personnages, des changements d’époque, je suis quasiment certaines d’avoir loupé des éléments importants. Ce qui ne m’a pas empêché de comprendre les grandes lignes, et surtout de retrouver Mansour. C’est vraiment un très bon livre, mais un peu trop complexe pour moi. Ce qui ne m’empêchera pas de découvrir dès que possible d’autres livres de l’auteur qui seront peut-être plus accessible.


Les perSOnnages

Il y a de nombreux personnages dans ce roman qu’il sera compliqué de tous les citer. Je retiens d’abord Langsamer, l’ex-commissaire qui va devoir mener l’enquête. Un personnage un peu bourru mais assez attachant. Et puis il y a le duo insolite qui va aider dans l’enquête également. Ils sont plutôt amusants et c’était assez sympa de les suivre tous les trois.


La forme

Je dois l’avouer, cette lecture m’a posé quelques soucis. Du vocabulaire un peu trop compliqué parfois, ça n’a pas du tout été fluide et j’ai dû batailler entre compréhension de ce que je lisais et arriver à suivre l’intrigue. Ajouté à ça les nombreux allers-retours en passé et présent, mon cerveau était en ébullition et ça en devient presque désagréable. Mais attention, ce n’est que mon propre ressenti, et je pense que ce roman est très intéressant pour un public averti. Il ne m’a pas convenu à moi, ce qui peut malheureusement arriver.


LE FOND

L’histoire en elle-même est plutôt intéressante, on part à la recherche d’un « fantôme » tueur. Et pour cela, il faudra repartir dans le passé en même temps que suivre les éléments du présent. Le fond est riche, avec de nombreux rebondissements, une intrigue bien ficelée, des indices à décrypter. Seule la forme m’a vraiment posé problème dans cette lecture.

ŒIL POUR ŒIL

jean-PIERRE LEVAIN

Nombre de pages : Date de parution : Catégorie : Policier

Note : 5 sur 5.

RÉSUMÉ

Il ne fait pas bon prendre sa retraite lorsqu’on est le patron d’un important groupe pharmaceutique. Henri Cuvier, surnommé le vieux, souhaitai simplement passer le flambeau à son fils Alain, son fils aîné. Il n’imaginait pas que Nixon et Reagan feraient irruption dans sa petite fête pour liquider son héritier, enlever Chloé sa petite fille et réclamer une rançon exorbitante ainsi que le report de mise sur le marché d’un médicament prometteur.

Mais qui en réalité s’attaque à un grand capitaine d’industrie dans le but de ruiner son empire ? Commandant au SRPJ de Lyon, Fred Brazier prendra-t-il des risques insensés pour démêler les fils d’une affaire aux multiples rebondissements ?


Avis général

J’ai eu la chance de lire ce nouvel opus en avant-première et je remercie l’auteur pour la confiance qu’il m’accorde depuis son premier livre. Et celui-ci comme les deux précédents, j’ai adoré. Parce qu’aime beaucoup Fred et Gaëlle, malgré parfois leurs manières peu orthodoxes, mais ils sont foncièrement gentils. Ce duo me ravie à coup sûr ! Dans ce roman, l’auteur nous propose une enquête complexe, mais encore une fois avec un dénouement que rien ne laissait présager. J’ai aussi beaucoup aimé les passages ou l’auteur nous raconte la vie des personnages, des histoires qui pour certains peuvent paraitre inutiles mais que moi j’apprécie même si cela n’apporte pas toujours un plus à l’enquête. Mais c’est le style de l’auteur et ça me plait. Ce livre n’est même pas encore officiellement sorti que j’ai déjà grande hâte de retrouver Fred et son adjointe.


Les perSOnnages

Je ne vais pas les présenter à nouveau, Gaëlle et Fred constituent sans aucun doute mon duo d’enquêteurs préféré. Ils font certes un peu clichés, le « vieux » flic calme et posé, et son adjointe plus jeune et impulsive, mais tellement humaine. Encore une fois j’ai adoré suivre cette enquête en leur compagnie, et je dois aussi dire qu’ils m’ont fait une petite frayeur…


La forme

J’ai retrouvé dans ce roman le style de l’auteur qui n’a pas changé, et tant mieux car je l’apprécie ainsi. L’écriture est efficace, simple mais agréable et les pages se sont tournées sans difficultés. On alterne entre moments de suspense intense, et puis des passages purement narratifs ou l’auteur nous raconte la vie des personnages, ou nous livrent des informations sur des éléments liés à l’enquête. Ces passages permettent de faire retomber la pression, c’est pour ma part quelque chose que j’aime. J’ai été déstabilisée par ça lors de la lecture du premier opus, mais une fois habituée, je ne verrais pas un livre de l’auteur écrit différemment, il n’aurait pas la même saveur. Il y a des auteurs comme ça que j’aime suivre parce que je suis sûre de ne pas être déçue, et c’est le cas avec Jean-Pierre.


LE FOND

Dans ce roman, on retrouve notre duo dans une enquête qui concerne l’enlèvement d’une enfant de grande famille, mais pas que. On pourrait croire que ça part dans tous les sens, mais non, l’auteur veut nous faire travailler les neurones, mission réussi. On dirait une grande toile d’araignée tissée, et il va falloir retrouver les différents liens pour la défaire. Les enquêteurs pourraient bien y laisser leur vie.